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lundi 28 mars 2011

Arrêter toutes les personnes impliquées dans des cas de détournement des deniers publics et corruption : gage de la réussite de l’opération de tolérance zéro

Mars-2011

La Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption -LICOCO- suit avec beaucoup d’attention l’opération d’arrestation des personnes soupçonnées de détournement des deniers publics mais reste sur sa soif car d’autres personnalités politiques de haut rang continuent à circuler librement alors que des graves soupçons de détournement des deniers publics et corruption pèsent contre elles.

La LICOCO salue toutes ces arrestations mais d’autres personnalités devraient aussi répondre devant les cours et tribunaux pour des soupçons de détournement des deniers publics et Corruption.

 

C’est notamment le cas de :

1.   Le Premier ministre actuel de la RDC, la ministre du Portefeuille et l’ancien ministre des Finances Athanase Matenda

Vous vous souvenez du dossier de la Société CTC (Customs and Tax Consultancy) qui avait été dénoncé par toute la population comme étant le Contrat léonin de la première législature du régime en place.

A l’heure actuelle et citant le journal "Le Potentiel" paru le 24 mars, qui titrait « CTC réclame à la RDC 1 milliard de dollars américains auprès de la Chambre d’arbitrage de Paris ».

Or, ce sont ces trois personnalités énumérées qui avaient signés le Contrat entre le Gouvernement de la RDC et la fameuse CTC. Comme d’habitude, ce genre des contrats ne peuvent jamais se donner sans qu’il y ait des dessous de table.

C’est pour cette raison que, pour appuyer les conclusions du journal Le Potentiel, la LICOCO demande aussi des poursuites judiciaires contre ces 3 personnalités. Car ,la RDC risque de payer des sommes énormes sans y avoir tiré aucun avantage économique sur ce dossier.

  1. Actuel Président de l’Assemblée nationale, Honorable Évariste Boshab et Consorts

Alors Directeur du Cabinet du Bureau du chef de l’Etat, le Professeur Evariste Boshab avait été impliqué dans une action de recouvrement de la dette de la SNEL auprès du Congo Brazzaville pour un montant de 32 millions des dollars US.

Mission accomplie, ils s’étaient partagé des commissions et amené plusieurs Congolais a demander des comptes au Président de la République. Conséquence. Evariste Boshab démissionna de sa fonction de Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat mais la Justice n’a jamais poussé les enquêtes très loin et demander des comptes sur le partage de ces commissions auprès des intéressés.

  1. L’ancien ministre des Infrastructures, Travaux Publics et de la Reconstruction.

Dans son rapport présenté à l’Assemblée nationale sur l’exécution du Budget 2009, la Commission Economique et Financière de l’Assemblée Nationale reproche à l’ancien ministre des Infrastructures le fait d’avoir donné des contrats de gré à gré pour une bagatelle somme de 553.300.000 USD.

C’est aussi cet ancien ministre des Infrastructures qui avait donné un autre contrat de gré à gré à Mike Kasenda de la Société Mike Promotion et EGM pour la bagatelle somme de 50.000.000 USD et ce dernier se retrouva en Prison pour détournement des deniers publics.

  1. Dossier des 13 parlementaires contre l’ancien Directeur des Impôts.

Tout a commencé le lendemain de la présentation du Projet du budget 2009 à la Chambre basse par le Premier ministre Adolphe Muzito. Adoptée par la plénière de l’Assemblée nationale, ce projet de loi budgétaire a été envoyé à la Commission économique et financière, pour examen approfondi et éventuels aménagements. A l’issue de leurs travaux, les députés membres du « sous-groupe DGI » ont réalisé que la Direction générale des Impôts a la capacité d’atteindre les assignations à la hauteur 46 milliards de FC, au cours de l’exercice budgétaire 2009. A l’occasion d’une séance de travail du « sous-groupe DGI », des enveloppes auraient été remises aux 13 députés de ce sous-groupe, dans le but de minorer les recettes additionnelles de la DGI, de 46.6 milliards à milliards de Fc pour 2009. Cette minoration est de 35 milliards de Francs Congolais. Le résidu devrait être partagé entre la Direction générale des Impôts et les députés du sous-groupe DGI.

Le Comité de Sage mis en place par le Parlement s’était penché sur cette affaire et avait recommandé la mise en accusation desdits Députes sans avoir levée leurs immunités et de l’ancien Directeur Général des Impôts.

Malgré la suspension de l’ancien Directeur de la DGI et son remplacement, les dits Députes continuent à circuler librement comme si rien n’était. Or, l’ancien Directeur de la DGI n’est plus en fonction et la Justice reste inactif face à ce dossier.

  1. L’ancien ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage, l’actuel Premier ministre et l’ancien ministre des Finances, Athanase Matenda sur le dossier SODIPROD

Le rapport de la Commission Economique et Financière de l’Assemblée Nationale reproche à ces anciens ministres dans le dossier de la Société SODIPROD les faits suivants :

Le marché a été octroyé après une consultation restreinte de six entreprises. La décision d’adjudications a été obtenue le 26 octobre 2007, le Bon d’engagement a été signé le 27 octobre de la même année, soit un jour après.

 

Le dossier a comme soubassement, notamment :

·         un Bon d’engagement du 27 octobre 2007, signé par le Vice-ministre en charge de l’Agriculture, Pêche et Elevage ; 

·         un 2ème Bon d’engagement n° 047762 du 03 mars 2008, signé par le ministre en charge du Budget ;

·         la lettre de commande du ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage ;

·         le nouveau registre de commerce ;

·         l’attestation fiscale ;

·         l’identification nationale ;

·         deux ELDP (n° 5426/07 du 12.12.2007 et n° 0424/07 du 07.03.2008) signés par le ministre en charge du Budget ;

·         un OPI n° 120737 du 20.03.2008.

 

Par ailleurs, le paiement a été réalisé intégralement sans qu’aucune livraison n’ait eu lieu au ministère de l’Agriculture, Pêche et Elevage

 La Commission ECOFIN du Parlement recommande ce qui suit :

Votre Commission propose que les membres du Gouvernement de l’époque (responsables du Ministère de l’Agriculture et celui du Budget) répondent de leurs actes.

Il en est de même des bénéficiaires de ces paiements 5.856.200 $US sans contrepartie.

A l’heure où nous mettons sous presse ce communique, l’ancien ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage se la coule trop bien et l’ancien ministre du Budget est l’actuel Premier ministre qu’on ne peut jamais poursuivre sans ignorer les bénéficiaires de ces paiements qui sont des intouchables.

Cette Ong s'arrête sur ces 6 cas mais que la liste des autorités politiques impliquées dans des cas de détournement des deniers publics et corruption est très longue.

 Nous ne pouvons pas oublier le dossier des contrats miniers léonins et plus particulièrement celui d’EMAXXON vs MIBA et SENGAMINES vs MIBA dont nous demandons aussi l’ouverture des actions Judiciaires.

Nous ne pouvons pas oublier aussi le dossier RVA où l’ancien DG avait été suspendu sans être poursuivi par la Justice.

De tout ce qui précède, la LICOCO estime que toutes ces autorités ci-haut citées devraient elles aussi être rattrapes par la TOLERANCE ZERO.

C’est pour cette raison que nous recommandons urgemment :

  1. AU CHEF DE L’ETAT.

-          De dissoudre urgemment le Gouvernement et déferrer devant les cours et tribunaux les autorités politiques citées ci-haut et toutes les autres ayant été impliquées dans la signature des Contrats miniers léonins,

-          De demander la levée des Immunités des Députes ci-haut cités et leurs poursuites devant les Cours et Tribunaux.

  1. AUX COURS et TRIBUNAUX

-          D’arrêter toutes les personnes citées conformément à la loi

-          D’afficher votre indépendance vis-à-vis d’autres institutions de la République dans le traitement des dossiers de détournement des deniers publics et corruption

 

dimanche 27 mars 2011

L’épidémie de rougeole devient incontrôlable en Rd Congo, estime MSF

Face à l’épidémie de rougeole qui sévit en République démocratique du Congo, depuis plus de six mois, Médecins Sans Frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme et appelle à une large mobilisation. Cette organisation a publié un communiqué le 27 mars 2011 en milieu de la journée.
« L’épidémie de rougeole devient incontrôlable », dit Gaël Hankenne, Chef de Mission de Médecins Sans Frontières (MSF) en République démocratique du Congo (RDC).
« Depuis septembre 2010, nous avons vacciné plus de 1,5 million d’enfants pour répondre à l’urgence. Mais la maladie se répand comme une traînée de poudre. Il est désormais impératif que tous les acteurs de la santé se mobilisent pour faire de cette épidémie une priorité nationale».

Ces derniers mois, Médecins Sans Frontières a apporté une réponse globale d’urgence (soins, vaccination, épidémiologie) au Katanga, au Kasaï Occidental et au Sud-Kivu. De nouveaux foyers sont apparus au Bandundu, au Kasaï Oriental et au Maniema. Aujourd’hui, l’épidémie est en train de s’étendre rapidement vers le Nord.
Les besoins en matière de traitement, de vaccination, de ressources humaines, de moyens financiers et logistiques sont tels que MSF ne peut être le seul partenaire opérationnel sur tout le territoire. « Nous demandons au Ministère de la Santé d’assurer sans délai la réponse aux épidémies dans les autres provinces ou nouvelles zones de santé touchées », insiste Geza Harzi, Chef de mission au Katanga. 
« Par ailleurs, nous demandons aux bailleurs
internationaux, aux institutions internationales et aux acteurs de la santé présents en RDC, notamment les agences de l’ONU (OMS, Unicef) et les ONGs, d’intervenir immédiatement, en libérant les financements d’urgence, ou en s’engageant directement dans la prise en charge de l’épidémie. Si la réaction de tous ces responsables tarde à venir, il sera impossible d’enrayer l’épidémie de rougeole en RDC ».

La rougeole est une maladie extrêmement contagieuse qui engendre souvent des complications comme la pneumonie, la malnutrition, la déshydratation sévère, la kératite entraînant la cécité et l’otite. La mortalité varie fortement d’un contexte à l’autre. Mais lorsqu’elle s’abat sur une population non vaccinée elle peut tuer entre 1 et 15% des enfants affectés. Lorsqu’il s’agit de populations vulnérables (déplacés, malnutris) ces proportions peuvent s’élever jusqu’à 25% si l’accès aux soins de santé est limité, comme c’est le cas dans de nombreuses zones de santé en RDC.
MSF étend son intervention dans trois provinces : Tshikapa dans la province du Kasaï Occidental, Fizi au Sud Kivu, Kolwezi et Likasi dans la province du Katanga. Plus d’un million d’enfants bénéficieront de ces interventions d’urgence. « Depuis septembre 2010, nous avons déjà dénombré plus de 21.000 cas de rougeole en RDC, précise Gaël Hankenne. L’heure est maintenant à  la mobilisation générale. »

Mise au point de l’Ambassade de France sur la situation en Libye et les conditions de l’intervention internationale


Depuis le début de cette année 2011, le vent de la démocratie et de la liberté souffle sur le monde arabe. Le peuple tunisien puis le peuple égyptien ont renvoyé leurs dirigeants et ils ont aboli les régimes autoritaires en place.
La Libye est entrée dans le même processus. Avec d’autres, la France a espéré que l’issue en serait rapide et heureuse, malheureusement le régime du colonel Kadhafi a décidé de noyer dans le sang la révolte qui le menaçait. En deux semaines, les espoirs du peuple libyen se sont transformés en cauchemar.
Dès le début de la crise en Libye, la France a pris l’initiative d’exiger des sanctions contre le régime libyen, aux Nations unies comme au sein de l’Union européenne, d’impliquer la Cour pénale internationale qui, pour la première fois, a été saisie dès le début d’une crise à l’unanimité du Conseil de sécurité, pour des actes qui peuvent relever du crime contre l’Humanité, mais aussi d’acheminer une aide humanitaire massive à l’hôpital de Benghazi et à la frontière tuniso-libyenne.
Le colonel Kadhafi pariait sur l’impuissance de la communauté internationale. La France s’est battue sans relâche pour convaincre, dans toutes les enceintes internationales, comme avec tous ses partenaires occidentaux, arabes et africains, de la nécessité de ne pas laisser faire le régime libyen. Plusieurs décisions ont ainsi été prises notamment au Conseil de sécurité des Nations unies qui a adopté une première résolution dès le 26 février, et au Conseil européen du 11 mars sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et David Cameron.
Parallèlement, d’autres organisations régionales se sont aussi mobilisées : l’Union africaine, qui a souligné la légitimité des aspirations du peuple libyen à la démocratie et à la justice et le Conseil des ministres de la Ligue des Etats arabes qui a lancé, le 12 mars, un appel au Conseil de sécurité pour qu’il impose immédiatement une zone d’exclusion aérienne et qu’il assure la protection des populations civiles.
Tous ces appels pressants de la Communauté internationale, tous ces avertissements, toutes ces sanctions, n’ont malheureusement pas infléchi la froide détermination du régime libyen. Et dès lors, l’emploi de la force devenait la seule solution. Le 17 mars, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1973 qui constitue une base juridique solide à une intervention dont le but premier est la protection des populations civiles.
La France est favorable à ce que l'Union africaine reprenne l'initiative et favorise une solution politique - à condition, bien sûr, que celle-ci respecte la résolution 1973 et les aspirations du peuple libyen. Elle prend acte de l'organisation par l'Union africaine d'une réunion à Addis-Abeba le 25 mars et destinée à « mettre en œuvre un mécanisme de consultation continue et d'action concertée" pour résoudre la crise libyenne ». Les membres permanents du Conseil de Sécurité ont été invités. La France y participera.  
La France n'applique évidemment pas deux poids et deux mesures en décidant d'intervenir en Libye et non en Côte d'Ivoire ou en Somalie. Les Nations-Unies sont présentes en Côte d'Ivoire à travers l'ONUCI : nous poussons celle-ci à être plus active pour empêcher les massacres de civils par les partisans de Laurent Gbagbo. En Somalie, l'Union africaine est courageusement intervenue à travers l'AMISOM ; celle-ci a bénéficié de l'aide internationale, notamment française. En Libye, il n'y avait pas d'alternative : l'intervention internationale, qui a eu l'aval de la Ligue arabe et qui se fonde sur la résolution 1973, a permis d'éviter un massacre de grande ampleur.

Femme et réforme du secteur de sécurité

Dans le cadre de la promotion du genre dans la réforme du secteur de sécurité et de la justice en RDC, va se
tenir, le séminaire ‘’Femme et réforme du secteur de la sécurité’’ le 28 mars 11 au Centre Béthanie dans la commune de la Gombe. Cette rencontre est organisée par Centre d’études sur la Justice et la Résolution 1325, et est appuyée par la Mission EUSEC RD Congo afin d’encourager les échanges entre la société civile et le secteur de sécurité en matière de législation concernant le statut de la femme au sein des FARDC. L’objectif de ce débat est d’élaborer un plaidoyer à l’intention des autorités impliquées dans le processus de la RSS, à savoir les FARDC, la PNC et le Ministère du Genre, en vue d’une prise en compte dans le processus de l’intégration genre et aussi la lutte contre les violences sexuelles dans ces secteurs.
Depuis la transition politique de 2003, la RDC est dans un processus de réforme du secteur de sécurité. Cette rencontre va permettre de lancer un débat sur les questions importantes touchant les femmes en RDC. Près de 80 participants dont 70 % de femmes, à savoir des éléments des FARDC, des conseillères juridiques, ainsi que de membres de la société civile, vont aborder au cours de cette journée les questions du statut de la femme dans la culture et les lois en RDC, le statut de la femme dans l’armée, le statut de la femme militaires dans la loi et dans la pratique. Les séminaristes seront également éclairés sur ‘’Les défis et les moyens dans le domaine de secteur de sécurité’’, ‘’Femme et secteur de sécurité : perspectives’’. Cette rencontre est une occasion de mettre ensemble les femmes et hommes de l’armée, de la police et de la société civile pour discuter autour de différentes lois concernant la RSS, l’idée étant de créer et de garantir une meilleure participation de la femme dans la société congolaise en vue de l’aspect de sécurité.
Ce séminaire organisé par le ‘’Centre d’études sur la Justice et la Résolution 1325’’, pour soutenir le dialogue entre les FARDC ainsi que de la société civile, bénéficie de l’appui technique et financier de la Mission EUSEC RD Congo, mission de Conseil et d’assistance en matière de la réforme du secteur de la sécurité dans le domaine de la défense. Pour rappel EUSEC RD Congo a organisé en mars 2010 des séminaires sur cette thématique à Goma et à Bukavu.

Radio voix sans frontières a célébré avec succès sa 14ème édition

Montréal, 25 mars 2011 – Appelant à la célébration de la diversité humaine dans la société, Radio voix sans frontières (RVSF), un marathon radiophonique multilingue contre la discrimination, a voyagé partout à travers le monde le 21 mars 2011 pour sa quatorzième édition. Produite par l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) en collaboration avec des producteurs et des stations de radio communautaires de partout dans le monde, la radiodiffusion internationale a commémoré la journée internationale de l’ONU pour l’Élimination de la discrimination raciale. Même si RVSF n’est réalisée qu’une seule fois par année, les stations de radio communautaires sont encouragées à télécharger les programmes de RVSF et les retransmettre sur leurs ondes tout au long de l’année. Les émissions sont disponibles en différentes langues en cliquant sur le bouton podcast à l’adresse suivante: http://www.rvsf.amarc.org.
En plus de renforcer une culture socialement inclusive du secteur de la radio communautaire et favoriser l’accès aux médias par des minorités et des groupes désavantagés, RVSF encourage également les stations à employer les nouvelles technologies de communication telles que l’Internet pour faire entendre leurs voix.
À travers le service aux membres, le réseautage et l’implémentation de projets, l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) réunit plus de 4,000 radios communautaires, fédérations et alliés des radios communautaires dans plus de 115 pays. Le principal impact de l’AMARC depuis sa fondation en 1983 a été d’accompagner et d’appuyer l’établissement d’un secteur mondial de la radio communautaire. L’AMARC plaide pour le droit à la communication au niveau international, national, local et de quartier, défend et promeut les intérêts du mouvement des radios communautaires à travers la solidarité, le réseautage et la coopération. Pour de plus amples informations, visiter http:/www.amarc.org

Gouvernance économique : Bm et Fmi Satisfaits

En perspective de la réunion du conseil d’Administration de la Banque Mondiale prévue le 12 avril 2011 à Washington, le Premier Ministre, Chef du gouvernement Adolphe Muzito a présidé le samedi 26 mars 2011 à l’Hôtel du Gouvernement  une importante rencontre sur la gouvernance économique qui a regroupé la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale Mme Marie-Françoise Marie Nelly, M. Samir Jahjah le Représentant Résident du FMI en RD Congo ,le Vice-ministre des Finances et des experts des du gouvernement et des ces deux institutions.
La réunion a permis de discuter sur l’aide-mémoire portant sur la gouvernance économique, objet de la mission de revue conjointe  Gouvernement-Banque mondiale qui s’est déroulée à Kinshasa du 18 au 24 mars 2011.
Dans la gouvernance économique, il faut indiquer que quatre objectifs suivants guident les actions à mener dans la gouvernance économique, à savoir :

1.     Rétablir la confiance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles ;
2.     Améliorer le climat des affaires ;
3.     Améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources issues du secteur extractif ;
4.     Améliorer  la transparence, l’efficacité et l’économie dans les procédures d’exécution de la dépense publique.
C’est pourquoi la publication et l’accès à l’information sont recommandés pour une gestion transparente.
Cette mission a note dans un document de synthèse élaboré que les discussions ont été constructives et positives pour les importantes avancées sur  les secteurs  suivants :
1.     Secteur des mines :
1)    Le débat sur le contrôle de l’Etat comme actionnaire unique dans les actifs des entreprises minières publiques est stratégique afin d’assurer leurs contributions efficaces à l’économie nationale
2)    Le résultat satisfaisant de la publication des contrats miniers sur le site web, ce qui servir d’exemple pour les autres secteurs
3)    Publication de la carte de retombe minière et des listes de permis miniers
4)    Accès concurrentiel et transparent aux périmètres miniers abandonnés ou annulés sur le site web du CTCPM.

2. Secteur forestier :

La publication des de la liste de titres convertis depuis le 10 février 2011 sur le site web du ministère : www.mecnt.cd
Il faut ajouter la liste  des permis de coupe délivrés est disponible sur le site web du ministère des l’environnement.
La liste des détenteurs des droits forestiers ayant payé leurs impôts et information de l’administration des forêts pour suivi.


3. Secteur des hydrocarbures :

La mission souligne l’importance de finaliser la lettre de politique sectorielle qui sert à communiquer la vision stratégique de développement sectoriel aux investisseurs et au public en général. Cette lettre représente la pierre angulaire pour le développement ordonné et durable du secteur et orient la définition du cadre légal et institutionnel du secteur. Il faut relever, en effet, que la mise sur pied du site web du ministère revêt une importance capitale quant à l’obligation de transparence.

Il convient de noter par ailleurs que dans le cadre d’amélioration du climat des affaires, la RD Congo a manifesté son intention d’adhésion à la Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance  et l’exécution des sentences arbitrales.
Le Premier Ministre l’a fait savoir dans une correspondance datée du 18 mars 11 adressée au Président de la Banque Mondiale. Ce dispositif compléterait le cadre juridique national relatif à l’arbitrage et la Loi Uniforme de l’OHADA sur l’arbitrage dont le dépôt des instruments de ratification est en cours.
Ceci permettrait de rendre le système de l’arbitrage plus efficace. Tout cela vise  le renforcement de la sécurité juridique et système d’arbitrage plus efficace.

5.      les marchés publics :

La mission a apprécié l’ensemble des  avancées constatées, notamment les nominations effectives des différents responsables de l’Autorité de Régulation de Passation des Marchés Publics. Ce qui donne permettra de  rendre opérationnel cette structure de passation de marchés publics.

Sachez enfin que les Autorités ont confirmé que l’aide-mémoire dont question de la mission conjointe sera publié sur le site web conformément à la politique de la Banque Mondiale en matière d’accès à l’information en vigueur depuis le 1er juillet 2010.
La mission conjointe sur la gouvernance économique s’est conclue sur une note de satisfaction des avancées réalisées malgré quelques retards observés dans certains domaines en rapport avec le plan d’action pour la mise en œuvre des réformes.

mardi 22 mars 2011

Un plan stratégique pour le rôle des conférences épiscopales dans la mise en œuvre du Synode des évêques

La rencontre des secrétaires généraux des conférences épiscopales nationales et régionales d’Afrique s’est clôturée le samedi 19 mars auCentre d’accueil Caritas de Kinshasa. Mgr Philippe Ranaivomanana, évêque d’Antirabe, secrétaire général de la Conférence épiscopale deMadagascar, a présidé la messe de clôture. Auparavant, monsieur l’abbéFrançois-Xavier Damiba, secrétaire général du Symposium desConférences Episcopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM), a prononcé lediscours de clôture des travaux après le mot de remerciement demonsieur l’abbé Léonard Santedi, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).
La rencontre de Kinshasa a été organisée par le SCEAM avec la collaboration de la CENCO. Une quarantaine de secrétaires généraux ont adopté un plan stratégique pour la mise en œuvre des résolutions de la deuxième Assemblée pour l’Afrique du Synode des évêques, qui avait porté sur le thème de la mission de l’Eglise d’Afrique en faveur de la réconciliation, la justice et la paix.
Les travaux de Kinshasa ont aussi abouti à l’élaboration d’un plan stratégique pour la communication entre Conférences épiscopales d’Afrique. Les participants ont en outre insisté sur la formation des laïcs en vue de l’appropriation des thèmes vitaux de la justice, la paix et la réconciliation. Les secrétaires généraux souhaitent ainsi la présence de l’Eglise aussi bien dans les communautés ecclésiales de base que dans les instances de décision du continent, où se décide le sort de tous.
Les secrétaires généraux ont eu l’occasion ainsi de prier ensemble, d’échanger les expériences et de mieux se connaître pour mieux s’engager en synergie. Leur rôle sera désormais plus déterminant dans la mise en pratique de la vision de l’Eglise dans la vie des hommes et des femmes du continent.
Session de formation sur les élections et les questions majeures de gouvernance
Mgr Fridolin Ambongo, évêque de Bokungu-Ikela et administrateur apostolique de Kole, par ailleurs président de la Commission épiscopale Justice et Paix, a présidé, le lundi 21 mars, l’ouverture de quatre jours d’un séminaire de formation réunissant au Centre Theresianum de Kinshasa une centaine de délégués des quarante-sept diocèses du pays, membres des commissions diocésaines Justice et Paix et des noyaux de la « Dynamique Femmes pour la paix ».
La session de formation organisée par la Commission épiscopale Justice et Paix porte sur les élections et les questions majeures de gouvernance. Dans l’homélie de la messe d’ouverture, Mgr Ambongo a épinglé la lutte contre la corruption comme l’une de ces questions majeures de la gouvernance en RDC. Non seulement de la petite corruption, a-t-il expliqué,  mais aussi et surtout de la grande corruption, qui implique des instances internationales dans ce qui s’appelle aussi la dette extérieure.
S’agissant des élections, Mgr Ambongo a relevé le fait que la session de formation pour les responsables diocésains de la Commission Justice et Paix est une manière concrète de répondre à l’appel du Comité permanent de la Conférence épiscopale, qui a publié, en février dernier, l’exhortation intitulée : « Année électorale : que devons-nous faire ? » Les commissions diocésaines Justice et Paix et les noyaux diocésains de la « Dynamique Femmes pour la paix » relaieront donc cette exhortation pour l’appliquer à la base dans des
mécanismes concrets d’éducation civique et électorale.
Dans son adresse d’ouverture à la session, la secrétaire de la Commission épiscopale Justice et Paix, sœur Marie-Bernard Alima, a signalé les autres questions de gouvernance, retenues comme corollaires des questions électorales. Ce sont les questions de la culture fiscale et la lutte contre la corruption, la dette extérieure et les stratégies de la réduction de la pauvreté, l’exploitation des ressources naturelles et les droits humains.
A noter que lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, le vice-président de la toute nouvelle Commission Electorale Nationale Indépendante et un représentant du Ministre des finances ont pris la parole pour indiquer la raison de la collaboration appréciée avec l’Eglise catholique, dont les structures à la base s’étendent sur tout le territoire national.


lundi 21 mars 2011

L’Unicef Rdc lance un appel pour l’extension de l’accès à l’eau potable

    A l'occasion de la Journée mondiale de l'eau célébrée le 22 mars, la Représentante du Fonds de Nations Unies pour l'enfance en République Démocratique du Congo, Mme Pierrette Vu Thi a rappelé que 37 millions de Congolais vivant dans les zones rurales n’ont pas accès à un point d’eau amélioré, ils puisent l’eau à la rivière, à une source non protégée ou sur les bords d’un lac. 
    « Un enfant congolais vivant dans un village est quatre fois plus à risque de boire de l’eau contaminée que quelqu’un en ville. Et pourtant, tous les enfants ont le même droit à la survie et le développement ; l’eau potable en est une composante vitale » La situation est critique et illustrée par des chiffres de plusieurs sources. Selon la dernière étude à indicateurs multiples (MICS 2010), la RDC est caractérisée par un manque d’équité criante entre les villes et les zones rurales. Pendant que 83 pour cent de la population ont accès à un point d’eau amélioré en zone urbaine, il n’y a que 31 pour cent en milieu rurale.
Mme Pierre Vu Thi
    Les conséquences ont été publiées par le ministère de la Santé et parlent par eux-mêmes. On note plus de 2 millions d’enfants congolais de 0 à 59 mois, soit un enfant sur cinq, sont régulièrement malades de la diarrhée. « Le fait que nous soyons incapables de permettre à chaque famille de boire de l’eau potable est un affront, » a dit Mme Pierrette Vu Thi. « Trop d’enfants meurent parce que nous ne respectons pas notre responsabilité ; et leurs décès sont passés sous silence » La fourniture des services sociaux de base aux ménages les plus démunis est au centre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en particulier l'OMD n° 4, qui appelle le monde à faire baisser d'au moins deux tiers les décès d'enfants évitables.

En Province Orientale, retour des humanitaires dans le territoire d’Ango

L’Evêque de Bondo, Mgr Etienne Ung’Eyowun a effectué du 10 février au 16 mars, une tournée pastorale qui l'a conduite jusqu'au doyenné d'Ango e où toutes les paroisses ont été déstabilisées par les attaques de la LRA et les éleveurs Mbororo à l’intérieur de la Province Orientale.
Il s'agissait pour lui d'assurer une large diffusion de sa priorité pastorale 2011: "Avec Anuarite, l'Eglise-Famille de Dieu du diocèse de Bondo au service de la réconciliation  la justice et la paix". L’Evêque de Bondo a également conféré le sacrement de la Confirmation à plusieurs centaines de chrétiens. Dans la paroisse de Dakwa, par exemple, c'est depuis douze ans que les fidèles n'avaient pas reçu la visite d'un Evêque, a-t-il constaté. Ce fut un grand moment de joie et de réconfort, après les attaques de la LRA qui continuent dans la contrée.
Il a eu à rencontrer des chrétiens et des catéchistes qui ont été enlevés par la LRA. Il a vu des jeunes filles  revenues de la brousse. D'autres jeunes filles et garçons ne sont pas encore de retour. Il a parlé, à cette occasion avec des catéchistes qui ont fui leurs chapelles pour le moment.
Lors d'une incursion de la LRA à 5 km du centre d'Ango en février dernier, quatre jeunes filles ont été capturées et un homme a été mutilé et tué à environ 7 km d'Ango. On signale aussi la présence des soldats ougandais dans la région, lui ont rapporté des sources de ce centre qu’il vient de visiter.
L’Evêque de Bondo s’est entretenu avec les autorités locales et les soldats des Forces armées de la République Démocratique du Congo (Fardc) qui assurent la sécurité de la population. Malgré leurs difficultés et quelques cas de tracasseries, grâce à ces éléments, les habitants ont regagné les grands centres. La brousse, avec les champs, les bêtes et les poissons de la rivière..., est abandonnée à la LRA et aux Mbororo.
Une bonne nouvelle, c'est l'arrivée de plusieurs agences humanitaires internationales dans le territoire d'Ango, afin d'apporter de l'aide à cette population sinistrée: vivres, non-vivres, semences, outils aratoires, médicaments, assainissement de l'eau, réparation de quelques ponts, réhabilitation de deux pistes d'aviation... Pam, Médair, Solidarités, Première urgence, Acf,  Cesvi, Adss, Cicr, Coopi, Oxfam Québec sont déjà opérationnels et redonnent de l'espoir à la population. Mais les besoins sont immenses.
La population du territoire d'Ango et les humanitaires ont besoin avant tout de la sécurité et de la paix. Il souhaite que la situation sécuritaire s'améliore davantage sur toute l'étendue du diocèse de Bondo pour que l'œuvre de l'évangélisation puisse continuer sans entraves.