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samedi 30 septembre 2023

Une ONG congolaise qualifie les massacres de Goma de « crime contre l’humanité »

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) qui a été très choquée par le massacre, mercredi 30 août 2023 à Goma, dans la province du Nord-Kivu a mené, avec le concours de ses partenaires locaux une enquête pour avoir des informations sur ce que d’aucuns qualifient de crime contre l’humanité et de crime de génocide relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale. 

En effet, aux fins du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, le meurtre commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile est constitutif de crime contre l’humanité. De même, aux fins du même Statut, le meurtre de membres du groupe et l’atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale des membres d’un groupe commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie un groupe national, ethnique, racial ou religieux sont suffisants pour parler de crime de génocide.

La gravité de ce crime ne pouvait pas permettre à la VSV de réagir très rapidement sans qu’elle dispose des informations crédibles ou fiables. La VSV suit avec une attention toute particulière le déroulement du procès des militaires présumés auteurs du massacre de plus de cinquante-cinq personnes, adeptes de la secte mystico-religieuse « Foi Naturelle Judaïque et Messianique vers les Nations » bien connue sous le nom de Wazalendo.

La VSV espère que ce procès permettra à l’opinion publique de savoir ce qui s’est réellement passé la nuit du 30 août 2023 à Goma et de connaître les vrais auteurs de ce massacre pour qu’ils répondent de leurs actes criminels. La VSV exprime sa profonde consternation et condamne fermement la répression brutale, meurtrière et disproportionnée ayant causé ce carnage au mépris des droits à la vie, au respect de l’intégrité physique des personnes, à la propriété en ce que des maisons des personnes et une église ont été incendiés et/ ou détruites sans oublier l’extorsion des biens des personnes par des militaires qui se sont livrés selon de nombreux témoignages à une vraie chasse à l’homme à cette date.

La VSV condamne et dénonce la mort par lynchage d’un élément de la Police Nationale Congolaise par les adeptes de Wazalendo du « Prophète » Ephraïm Bisimwa. Ce policier avait aussi droit à la vie et à la sécurité de sa personne et surtout au respect de son intégrité physique. Les auteurs de ce lynchage ne doivent pas non plus rester impunis.

La VSV s’insurge contre la réaction disproportionnée des militaires avec l’utilisation des armes létales contre les adeptes non armés et en prière dans leur église. De même, la VSV dénonce avec la dernière énergie la manière dont les corps des victimes ont été jetés dans un véhicule comme s’il s’agissait des marchandises avariées destinées à être incinérées. Cet acte a révolté et choqué la conscience de tout être humain et terni l’image de la RD Congo.

Elle espère que le procès en cours permettra d’éclairer l’opinion publique sur le Bilan de ce massacre et d’en identifier les auteurs intellectuels, commanditaires et exécutants pour que tous répondent effectivement de leurs actes criminels sans distinction due à leurs différents rangs. Il ressort des résultats de notre enquête et compte tenu des circonstances dans lesquelles le carnage a eu lieu, qu’il sera difficile de connaître le nombre exact des personnes tuées sans une enquête indépendante et très approfondie.

En effet, selon les informations recueillies par la VSV, les militaires avaient mis en place une stratégie consistant à effacer les traces en ramassant les corps sans vie pour les faire disparaître. Des corps sans vie auraient été jetés dans le Lac Kivu pour atteindre cet objectif. Dans la nuit 30 août 2023, des centaines de personnes qui seraient venues de Uvira, Walungu, Kabare, Bukavu, Kalehe, Masisi, Goma et Nyiragongo se seraient réunies dans l’église messianique pour la prière avant de participer à la manifestation.

Par ailleurs, la VSV salue positivement la réaction du Gouvernement de la RD Congo qui a décidé d’envoyer à Goma quelques jours après le massacre une délégation interministérielle de haut rang composée notamment des Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité, du Vice-premier Ministre, Ministre de la Défense et Anciens Combattants, du ministre des Droits Humains, du Vice-Ministre de la Justice et Garde des Sceaux et de l’Auditeur Général des FARDC pour s’enquérir de la gravité de la situation liée à ce massacre et prendre des mesures nécessaires qui s’imposent.

Aussi, la VSV salue le rappel à Kinshasa du gouverneur militaire Constant Ndima Kongba pour consultation sur les événements de Goma et espère que ce dernier aidera la justice à mieux avancer dans cette affaire. La VSV salue le démarrage du procès où comparaissent les présumés auteurs des événements survenus à Goma et souhaite en même temps que ce dernier aille jusqu’au bout pour que les responsabilités des uns et des autres soient réellement établies en vue de prévenir la commission des crimes similaires en RDCongo.

Du Contexte et des circonstances du massacre selon les témoignages recueillis : La secte mystico-religieuse « Foi Naturelle Judaïque et Messianique vers les Nations à annoncer la tenue d’une marche pacifique en date du 30 août 2023 dans la ville de Goma. L’objectif de cette marche pour les organisateurs était celui d’exiger le départ de la MONUSCO ainsi que des troupes de la East African Community (EAC).

Entre 3h et 6 h du matin, la radio Sauti y a Neno de la secte mystico-religieuse a reçu la visite des militaires cagoulés qui y sont entrés par effraction en escaladant la clôture. Dans la station radio, ces militaires arrêtent deux personnes dont Ephraïm Bisimwa et la journaliste Dorcas Tabita. Les deux personnes sont acheminées à l’extérieur de la clôture sur le lieu où il y avait deux jeep de l’armée et y sont ligotées par terre et gardées par des militaires. D’autres militaires sont entrés dans la station de la radio pour la piller systématiquement tout en demandant aux voisins de la station radio de rester enfermer dans leurs maisons.

A leur sortie de la station radio avec les effets pillés, ces militaires trouvent les membres de l’église messianique au lieu où Ephraïm Bisimwa et la journaliste étaient assis par terre sous la garde de leurs frères d’armes. Sur ces entrefaites, les militaires tentent de faire monter les deux personnes dans la jeep mais la journaliste Dorcas refuse d’y monter. Sur le champ, un militaire va tirer à bout portant sur elle. C’est là que les altercations vont commencer et plusieurs autres personnes vont être tuées par balles parmi les jeunes de l’église. Les corps sont transportés dans la jeep des militaires et plusieurs personnes sont blessées par balles.

Vers 6h00, les militaires vont quitter le lieu avec les corps sans vie pendant que des jeunes s’occupent des personnes blessées qu’ils vont acheminer à l’hôpital CBCA Ndosho situé à quelques mètres du lieu du massacre. Sur leur trajet vers la ville, les militaires tuent d’autres personnes et en blessent bien d’autres. Selon plusieurs témoignages, une équipe des militaires étaient chargés de ramasser les corps sans vie et une autre était là pour tuer sans pitié. Un journaliste sauvé de justesse par un policier non autrement identifié a déclaré que ce dernier lui aurait dit de faire attention car les militaires tueurs n’aimaient pas voir des journalistes sur leur passage.

Le policier aurait déclaré qu’il ne comprenait pas la mission réelle de ces militaires et leur vrai mobile en tuant ainsi la population. Pour certaines personnes, le bilan pourrait même atteindre cent personnes tuées et pour d’autres il pourrait être de deux cents. Des véhicules lourdement armés et des dizaines des militaires dont certains en cagoule ont été aperçus non loin de la secte Wazalendo dont l’église avait reçu près de 1.000 personnes la nuit du 29 au 30 août 2023 pour la prière et la manifestation.

Recommandations 

Au regard des circonstances encore non élucidées sur le nombre exact des victimes du massacre du 30 août 2023 et compte tenu du caractère gravissime de nombreuses violations des droits de l’Homme perpétrées par certains militaires des FARDC et dans le but de prévenir la commission d’autres violations similaires des droits humains en RD Congo, la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme formule les recommandations suivantes :

1. Aux Autorités congolaises en générale et au Gouvernement en particulier :

- De diligenter une enquête approfondie et indépendante pour faire la lumière sur le nombre réel des victimes de ce massacre

- De lancer rapidement un appel à toutes les familles qui ont constaté la disparition ou la perte des leurs depuis le 30 août 2023 en vue de procéder à leur identification.

- De tout mettre en œuvre y compris tous les moyens nécessaires pour que le procès en cours à Goma se fasse en toute indépendance la lumière sur les circonstances et toutes les personnes impliquées dans le massacre des adeptes de de la secte Wazalendo et le lynchage du policier pour que les auteurs répondent effectivement de leurs actes.

- De procéder à la réparation des préjudices subis par toutes les victimes du massacre du 30 août 2023.

2. A la population Congolaise en général et celle du Nord-Kivu en particulier :

- De bien collaborer avec les autorités judiciaires ainsi que les défenseurs des droits humains aux fins de bien documenter les circonstances de ce massacre et d’identifier toutes les victimes.

3. A la Cour Pénale Internationale :

- De suivre de près le déroulement du procès en cours à Goma sur le massacre des adeptes de la secte Wazalendo et le cas échéant de s’autosaisir de ce dossier au cas où la justice congolaise n’allait pas jusqu’au bout dans la lutte contre l’impunité des auteurs de ce massacre qui ne constitue pas moins à la fois un crime de génocide et un crime contre l’humanité.

mercredi 27 septembre 2023

Difficile production du rapport de l’ITIE-RDC 2020-2021 sept mois après

« Le Groupe Multipartite de l’ITIE de la République Démocratique du Congo vient de réaliser sept mois sans la version finale de son rapport ITIE-RDC 2020-2021. Ce retard entrave la qualité et l’exhaustivité des données disponibles », s’indignent deux organisations de la société du Grand Katanga.

En date du 25 février 2022, le cabinet KPMG RDC SA a adressé une correspondance au Coordonnateur du Secrétariat Technique de l’ITIE-RDC relative à sa mission d’élaboration du rapport ITIE-RDC 2020-2021 en exécution du Contrat de service n°004 / ST / ITIE-RDC /2022 avril 2022 dans le cadre de la mission d’élaboration dudit rapport.

Il ressort de la lecture de cette correspondance que l’analyse des déclarations 2021 devrait être intégrée dans une note complémentaire et que l’opinion de l’Administrateur Indépendant sur la fiabilité et l’exhaustivité des données sera mentionnée dans la version finale du rapport.

Le rapport qui se fait désirer


Observatoire d'Etudes et d'Appui à la Responsabilité Sociale et Environnementale (OEARSE) et Initiative Bonne Gouvernance et Droits Humains (IBGDH) dénoncent le retard injustifié accumulé dans finalisation du rapport ITIE RDC 2020-2021 et regrettent que le Groupe Multipartite ne soit pas toujours à mesure de publier la version finale du rapport susmentionné et ou de communiquer aux parties prenantes sur les contraintes qui entourent sa non-finalisation.

« Nos deux organisations rappellent au Groupe Multipartite que le rapport publié jusqu’à présent souffre du manque de l’exhaustivité et de la fiabilité des données et qu’il est urgent de s’atteler à sa finalisation pour permettre aux citoyens et communautés impactées par les projets miniers d’évaluer le degré de contribution du secteur extractif au pays et au développement local. Elles notent qu’il appartient aux pays mettant en œuvre l’ITIE de publier des informations de manière régulière et en temps voulu, conformément à la Norme ITIE ». (Exigence : 4.8 Ponctualité des données Norme ITIE 2019)

Les deux organisations invitent la ministre national du Plan, Présidente du Comité Exécutif de l’ITIE-RDC, à s’impliquer personnellement pour que le rapport ITIE-RDC 2020-2021 soit finalisé et publié conformément aux exigences de la norme ITIE.

Elles encouragent le cabinet KPMG RDC SA à finaliser le rapport ITIE selon le contrat de service n° 004/ST/ITIE-RDC/2022 avril 2022 en donnant un aperçus sur la qualité des données et constater si les paiements et revenus publiés en février 2023 ont fait l’objet d’un audit indépendant crédible ou soumises à une procédure de vérification fiable et indépendante, selon les normes d’audit internationales, enfin de fournir un livrable qui promeut une transparence et une redevabilité accrues du secteur extractif congolais.

« Nos organisations doutent que ces types d’analyses puissent faire sept mois. Voilà pourquoi, il est devenu important pour nous comme parties prenantes au processus ITIE-RDC. Nous rappelons au KPMG le respect de son contrat au Groupe Multipartite d’assurer le suivi. Il est important de noter que l’exhaustivité des données est une activité importante du processus. Si les données ne sont pas complètes, l’information ne peut être validée. Si elle ne l’est pas, elle ne peut être considérée comme exacte. Le rapport actuel risque de ne pas répondre au modèle de déclaration standard. Cela pourrait s’avérer une cause de non conformité. Voilà pourquoi il est urgent pour les parties prenantes d’agir et de donner des réponses claires à l’exhaustivité du rapport », a déclaré Freddy Kasongo. 

Vodacom Congo à l’honneur à l'Université Américaine Harvard

« Harvard organise un panel sur l'avenir de l'économie, de la gouvernance et des services en RDC avec Pamela Ilunga, Directrice Générale Adjointe de Vodacom Congo ». Lors d'un événement inédit, l'Université de Harvard à Boston a accueilli Pamela Ilunga, DGA de Vodacom Congo, pour participer à une table ronde de haut niveau aux côtés d'autres dirigeants éminents de la République démocratique du Congo (RDC). 

Le thème de la table ronde, "L'avenir de l'économie, de la gouvernance et des services de notre beau pays", abordait des questions cruciales liées aux perspectives économiques, à la gouvernance et à la prestation de services de la RDC. L'événement était animé par Emmanuel Akyeampong, professeur d'histoire et d'études africaines et afro-américaines Ellen Gurney, et ancien directeur du Centre d'études africaines de l'Université de Harvard.

Le panel a permis d'explorer l'état des relations commerciales entre les pays développés et les pays en voie de développement et d'examiner comment les conflits récents ont influencé le passé, le présent et l'avenir de la nation. En tant qu'acteur important de l'économie congolaise, contributeur substantiel au budget de l'État dans le secteur des télécommunications et partenaire dans le développement des infrastructures, Pamela Ilunga, directrice générale adjointe de Vodacom Congo, a partagé son point de vue sur le rôle de l'entreprise dans le façonnement de l'avenir de la RDC.

Au cours de la discussion, Pamela Ilunga a souligné que la plateforme M-Pesa constituait une solution essentielle aux problèmes d'infrastructure auxquels est confronté le gouvernement pour atteindre les coins les plus reculés de la RDC. Les services financiers mobiles de M-Pesa ont le potentiel de transformer le pays en permettant une collecte efficace des revenus, en encourageant le paiement des factures de services publics et en facilitant la collecte des impôts, comme le démontre le partenariat réussi avec la Regideso. Ces initiatives ont le pouvoir de stimuler le développement durable et d'améliorer la vie des citoyens dans tout le pays.

En abordant la question de la qualité de l'éducation en RDC, Mme Pamela Ilunga a présenté le modèle de Vodacom Congo, qui met l'accent sur le renforcement des capacités de son personnel afin qu'il acquière les connaissances et les atouts technologiques nécessaires dans le monde d'aujourd'hui. Elle a insisté sur l'urgence d'une refonte des programmes d'enseignement pour que la main-d'œuvre de la RDC soit dotée des compétences et des connaissances nécessaires pour être compétitive sur le marché international de l'emploi.

Répondant à une question d'un étudiant de Harvard de la diaspora congolaise sur la perception internationale de la RDC, Madame Pamela a insisté sur la responsabilité collective de chaque citoyen congolais de contribuer à changer le récit et à promouvoir une perception plus positive de leur patrie. Elle a souligné l'importance de mettre en avant la richesse de la culture, les ressources et le potentiel de croissance et de développement de la nation.

La participation de Pamela Ilunga au panel de Harvard souligne l'engagement de Vodacom Congo à être à l'avant-garde du changement positif et du développement en RDC. En s'engageant activement dans les discussions sur l'avenir du pays, Vodacom Congo entend jouer un rôle central dans la construction d'un avenir meilleur pour la nation et ainsi être du bon côté de l’histoire.

À propos de Vodacom

Depuis plus de 21 ans, Vodacom Congo utilise la technologie pour soutenir le développement socio-économique de la RDC, en fournissant une large gamme de services de communication, y compris la voix, la messagerie, l'Internet, la monnaie électronique et les services convergents à plus de 21 millions d'abonnés et d'entreprises depuis 2002. Grâce à sa politique de responsabilité sociale d'entreprise, Vodacom Congo permet aux populations d'accéder aux solutions les plus appropriées et d'élargir l'inclusion sociale et financière. Ses principaux objectifs sont de contribuer au développement de la RDC, de réduire les disparités entre les régions et de désenclaver les territoires par une couverture réseau la plus large possible. Depuis 21 ans, Vodacom Congo est un partenaire privilégié et constant du développement économique et social de la RDC.

Pionnier de la transition énergétique dans le secteur des télécoms, Vodacom Congo a entrepris plusieurs initiatives pour décarboner ses opérations et fournir des solutions propres à l'ensemble de la population qu'elle dessert :

Le déploiement de près de 900 sites de connectivité rurale 100% solaire depuis 2013 ;

L'élimination de plus de 95 % du papier dans ses procédures administratives grâce à la numérisation.

La mise en place d'une politique interne de transition énergétique et de réduction de son empreinte carbone.

L'adoption de véhicules 100 % électriques dans sa flotte ;

La promotion du service financier M-Pesa comme outil de dématérialisation des

paiements et de réduction de la pollution

Une société de télécommunication opérant en RDC primée par le magazine américain Forbes Best of Africa

Vodacom Congo, pionnier dans le secteur des télécommunications, a reçu le 22 septembre 2023 aux Etats-Unis le prestigieux prix “Forbes Best of Africa” pour son engagement inébranlable en faveur de l'innovation et de l'inclusion. Depuis 21 ans, Vodacom Congo investit dans des technologies et des infrastructures de pointe, comme en témoignent ses plus de 850 sites de couverture rurale alimentés par l'énergie solaire, avec pour mission de combler le fossé numérique et de libérer le potentiel illimité de la République démocratique du Congo (RDC). Cet engagement a non seulement profité à ses 21 millions d'abonnés, mais a également joué un rôle essentiel dans le développement global de la nation.

Khalil Al Americani, PDG de Vodacom Congo et Président du Conseil d'Administration de Vodacash, a exprimé sa gratitude en déclarant : "C'est avec un grand honneur et beaucoup d’humilité que j’accepte ce prestigieux prix. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au comité organisateur pour avoir reconnu les contributions de Vodacom Congo au secteur et à la nation. Ma profonde gratitude va à mes collègues et collaborateurs qui ont travaillé sans relâche en déployant les infrastructures essentielles pour bâtir un avenir meilleur et connecté. Ensemble, nous avons repoussé les limites, surmonté les obstacles et introduit des innovations remarquables comme M-PESA, le premier portefeuille mobile en RDC. Ce prix témoigne de nos efforts collectifs et du pouvoir de la collaboration".

L'engagement de Vodacom Congo en faveur de l'inclusion et de la diversité va bien au- delà de ses opérations internes. L'entreprise s'est engagée à connecter tous les citoyens congolais, quelle que soit leur situation géographique, à veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte et à adapter les services et les produits aux divers besoins et préférences. Reconnaissant que la diversité englobe des facteurs tels que l'âge, le handicap et le milieu socio-économique, Vodacom s'efforce de fournir des solutions sur mesure qui améliorent la satisfaction des clients au quotidien.

Au fil des ans, Vodacom n'a cessé d'autonomiser les jeunes et les communautés en leur donnant accès à une éducation de qualité en ligne, à des formations telles que Kadeaonline et à des possibilités d'emploi disponible sur Connectu.

La reconnaissance de l'entreprise par le prix Forbes Best of Africa pour son leadership en matière d'inclusion et de diversité signifie un changement significatif dans l'approche de l'industrie des télécommunications, soulignant le rôle central de la diversité et de l'inclusion dans la réussite.

Dans le cadre de ses initiatives de responsabilité sociale d'entreprise (RSE), Vodacom Congo, à travers sa Fondation, a été un fervent défenseur du bien-être de la communauté grâce à des innovations telles que Vodaeduc et Connectu, ainsi qu'à des programmes tels que Je suis Cap, ouvrant ainsi la voie à un avenir plus radieux.

Khalil Al Americani a dédié le prix Forbes Best of Africa de Vodacom à toutes les communautés de sa vaste zone de couverture qui, avec résilience et détermination, ont surmonté l'adversité liée à l'accessibilité, l'abordabilité et la fiabilité de la connectivité et de l'inclusion financière. Ce prix témoigne du pouvoir de la persévérance et de la conviction qu'ensemble, tout est possible.

"Merci à tous pour votre soutien. Ce prix appartient à tous ceux qui ont partagé cet incroyable voyage. Ensemble, continuons à viser les étoiles et à créer un avenir meilleur", a déclaré Khalil Al Americani, PDG de Vodacom Congo.

Une responsable d’une société congolaise opérant dans l’agro-industrie propulsée au devant de la scène aux Etats-Unis

Dans un engagement profond envers l'éducation et en reconnaissance de la transformation exceptionnelle du style de management d'entreprise, la société « Plantation et Huileries du Congo », (PHC), a marqué les esprits lors de la collecte de fonds et du gala de remise des prix 2023 de la NHEF (Fondation Nigériane pour l'Enseignement Supérieur) qui a eu lieu le vendredi 22 septembre 2023, à New York aux Etats-Unis, sous le leadership de son Directeur Général, Mme Monique Gieskes. Cet événement va bien au-delà d'une simple soirée qui célèbre par la même occasion l'excellence et la philanthropie.

Le gala de la NHEF occupe une place particulière dans le cœur de ceux qui défendent la cause de l'enseignement supérieur au Nigeria. Il s'agit d'un rassemblement annuel de dirigeants, d'innovateurs et de philanthropes du monde entier, tous unis derrière la fondation NHEF et sa mission consistant à faire progresser l'éducation encore et encore. Lors de cette édition, Monique Gieskes, figure clé de la transformation des Plantation et Huileries du Congo, va se retrouver propulsée sur le devant de la scène. Elle va être nominée et se voir octroyer « l’Impact Leadership Award », prestigieux prix de l’impact positif de son Leardship et de son Management.

Ce prix et cette reconnaissance lui sont voués au regard de l’impact positif créé par cette dernière dans la profonde transformation opérée au sein même des Plantation et Huileries du Congo, ainsi qu’au sein des communautés localisées autour des sites de production d’huile de palme.

Mme Monique Gieskes a exprimé sa gratitude en ces termes : « Je suis profondément honorée de participer à la collecte de fonds et au gala de remise des prix 2023 de la Fondation nationale pour l'éducation (FNHE). L'éducation est un outil puissant d'autonomisation et de progrès, et je crois en l'impact transformateur qu'elle peut avoir sur les individus et les sociétés. J'ai hâte de rejoindre d'autres leaders pour soutenir la mission du NHEF et explorer les possibilités de collaboration dans le domaine de l'éducation ».

La société Plantations et Huileries du Congo, est le plus grand producteur industriel d'huiles de palme en République Démocratique du Congo. Avec plus de 8.000 employés sous contrat, travaillant au sein de sa chaîne de production industrielle, la société PHC est considérée comme le plus grand employeur du secteur privé sur toute l’étendue de la RDC, après le gouvernement congolais.

Aussi, la Société Plantations et Huileries du Congo est bien plus qu'un leader de l'agro-industrie, c'est un symbole de responsabilité d'entreprise et d'engagement communautaire. Au-delà de l'engagement en faveur d'une production durable d'huile de palme, elle s'investit activement dans l'amélioration des soins de santé, de l'éducation et du développement communautaire dans les régions dans lesquelles elles opèrent. À ce jour, la société a déjà construit 20 écoles, 9 centres de santé et plus de 70 forages au profit des communautés locales. Les PHC fournissent également des soins médicaux de qualité à plus de 150.000 personnes grâce aux installations médicales privées de la société, dont 4 hôpitaux, 3 centres de santé et 18 dispensaires.

En termes de production, les PHC ont franchi en 2022 la barre de 60.000 tonnes d’huiles de palme, ce qui représente une augmentation de 20 % par rapport de l’année 2021. La société ambitionne d’atteindre les 100.000 tonnes d’huiles de palme d’ici à 2026. Sous la direction managériale et visionnaire de Mme Monique Gieskes, la société PHC connaît un succès remarquable. Il ne s’agit pas seulement de croissance financière, mais également dans ses pratiques commerciales d’éthiques, dans la gestion de l'environnement et dans le développement communautaire.

Mme Monique Gieskes a partagé sa vision de l'avenir en ces termes : « Nous allons investir dans une raffinerie, ajouter de nouvelles concessions, mais aussi diversifier l'usine de production d'électricité grâce au biogaz et aux effluents. Nous allons produire de l'électricité pour alimenter la raffinerie et fournir de l'électricité aux zones rurales où nous sommes déjà présents. Cela entraînera un changement significatif dans le développement économique de ces provinces, grâce à des initiatives telles que la fourniture d'électricité, d'eau potable, d'écoles, et à l'accent mis sur l'éducation par la fondation PHC ».

 

La convergence de la reconnaissance de Monique Gieskes lors du gala du NHEF et de l'engagement de PHC en faveur du développement communautaire promet un avenir plus radieux. Un avenir où l'excellence est célébrée, où l'éducation est valorisée et où la transformation positive a des répercussions non seulement sur les entreprises, mais aussi sur des communautés entières. Monique Gieskes, PHC et le gala du NHEF incarnent l'esprit de progrès et de prospérité, et leurs efforts combinés promettent de façonner un avenir meilleur pour l'Afrique et au-delà.

À propos des PHC

Fondée en 1911, Plantations et Huileries du Congo (PHC) est le plus grand producteur d'huile de palme de la RDC. Au cours de son histoire, elle a connu trois noms : Huileries du Congo Belge (HCB) à sa création, puis Plantations Lever au Zaïre (PLZ) après l'indépendance, et enfin Plantations et Huileries du Congo (PHC) depuis 1997. Actuellement, l'actionnariat est composé de Straight KKM2 et de l'État congolais. Depuis 2018, PHC s'est fixé un nouvel objectif dans l'Agro-Business à travers des projets qui apportent une prospérité partagée. 

Avec ses trois plantations situées dans les provinces de la Tshopo, de la Mongala et de l'Équateur, PHC a créé plus de 6.500 emplois directs et plus de 9.500 emplois indirects. En outre, elle a favorisé les opportunités, non seulement pour ses travailleurs et leurs familles, mais aussi pour les populations locales et a contribué de manière significative à l'amélioration des conditions sociales de ces dernières, contribuant ainsi aux grands défis du développement par la création d'infrastructures de base.

Le 20ème forum de l’AGOA se tient à Johannesburg du 2 au 4 novembre 2023

La représentante des États-Unis au commerce extérieur, Katherine Tai, et le ministre sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence, Ebrahim Patel, ont annoncé le 26 septembre 2023 que le gouvernement sud-africain accueillerait le 20ème forum de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (forum de l’AGOA) à Johannesburg, en Afrique du Sud, du 2 au 4 novembre 2023.

Le forum réunira les gouvernements des États-Unis et des pays éligibles à l’AGOA, ainsi que des représentants des principales organisations économiques régionales, du secteur privé, de la société civile et des syndicats. Au cours de l’événement, les participants aborderont les modalités du renforcement des liens commerciaux et d’investissement entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne, et de la promotion d’une croissance et d’un développement économiques résilients, durables et inclusifs. Le forum sera également l’occasion de participer à l’exposition « Made in Africa » qui présentera les chaînes de valeur régionales du continent.

« Le forum de l’AGOA est une opportunité pour les États-Unis de s’appuyer sur le succès du Sommet des dirigeants africains et de renforcer notre partenariat économique avec les pays éligibles à l’AGOA », a déclaré l’ambassadrice Katherine Tai. « Comme l’a dit le président Biden, l’avenir, c’est l’Afrique. J’ai hâte de me rendre en Afrique du Sud en novembre pour évoquer nos priorités communes, réaffirmer l’engagement du gouvernement envers le continent et discuter des opportunités visant à rendre l’AGOA plus transformatrice à mesure que nous approfondissons nos relations commerciales et d’investissement avec les pays d’Afrique subsaharienne.

« Nous sommes impatients d’accueillir une délégation de haut niveau des États-Unis et de nombreux pays d’Afrique subsaharienne », a déclaré le ministre Ebrahim Patel. « L’AGOA a contribué à promouvoir l’exportation de produits africains vers les États-Unis, et nous pensons qu’il est possible d’approfondir son impact sur l’industrialisation de l’Afrique. Une prolongation de l’AGOA au-delà de 2025 favorisera les investissements étrangers en Afrique et s’accompagnera d’avantages à la fois pour les États-Unis et pour les pays africains. Elle facilitera également notre travail en faveur de la croissance grâce à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui couvrira 54 pays et 1,4 milliard de personnes.

*Historique de l’AGOA*

Depuis sa promulgation en 2000, la loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA) est au cœur de la politique économique et de l’engagement commercial des États-Unis avec l’Afrique. L’AGOA offre aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles un accès en franchise de droits au marché américain pour plus de 1 800 produits, en plus des plus de 5 000 produits éligibles à l’accès en franchise de droits dans le cadre du programme du système généralisé de préférences.

Pour répondre aux critères d’éligibilité rigoureux de l’AGOA, les pays doivent établir ou faire des progrès continus vers l’établissement d’une économie de marché, de l’état de droit, du pluralisme politique et du droit à une procédure régulière. En outre, les pays doivent éliminer les obstacles au commerce et aux investissements américains, adopter des politiques visant à réduire la pauvreté, à lutter contre la corruption et à protéger les droits de la personne.

En offrant de nouvelles opportunités de marché, l’AGOA a contribué à stimuler la croissance économique, à promouvoir les réformes économiques et politiques et à améliorer les relations économiques des États-Unis dans la région.

Sud-Ubangi : Opacité autour d’un décaissement de 25 millions de dollars américains

Le Centre de Recherches en finances publiques et développement local (CREFDL) suit de près l’évolution des dépenses de fonds d’investissements transférés par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) en provinces et aux entités territoriales décentralisées (ETD), dans le cadre de l’exécution de la loi des finances 2023.

Après analyse des informations recueillies auprès des différents services publics, CREFDL constate que le Bureau Central de Coordination (BCeCO) a attribué deux marchés en procédure de gré à gré pour le compte de la province du Sud-Ubangi. Il s’agit de l’attribution du marché relatif à la construction/réhabilitation du Gouvernorat, de l’Assemblée provinciale et de quatre écoles à Gemena, pour un montant de 6.958.818 dollars américains (TTC).

L’autre marché de gré à gré concerne les travaux de modernisation des 10,7 km de voirie urbaine de la ville de Gemena, y compris trois ponts pour un montant total de 18.137.132 dollars américains (TTC). Le premier a été attribué à l’entreprise Aaron Sefu (AES) et le second à Immo Serkas.

Le BCeCo motive l’absence d’un Avis d’appel d’offres par le caractère d’extrême urgence, évoquant les articles 30 et 31 du Décret portant manuel des procédures de la loi relative aux marchés publics.

Pour CREFDL, les deux commandes publiques ont été effectuées en violation de l’article 134 du décret n°23/12 du 3 mars 2023 portant manuel de procédures des marchés publics. Ainsi, CREFDL relève que l’absence d’extrême urgence motivée par des circonstances imprévisibles à la base du recours à l’attribution de marché de gré à gré ; les prestataires sélectionnés ne sont pas les seuls à disposer des capacités techniques et artistiques pour ces genres des travaux, moins encore le droit exclusif ; le conflit d’intérêt dans la passation du marché et l’absence d’inscription d’un crédit de 25 millions dollars américains transférés au Sud-Ubangi dans la loi des finances 2023.

Par ailleurs, CREFDL s’oppose à la gestion centralisée de 25 millions de dollars américains destinés à la province du Sud-Ubangi. Car, l’opacité plane déjà sur le montant censé entamer la modernisation de la province. Pourtant, la Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 fixe les principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces.

Le BCeCo ne peut s’ériger en autorité contractante desdits marchés qui relèvent de la compétence du Gouverneur de la province, doté d’une cellule de gestion des projets et des marchés publics, conformément à l’article 13 alinéa 1er de la Loi n°10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics et le Décret n°10/32 du 28 décembre 2010.

Pour éviter l’opacité dans la gestion de 25 millions de dollars américains, CREFDL recommande au Gouvernement congolais de respecter la loi des finances pour éviter le gaspillage des ressources et de veiller au respect strict de la loi relative aux marchés publics et ses textes d'accompagnement afin de rendre rationnelle la gestion de l'argent du contribuable.

A l’autorité de régulation des marchés publics, cette organisation citoyenne recommande que la saisie du gouvernement pour l’annulation desdits marchés. A l'IGF de bien vouloir diligenter un contrôle à mi-parcours de cette dépense effectuée par le BCECO et enfin à la population, d'exiger aux autorités, l'observance des lois sur la décentralisation.

Des entreprises opérant en RDC honorées aux Etats-Unis en marge de la 78ème Assemblée général de l’ONU

Buenassa est fière d'annoncer son rôle déterminant dans la présentation de projets innovants 100 % congolais qui ont permis de consolider la participation de la République Démocratique du Congo (RDC) à la prestigieuse Global Africa Business Initiative (GABI). C’est en marge de la 78ème Assemblée générale des Nations Unies. La plate-forme a été ouverte au gouvernement de la RDC et à d'autres acteurs mondiaux du secteur minier afin d'engager la conversation sur les chaînes de valeur des minéraux stratégiques et de présenter l'initiative sur les batteries et les véhicules électriques (BEV) en RDC et en Zambie, en mettant en évidence la contribution significative de la RDC à la réalisation de l'objectif de zéro émission nette et à la conduite de la transition énergétique dans son ensemble.

GABI, une plate-forme innovante lancée l'année dernière en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, a réussi à rassembler des dirigeants influents de divers secteurs pour catalyser le programme de croissance transformationnelle de l'Afrique. La participation de chefs d'État et de gouvernement, d'organisations internationales, de chefs d'entreprise, d'investisseurs et d'experts a fait de GABI une force motrice essentielle pour le développement durable du continent.

Le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi, a participé à la journée de clôture du 22 septembre 2023, soulignant la nécessité de retombées tangibles pour accélérer la mise en œuvre des projets soutenus en RDC.

En ce qui concerne la RDC, une étape cruciale a été franchie avec la création du Conseil congolais des batteries (CCB), qui ouvre la voie à une initiative régionale de développement des capacités de fabrication de batteries pour les véhicules électriques. Dans cette remarquable démarche, Buenassa a également joué un rôle actif en aidant les parties prenantes à se préparer pour le GABI, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

L'expertise dévouée et l'engagement inébranlable de Buenassa ont positionné l'entreprise comme un conseiller crédible et un partenaire essentiel dans le parcours de croissance économique de la RDC. Le CEO de Buenassa, Eddy Kioni, a participé à la conférence GABI en s'assurant de l'engagement actif de nos conseillers experts et de notre équipe exécutive à chaque étape de la préparation de l'ordre du jour. En outre, Buenassa a eu l'honneur de participer aux réunions entre le président de la RDC et les principales parties prenantes lors de certains événements parallèles du GABI, renforçant ainsi notre rôle de conseiller réputé et de promoteur des intérêts de la nation à l'échelle mondiale.

En plus de notre implication dans GABI, Buenassa est immensément fière de mener deux projets ambitieux dans le secteur minier 100% congolais. Il s'agit de l'usine d'assemblage FIBC (Big Bags) pour le projet de transport et de traçabilité des minerais basé sur la technologie blockchain et de la construction d'une raffinerie de cuivre et de cobalt à la pointe de la technologie.

Reconnaissant la contribution significative de la RDC en tant que producteur majeur de minéraux essentiels tels que le cuivre et le cobalt, vitaux pour le développement des technologies d'énergie renouvelable, Buenassa comprend le rôle essentiel de l'autonomisation du secteur de la fabrication de batteries en Afrique. La RDC fournit jusqu'à 70 % du cobalt mondial et possède des minéraux précieux tels que le lithium, le nickel et le coltan utilisés dans la production de technologies vertes. La nation est un acteur fondamental de l'initiative mondiale d'action climatique et de la transition énergétique en cours qui s'aligne sur le programme de développement national de la RDC.

Buenassa est honoré de faire partie de cette initiative transformatrice, reconnaissant son potentiel pour stimuler le développement socio-économique de la RDC et de ses communautés. Grâce à son leadership inébranlable en matière de transition énergétique, Buenassa reste déterminée à favoriser un avenir durable, tant en Afrique qu'à l'échelle mondiale.

Lutte contre la corruption : Zéro pour cent de saisine dans six provinces visitées par des équipes du ministère de la Justice

« Mes équipes sont descendues dans six provinces pour faire le constat devant les cours et tribunaux les infractions qui entrent en ligne de compte de la lutte contre la corruption qui sont portées devant le juge. Jusque-là, le pourcentage dans les six provinces, nous sommes presqu’à 0 % de saisine. Et pourtant, nous savons tous qu’il y a la corruption. Des éléments de corruption sont visibles dans nos communautés et même des éléments visibles auprès de différentes autorités ».

C’est la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, qui l’a déclaré à Kinshasa le 26 septembre 2023 à Kinshasa. C’était à la 7ème édition de l’alternative mining Indaba RDC sur la promotion de la bonne gouvernance et mobilisation des recettes du secteur minier dans le contexte de la transition énergétique en RDC. Son exposé a tourné autour de la lutte contre la corruption menée par le ministère de la Justice.

« Nous remarquons que ces infractions, si les cours et tribunaux les traitent, la majorité des dossiers se terminent soit par un classement sans suite ou par des dossiers des éléments non établis. Alors que les faits portés à la connaissance des juges prouvent à suffisance qu’il y a eu corruption. Cette question pose un problème et cela interpelle plus d’une personne ».

Il est important que le pouvoir judiciaire traite réellement ces dossiers pour que la corruption qui gangrène la société trouve des réponses. « Nous ne pouvons y arriver qu’avec le concours des magistrats. Devant les cours et tribunaux, il n’y aucun dossier, aucune sanction et pas de récupérations des biens volés. D’où, il faut mettre en place des mécanismes. Au niveau de mon ministère, je suis en train de redynamiser la Commission de gestion des biens saisis et confisqués (Cojesbico) pour que cette structure qui est importante fonctionne normalement puisqu’aujourd’hui nous assistons à des biens qui sont saisis et qui disparaissent soit par la volonté des gardiens soit par la complicité de la police, de l’armée ou derrière des autorités qui sont derrière ces biens ».

Rose Mutombo Kiese ose croire que le travail qu’elle a déjà commencé dans les six provinces pourra continuer pour lui permettre à sensibiliser le pouvoir judiciaire dans le cadre de concertation pour que les différents dossiers qui sont devant les cours et tribunaux trouvent une suite favorable à cette lutte.

Mécanisme à mettre en place pour lutter contre la corruption

Le ministre de la Justice n’assure que la politique du gouvernement du secteur et ce n’est pas une solution du ministère de la Justice. Mais c’est un travail de tous. De ceux qui assurent le contrôle, de ceux qui signent les contrats, de ceux qui disent le droit. Pour lutter contre la corruption, il faut des efforts et de la population et de ceux qui ont une parcelle de pouvoir, ceux qui doivent dire le droit, les autorités politiques devront mettre ensemble une synergie pour qu’on aboutisse à un changement. Malheureusement, c’est un monde où la mafia s’est installée. Les avocats sont également complices de ce qui se passe dans le pays. « J’ai reçu des avocats venir défendre indéfendable. Nous avons besoin tous de lutter contre la corruption pourqu’ensemble, nous puissions développer notre pays ».  

 Pour des crimes liés à l’exploitation minière

Au niveau des juridictions internationales, on prend en compte tous les éléments. La RDC a trouvé gain de cause par rapport à l’exploitation minière dans le dossier contre l’Ouganda devant la Cour Internationale de Justice à l’exploitation des ressources minières. Il y a une quotité qui revient à la République pour le pillage des ressources naturelles et minières.

« Je demande aux activistes des droits de l’homme qui travaillent dans ce domaine documenter ce pillage des ressources naturelles de la RDC. Nous avons la guerre dans l’Est de la RDC mais nous avons très peu qui documentent le pillage des ressources naturelles. La majorité des ONG dénoncent mais dénoncer ne suffit pas mais elles doivent faire le monitoring pour avoir plus d’éléments puisque c’est la situation dans laquelle on se retrouvait devant la CPI. L’Ouganda a été accusé de pillage des ressources naturelles mais on n’avait pas de preuves. On s'est rabattu sur le Rapport Mapping. Et pourtant, nous avons plein d’ONG qui travaillent dans la lutte contre la corruption, qui travaillent dans les ressources naturelles de la RDC ».  

Gestion des déchets ménagers dans la ville de Kinshasa : Annonce des travaux de nettoyage de la ville grâce au partenariat avec un Groupe turc

Dans le cadre de son partenariat avec le Groupe Albayrak signé depuis près de deux ans, la ville de Kinshasa est en voie de mettre en place une solution de gestion durable et pérenne des déchets. C’est conformément à la vision du programme Kinshasa Bopeto qui a été initiée par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka. Les deux parties s’attèlent aux derniers réglages de cette vaste opération. Dans 10 jours, l'équipe technique de cette société turque arrive à Kinshasa pour débuter les travaux de collecte des déchets à partir des ménages et de nettoyage de la ville.

L'annonce est faite par la Commissaire générale en charge de l'Environnement de Kinshasa, Laetitia Bena Kabamba, dépêchée par le gouverneur Gentiny Ngobila Mbaka à Istanbul en Turquie pour suivre de près l'effectivité de la fabrication des engins qui doivent servir à la matérialisation de ce projet à Kinshasa.

"Je suis satisfaite de ce qui est fait ici par notre partenaire. Je me rends effectivement compte que le Groupe Albayrak a mis toutes les batteries en marche conformément au contrat signé et à nos attentes techniquement. Dans 10 jours, une équipe technique du Groupe Albayrak  va rejoindre celle qui séjourne déjà à Kinshasa pour débuter les travaux. Ces techniciens seront appuyés par près de 700 travailleurs recrutés sur place à Kinshasa. Les engins déjà fabriqués vont arriver à Kinshasa d'ici 40 jours. Nous avons donc finalisé cette phase ainsi que les derniers réglages", a expliqué la Commissaire générale Laetitia Bena Kabamba depuis Istanbul.

Au nom du gouverneur de la ville de Kinshasa, Laetitia Bena Kabamba a remercié le gouvernement central pour son accompagnement au travers l'implication personnelle du Chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi que du Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, pour que la ville de Kinshasa se dote des moyens nécessaires pour réussir ce partenariat qui permettra aux Kinoises et Kinois d'avoir une ville propre.

Le partenariat entre l'hôtel de ville de Kinshasa et le Groupe turc Albayrak consiste en la collecte des déchets à partir des ménages mais aussi au nettoyage de la ville province de Kinshasa. Cette opération sera ainsi une première dans l'histoire de  Kinshasa qu'un système de gestion durable et pérenne des déchets soit implanté dans la capitale congolaise. Et en vue d'une bonne appropriation du projet, la Commissaire générale en charge de l'Environnement a invité la population kinoise à poser des gestes écologiques responsables afin de faciliter le travail d'assainissement sur le terrain. 

Ocha apporte la réponse humanitaire aux déplacés de la province du Nord-Kivu

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha), l’un des agences du système des Nations unies, a établi un rapport en collaboration avec ses partenaires humanitaires. Ce rapport couvre la période allant du 1er au 15 septembre 2023. Il s’agit de l’intensification de la réponse à l’épidémie de choléra dans le territoire de Rutshuru avec 37 tonnes d’intrants médicaux acheminés vers les cinq zones de santé affectées. Plus de 350.000 personnes déplacées reçoivent une assistance alimentaire dans le territoire de Nyiragongo et la ville de Goma.

Territoire de Rutshuru

Le rapport fait mention d’une situation sécuritaire qui reste volatile dans le territoire de Rutshuru à cause de la résurgence des affrontements armés depuis le début du mois de juin, entraînant des mouvements de populations. De violents combats ont opposé le 13 septembre 2023 deux groupes armés non-étatiques à Rushovu (80 km au nord de Goma) ont contraint quelques habitants à fuir vers Tongo et Kalengera. Un mouvement de retour a été observé au lendemain des affrontements, le 14 septembre, alors que les tensions demeurent vives. Plus de 285.000 personnes vivent actuellement en situation de déplacement dans le territoire de Rutshuru. Ce chiffre est susceptible d’être revue à la hausse, une fois ces nouveaux mouvements de population évalués.

L’augmentation des effectifs des groupes armés dans la chefferie Bwito, au sud-ouest du territoire de Rutshuru, ne cesse accroître le risque d’affrontements et des attaques contre les populations civiles. Le monitoring de protection du Nord-Kivu a documenté au moins 10 personnes tuées et 21 maisons incendiées lors des violences armées dans la zone au mois d’août 2023, tandis que d’autres incursions en juillet ont fait au moins 15 morts. La dégradation persistante du contexte sécuritaire affecte l’accès humanitaire dans cette zone, avec deux incidents ciblant les humanitaires signalés entre le 4 et 5 septembre 2023.

Des sources humanitaires et sécuritaires rapportent l’enlèvement de neuf travailleurs humanitaires, le 4 et le 5 septembre 2023, à Kabasha dans la zone de santé de Kibirizi et à Gatega dans la zone de santé de Rwanguba. Les cinq otages kidnappés le 4 septembre à Kabasha ont été libérés le même jour. C’était grâce à l’intervention des forces de sécurité, sans avoir subis de violences physiques, tandis que trois des quatre autres enlevés le 5 septembre à Gatega ont été libérés le 9 septembre 2023. Ces derniers ont subi des violences et leurs parents ont été contraints à payer une rançon contre leur libération. La dernière victime s’était échappée le même jour. Ces incidents ont occasionné la suspension d’une assistance alimentaire en cash au profit de 52.000 personnes dans la zone de santé de Kibirizi. En revanche, l’un des acteurs a poursuivi son intervention en soins de santé primaire dans la zone de santé de Rwanguba au profit de plus de 15.000 personnes. L’appui s’est achevé le 15 septembre 2023.

Territoire de Masisi

Des affrontements entre groupes armés dans les zones de santé de Masisi et Mweso ont entrainé entre les 4 et 7 septembre, des mouvements massifs de population. Aucune évaluation n’est encore disponible en raison de la volatilité du contexte sécuritaire. Dans la zone de santé de Masisi, la majorité des personnes déplacées s’est dirigée vers Masisi centre. Elles ont été accueillies dans des familles hôtes et des sites de déplacés. La zone de santé de Masisi abrite plus de 250.000 personnes déplacées, soit plus de la moitié de la population déplacée de tout le territoire.

Dans la zone de santé de Mweso, malgré une accalmie observée après les combats, le renforcement des effectifs des deux groupes armés en conflit et la proximité des positions de ces derniers traduit le risque élevé d’une nouvelle escalade de violences dans la chefferie de Bashali. Ces violences pourraient occasionner de nouveaux déplacements dans cette zone où plusieurs embuscades et abus contre les populations civiles sont déjà rapportés. Au moins quatre barrières illégales seraient érigées entre Kirolirwe et Kitshanga, et une autre entre Kitshanga et Mweso. Au niveau de ces barrières, le payement de droits de passages est imposé aux véhicules et motos. Ces taxes illégales entraînent des répercussions sur le coût de la vie, notamment sur les prix des produits de première nécessité.

Territoire de Nyiragongo

Depuis le 13 septembre, plus de 1.800 personnes déplacées logées sur le site de Bushagara sont sans abris.C’est à la suite d’une pluie torrentielle qui s’est abattue dans le territoire de Nyiragongo. Au moins 372 abris ont été endommagés, y compris 15 cuisines communautaires et plusieurs installations sanitaires. Plus de 3.900 personnes déplacées ont été transféré dans ce site courant août dernier, rejoignant environ 16.000 autres qui y vivent depuis janvier. Une assistance d’urgence en abris est à nouveau recommandée dans ces sites pour atténuer la vulnérabilité de ces ménages déplacés en cette saison de pluies.