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mardi 15 novembre 2011

Hommes et femmes de quatre provinces formées sur les techniques de plaidoyer


« Je suis une grande militante des droits des femmes non pas seulement dans mon pays en Inde mais aussi en Afrique ». C’est la déclaration faite le novembre 2001 par la cheffe de mission du Centre international pour la justice transitionnelle -ICTJ-, Me Sharanjeet Parmar. C’était à l’occasion d’une formation des formateurs sur le plaidoyer au service de la défense des droits des femmes et des filles.
La Cheffe de Mission de l'ICTJ Rdc
Elle a travaillé en Afrique notamment au Liberia, en Somalie, au Soudan, au Burundi avant de se retrouver en Rdc. Dans son travail, elle a déclaré avoir intégré en tout temps l’aspect genre. Ce n’est pas pour le plaisir des bailleurs de fonds mais pour la simple raison que cette question est une nécessité, a-t-elle affirmé.
Ce sont les femmes et les filles qui supportent les communautés partout à travers le monde et même les familles et le pays. L’établissement d’un pays durable en Rdc dépend sur des actions, des vies et des efforts des femmes et filles congolaises. « Nous sommes très fiers d’organiser cet atelier, a confié Me Parmar.
En Rdc, le plaidoyer au service de la défense des femmes et des filles a joué un grand rôle pour effectuer le changement mais pas seulement au niveau national mais également sur des politiques et programmes étatiques. Il a également joué ce rôle au niveau international par rapport aux interventions et à l’attention des communautés et des bailleurs de fonds. Partout, le plaidoyer a joué un grand rôle pour influencer les décideurs nationaux et internationaux.
Concernant la réalisation des droits des femmes, il est évident qu’un travail reste encore à faire. Près de six ans après la transition du pays et les élections en 2006, les femmes et les filles congolaises continuent à subir les violations graves des droits de l’homme et particulièrement des droits des femmes.
La plupart des filles n’ont pas droit à l’éducation primaire et secondaire. La commission des violences contre les femmes continue systématiquement dans tout le pays. Ces violences ne se commettent pas uniquement à l’Est de la Rdc mais partout à travers le pays. 

Malgré les dispositions contenues dans certains articles de la Constitution congolaise et dans les conventions internationales qui ont été signées par la Rdc, plusieurs lois congolaises restent encore discriminatoires contre les femmes et des filles. Finalement, la participation réelle des femmes dans la reconstruction du pays semble toujours faible. Celle-ci n’est pas très bien intégrée au niveau politique malgré toutes les déclarations internationales, toutes les résolutions des Nations unies…
Partout où un changement doit se faire, le plaidoyer a un grand rôle à jouer. En fait, le processus de plaidoyer en Rdc a l’importance critique pour accélérer les changement des politiques des programmes où il y a un vrai manque de volonté politique pour réaliser les droits des femmes et des jeunes filles. Le but de cet atelier est de considérer les outils de plaidoyer. Ce plaidoyer n’est pas à considérer au sens général puisque plusieurs formations sur le plaidoyer ont été déjà organisées.
« Nous sommes ici et c’est vous qui connaissez le problème puisque vous êtes sur le terrain. Vous êtes en permanence avec les bénéficières des projets et les membres de vos communautés. Et donc, vous connaissez les solutions, vous devriez concrétiser vos connaissances dans le plan d’action et dans le plan stratégique ».
L’objectif de cet atelier est de considéré pas seulement les éléments de plaidoyer et de renforcer les capacités des participants mais surtout. Autour de cette question, il a été utile de formuler des plans d’action. ICTJ a envisagé certains moyens pour appuyer le plan stratégique et pour lancer cette initiative, il a organisé cette formation.
Les participants ont été invités à formuler des idées au cours de cette formation de trois jours à Kinshasa. La première étape est d’identifier le problème et trouver des solutions concrètes au cours des deux prochaines années en vue d’améliorer la situation des femmes et des filles congolaises dans leurs communautés, formuler les plans d’action. Elle a souhaité que les participants et son institution travaillent sensible pour réaliser les objectifs de ce plan d’action.      

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