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lundi 29 août 2011

Une nouvelle plate-forme pour la recherche d'un candidat commun à présenter à la présidentielle


Une nouvelle plate-forme de l’opposition a été mise en place et a fait sa sortie officielle a eu lieu samedi 27 août 2011 dans la Commune de Kasa-Vubu à Kinshasa. Initiative pour un Congo Nouveau - ICN - regroupe six partis politiques dont la Cdc de Florentin Mokonda Bonza, le Rsf du Professeur Lunda Bululu, l’Atd de José Makila Sumanda, le Fntc de Mathieu Kalele, l’Inadec de Engulu Bangaampongo et le Pdsc de Boboliko Lokonga.  Cette plate-forme se veut un forum de dialogue appelé à œuvrer pour la désignation du candidat commun de l’opposition. Et elle s’engage à contribuer à l’élaboration d’un programme commun de gouvernement.
In extenso le discours de M. Gilbert Kiakwama Kia Kiziki, président du Groupe parlementaire des Démocrates-chrétiens.
Bonjour à tous, et bienvenue.
Nous sommes réunis ici aujourd’hui à l’occasion de la naissance d’un rassemblement politique nouveau, l’Initiative d’un Congo Nouveau - ICN -. Je vous remercie d’avoir accepté d’être les témoins des premiers pas de notre enfant. Gageons qu’avec une nouvelle communauté aussi nombreuse et aussi bienveillante à ses côtés notre enfant sera robuste, heureux et plein de succès.
André Boboliko et Mokonda Bonza

A l’occasion de cette cérémonie, mes pairs m’ont confié la très agréable tâche d’annoncer ce petit mot de bienvenue et d’introduire le Très Honorable Florentin Mokonda Bonza, président que l’ICN s’est choisi et qui, à ce titre se chargera de vous dire à tous, ce qu’est l’ICN, ce à quoi elle aspire, et qui en sont les membres.
Pour ma part, comme je ne peux pas déflorer le sujet de mon président, ni empiéter sur ses compétences, je voudrai profiter de l’occasion qui m’est donnée ici pour vous dire très brièvement, en toute vérité, en toute justice, selon ma tradition, non pas ce qu’est l’ICN, mais ce qu’elle ne sera pas.
Chers amis,
Soyez rassurés que jamais l’Initiative pour le Congo Nouveau ne sera une plate-forme de circonstance. Jamais elle ne sera la mère-porteuse d’une autre idée politique inféodée. Elle est en effet l’aboutissement d’une longue réflexion et de longues discussions. Ses membres se sont réunis autour d’un idéal, d’une ambition commune, d’une soit d’éthique et d’une exigence de résultats.
Soyez rassurés que jamais l’ICN ne sera un facteur de désunion au sein de la grande famille de l’opposition. Les Démocrates-chrétiens, du fait de l’histoire de leur mouvement, du fait de leurs convictions sont par essence centristes, loi des extrêmes.
Mais il ne s’agit pas là d’un centrisme de consensus mou, qui refuse de choisir, qui ne croit en rien ou qui ménage la chèvre et le chou. Aucune alliance, aucune famille, surtout en politique, ne peut se former et prospérer sans une ligne claire, lisible et visible, issue de l’instauration entre ses membres d’un respect et d’une confiance mutuels, d’un dialogue permanent, et d’une représentation de chacun à la décision. C’est la recette que nous avons employé pour mettre sur pied la CDC, c’est la recette à laquelle que les membres fondateurs de l’ICN ont souscrit.
Comme j’ai eu à plusieurs reprises à l’occasion de le dire, il faut que les convictions et les désaccords de chacun de chacun soient ouvertement exprimés afin de trouver un consensus. A défaut, lorsque la question est une question de principe, une question fondamentale, pour ma part je défends le principe de la liberté de conscience de chacun, au nom de l’union.
Chers amis,
José Makila

En cinq ans, mes amis et moi que vous voyez réunis ici, nous avons tracé la ligne de force très claire, très lisible et visible. Le premier principe qui la caractérise : Vox populi, vox dei, La voix du Peuple est la Voix de Dieux. De cela il découle que le « je » de l’individu, n’a de valeur que par le regard de l’autre et en communion avec lui. Voilà résumé, en deux phrases, le principe du « Personnalisme communautaire ».
Les politiques que nous sommes n’’ont de valeur que celle que le peuple que nous servons nous accorde. Nous n’avons de valeur que dans où nous servons les aspirations et les intérêts de notre peuple. Voilà la promesse que nous faisons. Voilà l’engagement que je renouvelle : Peuple congolais, jamais nous te trahirons. 
Je vous remercie.

M. Florentin Mokonda Bonza a été désigné président de cette plate-forme politique. A l’issue des prochaines élections, les partis membres de l’ICN pour en assurer la mutation en coalition politique.
Discours du président de la plate-forme Florentin Mokonda Bonza
L’honneur échoit de vous saluer respectueusement et de vous témoigner notre profonde gratitude pour avoir accepté de rehausser de votre présence la cérémonie de ce jour, celle de participer à la naissance d’une plate-forme électorale, dénommée Initiative pour un Congo Nouveau, - ICN -, œuvre commune des formations politiques dûment représentées ici par leurs principaux leaders.
Nous célébrons l’avènement de regroupement politique, au moment où la République Démocratique du Congo, notre beau pays, est prête à entamer un nouveau cycle électoral qui aboutit au renouvellement des fonctions exécutives et législatives, aux niveaux national et provincial. Ce scrutin en perspective sonne ainsi le glas de la première législature de la Troisième République.
Gilbert Kiakwama
Les démocrates-chrétiens se félicitent d’avoir, tout au long de cette mandature, collaboré étroitement avec diverses forces politiques qui composent l’opposition plurielle  en République Démocratique du Congo. Tant qu’au Parlement en dehors de celui-ci, ils ont rencontré des compatriotes engagés comme eux dans un combat juste et noble, celui d’ériger au cœur du continent africain un Congo nouveau, un nouvel Etat digne et respecté où se côtoient les valeurs morales et républicaines telles que la liberté, la solidarité, la justice, le travail bien fait, le pouvoir service, un Etat créateur des richesses pour ses populations et disposé à œuvrer pour la paix, la sécurité et le développement avec tous ses voisins, dans un climat de parfaite harmonie et surtout de respect réciproque.
C’est cette volonté constante de vaincre et ce devoir patriotique légitime de construire une société nouvelle qui ne cessent de nous stimuler dans la praxis de la concertation, de l’échange, du dialogue permanent en vue de trouver ensemble les ressorts nécessaires à une action commune susceptible de constituer une vraie alternative dans le cadre du changement tant attendu par notre peuple. C’est pour nous une idée fixe qui hante à tout moment notre esprit durant nos heures de réflexion, de détente et de sommeil. 
Voilà le fondement de l’action menée au premier semestre de l’année 2011, où plusieurs rencontres ont été organisées, notamment celle de Nganda et de Fatima. En ce dernier lieu, par exemple, nous avons ensemble convenu de constituer une plate-forme électorale qui privilégie non pas les personnes, mais plus la vision, les valeurs morales et républicaines, la noblesse des objectifs, l’efficacité des actions, tout cela coulé dans un programme cohérant, réaliste et capable de susciter l’adhésion du peuple. Tout comme, notre opposition aujourd’hui n’est pas constituée contre les personnes, mais bien contre un système de gouvernement de prédation et de non respect de la personne humaine.
Une décennie s’est écoulée depuis l’avènement du régime en place sans qu’un changement notable ne s’opère dans les structures de l’économie congolaise, encore moins dans le tissu social qui ne cesse de se dégrader. Dans les villes, agglomérations urbaines et dans les campagnes, le vécu quotidien du Congolais moyen affiche un tableau plutôt sombre : l’eau et l’électricité font cruellement défaut ; l’insalubrité s’est incrustée dans l’habitat humain, le choléra, la fièvre typhoïde et le paludisme déciment les populations de tous âges tandis que le spectre de la poliomyélite menace toujours des millions de familles ; le sous-emploi des diplômés, le chômage, la lutte pour la survie et la baisse tendancielle du pouvoir d’achat font aujourd’hui du destin  naturel et sans espoir de la jeunesse congolaise ; la vétusté du réseau de transport, véritable goulot d’étranglement, bloque toute politique de relance et de développement du marché intérieur, les interminables errances des populations de l’Est comme du Nord-Est abandonnées à leur triste sort les déshumanisent et en font des laissés pour compte ; la contraction drastique de la production agricole et agroindustrielle qui plonge les populations dans un délestage alimentaire persistant et un état de malnutrition chronique.
Pendant ce temps, le territoire congolais, morcelé en plusieurs dizaines de milliers de carrés miniers, est livré sans précédent par des groupes armés nationaux et étrangers ainsi que par des entreprises pour la plupart domiciliées dans les paradis fiscaux, et ce,       au mépris de toute politique d’aménagement du territoire. Une question capitale mérite d’être posée : qui en tire profit ?
L’histoire retiendra que c’est tout juste une poignée de prédateurs nationaux et leurs complices étrangers qui s’enrichissent scandaleusement au détriment de l’Etat et du peule congolais. Au sein de l’Etat, il y a lieu de déplorer les inégalités qui ne cessent de creuser dans les grilles de rémunérations entre divers bénéficiaires émargeant à son budget.
Cette première législature touche à sa fin alors que le pays est en pleine crise. Une profonde crise de sous développement qui affecte tous les secteurs de la vie nationale. Une crise institutionnelle qui dépeint un Etat fragile en déliquescence, ayant failli à sa mission de bâtir une armée nationale congolaise et républicaine capable de défendre l’intégrité de son territoire circonscrit dans un périmètre de plus de 7.200 Km, un Etat qui a partiellement perdu sa souveraineté et qui abandonne des pans entiers de son territoire à des groupes armés nationaux et étrangers sans foi ni loi, un Etat qui fonctionne à plusieurs vitesses, faisant montre d’une insuffisance notoire en matière de gouvernance et incapable de protéger ses populations ; bref un Etat dont les animateurs, ayant perdu le sens de la mesure, n’ont de souci que le pouvoir et l’argent sans se préoccuper ni de l’opinion encore moins du bien-être de ceux-là qui les ont portés au pouvoir.
Cette crise est surtout morale. Elle affecte toutes les ressources humaines du pays, du sommet de l’Etat au commun des mortels. Elle se présente sous plusieurs formes : corruption, concussion, clientélisme, népotisme, incompétence, clanisme, coterie, etc. Elle anéantit toute volonté de progrès et condamne aussi bien notre pays que notre peuple à demeurer dans la pauvreté, l’ignorance, l’obscurantisme, les antivaleurs, le chômage, la mendicité, la flagornerie, la délation, bref le déshonneur et la honte.
L’absence d’un leadership visionnaire et clairvoyant enferme l’ex-République du Zaïre dans la léthargie voire l’hibernation, en dépit de sa position géostratégique des plus enviables, de ses dimensions continentales et de ses ressources humaines et naturelles remarquables. Non seulement notre pays     perdu son rôle de leader, passant de la locomotive au dernier wagon de la rame africaine, mais en plus la société congolaise a perdu tout le sens de la vertu.
Comment expliquer l’appauvrissement éhonté de la population congolaise des villes comme de l’arrière-pays, le caractère défoncé de la voirie urbaine dans les chefs-lieux des provinces, l’enclavement des zones de peuplement et de production, la destruction systématique des entreprises publiques qui jadis rendaient de services appréciables à la population - Onatra, Snel, Regideso, Ocpt, Rtnc, Rvf, Lac, …-, l’abandon des infrastructures publiques, médicales, universitaires et scolaires, pendant que l’on érige une Cité du Fleuve et que des buildings poussent comme des champignons ?
Après avoir brièvement brossé l’état de lieux de la situation qui prévaut en République Démocratique du Congo, je ne puis manquer de décrire l’tat préparatif des élections que nous voulons tous transparentes, crédibles et apaisées. Comme en janvier 2011, la Chambre basse a, dans une vitesse météoritique, fait adopter un projet de loi communément appelé les annexes à la loi électorale, malgré les insuffisances notoires signalées dans la gestion du fichier électoral.
En dépit de la justesse des arguments soutenus à la Chambre haute pour démontrer les graves lacunes observées dans le processus de nettoyage du fichier, la Commission électorale nationale indépendante s’est enfermée dans une logique suicidaire.
Les prises de position de ce dernier démontrent que le Pasteur Daniel Ngoyi Mulunda qui préside aux destinées de cette institution d’appui à la démocratie ne vise qu’un seul but : faire élire à tout prix le candidat de la majorité présidentielle. A la lumière aux préoccupations exprimées par l’opposition politique dans son mémorandum du 12 août 2011, le pasteur président n’envisage pas l’audit du fichier électoral, mécanisme juridiquement difficile, d’après lui.
Par contre, il serait disposé de voir la Majorité et l’Opposition désigner des experts en informatique pour, je cite « aborder et discuter la méthodologie du travail utilisée par nos techniciens pour fiabiliser le fichier ».
Il apparait clairement que l’opposition politique qui a toutes les raisons de douter de la fiabilité du fichier électoral devrait maintenant solliciter de la communauté internationale un soutien financier pour auditer ledit fichier.
Alors seulement la Céni pourrait rassurer tous les acteurs politiques, apaiser le climat en période électorale et garantir l’acceptation des résultats du scrutin par la majorité de la classe politique et l’ensemble de notre population.
Outre la question de l’audit du fichier électoral, bien des problèmes ne semblent avoir trouvé des solutions. D’abord, le calendrier fut modifié unilatéralement par la Céni qui a écourté la période de dépôt et de traitement des dossiers des candidatures : du 18 août au 5 septembre 2011.
Grâce à la suspension de la session et à la prorogation par la Céni de la période de dépôt des candidatures, nombres de parlementaires peuvent maintenant repartir en province pour déposer leurs dossiers alors qu’il n’y a plus qu’une compagnie aérienne pour desservir le Congo profond. Pour beaucoup d’entre eux, le voyage est censé se prolonger dans une embarcation ou sur une moto en vue d’atteindre le chef-lieu d leur territoire.
Ensuite la Céni n’explique pas matériellement comment va-t-elle procéder pour commander les bulletins de vote dont l’impression ne peut débuter que lorsque les listes des candidats aux élections législatives, circonscription par circonscription, auront été mises à jour, c’est-à-dire logiquement vers fin septembre ou début octobre.
Enfin, le temps nécessaire au transport du matériel électoral dépendra du pays de fabrication - Afrique du Sud, Europe, Moyen Orient ou Asie - et du mode de transport - aérien ou maritime -. Encore faudra-t-il en assurer la distribution à tous les coins et recoins du pays à partir de 16 principaux centres sélectionnés par la Céni.
Pour mener à bon terme cette dernière opération, la Céni est appelée à s’entourer de toutes les garanties de transport et de sécurité. Était-il indispensable de commander des isoloirs en dehors de la Rdc ? N’était-ce pas là l’opportunité de faire travailler les Pme congolaises ? Hélas !
Garantie de transport, car eu égard au niveau de dégradation avancé du réseau routier et à la carence des moyens adéquats, d’une part ; à l’état d’abandon de certains aérodromes et à l’insuffisance d’aéronefs, d’autre part ; on ne peut logiquement recourir qu’aux hélicoptères, sinon aux bicyclettes et autres motos. Quelles quantités peut-on confier à des cyclistes et pour combien de rotations ?
Garantie de sécurité, car le risque d’attaque des convois n’est pas à exclure, notamment dans certaines provinces. Au Sud-Kivu, le groupe arme de Yakutumba a sévi il y a à peine quelques jours. Dans la Province Orientale, les rebelles ougandais de la Lra ne cessent d’inquiéter et l’insécurité entraine toujours les déplacements des populations. Comment peut-on organiser des élections libres sous l’œil menaçant des troupes régulières ougandaises encore en campagne dans les territoires d’Ango, de Dungu et de Faradje ?
Nous avons décidé d’uni nos forces pour construire notre pays, refonder l’Etat congolais et le rendre fonctionnel sur l’ensemble du territoire, le doter d’une armée nationale et républicaine capable de défendre la République dans es frontières héritées de la colonisation, forger une société congolaise nouvelle respectueuse de la diversité culturelle  et privilégiant la dignité de la personne humaine, bâtie autour d’un Etat de droit démocratique et laïc, fondée sur les valeurs de liberté, de justice, de la solidarité, du respect de la propriété publique et privée, de la responsabilité et de l’égalité.
Denis Tabiana et Ndombe Sita
 S’agissant de la société congolaise nouvelle, nous pensons à une société de bonne gouvernance dans laquelle les vertus et les valeurs servent de repères, de critères de sélection et de promotion des cadres et des dirigeants. Nous avons toujours frais en mémoire certains modèles du passé : nous citons, le président Joseph Kasa-Vubu, les Premiers ministres Joseph Ileo et Cyrille Adoula. Voilà des personnalités politiques qui ont marqué les dix premières années de l’indépendance de notre pays, non à cause de leur pouvoir, de leurs comptes en banque ou du nombre de véhicules de leur escorte, mais de leur probité, de leur sens du devoir, de leur sens élevé de patriotisme. Nous voulons imiter ces monuments dans la gestion des affaires publiques.
Nous voulons une société congolaise qui nourrît ses enfants ; qui crée des conditions pour leur éducation familiale et scolaire ; qui se préoccupe de leur santé ; qui donne la chance à tous, quelle que soit leur origine ; qui limité l’effectif de ses militaires et policiers, les loge, les vêtît, paie leur solde et s’assure de leur discipline ; qui paie ses agents et fonctionnaires ; qui reconnait les mérites de différents corps professionnels ; qui adopte une politique de développement équilibré ; qui promeut la justice et la lutte contre les antivaleurs, notamment la corruption, la concussion, le clientélisme et l’impunité ; qui favorise la compétition et l’émulation.
Aussi, nous consentirons tous les sacrifices pour promouvoir une démocratie moderne et combattre toute velléité d’instaurer une nouvelle dictature en République Démocratique du Congo. Nous nous engageons à redorer le blason terni de notre pays sur l’échiquier africain et international, à lui faire jouer le rôle de premier plan qui lui reconnait sa vocation africaine.
La plate-forme que nous inaugurons aujourd’hui est ouverte à tout parti politique reconnu en République Démocratique du Congo, qui partage la même vision et qui s’engage à concourir à la réalisation de ses objectifs. Elle peut conclure des alliances avec des partis ou des regroupements politiques légalement constitués.
L’objectif ultime de la plate-forme est d’unir les efforts des partis signataires en vue de parvenir à l’alternance, nous entendons la conquête par l’opposition de la magistrature suprême et de la majorité dans les assemblées délibérantes à tous les niveaux. Pour y parvenir, la plate-forme se veut un forum de dialogue appelé à œuvrer pour la désignation du candidat commun de l’opposition. Elle s’engage à contribuer à l’élaboration d’un programme commun de gouvernement.
La plate-forme est dotée de deux structures pour son fonctionnement :
-         la plénière des présidents, organe d’orientation et de décision. Elle est composée des présidents des partis membres, des membres du bureau de coordination ainsi que des présidents des groupes parlementaires issus des partis membres ;
-         la coordination elle-même composée d’un bureau et de trois délégués par parti membre. La coordination est dirigée par un coordonateur assisté d’un coordonateur adjoint et d’un porte-parole, tous désignés par la plénière.
Il est prévu qu’à l’issue des élections, les partis membres de la plate-forme se retrouvent pour en assurer la mutation en coalition politique.
Au terme de cet exposé, je m’en voudrais de ne pas vous réitérer les remerciements des partis membres de la plate-forme pour votre présence réconfortante. Après avoir décrit en quelques mots la situation prévalant dans le pays en cette fin de législature, j’ai tenté de montrer la nécessité et l’opportunité d’un changement radical dans la conduite des affaires publiques en République Démocratique du Congo.
Mes collègues et moi sommes convaincus que c’est dans la fédération de nos énergies qu’ensemble nous pourrons relever le défi face aux divers enjeux nationaux, africains et internationaux : défi du leadership, défi de refondation de l’Etat, défi du travail bien fait, défi de la souveraineté, défi de la pratique des vertus, défi de l’excellence, défi de la compétitivité, défi de la modernité, défi du placement du Congo sur orbite africain, défi de la mondialisation, etc. Notre plate-forme, ouverte à tous les partenaires poursuivant les mêmes objectifs, se veut être l’une des pierres nécessaires à la construction d’un nouvel édifice.
L’enjeu du moment pour nous, c’est d’une part les élections transparentes, crédibles et apaisées ; et d’autre part, une alternative crédible pour conduire le vrai changement. A cet effet, notre plate-forme exige un audit du fichier électoral et l départ de la Rdc de toutes les forces étrangères invitées et non. Elle va apporter sa modeste contribution pour la désignation d’un candidat commun consensuel de l’opposition.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo8 Je vous remercie !

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