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mercredi 22 décembre 2010

Francophonie en Rdc en 2012, inquiétudes sur l’organisation du sommet de Kinshasa


Le sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie -OIF- qui devrait se tenir au Madagascar, a été délocalisé à Monteux en Suisse. Raison avancée, les violations de l’ordre institutionnel et des droits humains par le Madagascar. Dans cette situation difficile, la présidence canadienne et le Secrétariat de l’OIF se sont mis à chercher un Etat membre qui pouvait préparer un sommet à courte échéance.
Ce débat a réuni mardi à la Halle de la Gombe toutes les couches de la population congolaise. C'était une conférence-débat organisée par l'ambassade de France sur « la francophonie au sommet après Monteux 2010, avant Kinshasa 2012 ». La Suisse a fini par accepter la tenue du sommet sur son territoire. Ce n’est qu’à la conférence ministérielle de décembre 2009 qu’elle a été désignée. Seulement 11 mois plus tard, le sommet a pu avoir lieu et le gouvernement suisse est fier d’avoir relevé le défi qui n’était pas gagné d’avance, a dit son ambassadeur Linus Castelmur. Il est heureux que son pays ait joué la carte de la solidarité francophone. Ce soutien n’aurait pas été facile sans le soutien indéfectible de la présidence canadienne et de l’OIF en tant qu’institution, a reconnu le diplomate suisse.
Les débats du somme de Montreux ont porté sur la gouvernance mondiale et la nécessité de réformer les structures et le fonctionnement du système multinational et le rôle que les Etats francophones pouvaient jouer dans cette réforme, le développement durable face aux grands défis tels que la sécurité alimentaire, le changement climatique et la diversité biologique et la place des solidarités et enfin la place et le rôle de la langue française dans un monde globalisé.
Les discussions ont été amicales mais toujours franches. La Francophonie a une fois de plus fait ses preuves comme un forum nord-sud et est-ouest qui peut dégager des convergences entre des pays très variés.
Concernant le sommet de 2012 à Kinshasa, le diplomate suisse a déclaré comment l’ambassadeur de Suisse en Rdc, en République du Congo et au Gabon ne mentionnerait pas le fait majeur que la Rdc a été désignée responsable confirmée comme président de l’Organisation internationale de la Francophonie. La Rdc organisera le sommet de 2012 à Kinshasa, ce qui constitue à la fois un énorme défi et une consécration du renouveau de la Rdc.
Pour Mme Elisabeth Tshombe, représentante du chef de l’Etat congolais pour l’OIF, l’organisation de cet événement n’est pas un plaisir comme on peut bien le dire mais, c’est une question de communication par rapport à la communauté internationale et aussi redonner aux Congolais le goût d’un travail collectif parce que le sommet sera un travail collectif de la société congolaise.
Le Professeur Lukusa Menda a indiqué que c’est un plaisir d’organiser ce sommet à Kinshasa et peut-être qu’à la fin on a une satisfaction morale de l’avoir organisé. Par rapport au travail, « je me demande si cette machine est déjà mise en route. En tant que professeur de français j’ai beaucoup d’inquiétude et je pose des questions sur ce qu’un professeur de Français est en droit d’attendre de ce sommet. Qu’est-ce qui aura ? Le Français est en difficulté en Rdc ».
Freddy Mulumba, journaliste au quotidien « Le Potentiel » et président de l’Union de la presse francophone -UPF-, section Rdc a relevé que c’est pour la première fois lors d’un sommet que les assises de cette union ne soient pas organisées. Elles ont lieu à Bucarest et au Québec, mais à Montreux ça n’a pas été possible. « Il paraît que les caisses suisses n’avaient pas assez d’argent ». Ce sommet sera une occasion pour l’image du pays puisque l’image de la Rdc à l’extérieure est négative. « Je pense qu’en 2012, on va démontrer de quoi la Rdc est capable ».

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