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mercredi 31 juillet 2013

Fespam : Une artiste plasticienne élevée dans l’ordre du Dévouement Congolais au grade d’officier



L'artiste plasticienne Rhode Bath-Schéba Makoumbou a été élevée le 13 juillet 2013 dans l’ordre du Dévouement Congolais au grade d’officier par le Président de la République Denis Sassou N’Guesso lors de l'ouverture de la 9e édition du Festival Panafricain de Musique (Fespam) à Brazzaville.
En décembre 2012, elle avait déjà obtenu le Grand Prix des Arts et des Lettres du Président de la République du Congo.

Cette double reconnaissance fait suite à son intense activité artistique depuis l'année 2003 à travers le monde entier où elle a pu faire découvrir à un nombreux public une partie de la culture congolaise.
Avec plus de 200 expositions personnelles et collectives (Congo Brazzaville, Gabon, France, Belgique, Niger, Cameroun, Etats-Unis, Côte d'Ivoire, Tanzanie, Allemagne, Sénégal, Maroc, Espagne, Suède, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Canada et Qatar) elle a ouvert un espace pour une beaucoup plus grande visibilité de la jeune création picturale de son pays et de l'Afrique sur la scène artistique internationale.
Elle a conjointement un atelier à Bruxelles (depuis 2004) et à Brazzaville.


Biographie
Rhode Bath-Schéba Makoumbou est née le 29 août 1976 à Brazzaville en République du Congo. Depuis sa tendre enfance, elle a été initiée à la peinture par son père, le peintre David Makoumbou. Elle s’est réellement engagée dans l’art à partir de 1989. À travers ses œuvres, ce sont surtout les activités sociales de la femme africaine qui sont mises en valeur.
Dans les peintures à l’huile, elle peint généralement au couteau. La variété de ses toiles s’illustre dans un style nettement africain (à partir de l’art statuaire traditionnel), mais également influencé par les courants de l’art réaliste, expressionniste et cubiste.
Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composée (sciure et colle à bois sur une structure métallique) représentant les métiers des villages qui tendent à disparaître. Certaines ont plus de trois mètres de haut !
Elle se considère un peu comme une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier. Elle s’exprime souvent dans ses interviews sur le respect des notions idéologiques de l’identité et de la diversité culturelle. Elle a toujours accordé une grande importance à la question du sens dans l’art et du rapport entre l’artiste et son public.
À partir de 2003, Rhode a entamé une importante carrière internationale, et expose maintenant dans le monde entier. En dix ans, elle a participé à 188 expositions collectives ou individuelles dans le monde, sans compter ses 18 participations dans son pays natal.
Elle a déjà présenté ses œuvres au Congo Brazzaville, Gabon, France, Belgique, Niger, Cameroun, Etats-Unis, Côte d'Ivoire, Tanzanie, Allemagne, Sénégal, Maroc, Espagne, Suède, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Canada et Qatar.

A l'occasion du Grand Prix des Arts et des Lettres qui lui a été décerné en 2012 par le Président de la République du Congo, l'artiste a également été décorée à titre exceptionnel dans l'Ordre du Dévouement Congolais au grade d'officier le 13 juillet 2013 par le Président Denis Sassou N'Guesso à l'ouverture du Festival Panafricain de Musique (Fespam). 
Elle a un atelier à Bruxelles en Belgique, mais elle continue parallèlement à travailler à Brazzaville un ou deux mois par an.
Adresse : Belgique : Rue d’Alsace-Lorraine, 14. 1050 Bruxelles.
Congo : 1, rue Moundossa Tsiolo (Mansimou – OMS). Brazzaville.
Tél. : +32 (0)477.35.18.14 - Email :  rhode@rhodemakoumbou.eu
Site Web : http://www.rhodemakoumbou.eu

mardi 30 juillet 2013

L'EIAR et L'AGRA lancent une Nouvelle Initiative de Reproduction pour Augmenter la Productivité des Principales Cultures de Céréales en Éthiopie

L'initiative de 3 ans stimulera la sécurité alimentaire des ménages et leurs revenus grâce à l'introduction de variété à hauts rendements en Éthiopie
Addis Abeba, Ethiopie, 30 juillet 2013 - Aujourd'hui, l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) et l'Institut éthiopien de recherche agricole (Ethiopian Institute for Agricultural Research - EIAR) lancent un nouveau programme de reproduction pour cinq cultures de céréales éthiopiennes. L'initiative intitulée « Seed System Enhancement through Development of Improved Varieties of Maize, Tef, Sorghum, Soybean and Faba bean in Ethiopia » (Amélioration du système de production des semences grâce au développement de variétés améliorées de maïs, tef, sorgho, soja, féverole) qui s'étalera sur trois ans, contribuera de façon significative à améliorer la sécurité alimentaire des ménages et leurs revenus. 
L'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) investira plus d'1 million de dollars pour toucher directement ou indirectement plus de 200.000 petits exploitants agricoles en Éthiopie.
La majorité des Éthiopiens comptent sur les cultures de ces céréales essentielles pour leur apports en calories et en protéines, mais les rendements sont actuellement faibles.  Cette initiative permettra d'améliorer la situation concernant la sécurité alimentaire grâce au développement et au déploiement de plus de 10 variétés de cultures améliorées, meilleures que celles actuellement utilisées par les exploitants agricoles et précédemment créées, ainsi que de promouvoir ces variétés auprès des agriculteurs. L'initiative permettra également de renforcer les capacités des chercheurs, des agents de vulgarisation et des entreprises de semences publiques ou privées. Elle vise aussi à améliorer les liens entre tous les acteurs de la chaîne de valeur des cultures ciblées. 
 L'initiative sera mise en œuvre à travers différents pôles/centres de recherche de l'EIAR à Bako, Debre Zeit, Melkasa, Kulumsa et Pawe. Le Dr. Adeferis Teklewolde, directeur des recherches sur les cultures à l'EIAR indique : « Les exploitants agricoles éthiopiens sont confrontés à de nombreuses contraintes, telles que la sécheresse, les maladies et les insectes ravageurs, qui, ensemble, réduisent considérablement leur rendement. Cette initiative permettra d'introduire des variétés de cultures plus résistantes à ces contraintes, contribuant ainsi à améliorer la sécurité alimentaire en Éthiopie. »
Joe DeVries, directeur du programme de l'AGRA pour les systèmes semenciers d'Afrique (PASS) qui supervise le programme, déclare : « L'AGRA est heureuse de pouvoir travailler avec le gouvernement éthiopien pour résoudre le principal goulet d'étranglement pour la productivité des exploitants agricoles. Grâce à cette collaboration, 20 tonnes de semences de pré-base et de base (la semence de base multipliée et vendue aux agriculteurs) seront mises à disposition des entreprises de semences chaque année. »


À propos de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA)
L’AGRA est un partenariat dynamique œuvrant sur tout le continent africain pour aider des millions de petits exploitants agricoles et leurs familles à sortir de la pauvreté et enrayer la faim. Les programmes de l'AGRA mettent au point des solutions pratiques pour stimuler la productivité agricole et accroître les revenus des plus pauvres tout en préservant l'environnement. L'AGRA prône des politiques soutenant son travail qui touche à tous les aspects essentiels de la chaîne de valeur agricole africaine, allant des semences, de la qualité du sol et de l'eau jusqu'à la sensibilisation aux marchés et à l'agriculture.
Le Conseil d’administration de l’AGRA est présidé par Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies. Mme Jane Karuku est la présidente de l’AGRA. Grâce au soutien de la Rockefeller Foundation, de la Bill & Melinda Gates Foundation, du Ministère britannique du développement international et d'autres donateurs, l'AGRA intervient dans toute l'Afrique subsaharienne et possède des bureaux à Nairobi, au Kenya, et à Accra, au Ghana.
À propos de l'Institut éthiopien de recherche agricole (EIAR)
L'Institut éthiopien de recherche agricole est l’un des plus anciens et plus importants instituts de recherche agricole en Afrique. L’EIAR a été crée en 1966 par proclamation. Il s’appelait alors l’Institut de recherche agricole (IAR).

L’EIAR a quatre missions nationales essentielles :
Multiplication des technologies agricoles utilisant les technologies agricoles améliorées
Popularisation (pré-déploiement) des technologies agricoles améliorées
Coordination du Système national de recherche agricole
L’EIAR a consacré beaucoup d’efforts pour renforcer les capacités nationales visant à faire des recherches agricoles, à produire et introduire des technologies améliorées, à mettre l’accent sur la croissance agricole et le développement du pays. Ainsi, au cours des quarante dernières années, le recours aux technologies améliorées dans les cultures, l’élevage, les sols et l’eau, la mécanisation des travaux agricoles et forestiers, a considérablement augmenté. À ce jour, la contribution des technologies agricoles améliorées générées et introduites par l’EIAR est un moteur de l’économie nationale

Médias: Une lettre ouverte au gouverneur du Katanga à la suite des ménaces contre les professionnels des médias



Kinshasa, le 30 juillet 2013



Lettre ouverte à Monsieur KATUMBI CHAPWE MOISE
Gouverneur de la province du Katanga
République démocratique du Congo

Objet : Votre implication pour faire cesser des arrestations et agressions arbitraires contre les journalistes évoluant dans votre juridiction.


Monsieur le Gouverneur,

Freedom for journalist (FFJ), organisation de défense et de promotion de la liberté des médias est régulièrement saisi des cas d’arrestations et d’agressions injustifiées des journalistes évoluant dans la province du Katanga.

Ces  comportements répréhensibles sont le fait des citoyens revêtus de la puissance publique qui, malheureusement, en abusent pour régler des comptes aux professionnels des médias sous prétexte d’assurer l’ordre public.

Pour votre gouverne, FFJ vous rappelle l’arrestation, samedi 13 juillet 2013, de Simplexe Musangu, journaliste et Directeur de Radio Télévision ya Lisano, un média émettant à Kolwezi, ville localisée à environ 300 km de Lubumbashi, capitale de la province.

 Musangu a été arrêté par sur réquisition du parquet près le tribunal de grande instance de la ville, tandis que le personnel de Radio Télé ya Lisano, accusé d’«incitation à la désobéissance civile » par les autorités locales a été interdit d’accès.  
Musangu a été transféré, lundi 15 juillet 2013, dans une prison locale tandis que Stéphane Kasongo, journaliste dans un média local, opposé à l’arrestation de son confrère, a été mis aux arrêts sur ordre du même parquet. Ce média avait été reproche d’avoir donné la parole, vendredi 12 juillet 2013, à des membres de « Bakata katanga », un mouvement sécessionniste très actif dans la région.
Mais des sources locales avaient rapporté à FFJ que les assaillants avaient plutôt utilisé la force en brutalisant le personnel de ce média pour passer leur message.
Le deuxième cas, encore déplorable, est celui John Mwamba et Françoise Lumbu, respectivement journalistes à la Radio Télévision Palmier (RTP) et à la Radio Télévision Manika (RTMA), deux médias de Kolwezi, même ville où deux autres journalistes sont visés par la justice.
Ces deux journalistes ont été agressés par des policiers, vendredi 26 juillet 2013, alors qu’ils prenaient les images sur une famille, victime d’un déguerpissement. Les professionnels des médias ont été sauvagement tabassés et leur matériel de travail confisqué. Si Mwamba s’en est tiré avec une blessure sur le corps, sa consœur a eu d’atroces douleurs au bas ventre, les contraignant ainsi à consulter des médecins spécialistes.

Monsieur le gouverneur,

Vous vous rendez, sans doute, compte que les journalistes arrêtés, les deux autres agressés, ont été victimes dans le cadre strict de leur travail et devraient, par conséquent, être plutôt protégés conformément à la loi fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse en vigueur en République démocratique du Congo.

FFJ se souvient que dans ses rapports périodiques, la province du Katanga a été la zone la moins prédatrice des droits des journalistes mais l’organisation, au regard du regain d’atteintes à la liberté de la presse, émet de sérieuses criantes que l’année 2013, soit liberticide pour les journalistes évoluant sous votre juridiction.

Eu égard à ce qui précède, FFJ vous prie de prendre de mesures nécessaires en vue d’assurer la protection des journalistes et de sanctionner les agents de la Police nationale, auteurs des coups et blessures contre les journalistes en plein exercice de leur métier.
Agréez Monsieur le gouverneur, l’expression de notre sentiment de regret.

Pour le Comité exécutif de Freedom for journalist, FFJ
                Désiré-Israël Kazadi
                                            

Kinshasa : Un journaliste agressé par des agents de la Douane



Journaliste en danger (JED) exige des sanctions exemplaires à l’encontre d’un groupe d’agents de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), auteurs de l’agression de Pamphile Kayombo, journaliste à la Radio Télévision Groupe Avenir (RTG@), chaîne privée émettant à Kinshasa, capitale de la RDC.
Selon le témoignage reçu par JED, Kayombo a été  molesté, samedi 27 juillet 2013, par un groupe d’agents de la DGDA, l’administration douanière de la RDC. Il a été reproché au journaliste d’avoir filmé une scène d’altercation de ces agents.   Sur son chemin de retour à la rédaction, vers 16 heures, après ses reportages de proximité à Kimwenza/ gare dans la commune de Mont Ngafula, une des municipalités de  la ville de Kinshasa, Kayombo a sorti sa caméra pour filmer des véhicules bloqués dans un bouchon indescriptible sur la route de Matadi au niveau de la place communément appelée triangle.
Pendant qu’il réalisait son reportage, il a vu surgir dans le champ de sa caméra un groupe de gens entrain de s’échanger des coups non loin d’un bus frappé au logo de la DGDA. Aussitôt qu’il arrêtait de filmer, Kayombo a été envahi par des agents de la DGDA qui l’ont sérieusement tabassé. Sa caméra contenant la carte-mémoire des différents reportages réalisés a été confisquée par ces agents. Kayombo a été secouru par des éléments de la Direction des Renseignements Militaires (Ex-DEMIAP) qui ont procédé à l’arrestation d’un des leurs en la personne de Martin Kande. Ce dernier et le journaliste ont été conduits au commissariat de la police où ils ont été entendus sur procès-verbal avant d’être jetés au cachot.
Interrogé par JED, Kayombo a déclaré que M. Martin Kande a reconnu avoir confisqué sa caméra sous prétexte que le journaliste les a filmés dans le but de diffuser les images à Molière TV, une chaîne de télévision émettant à Kinshasa. « J’ai expliqué que je travaille pour le compte de la RTG@ et le but de mon reportage était de filmer l’embouteillage et non cette scène d’altercation. Nous avons tous deux passé la nuit dans le cachot de la police jusqu’au lendemain vers 11 heures. C’est alors que J’ai pu récupérer ma caméra endommagée, qui a été emportée par un autre agent de la DGDA, sans la carte mémoire contenant mes différents reportages. Avant notre libération, M. Martin Kande a signé un acte de reconnaissance dans lequel il a accepté de restituer tous mes biens perdus et de réparer ma caméra endommagée dans un délai de dix jours », a-t-il conclu.

Kolwezi : Deux journalistes passés à tabac par des agents de la police
Journaliste en danger (JED) condamne l’agression et le mauvais traitement infligé à Françoise Lumbu et John Mwamba, respectivement journalistes à la Radio Télévision Manika (RTMa) et à la Radio Télévision Palmier (RTP), médias privés émettant à Kolwezi, ville située à plus ou moins 300 km de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga (Sud-est de la RDC), par des éléments de la police nationale congolaise.
Selon les informations parvenues à JED, Françoise Lumbu et Claude Tshumba ont été copieusement passés à tabac en plein exercice de leur profession, vendredi 26 juillet 2013, par un groupe d’éléments de la police.
Les journalistes étaient pris à partie au moment où ils prenaient en image l’opération de déguerpissement forcé d’une famille, effectuée par des éléments de la police. Apercevant les journalistes, les agents de la police s’étaient jetés sur John Mwamba en le rouant des coups avant d’arracher sa caméra. Les agents de la police ont par la suite dirigé leur jeep dans la direction de Françoise Lumbu en feignant de la tamponner. Une fois immobilisée, la journaliste a été à son tour molestée par ces agents de la police. En signe d’intimidation, ces derniers ont braqué des armes aux journalistes pour les contraindre à cesser de réaliser leur reportage.
Contacté par JED, Gaston Mushid, directeur de la Radio Télévision Manika, a déclaré que les deux journalistes ont été internés pendant quelques heures dans un centre hospitalier de la place. « John Mwamba a été blessé à la main gauche et doit subir des examens de radiologie tandis que Françoise Lumbu a eu des traumatismes au ventre et doit pour ce faire se présenter chez le médecin pour des examens d’échographie. Nous avons porté plainte contre ces agents de la police à l’auditorat militaire de Kolwezi pour que justice soit faite », a-t-il ajouté.
Tout en soutenant la plainte initiée par les responsables de ces deux médias contre ces agents de l’ordre, JED élève une vigoureuse protestation contre cette agression injustifiée des professionnels des médias qui n’ont commis aucune faute professionnelle, moins encore une infraction.  JED demande à la justice militaire de Kolwezi d’établir les responsabilités dans cet incident qui ne doit pas rester impuni afin de décourager d’autres actes du genre qui ont tendance à se multiplier.