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samedi 29 juillet 2023

« L’ASADHO exige la transparence au sein de la société de stockage SPSA-COBIL, SA »

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (Asadho) est très préoccupée par l’opacité qui caractérise la gestion des comptes financiers de la société SPSA-COBIL dans laquelle l’Etat congolais (Cobil) détient 40 % du capital et Translog (Société privée), 60 %.

Il nous revient de plusieurs sources que l’actionnaire majoritaire(Translog) s’oppose à tout contrôle des comptes financiers de SPSA-Cobil par l’Inspection Générale des Finances (IGF) ou par le ministère du Portefeuille ; alors que l’actionnaire minoritaire crie à la violation des textes de gouvernance de l’entreprise, à la dilapidation des fonds et au non-respect des droits de l’Etat congolais. 

Les mêmes sources ont signalé à l’Asadho que SPSA-Cobil s’oppose au contrôle de ses comptes financiers par l’Etat congolais au motif qu’elle n’est pas une entreprise du portefeuille. 

Il est important de mentionner que la SPSA-COBIL reçoit de l’Etat congolais une subvention mensuelle allant de 750.000 à 1.250.000 USD. Sur base de cette subvention, l’Inspection Générale des Finances est fondée pour contrôler la gestion des comptes financiers de cette entreprise. Le refus des actuels gestionnaires de SPSCA-Cobil d’ouvrir les comptes à l’IGF peut être considéré comme une tentative de cacher la mauvaise gestion financière de l’entreprise. 

Il faut préciser que d’autres entreprises installées au Congo où l’Etat congolais est actionnaire ou qui bénéficient des subventions de l’Etat comme la Sicomines ont fait l’objet d’un contrôle financier de l’IGF sans aucun problème. 

Monsieur Georges-Kettel Yamba actuel Directeur Général de COBIL qui a voulu mettre son nez dans les comptes financiers de SPSA-Cobil a été diabolisé au point d’être limogé sans motif sérieux de son poste de Directeur Général Adjoint.  Il a été présenté sous un mauvais jour en public comme en privé dans le seul but de l’empêcher de poursuivre son combat de protéger cette entreprise contre des actes de prédation de tout ordre. 

L’Asadho appelle le Gouvernement congolais, par le canal de la Ministre du portefeuille à fournir au Directeur Général de COBIL tout appui pour qu’il poursuive son combat contre les prédateurs, au regard des statuts de SPSA-COBIL qui confère au Directeur Général de Cobil la fonction de Président du Conseil d’Administration de SPSA-Cobil.

Face à ce qui précède, l’Asadho recommande :

Au Premier ministre de

 - Prendre toutes les mesures nécessaires pour que la SPSA-Cobil qui bénéficie des fonds publics fasse l’objet d’un contrôle financier de la part de l’IGF.

A la ministre du Portefeuille de :

- Apporter tout appui politique au Directeur Général de Cobil pour qu’il poursuive son combat contre la prédation des droits de l’Etat au sein de SPSA-Cobil.  

Appel d’urgence: crise de financement pour l’Ituri, le Nord Kivu et le Sud Kivu Kivu

 557 millions USD est le montant nécessaire d'urgence jusqu'à la fin de l'année pour fournir une assistance alimentaire vitale en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

En RDC, 6,7 millions de personnes sont déplacées et 80 % d'entre elles connaissent une crise aiguë de la faim et de la malnutrition qui ne cesse de s'aggraver. Dans l'est de la RDC, une région en proie aux conflits et à l'insécurité, la situation est particulièrement désastreuse, affectant non seulement les personnes déplacées, mais aussi une grande partie de la population. Les ressources manquent cruellement pour répondre aux besoins humanitaires extrêmement importants dans cette partie du pays.

3,6 millions de personnes dans l'est de la RDC ont besoin de l'aide du PAM. Cependant, les ressources ne sont pas disponibles pour répondre à tous les besoins de cette population. Le PAM est sur le terrain et accroît son aide, mais les besoins en hausse met à rude épreuve une opération déjà gravement sous-financée et ignorée. Compte tenu des ressources actuelles, le PAM donne la priorité à l'aide en espèces en juillet, août et septembre. Chaque mois, le PAM cible 1,6 million de personnes (1,1 million de personnes bénéficiant d'une aide en espèces).

Dans le cadre de son plan d'intensification, des opérations, le PAM vise à augmenter progressivement le nombre de personnes bénéficiant d'une aide alimentaire et d'une aide en espèces au cours des six prochains mois. Avec les ressources actuelles, le PAM a déjà du mal à répondre aux besoins des 1,6 million de personnes qu'il cible chaque mois jusqu'en septembre. Si le PAM ne reçoit pas de ressources supplémentaires, il sera contraint de réduire considérablement le nombre de personnes qu'il peut aider à partir d'octobre.

Le PAM lance un appel urgent pour 557 millions USD afin de répondre aux besoins d'assistance alimentaire les plus urgents dans l'est de la RDC d'août à décembre 2023. Des ressources prévisibles et flexibles sont nécessaires pour répondre à l'évolution rapide des besoins. Cela permettra au PAM de mettre pleinement en œuvre l'intensification de l'aide afin d'éviter des conséquences désastreuses pour les millions de personnes qui en ont besoin.

Aide d'urgance

Depuis le début de l'année, le PAM a aidé 1,9 million de personnes dans l'est de la RDC dans le cadre de toutes ses activités (dont 1,5 million de personnes ont reçu une aide alimentaire d'urgence et une aide en espèces). En juillet, le PAM s'est focalisé sur l'intensification de l'aide en espèces, alors que les produits alimentaires font défaut, avec pour objectif de fournir une aide en espèces à 1,1 million de personnes chaque mois au cours des trois prochains mois, tandis que 500.000 personnes continueront à recevoir des denrées alimentaires. Jusqu'à présent, plus de 500.000 personnes ont déjà reçu leur aide en juillet, un nombre qui devrait augmenter, et 766.000 personnes ont été enregistrées. Parmi elles, 231.000 ont été nouvellement enregistrées en juillet dans le cadre du nouveau processus d'enregistrement séquentiel et simultané destiné à rationaliser et à accélérer la distribution de l'aide.

Des problèmes de liquidités avec le partenaire bancaire ont entravé le début des distributions d'argent, qui sont maintenant bien avancées. Le PAM et ses partenaires ont également intensifié leurs efforts de suivi et de soutien sur le terrain à la lumière du nouveau processus d'enregistrement qui a exigé du personnel une formation supplémentaire.

À partir d'octobre, le PAM augmentera ses activités de distribution d'aliments en nature dans les trois provinces de l'est touchées par le conflit, avec l'arrivée d'une plus grande quantité de nourriture. Les commodités seront progressivement livrées pour plusieurs séries de distributions.

En raison d'une grave pénurie de fonds, les ressources disponibles limitent la portée de l'action du PAM. En outre, le plan du PAM fondé sur les besoins dans le cadre de l'intensification de l'aide estime que 3,6 millions de personnes ont besoin de l'aide alimentaire du PAM chaque mois, au moins jusqu'à la fin de l'année. Le PAM s'efforce de conserver une certaine souplesse programmatique afin d'alterner les modalités d'assistance en espèces et en nature en fonction des ressources disponibles et de ce qui est approprié selon les évaluations de faisabilité et les préférences.

Assistance nutritionnelle

Les programmes de traitement et de prévention de la malnutrition du PAM sont particulièrement utiles dans les zones de conflit et de déplacement, où les familles ont du mal à trouver des aliments nutritifs pour leurs enfants. Depuis le début de l'année, le PAM a atteint 249.000 enfants et femmes par ses programmes de prévention et de traitement d'urgence de la malnutrition dans les trois provinces de la RDC touchées par le conflit (de janvier à juin).

Le PAM cible 95.000 enfants et femmes dans l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu pour le seul mois de juillet avec des programmes de lutte contre la malnutrition. Si davantage de ressources sont disponibles, ce chiffre de planification passera à 134.000 à partir de septembre, bien que l'important manque de ressources actuel pourrait faire que la portée des programmes de nutrition du PAM reste limitée.

Au cours des cinq prochains mois (août à décembre), 5 millions USD sont nécessaires pour le programme de traitement de la malnutrition aiguë pour les femmes et les enfants dans 47 zones de santé à travers les trois provinces. En outre, le PAM travaille avec le Cluster Nutrition et d'autres partenaires sur des enquêtes nutritionnelles et des exercices de redéfinition des priorités et de ciblage, afin de comprendre les besoins sur le terrain et d'actualiser le plan d'action pour répondre à ces besoins.

Le programme de prévention de la malnutrition qui l'accompagne est gravement sous-financé, nécessitant 10 millions USD d'août à décembre 2023. Investir dans la prévention de la malnutrition est non seulement important pour la santé de la mère ou de l'enfant, mais aussi moins coûteux que lorsque cette mère ou cet enfant doit être remis sur pied à la suite d'une malnutrition aiguë.

L’histoire de malaria

Maria Namunganga, 42 ans, a été contrainte de fuir sa maison de Masisi avec son mari et ses six enfants lorsque le conflit s'est intensifié. Ils ont tragiquement perdu deux de leurs enfants au cours du voyage vers le camp de Bweremana. "Nous sommes aujourd'hui une famille de six personnes, vivant ici à Bweremana, mais nous étions auparavant une famille de huit personnes vivant à Bufende, dans le Masisi. Deux de nos enfants n'ont pas survécu au voyage qui nous a amenés jusqu'ici.

Maria et sa famille ont été enregistrées au camp aujourd'hui (5 juillet) pour recevoir une aide en espèces du PAM. Ils utiliseront les 180.000 CFA (environ 73 USD) pour acheter des aliments essentiels et d'autres produits de première nécessité.

Défis opérationnels

Le PAM opère dans un contexte extrêmement difficile et adapte et modifie ses opérations si nécessaire, à condition que des ressources prévisibles et flexibles soient disponibles. Les risques liés à la sécurité des groupes armés non étatiques créent des contraintes d'accès sur les principales voies d'approvisionnement. La capacité du PAM à atteindre certaines des communautés ayant le plus besoin de l'aide est limitée. Cela est particulièrement vrai pour les programmes d'urgence et de nutrition du PAM à Rutshuru et Masisi, dans le Nord-Kivu, et dans une grande partie de l'Ituri.

Les restrictions de circulation, y compris les barrages routiers illégaux, ont également un impact sur les coûts de la nourriture et du transport, en particulier sur les routes menant aux terres agricoles ou aux marchés, ce qui perturbe la disponibilité des denrées alimentaires dans les zones touchées. En conséquence, les familles sont parfois contraintes de recourir à des mécanismes d'adaptation périlleux pour trouver de l'argent et de la nourriture, ce qui entraîne souvent des risques en matière de protection. La violence basée sur le genre, entre autres risques de protection, est un défi supplémentaire que le PAM doit prendre en compte dans ses efforts de réponse. Par exemple, la protection des femmes et des filles lorsqu'elles ramassent du bois pour la cuisine reste une préoccupation majeure.

Le PAM est confronté à de multiples procédures de dédouanement ardues qui retardent l'intervention humanitaire. La présence de groupes armés non étatiques dans le Nord-Kivu et l'Ituri oblige le PAM à franchir de nombreuses frontières internationales pour atteindre les sites de distribution. Les livraisons du PAM sont également fortement affectées par d'autres problèmes de transport. Il s'agit notamment de la détérioration des routes, des conditions météorologiques extrêmes et du manque de ressources pour renforcer les options de transport.

jeudi 27 juillet 2023

Cap vers la COP28 : Vodacom Congo participe au forum économique sur la nouvelle économie climatique

Vodacom Congo a récemment participé au Forum économique de trois jours sur la nouvelle économie climatique, mettant en évidence son engagement, à travers son pilier stratégique "Planète" vers la neutralité carbone d’ici 2040. En réponse à l'invitation du Président de la République, Felix-Antoine Tshisekedi. Le forum s'est tenu du 19 au 21 juillet 2023, avec la session d'ouverture au Palais de la Nation et les sessions plénières et tables rondes à l'hôtel Deblazon Fleuve Congo.

En tant qu'entreprise Techco de premier plan en République Démocratique du Congo, Vodacom Congo est résolument inscrits dans une démarche de progrès continu en matière de sobriété énergétique et environnementale. La participation au Forum économique sur la nouvelle économie climatique s'aligne parfaitement à notre mission, qui est de contribuer à un avenir plus vert et plus durable pour la nation que nous servons depuis 21 ans.

L'un des principaux objectifs du forum, organisé par le cabinet de Madame Stéphanie Mbombo, Envoyée spéciale du Chef de l'État pour la nouvelle économie du climat, est d'emmener le secteur privé congolais à tirer pleinement profit du marché Carbone en RDC. À travers ce processus, Vodacom, en tant que membre de la Fédération Congolaise des Entreprises (FEC) espère tirer profit du potentiel des modèles d'affaires verts et créer des opportunités pour capitaliser sur les perspectives de crédits carbone.

« La solution que la RDC apporte à la menace climatique mondiale doit d'abord être localement bénéfique avant qu'elle ne soit envisagée à l'échelle planétaire. Notre action en faveur du climat se doit ainsi de répondre aux défis internes et externes sur le développement économique durable, car la solidarité entre les nations doit tenir compte du principe de responsabilité envers nos populations respectives et des exigences du développement communautaire », a soutenu Sama Lukonde, Le chef du gouvernement est le Premier Ministre. 

En outre, ce forum offre une occasion unique d'identifier et de sélectionner les entreprises congolaises qui accompagneront le chef de l'État à la COP28 à Dubaï pour des réunions B2B cruciales. Vodacom Congo se réjouit de l’opportunité de présenter sur une plateforme internationale les avancées positives de ses initiatives dans le domaine de la transition énergétique et la lutte contre la dégradation environnementale.

« Les transitions énergétique et numérique sont deux transformations majeures en cours. La transition énergétique nous emmène vers un but souhaitable, à savoir une économie et une société bas carbone tandis que la transition numérique, quant à elle, est un outil, qui doit être mis au service d’objectifs supérieurs, que ceux-ci soient économiques, sociaux ou environnementaux.

C’est dans ce cadre que Vodacom se positionne comme acteur- solution s’agissant de la nouvelle économie », a déclaré Patricia Katshabala, Responsable des Relations Extérieures au sein de Vodacom Congo. Depuis plus d’une décennie, Vodacom Congo est engagée à avoir un impact positif sur l'environnement. Nous avons des exemples tangibles, comme l'installation de près de 900 sites de connectivité en milieux ruraux alimentés uniquement par l'énergie solaire. En adoptant la numérisation, nous avons également réduit notre consommation de papier de plus de 95 % dans les procédures administratives.

En outre, l'entreprise a mis en œuvre une politique interne pour passer aux énergies renouvelables et réduire son empreinte carbone. Vodacom Congo encourage l'utilisation du service financier M-Pesa afin de minimiser le besoin de paiements physiques, réduisant ainsi la pollution.

"Nous sommes honorés d'avoir été invités à ce forum opportun, dans le cadre des préparatifs de la participation de la RDC à la COP28. Nous saisissons l'occasion de réaffirmer notre engagement pour le développement durable en RDC. Nous pouvons collectivement mener une dynamique de changement positif et favoriser un avenir résilient et respectueux de l'environnement. Les synergies positives permettront de saisir les opportunités de crédit carbone et de promouvoir des modèles d'affaires verts", a déclaré Patricia Katshabala, Responsable des Relations Extérieures au sein de Vodacom Congo.

La mobilisation de tous les acteurs dans les prochains mois permettra de concilier la révolution numérique et la transition énergétique pour faire de la participation de la RDC à la COP28 un véritable succès.

À propos de Vodacom Congo

Depuis plus de 21 ans, Vodacom Congo utilise la technologie pour soutenir le développement socio-économique de la RDC, en fournissant une large gamme de services de communication, y compris la voix, la messagerie, l'Internet, la monnaie électronique et les services convergents à plus de 21 millions d'abonnés et d'entreprises depuis 2002. Grâce à sa politique de responsabilité sociale d'entreprise, Vodacom Congo permet aux populations d'accéder aux solutions les plus appropriées et élargit l'inclusion sociale et financière. Ses principaux objectifs sont de contribuer au développement de la RDC, de réduire les disparités entre les régions et de désenclaver les territoires par une couverture réseau la plus large possible. Depuis 21 ans, Vodacom Congo est un partenaire privilégié et constant du développement économique et social de la RDC.

Pionnier de la transition énergétique dans le secteur des télécoms, Vodacom Congo a entrepris plusieurs initiatives visant à décarboniser ses opérations et à fournir des solutions propres à l'ensemble de la population qu'elle dessert :

- Le déploiement de près de 900 sites de connectivité rurale 100 % solaire depuis 2013 ;

- L'élimination de plus de 95 % du papier dans ses procédures administratives grâce à la numérisation ;

- La mise en place d'une politique interne de transition énergétique et de réduction de son empreinte carbone ;

- L’adoption des véhicules 100 % électriques dans son charroi ;

- La promotion du service financier M-Pesa comme outil de dématérialisation des paiements et levier de réduction de la pollution.

 

vendredi 7 juillet 2023

L'Union Européenne dans l’embarra de condamner le Rwanda en se réfugiant derrière l’alibi du Rwanda

L'Union européenne (UE) se félicite du rapport final du groupe d'experts des Nations unies mandaté par le comité des sanctions des Nations unies sur la République démocratique du Congo (RDC), est profondément troublée par certaines de ses conclusions et soutient ses recommandations. L'UE se félicite également de la prorogation du mandat du groupe d'experts des Nations unies par le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies.

L'UE est gravement préoccupée par la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire, qui a récemment conduit à une intensification immédiate des opérations humanitaires menées sous l'égide de l'ONU dans l'est de la RDC par une mobilisation de tout le système. L'UE est révoltée par les niveaux de violence et d'atrocités qui continuent d'être perpétrées en toute impunité contre des civils, notamment par le M23, les FDLR/FOCA, les ADF, le groupe CODECO-URDPC et le Zaïre/MAPI. Elle est consternée par les rapports faisant état de violences sexuelles massivement perpétrées contre les femmes et les filles, y compris l'exploitation sexuelle des femmes et des filles déplacées, ainsi que le recrutement d'enfants.

 L'UE condamne ces atrocités et appelle tous les groupes armés à mettre fin aux homicides illégaux, aux viols et aux autres crimes de guerre présumés. Tous les responsables de violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire doivent être traduits en justice et répondre pleinement de leurs actes. L'UE se félicite à cet égard de la décision du procureur de la Cour pénale internationale, à la demande des autorités de la RDC, d'examiner les actes commis au Nord-Kivu.

L'UE encourage toutes les parties à s'engager dans un dialogue politique inclusif, pleinement respectueux de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de tous les pays de la région, comme seule solution possible à cette crise. Le dialogue politique doit être préféré à la confrontation militaire, car les options militaires ne feront que prolonger le conflit et augmenter les souffrances des populations. À cet égard, l'UE salue les efforts résolus déployés par ses partenaires africains dans le cadre des processus de Luanda et de Nairobi, et se félicite des progrès accomplis jusqu'à présent, notamment grâce au déploiement de la force régionale de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) ainsi qu'aux dialogues inter-congolais. Elle exhorte toutes les parties à utiliser les mécanismes régionaux, continentaux et internationaux existants pour résoudre pacifiquement les conflits et différends et garantir la paix. 

Elle réaffirme son plein soutien aux deux processus et souligne que les décisions, engagements et accords conclus dans leur cadre doivent être intégralement mis en œuvre par tous. Elle se félicite des résultats du Sommet quadripartite de la Communauté de l'Afrique de l'Est, de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs et de la Communauté de développement de l'Afrique australe, organisé sous les auspices de l'Union africaine avec la participation des Nations unies, qui s'est tenu à Luanda le 27 juin 2023, et se tient prête à soutenir la volonté affichée d'engager une action plus coordonnée pour garantir la paix.

L'UE condamne fermement le soutien et l'assistance que continuent d'apporter aux groupes armés plusieurs acteurs étatiques, identifiés dans le rapport du groupe d'experts des Nations unies. L'UE appelle tous les groupes armés à cesser immédiatement toutes les hostilités et attaques contre les civils, à déposer les armes, à se retirer des zones qu'ils occupent et à participer aux processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration idoines. Le M23 en particulier doit se retirer entièrement de toutes les zones qu'il occupe dans l'est de la RDC et donner la priorité au processus de cantonnement. Il est crucial de préparer rapidement les sites de pré-cantonnement et de cantonnement pour le désarmement du M23, tout en poursuivant la mise en œuvre du programme de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de stabilisation communautaire (DDRC-S) pour les anciens combattants.

L'UE condamne fermement le soutien apporté par le Rwanda au M23 et la présence militaire rwandaise dans l'est de la RDC, révélés dans les rapports du groupe d'experts des Nations unies. L'UE réitère sa demande urgente au Rwanda de retirer ses troupes de l'est de la RDC, de mettre fin immédiatement à tout soutien au M23 et d'utiliser tous les moyens à sa disposition pour faire pression sur le groupe afin qu'il se conforme aux décisions prises dans le cadre des processus de Nairobi et de Luanda. L'UE condamne fermement la RDC et l'exhorte à cesser immédiatement son soutien et sa coopération avec les FDLR/FOCA ainsi que les autres groupes armés locaux et étrangers, et à prendre toutes les mesures légales et légitimes pour protéger la population civile sur son territoire. L'UE exhorte toutes les parties et entités citées dans le rapport du groupe d'experts des Nations unies sur la RDC à réagir de manière appropriée et à cesser toute violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU et du droit international applicable.

Les causes profondes de l'instabilité régionale, y compris l'exploitation illégale et le trafic des ressources naturelles, doivent être abordées. Les ressources naturelles doivent devenir un moteur du développement durable. Tous les États et parties prenantes de la région et au-delà doivent intensifier la lutte contre le trafic depuis la RDC et sur son territoire, ainsi que la lutte contre le blanchiment d'argent au profit des groupes armés et des réseaux criminels. Les partenariats stratégiques envisagés entre l'UE et les États de la région en ce qui concerne les minéraux critiques contribueront à cet effort.

L'UE s'est engagée, avec d'autres partenaires partageant les mêmes valeurs, à accompagner la RDC et sa population sur la voie d'élections compétitives, pacifiques, inclusives et transparentes en décembre 2023, qu'elle a été invitée à observer. L'UE prend note du travail mené de manière soutenue par la commission électorale nationale indépendante (CENI). L'UE prend également note des critiques et des préoccupations exprimées par les partis politiques d'opposition et les organisations de la société civile, auxquelles il convient de répondre de toute urgence. L'UE invite la CENI et toutes les parties prenantes à travailler ensemble pour tenir des élections pleinement inclusives, libres, transparentes et pacifiques, qui sont essentielles pour la consolidation de la démocratie et de la stabilité en RDC. Garantir la pleine intégrité du processus électoral exige la liberté d'expression, des médias, de réunion, d'association et de mouvement. Tout usage excessif ou disproportionné de la force en réponse à des manifestations pacifiques ou à des détentions arbitraires est incompatible avec cette exigence.

L'UE demande instamment à tous les acteurs politiques de la RDC de condamner expressément les discours de haine et la xénophobie à tous les niveaux et de s'y opposer, en particulier toute action ou attitude visant à dénigrer un groupe ethnique, une minorité ou une communauté religieuse, et de faire en sorte que ceux qui incitent à la violence ou y recourent en soient tenus pour responsables. L'UE condamne tous les discours qui pourraient accroître le risque de déclencher des violences interethniques. Les tentatives de division fondées sur des motifs liés à l'ethnie, à la religion, à la langue, à la région ou à l'origine ne seront pas tolérées.

Conformément à sa nouvelle stratégie pour la région des Grands Lacs, l'UE continuera à œuvrer pour mettre fin aux conflits armés et promouvoir la paix, la démocratie et le développement durable en contribuant à transformer les causes profondes de l'insécurité et de l'instabilité en perspectives communes pour libérer tout le potentiel de la région. Dans ce contexte, l'UE envisagera de prendre de nouvelles mesures restrictives ciblées à l'encontre des personnes, entités et organismes responsables de l'entretien ou de l'exploitation de conflits armés, de la déstabilisation des pays de la région, de graves violations des droits de l'homme et d'atteintes à ces droits, ainsi que de l'obstruction du processus électoral en RDC.

 

En RDC, Proparco et Equity BCDC renouvellent leur soutien aux PME en mettant un gros paquet financier

Equity BCDC et Proparco viennent de signer une garantie de portefeuille EURIZ pour un montant de 10 MEUR (libellée en USD) visant à soutenir les Petites et Moyennes Entreprises (PME) en République démocratique du Congo (RDC). Un peu plus d’un an après la signature d’une première garantie visant à soutenir les PME congolaises affectées par les effets de la crise COVID19, Proparco et Equity BCDC renouvellent leur partenariat au profit du développement des PME congolaises.

Alors que les PME contribuent significativement à la création d’emplois, la croissance économique durable et l’amélioration de l’accès aux biens et services tels que la santé, l’éducation et les énergies renouvelables, elles souffrent d’un déficit de financement qui freine leur développement. En RDC, seulement 6 % de la population est bancarisée. Equity Banque Commerciale du Congo (Equity BCDC) et Proparco font de l’inclusion financière des populations les moins bien desservies un pilier de leur stratégie respective.

Equity Banque Commerciale du Congo (Equity BCDC) est née en 2020 de l’acquisition de la BCDC par la filiale congolaise d’Equity Group Holding (EGH), l’un des principaux groupes bancaires Africain. Implanté dans 6 pays d’Afrique de l’Est, le groupe ambitionne d’étendre sa présence à 15 pays d’ici à 2025.

En RDC, Equity BCDC se distingue particulièrement par son soutien continu aux PME, aux femmes entrepreneures et aux populations rurales avec des solutions de financement adaptées.

A noter qu’Equity Bank est également connu pour ses programmes de développement à fort impact dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l’énergie, de l'agro-alimentaire de la santé, d’inclusion financière et de la protection sociale, menés par la Fondation Equity Group.

Proparco est la Filiale du groupe Agence française de développement (Groupe AFD) dédiée au secteur privé. Proparco intervient depuis plus de 40 ans pour promouvoir un développement durable en matière économique, sociale et environnementale et depuis 2021 en République Démocratique du Congo, avec un programme prioritaire pour le financement et l’accompagnement des entreprises et des PME dans les secteurs de l’agro-alimentaire, de l’énergie renouvelable, de l’inclusion financière et de la santé en particulier.

Dans ce contexte, en 2022, Proparco s’est associée pour la première fois à Equity BCDC via une garantie de portefeuille Choose Africa Résilience, visant à soutenir les PME affectées par la crise de COVID19.

La signature d’un nouveau partenariat entre Equity BCDC et Proparco en faveur de la RDC témoigne de la volonté des deux entités de renforcer leur présence et leur impact au sein de ce pays.

La garantie EURIZ octroyée à Equity BCDC d’un montant de 10M EUR (libellé en USD) bénéficie du soutien financier de l’Union Européenne et de l’Organisation des Etats Africains, des Caraïbes et du Pacifique (OACP).

Grâce à cette garantie EURIZ, Equity BCDC continuera d’accroître ses financements en faveur des PME à fort impact notamment les PME détenues par des femmes et des jeunes adultes, en lien avec la nouvelle stratégie de Proparco 2023-2027 « Agir pour plus d’impacts » qui vise la réduction des inégalités de genre et l’inclusion financière.

Le projet contribuera à plusieurs Objectifs de développement durable(ODD) : ODD 3 « Bonne santé et bien-être », ODD 4 « Education de qualité », ODD 5 « Egalité entre les sexes », ODD 7 « Energie propre et d’un coût abordable », ODD 8 « travail décent et croissance économique » et ODD 13 « Lutte contre le changement climatique ». D’autres partenariats seront annoncés dans les mois à venir.

A propos de Proparco / Groupe AFD

Proparco, filiale du groupe Agence française de développement, agit depuis plus de 45 ans aux côtés des acteurs privés au service d’un monde plus juste et plus durable. Dotée d’un réseau international de 23 implantations locales, Proparco est au plus proche de ses partenaires pour construire les solutions durables en réponse aux enjeux environnementaux et sociaux en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine. Proparco dispose d’une expertise sectorielle, d’une gamme d’outils financiers diversifiée et adaptée aux différents stades de développement de l’entreprise notamment avec sa filiale Digital Africa et d’une offre d’accompagnement technique Propulse, pour démultiplier les impacts et la performance de ses partenaires.

Avec sa nouvelle stratégie 2023-2027 « Agir ensemble pour plus d’impacts », Proparco explore, renforce et amplifie ses modes d’intervention avec ses partenaires. 

A propos de Equity BCDC

Equity BCDC est la filiale du groupe Equity Group Holdings Plc (EGH) issu de la fusion entre Equity Bank Congo et la Banque Commerciale du Congo (BCDC). Equity BCDC est devenue depuis la plus grande banque de la République Démocratique du Congo en terme d’agences avec 81 branches, 287 distributeurs, 13 bureaux locaux, 16,635 agents bancaires Equity BCDC Express ainsi qu’une base clientèle de plus de 1.7 million de personnes et un bilan de 3,6 milliards de Francs Congolais.

samedi 1 juillet 2023

L'Asadho regrette le silence de la justice après mission de contrôle de l'IGF dans le Bas-Uelé

L’inspecteur général des finances, Jules Alingeti Key, a transmis le 9 février 2023 les conclusions de la mission de contrôle de l'Inspection Générale des Finances sur la gestion de la Province du Haut-Uelé du Gouverneur de province Christophe Baseane Nangaa. Lesdites conclusions ont été tirées à l'issue de la procédure contradictoire qui a suivi certaines étapes.

Ils s’agit de la collecte des données et traitement ; de la mise à sa disposition des observations provisoires ; de la réception de ses éléments de réponses écrites et de l’organisation d'un débat contradictoire auquel le Gouverneur du Bas-Uelé a personnellement participé.

La mission de l'Inspection Générale des Finances  a retenu à sa charge, entre autres, les faits ci-après :

1. La pré-affectation des recettes de péage à la source et leur détournement à des fins privées ;

2.  Le prélèvement anticipé des recettes fiscales des exercices 2023, 2024 et 2025 auprès de Kibali Gold et leur utilisation, sans pièces justificatives retracées à la comptabilité de la Province, pour un montant total de USD 2.750.000 (Dollars américains deux millions sept cent cinquante mille) ;

3. Le recours prohibé aux prêts bancaires, du reste, non retracés dans la comptabilité de la Province pour un total de USD 6.407.233,19 (Dollars américains six millions quatre cent sept mille deux cent trente-trois virgule dix-neuf) ;

4. La présomption de détournement des fonds de rétrocession du Pouvoir Central au profit de la Province pour un montant total de CDF 2.165.812.999 (Francs congolais deux sept millions neuf cent quarante et un mille sept cent soixante-quatre) pour le péage de BOH ;

6. Les sorties des fonds de la banque, sans pièces justificatives, évaluées à USD 4.805.155,28 (Dollars américains quatre millions huit cent cinq mille cent cinquante-cinq virgule vingt-huit) et CDF 7.264.697.576 (Franc congolais sept milliards deux cent soixante-quatre millions six cent quatre-vingt-dix-sept mille cinq cent soixante-seize) entre 2022 et 2023 ;

7. Le défaut de paiement des agents et cadres de la Province ainsi que des anciens ministres ;

8. Les irrégularités aggravées dans la passation des marchés publics évaluées à USD 35.409.003 (Dollars américains trente-cinq millions quatre cent neuf mille trois).

« Les recommandations de l'Inspection Générale des Finances pour l'amélioration de la gouvernance de la Province vous parviendront incessamment», lui écrivait Jules Alingeti Key.

Dans une communication le 1er juillet 2023, L'Association Africaine de défense des Droits de l'Homme (Asadho) estime que la justice congolaise devrait s'intéresser au rapport de l'IGF sur la gestion de la Province du Haut-Uélé. L’Asadho est très préoccupée par le silence ou la réaction tardive de la justice congolaise face aux actes de prédation des deniers publics constatés par l'Inspection Générale des Finances dans ses différents rapports.

Me Jean ClaudeKatende

Le président de l'Asadho constate que malgré la gravité des faits décrits dans le rapport de l’IGF, aucune action n'a jamais été initiée ni sur le plan administratif ni judiciaire pour interpeller Christophe Baseane Naanga et d'autre de ses collaborateurs qui seraient impliqués dans la commission desdits faits.

Face à ce qui précède, l'Asadho recommande d'abord au Président de la République de s'intéresser à ce cas dans le cadre de ses appels pour lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics. Ensuite au Procureur Général près la Cour de Cassation d’ouvrir une enquête judiciaire à charge de Christophe Baseane Naanga et toute autre personne impliquée dans la commission des faits. Et enfin, L’Asadho recommande aux députés provinciaux du Haut-Uelé d’initier une motion contre le gouverneur Naanga pour ces actes de mauvaise gestion.