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dimanche 17 février 2013

Le Premier ministre de la Rdc, Augustin Matata Ponyo Mapon, se félicite des résultats obtenus lors de sa tournée à New York et Washington, du 3 au 9 février

Kinshasa, République démocratique du Congo (RDC), 15 février 2013 - « Les performances économiques du pays, la gestion orthodoxe des finances publiques et la lutte engagée par les autorités contre la corruption ont été saluées par l’ensemble de mes interlocuteurs », a déclaré Augustin Matata Ponyo Mapon, le Premier ministre de la République démocratique du Congo.
De retour de sa visite de travail à New-York et Washington, du 3 au 9 février, le Premier ministre de la République démocratique du Congo, Augustin Matata Ponyo Mapon, a tenu une conférence de presse à Kinshasa, le 14 février.
Il est notamment revenu sur son entretien avec Ban Ki Moon, le secrétaire général des Nations Unies, le 4 février. Sur la situation dans le Nord-Kivu, les deux dirigeants ont exprimé leur convergence de vue pour une signature, prévue avant la fin du mois, de l’accord-cadre régional prévoyant le déploiement d’une brigade d’intervention dans cette province. Ils ont également discuté d’un réaménagement du mandat de la Mission de l'organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco).
Cet accord-cadre doit être signé par la RD Congo, le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi, l’Angola, le Congo-Brazzaville, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, la Zambie, le Soudan du Sud, la République centrafricaine et l’ONU. « La brigade d’intervention se déploiera sous le label de la Monusco et plusieurs pays de la Sadec sont disposés à fournir les contingents nécessaires », a précisé le Premier ministre.
Concernant la modification du mandat de la Monusco, il doit permettre aux casques bleus « de s’interposer pour assurer la paix menacée par les groupes armés», a espéré le Premier ministre qui a obtenu des garanties quant à l’arrivée de drones dans la région entre juin et juillet.
Augustin Matata Ponyo Mapon s’est également entretenu avec plusieurs dirigeants des États-Unis : Chris Smith et Karen Bass (président et vice-présidente de la sous-commission Afrique au Congrès), Wendy Sherman (secrétaire d'État adjointe aux Affaires politiques), Robert Hormats (secrétaire d'État adjoint chargé de la Croissance économique, de l’Énergie et de l’Environnement ), Johnny Carson (secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines), Neal Wolin (secrétaire d’État intérimaire au Trésor), William Joseph Burns (secrétaire d’État intérimaire au Département d’État) et Grant Harris (conseiller spécial du président, Barack Obama, en charge des affaires africaines). « Les autorités américaines ont réitéré leur appel en direction de ceux qui soutiennent les groupes armés afin qu’ils cessent de le faire », a déclaré le Premier ministre.
Au volet économique, Augustin Matata Ponyo Mapon a rencontré, le 7 février, Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), et Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale. Après avoir souligné les performances économiques de la RD Congo, les dirigeants de ces deux institutions internationales ont exprimé leur volonté de continuer à travailler avec le gouvernement congolais. « C’est un engagement ferme », a précisé le Premier ministre.
Concernant la suspension du programme par le FMI, le 30 novembre 2012, en raison d’un défaut de transparence dans le secteur minier, Christine Lagarde et Augustin Matata Ponyo Mapon se sont prononcés en faveur « d’un nouveau départ ». « La question de la transparence dans le secteur minier sera traitée dans le cadre de discussions bilatérales » a précisé le Premier ministre qui a déjà signé, en janvier dernier, deux décrets fixant les conditions et les modalités des cessions d’actifs miniers. « Sous le leadership du chef de l’État, Joseph Kabila, nous sommes déterminés à mettre en place une nouvelle gouvernance », a conclu le Premier ministre.
 
Rappel des principaux résultats économiques en 2012
 
Entre 2009 et 2012, le taux de croissance annuel de la RD Congo est passé de 2,8 % à 7,2 %, l'inflation a été ramenée de 46 % à 2,7 % (le pays n'a jamais réalisé une telle performance depuis 1976), le franc congolais est resté stable, les investissements publics et privés ont sensiblement augmenté, la collecte de l'impôt a été optimisée et les recettes publiques ont plus que doublé, tandis que la richesse  nationale a été multipliée par deux. La prévision de croissance pour 2013 est de 8,2%. C’est la première fois depuis 1973 que la RD Congo va dépasser les 8 %.
Le gouvernement a également lancé toute une série de programmes financés sur fonds propres et avoisinant les 200 millions de dollars (agriculture, transport, énergie, routes, éducation…). Le versement du traitement des fonctionnaires a été « bancarisé ». Quant à la production minière, à plus de 600.000 tonnes pour le cuivre en 2012, elle a dépassé les niveaux historiques des années 1970-1980.

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