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vendredi 10 août 2012

Bulletin d’information société civile Nord-Kivu, 9 août 2012


Territoire de Lubero : deux policiers et un civil tués par des bandits armés
Les faits se sont passés vers 19 heures locales, la nuit de mardi à mercredi 8 août 2012, dans la localité de Vunyakondomya, dans la zone de Kipese, Groupement Luongo, en Chefferie de Baswagha, à environs 47 km, sud-est du Chef-lieu du Territoire de Lubero.
En effet, des bandits armés ont investi la localité, pour y perpétrer un pillage de porte à porte. Les policiers qui étaient, commis à la garde de leur sous-commissariat qui voulaient venir secourir la population ont été tiré par les membres de la bande qui leur avaient déjà tendue embuscade non loin de leurs installations.
Deux policiers, MM. Mbilika Ali et Ndovya Kivayinda, en ont succombé sur le coup. Un civil qui était par inadvertance de passage en lieu, a été également logé d’une balle dans sa tête ; ce de quoi il est décédé. Deux autres civils ont été tirés par les assaillants lors de leur opération ; ils s’en sont sortis grièvement blessés avant d’être admis au Centre de Santé de Nyabili. Les morts ont été ensevelies le soir de ce mercredi, sous une forte émotion des villageois.  
Pour le moment, nous apprenons que la police vient de mettre la main sur 4 suspects dont une femme. Ils seraient soumis à l’interrogatoire la journée de ce jeudi et détenus à la police.
La Coordination provinciale de la Société civile du Nord-Kivu qui condamne avec véhémence cette barbarie, en appelle à l’implication des autorités provinciales pour que cette bande criminelle soit appréhendée. 

Sommet de Kampala : véritable raté
Le sommet tenu mardi 7 et mercredi 8 août courant par les Etats membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a accouché d’une souris. En réalité notre structure qualifie ce sommet d’un véritable raté au regard des attentes dont se faisaient les Congolais quant à ce.
En substance, tout le monde était convaincu qu’au sortir de ce cadre, il sera déployé immédiatement cette force internationale neutre devant  éradiquer le M23, les FDLR et les autres forces négatives. Ironie du sort !
Il faudra encore attendre au moins un mois pour que les membres de la sous-commission mis en place (ministres de Défense des Etats de la Région des Grands Lacs) conviennent sur les modalités de sa configuration, avant parler du moment de sa mise en œuvre.
Ce qui veut dire que les Nord-Kivutiens continueront à avoir leur mal à patience. Les atrocités de tout : recrutements forcés, tueries de civils, viols des femmes, administration parallèle, insécurité, déplacements des populations imposées par le M23 se poursuivront pendant plus d’un mois. C’est trop. On devait avoir pitié de la population ; c’est la moindre de chose.
Et comme pour se moquer des Congolais, l’Ouganda, l’un de pays agresseurs qui a convoqué ses assises prétend donner un million de dollars américains à titre d’appui humanitaire aux victimes de la guerre au Nord-Kivu.
Tout le monde le sait, non seulement l’Ouganda est lui-même pays agresseur, mais il est redevable devant la RDC à la suite de des atrocités perpétrés à Kisangani lors des affrontements qui avaient opposé son armée à celle du Rwanda durant 6 jours à Kisangani (en Province Orientale). 
La Coordination de la Société civile du Nord-Kivu appelle la population congolaise à ne pas céder à la duperie de l’Ouganda qui donne par une main, en fouettant par une autre.
Ce n’est pas par bonne foi que Kampala a organisé ce sommet, mais pour brouiller les efforts de la Communautés internationale, afin que ne soit pas  aperçu sa main dans le conflit du M23 et pour dissimiler son agression ou fragiliser tout éventuelle décision du Conseil de Sécurité.
Ce qui étonne tout le monde, c’est de voir que Kinshasa soit satisfait de ce sommet inutile. Alors qu’on sait que si le M23 avait le contrôle d’une seule Commune de Kinsha, on ne lui laisserait pas même deux jours. La déduction la plus simple parait que : les Nord-Kivutiens sont sacrifiés par tout le monde.
Qu’adviendra-t-il, lorsque la population va elle-même se prendre en charge pour trouver solution à sa manière au problème ? Il faut éviter à tout prix le scandale.


Nord-Kivu : témoignages sur les menaces sécuritaires du vice-président de la société civile provincial et ses collègues
Des menaces matérielles à mon endroit : le matin de ce mardi 7 août, vers 1 heure 45, des bandits armés vêtus en redingotes  se sont introduits dans ma résidence en Ville de Beni, Commune Mulekera, sur rue Mbutsi n° 75. Ils ont forcé le portail de l’enclos, pour accéder dans la parcelle. Ces inciviques ont réussi à casser les portes de certaines pièces de la maison dont le petit dépôt des boissons et le garage-interne. C’est grâce au concert de sifflets et klaxons de voisins que les assaillants n’ont pas eu le temps matériel d’accéder à l’habitation.
Le Maire de la Ville de Beni et l’Inspecteur Urbain de la Police alertés ont envoyé des policiers patrouilleurs, qui sont arrivés 45 minutes après départ des inciviques. Avant de s’en aller, les assaillants ont détruit méchamment certains biens (cassés des bouteilles en boissons) et emportés d’autres dont une moto de marque Senke. C’est qui est curieux, alors qu’il y a des officiers militaires à deux parcelles du lieu, aucun militaire n’est intervenu en dépit des alertes des voisins.
Ce sms anonyme  a précédé la dite visite indésirable : il a été reçu à 17h12, de lundi 6 août 2012. Non signé,  il provenait du numéro +243.973.982.285 avec un message en kiswahili :<Weye Omari Kavota, usizanie uko nguvu ku liko Nyamwisi Muving wa kabila yako ao Kidubai. Chunga, Tu Ko Na Kufata. Attention !! Ta vie ert endanger ! Mwenzako Toma Dake ambao wametika mambo yetu unamushin da nini ?Wenye wiko nakupa mahabari, naweye munasiku  kidogo. Tuko wengi Na mu kabila zote utungoye>. Cela se traduit littéralement de manière suivante : <Toi Omari Kavota, ne penses pas que tu es plus fort que (feu) Nyamwisi Muving ou Kidubai. Sois prudent, nous te suivons. Attention !! Ta vie est en danger. Ton Collègue Thomas D’aquin vient d’accepter nos choses ; à quoi le dépenses-tu ? Ceux qui te fournissent les nouvelles et toi avez moins de jours. Nous sommes nombreux et dans plusieurs ethnies ; attends-nous.>. Ce message est la stratégie propre aux déstabilisateurs, agresseurs ou alliés ne nous découragera pas. 

Des menaces à l’endroit de collègues dits proches collaborateurs
- M. Guy Boyoma (Vice-président de la Société civile en Ville de Beni, Tél : +243.822.380.000) : Dans moins d’une semaine, il a été visité deux fois par un groupe d’hommes armés qui s’introduisaient à son domicile située en Commune de Mulekera, Quartier Kalinda, cellule Macampagne, sur Avenue Biheshe, n° 21 (non loin de l’Institut Mapambazuko) :
- Lundi 23 juillet 2012, entre 2h30 et  3h15’, ces inciviques ont opéré au domicile de la victime. Ils ont cassé la porte de son enclos avant de tenter pendant tout ce temps de casser la porte principale de sa maison. Ce n’est qu’à l’arrivée des éléments FARDC et de la PNC que ces malfrats ont pris le large;
- La nuit de mercredi à jeudi 26 juillet, entre 23 et 1h50’, les mêmes hors la loi ont investi le de nouveau domicile. Ils ont cassé une partie de l’enclos de la parcelle, encercler sa maison avant de tenter en maintes reprises de casser ses portes pour accéder à l’intérieur de la maison.  Cela, en dépit du concert de sifflets et bidons de voisins à titre d’alerte. Les assaillants se sont retirés à l’arrivée des FARDC venus au secours, vers 2h00 de ce jeudi, à la suite des appels urgents aux autorités. Il faut noter que M. Guy Boyoma a assumé l’intérim de son Président pendant plus de 3 mois, ce qui a fait qu’il soit celui qui passe plusieurs dénonciations   au nom de sa Structure et qu’il soit perçu comme étant qui fourni les éléments de son entité à la coordination Provinciale de la Société civile, un collaborateur directe qu’il faut réduire.
- M. Malikidogo Mutsuva (Président de la Société en Territoire de Lubero, tél:+243.819.305.495.) vit également la peur de ventre, à la suite des menaces des alliés du M23 et des FDLR. A coté de ces témoignages de l’Administrateur de Territoire de Lubero et sa suite lors de leur kidnapping par les Pareco, les FDLR ont aussi menacé. En effet, vers 15 heures de jeudi 2 août 2012, un groupe des FDLR ont intercepté un citoyen, Kakule Malikidogo, à Lwangongo, en Groupement Itala, dans la Chefferie de Batangi. La victime ayant été ravie sa carte d’identité, son postnom a fait ses bourreaux la confonde à Malikidogo Mutsuva de la Société civile ; ce qui lui a valu des tortures intenses jusqu'à ce qu’ils découvrent qu’ils se sont trompés de cible. Ils lui ont ravi ses 50 dollars américains et son potable, lui annonçant qu’en cas où il était Malikidogo qui dénonce intempestivement leurs actes et les communique à Omar Kavota, il serait mort.

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