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lundi 3 juin 2013

La visite de Déo Nkusu au Bas-Congo apporte le malheur au maire de la ville de Matadi



En visite privée à Matadi dans la province du Bas-Congo, Déo Nkusu a été bien acceuilli à la surprise générale. Du coup des sanctions sont tombées contre le maire de la ville portuaire. Le gouverneur Jacques Mbadu a adressé une demande d'explication à JeanèMarc Nzeyidio. 

Déo Nkusu, Bonjour
Bonjour.
Vous êtes rentré au Bas-Congo pour défier Jacques Mbadu ?
Non. Loin de là et vous savez que je n’ai qu’une seule adresse. C’est celle de Matadi. Je suis un élu de la ville de Matadi, député provincial. A Kinshasa, je n’ai qu’une résidence secondaire où mon épouse est en train de terminer sa spécialisation en chirurgie. J’avais pris trois mois de repos et naturellement je suis rentré sans fanfare ni trompette dans ma province.
Vous le dites mais on peut préparer discrètement une activité politique ?
Vous savez d’ordinaire on met des banderoles pour dire que la population de Kasangulu reçoit l’ancien gouverneur pour lui souhaiter la bienvenue. Ailleurs, on fait fabriquer des T-shirts. Ca je ne l’ai pas fait. Je crois que tout le monde s’en est rendu compte. Les gens m’ont remarqué puisque ça fait huit ans que j’ai passé au Bas-Congo comme vice-gouverneur et presqu’une année comme gouverneur intérimaire. Tout ça grâce au président Joseph Kabila à qui je rends encore hommage.
Avec comme objectif de récupérer le fauteuil perdu ?
Non, non, non. Je ne suis pas obsédé par le poste de gouverneur. Vraiment loin delà.
Vous avez eu du mal à quitter votre province avec plusieurs décisions judiciaires. Aujourd’hui, vous revenez au Bas-Congo comme si vous tenez toujours au poste de gouverneur ?
La procédure judiciaire, c’est à fait normal. Quand la Constitution n’est pas respectée, elle est bafouée mais c’est tout à fait normal. Quand vous regardez la gestion d’aujourd’hui c’est pareil. Le gouvernement de la province du Bas-Congo a quinze ministres sinon seize au lieu de dix. C’est inacceptable. Malheureusement, le ministère a perdu la tutelle sur les institutions provinciales. Mais je vous dis que ce sont des commissaires généraux qui sont des ministres déguisés parce qu’ils participent aux conseils de ministres et ils ont une voix délibérative. Moi je considère que je n’ai pas été seulement nommé mais aussi j’ai été élu. Et désormais là où moi je veux travailler, dans ma province en tout cas, nous devons veiller à cette situation que je sois en fonction ou pas. Nous avons dit que nous allons créer un courant conte les antivaleurs.
Vous voulez nous dire que la gestion de la province pose problème ?
Et aujourd’hui, la gestion de la province du Bas-Congo pose problème à tout point de vue. L’organisation de l’Etat et du gouvernement par exemple, la mise en place du gouvernement provincial, comment on a traité le personnel... Les gens qui ont travaillé plus de cinq ans au gouvernorat, certains d’entre eux travaillent avec des contrats à durée déterminée. On a même licencié le personnel administratif. Je n’en veux pas aux autorités actuelles de la province mais je dis quand il faut licencier des gens, mettre fin à leur contrat, il faut respecter les normes et les règles. Pour le paiement des indemnités, ceux qui ont travaillé avec nous on les a payés en divisant par deux leurs indemnités que nous avions décidées. Alors que ceux qui avaient travaillé avec le gouverneur Mbadu en 2000 sont payés comme il l’avait été décidé.
Mais c’est le nouveau gouverneur qui a décidé pour la première fois d’effectuer une rétrocession jusqu’aux entités territoriales décentralisées ?
Eh bien, il le fait aisément grâce au président de la République et au gouvernement Matata qui, je dois l’avouer ici, nous a payé la rétrocession en temps réel. Il a aujourd’hui 300.000 dollars américains en plus.
Qu’il pouvait affecter à autre chose ?
Moi je commençais par réformer notre régie financière – Régie provinciale d’encadrement des recettes du Bas-Congo - Répère - que vous appelez à Kinshasa "Dgrk", Direction générale des . Je fais un audit de performance et de gestion parce que le président nous avons octroyé la taxe sur débarquement. Ce qui a fait nos finances augmentées de 800.000 dollars américains. D’ailleurs, nous pouvions même faire plus. Lorsque je suspends le directeur de la Régie financière au mois de décembre 2012, au mois de janvier 2013, son remplaçant M. Manzonzika qui était un inspecteur des impôts, j’avais fait déjà nommer comme chargé de mission dans la même structure à l’époque de Mbuta Mbatshi a produit 500.000 dollars américains de plus qu’au mois de décembre.
Vous avez déjà rencontré Jacques Mbadu depuis la remise et reprise ?
Non, nous n’avons plus encore eu cette occasion là.
Vous vous êtes fâché après votre défaite pour devenir gouverneur de la province du Bas-Congo ?
Je vous rappelle seulement qu’en 2006, c’est moi qui avais porté le dossier de notre candidature mais malheureusement il fut écarté en dernière minute. Mais je tiens à vous dire simplement que je n’ai pas de rancœur. On a ouvert une action disciplinaire contre le maire de la ville de Matadi et le numéro un du protocole et son adjoint sont suspendus, le chef de division aussi de Soneca est suspendu. Malheureusement parce que le succès qu’a connu mon arrivée dans la ville de Matadi a beaucoup gêné. 
Quelle est votre vision pour le développement pour la province du Bas-Congo ?
Le développement de la province du Bas-Congo passe trois éléments simples, l’agriculture, la transformation des produits agricoles et enfin la création et le développement des petites et moyennes entreprises. Le développement de notre pays en général et de notre province en particulier passe par là.
Déo Nkusu, je vous remercie.
C’est moi qui vous remercie.

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