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jeudi 27 octobre 2011

Portrait du futur Président de la République


La nation congolaise a besoin d’un dirigeant détaché de l’argent. Au moment où la nation s’apprête à élire ses dirigeants, il nous est un devoir d’élever notre voix afin d’aider les citoyens congolais dans le choix qu’ils vont bientôt faire. Ce devoir nous vient d’abord de notre droit en tant que citoyens de ce pays, puis de la responsabilité qui nous est confiée par l’Eglise d’animer le laïcat de sorte que les fidèles chrétiens arrivent à assumer leur mission de disciple du Christ dans le monde afin de l’imprégner de l’esprit de l’Evangile, c’est-à-dire : travailler à transformer les structures sociales et politiques qui gouvernent le monde pour en faire des lieux de service à tous et pour tous, particulièrement pour les plus faibles, selon la prescription du Maître lui-même qui nous dit : « que celui qui veut être le plus grand parmi vous, soit le serviteur de tous ». (Matthieu 20, 26)
Dans le contexte actuel de notre pays, celui qui veut être le plus grand parmi nous doit se mettre au service de la Nation toute entière en organisant le pouvoir de manière à répondre efficacement aux défis auxquels sont confrontés les citoyens ordinaires, les petits et les humbles. La Nation congolaise a besoin d’un serviteur entièrement consacré à résoudre les problèmes du peuple et à défendre sans complaisance les intérêts de la Patrie. Il doit s’engager sans équivoque à :

Arrêter tous les réseaux de détournements des deniers publics
1.     Mettre fin à la complicité des politiques avec les trafiquants de minerais et autres ressources naturelles qui alimentent les conflits dans l’est du pays
2.     Mettre fin effectivement à la subordination au Gouvernement des autres pouvoirs et Institutions de l’Etat singulièrement le Pouvoir judiciaire et les Institutions de contrôle de l’action gouvernementale.
3.     Mettre fin à la politisation et à la privatisation des Forces armées, de la Police, de l’Agence Nationale de Renseignements, des Entreprises publiques et de la Fonction publique dans son ensemble.
Pour relever ces défis, au-delà des programmes et stratégies d’action, il faut un meneur d’hommes, apte à tracer une ligne de conduite et à défendre ses idées devant la Nation. Outre les aptitudes et l’expérience professionnelles indispensables à l’exercice de la plus haute charge de l’Etat, la Nation congolaise a besoin d’un Chef de l’Etat qui doit être exemplaire sur le plan moral et éthique, autoritaire, non manipulable aussi bien par les puissances financières étrangères que par les lobbies internes, y compris les groupes familiaux, claniques, ethniques et provinciaux.
Nous attendons un chef qui ne court pas derrière l’argent. Au contraire, en ce moment précis de l’histoire de notre pays, la Patrie a besoin d’une personne mûre, qui garde sa distance face à la tentation de l’accumulation des biens matériels, une personne capable de se contenter de son revenu officiel et d’insuffler cet esprit dans son équipe de travail.
 Notre pays a besoin d’un leader intègre, honnête et respectueux non seulement des engagements mais des principes qui fondent la vie publique, singulièrement l’assurance des convictions religieuses par la pratique non cachée de sa foi ainsi que le respect des lois et règles de la démocratie.
Qui parmi les 11 candidats rencontre ce profil ? Ou encore, qui d’entre les 11 a la meilleure cote ?
Afin de permettre aux électeurs de juger et de faire leur choix librement, en âme et conscience, il est indispensable que les candidats et leurs équipes de campagne débattent publiquement de ces questions. Nous encourageons aussi les leaders d’opinion à travers tout le territoire national à s’approprier ce débat en organisant des séances d’analyse sans complaisance, des profils des candidats.

Nous invitons les organisations socioprofessionnelles, les mouvements et associations d’apostolat des laïcs à organiser des exercices de cotation des candidats afin d’identifier ensemble et de manière objective celui qui parmi les 11 mérite de présider aux destinées de la Patrie pendant les 5 prochaines années.
                      
  Profil du Député national
Néanmoins, quel qu’il soit, le Président de la République ne pourra pas faire avancer la Nation s’il n’a pas l’appui et le soutien des autres Représentants du peuple, notamment les Députés nationaux.
Notre pays a besoin des élus qui non seulement connaissent les problèmes réels de la population mais surtout qui sont
1.     capables d’y proposer des solutions crédibles et réalistes ;
2.     déterminés à voir se réaliser ces solutions en contrôlant sans complaisance le pouvoir exécutif y compris les actes du Président de la République, afin notamment de freiner l’intrusion des cercles privés dans les affaires publiques de l’Etat ;
3.     capables de courage pour dire non à toutes les injustices institutionnalisées et surtout de résister eux-mêmes à la tentation de s’octroyer des privilèges que les autres citoyens n’ont pas
4.     capables de combattre en détectant à temps, en dénonçant et en se dressant courageusement, même au prix de leur vie, contre toutes les tentatives de personnalisation du pouvoir et les manœuvres qui freinent le développement de la démocratie et de la liberté de penser.
 Bref, des députés capables d’éviter à la Patrie de sombrer encore dans une autre dictature.  Un député n’est pas un constructeur de route, d’école… ni un dispensateur de cadeaux et de libéralités de toute sorte. Le député dont la Rdc a besoin est une personne qui :
a.     se dévoue à faire remettre de l’ordre dans l’administration de l’Etat pour que l’administration soit rétablie au profit des citoyens et de la collectivité nationale ;
b.     est vigilante pour voter des lois utiles sous l’éclairage de la foi en Dieu et de la morale
c.      est courageuse et capable de soutenir une position sans se compromettre dans la corruption particulièrement lors du contrôle de l’action du gouvernement et l’examen des lois stratégiques.
Qui parmi les 18.500 candidats remplissent ces critères ? A chacun d’entre nous de juger en âme et conscience.
Il est en effet possible aux électeurs de déceler les meilleurs candidats, les meilleurs fils et filles de la Nation. Meilleur ne signifie pas celui qui parle bien, ni encore moins celui qui est riche ou qui fait le plus de cadeaux. Meilleur signifie : celui qui est honnête, intègre, humble, respectueux des autres, compatissant, compétent et qui a une vision claire des intérêts de la communauté tant locale que nationale. Ce n’est point une question de parenté ni d’amitié. C’est une affaire de compétence et de vision. L’idéal aurait été que chaque circonscription électorale choisisse les meilleurs de ses fils et filles pour les faire avancer sur la scène nationale.
Le meilleur est celui qui craint Dieu et aime son prochain.
      
                            Fait à Kinshasa, le 10 octobre 2011   
                                  
Elias Karokoli   Mihigo                                      Crispin Nlanda Ibanda

Vice- Président                                                             Président

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