APO

mardi 14 août 2012

Les consultations pour le Fédéralisme initiées par M. Gabrielle Kyungu à la base des violations des droits de l’Homme


L’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme, ASADHO, est vivement préoccupée par  les violations des droits de l’Homme consécutives  aux  consultations que M. Gabriel Kyungu wa Kumwanza organise en vue de réunir 100.000 signatures pour obtenir la révision constitutionnelle et l’ instauration du fédéralisme en République Démocratique du Congo.  
En date du 28 juillet 2012,  lors de la consultation organisée par M. Gabrielle Kyungu wa Kumwanza à Kipushi, ville minière située à 30Km de la ville de Lubumbashi,  MM.  Francis Woto  Mpunga,  Juge au Tribunal de Kipushi, et Taty Ngoyi  Kayumba, Défenseur Judiciaire, ont été tabassés et le par-brise de leur  véhiculé immatriculé  KT0701BB cassait par  les militants de l’Union Nationale des Fédéralistes du Congo, Unafec en sigle, au motif qu’ils circulaient sur la voie principale pendant que la caravane motorisée de Monsieur Gabriel Kyungu wa Kumwanza passait.
En date du 3 août 2012, la sénatrice Goya Kitenge en vacances parlementaires à Lubumbashi est intervenue sur la chaîne de télévision Jua, appartenant à M. Jean-Claude Muyumbo, dans l’émission «  Fura ya Katanga » pour expliquer les avantages et inconvénients de la décentralisation et du fédéralisme.
A la fin de l’émission, elle a reçu des appels téléphoniques et sms insultants. Elle a été aussi d’être traitée de traitre par rapport à la cause du Katanga et d’être contre M. Gabriel Kyungu wa Kumwanza.
En date du 4 aout 2012, elle a reçu des informations selon lesquelles certains individus non autrement identifiés se prépareraient à aller incendier sa maison située sur l’avenue Tabiala, n°202, dans la commune de Lubumbashi, à Lubumbashi. Elle a saisie les autorités provinciales et nationales au sujet de ces menaces, en sorte qu’à ce jour les policiers ont été commis à sa protection et celle de sa maison.
L’ASADHO estime que la tendance à imposer les seules vues de M. Gabriel Kyungu wa Kumwanza sur les questions politiques au Katanga constitue un grand obstacle l’émergence d’un débat démocratique sur les questions d’intérêt national.
 
Face cette situation, l’ASADHO recommande :
Au gouvernement
 - d'interpeler le Président de l’Assemblée Provinciale du Katanga en rapport avec les atteintes aux droits de l’Homme causées par ses militants aux autres congolais ;
 -d'exiger du Président de l’Assemblée Provinciale du Katanga de garanties que ses militants respecteraient la liberté d’expression des congolais qui sont contre le fédéralisme ;
 
Aux autorités judiciaires du Katanga
 
-  d'engager des poursuites judiciaires contre les militants de l’UNAFEC impliqués dans les atteintes aux droits de l’Homme dénoncées dans le présent communiqué de presse ;
   
A l’UNAFEC
 
-  de respecter la liberté d’expression de tout congolais qui intervient dans le débat démocratique pour contredire le point de vue de M. Gabriel Kyungu wa Kumwanza sur le fédéralisme,
-  de réparer les dommages causés à MM. Woto  Mpunga et Taty Ngoyi  Kayumba par ses militants. 

Lambert Mende répond à Gabriel Kyungu wa Kumwanza
 
Dans la province du Katanga, on parle du fédéralisme, le ministre des Médias, Relation avec le Parlement et à l’Initiation à la nouvelle citoyenneté, Lambert Mende Omalanga a estimé, au cours d’une conférence de presse qu’il a tenu14 août 2012 à Kinshasa, que ce n’est pas seulement dans cette province. A Goma dans le Nord-Kivu, il y a son ami Ngezayo qui a également parlé de fédéralisme.
« Je voudrai d’abord dire une chose que la liberté d’opinion est quelque chose que nous chérissons. Les gens sont libres de battre les idées sur l’organisation de l’Etat. Le problème est de choisir le moment opportun parce que dans un pays qui fait face à une agression militaire qualifiée, le monde entier exprime sa solidarité vis-à-vis de la Rdc », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter que « nous serions les seuls à croire que tout va bien Mme la Marquise, nous pouvons développer les débats qui peuvent opposer le tissu sociopolitique congolais entre les fédéralistes et anti-fédéralistes… Est-ce vraiment le moment ? » Cette question risque de confiner les Congolais à la distraction. Et donc, il faut savoir choisir le moment pour se lancer dans des débats qui risquent de diviser lorsque la maison commune est menacée.  C’est un problème de sagesse tout simplement, a conclue Lambert Mende Omalanga.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire