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mercredi 12 juin 2013

Conférence de presse des Nations unies du mercredi 12 juin 2013



Madnodje Mounoubai: Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Membres de la presse, Auditeurs de Radio Okapi, Bonjour et bienvenue à ce rendez-vous hebdomadaire.
Activités des Composantes de la MONUSCO
Activités de l’Equipe-Pays
Situation militaire
Nous commençons cette conférence par vous annoncer que le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a nommé le lundi 10 juin 2013, Monsieur Martin Kobler, de nationalité allemande, comme le prochain Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Chef de la MONUSCO. M. Kobler est actuellement le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Irak.
Pour sa part, M. Meece quittera ses fonctions le 10 juillet prochain après trois années passées à la tête de la MONUSCO. Le Secrétaire général des Nations Unies lui exprime sa gratitude pour sa contribution remarquable et son dévouement dans l’appui à la mise en oeuvre du mandat de la MONUSCO, durant ces trois dernières années. La notice biographique du nouveau Représentant spécial vous sera remise à la fin de cette conférence.
Activités des Composantes de la MONUSCO
Division des Affaires politiques :
L’Université de Kinshasa (UNIKIN) et L’Université Catholique du Congo (UCC) organisent, du 11 au 13 juin 2013 à l’Hôtel Sultani de Kinshasa, avec le soutien de la MONUSCO et du PNUD, un colloque sur « la problématique des originaires et non originaires en RD Congo ».
Les discussions du colloque tourneront autour des concepts relatifs aux originaires dans la vie économique (Bas Congo, espace Nande); aux études de cas autour de la problématique de la terre (Kasaï, Katanga, Kivu); au rôle de l’Etat; aux analyses et témoignages de gestion de cette problématique (Province Orientale, Katanga, Kivu); et les pistes de solution.
A l’issue de cette rencontre, les actes du colloque seront imprimés à 1 500 exemplaires, diffusés, et serviront de base à une série d’actions en province, assistées par la MONUSCO, afin d’adapter la problématique des originaires au contexte local. Ce processus aura lieu pendant la période 2013-2014. Le programme de ces assises vous sera remis à la fin de la conférence de presse.
Activités de l’Equipe-pays
Développement
FAO :
La FAO renforce les capacités des encadreurs des producteurs sur les techniques de multiplication des semences vivrières et des boutures saines de manioc dans le territoire de Lomela.
Vingt-quatre techniciens et leaders de différentes ONG de la province du Kasaï Oriental ont clôturé le jeudi 4 juin 2013, une formation de 5 jours sur les techniques de multiplication des semences vivrières et des boutures saines de manioc. Organisée par les experts du service national des semences (SENACEM), la formation rentre dans le cadre du projet « Programme de réponse intégré à la malnutrition et à l’insécurité alimentaire en RDC, territoire de Lomela », mis en oeuvre par la FAO.
Au terme de cette formation, la FAO s’attend à ce que l’encadrement des producteurs par ces techniciens formés induise l’accroissement de la production en dégageant des excédents commercialisables à la fin de la campagne agricole 2013.
Humanitaire
PAM :
Des « vivres contre travail » qui protègent l’environnement
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a commencé le 6 juin, la distribution de foyers métalliques et briquettes biomasses, en faveur de 5 500 ménages déplacés dans le camp de Mugunga III et les sites de déplacés de Mugunga I, Lac-Vert et Bulengo, dans la périphérie de la ville de Goma.
Ces produits ont été fabriqués dans le cadre du programme « Vivres contre travail » par des membres des communautés vivant aux alentours de ces sites. Ces personnes bénéficieront pendant quatre mois de rations alimentaires distribuées par CRSM, une ONG locale partenaire du PAM.
Les briquettes biomasses sont un substitut aux bois de chauffe et au charbon de bois. Leur utilisation dans les sites de déplacés vise à limiter la coupe abusive des arbres, notamment dans le parc national de la Virunga. Elles contribuent également à alléger les dépenses des ménages et à épargner aux femmes la corvée d’aller chercher du bois en forêt, activité qui les expose à des multiples risques de protection, dont les agressions sexuelles.
L’implication de la communauté d’accueil dans ce projet vise à améliorer sa situation alimentaire et à créer un climat de cohésion sociale entre déplacés internes et population hôte. En plus de la nourriture, la communauté d’accueil apprend des techniques de fabrication de combustibles et de gestion de l’énergie domestique qu’ils pourront vulgariser autour d’elles pour une meilleure gestion de l’environnement.
60 décès sur 112 cas de tétanos néo-natal en cinq mois en Province Orientale
D’une semaine à l’autre, les statistiques sanitaires en Province Orientale inquiètent et mettent en exergue les difficultés auxquelles sont confrontées les structures de santé dans cette province. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 60 personnes sont décédées sur les 112 cas de tétanos néo-natal (TNN) enregistrés dans la province entre janvier et mai 2013, soit un taux de létalité de 53 %.
Dans certaines zones de santé dont Lowa, Niangara, Niania, Poko et Yahisuli, toutes les personnes contaminées en sont mortes, ce qui fait du TNN un véritable problème de santé publique. L’OMS qui appelle les humanitaires à intervenir dans la prévention du TNN, estime que les mauvaises conditions d’accouchement, surtout en termes d’hygiène, seraient à l’origine de cette calamité.
Par ailleurs, 22.151 cas de paludisme dont 46 décès ont été rapportés dans la province, du 27 mai au 2 juin, contre 27.082, dont 55 décès la semaine précédente et plus de 30.000, dont 81 décès, la semaine d’avant. En outre, la province continue d’enregistrer des cas d’autres maladies à potentiel épidémique dont la méningite et le choléra. Bien que les acteurs humanitaires continuent d’apporter leur appui aux institutions de santé, des interventions plus robustes seraient nécessaires pour remettre sur pied tout le secteur sanitaire de la province.
Plus de 500.000 Euros pour assister environ 32.500 personnes vulnérables au Sud-Kivu
Depuis le 1 juin, l’ONG Christian Aid a débuté un projet d’assistance d’urgence et de protection ciblant 6.500 ménages (environ 32.500 personnes) vulnérables dans les territoires de Mwenga et Shabunda, au Sud-Kivu.
Ce projet, mis en oeuvre en partenariat avec deux ONG locales, vise les ménages déplacés, retournés et membres des communautés d’accueil, ainsi que les survivantes des violences sexuelles. Ces ménages seront assistés en articles ménagers essentiels, relance agricole, soutien psychosocial, réinsertion socioéconomique et en appui juridique. Ce projet est financé par Irish Aid (ONG irlandaise), à hauteur de 521.489 euros. En 2012, un projet similaire par la même ONG avait permis d’apporter de l’assistance à 4.750 ménages vulnérables dans les mêmes territoires. Ces deux territoires hébergent près 25 % des 702.000 personnes déplacées internes dans le Sud-Kivu.
Situation militaire
L’environnement sécuritaire à l’Ouest de la République Démocratique du Congo est demeuré globalement calme durant la semaine écoulée.
En Province Orientale, la Force de la MONUSCO et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) poursuivent la conduite de trois (03) opérations dans les districts de Haut et Bas-Uélé, notamment « Rudia II » (Retour II), « Bienvenue à la paix » et « Chuma Ngumi » (Poing d’acier), dans le but d’une part, de neutraliser les éléments résiduels de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) qui continuent de commettre des exactions contre les populations civiles ; et d’autre part, d’encourager ceux qui veulent se rendre volontairement à la section DDRRR de la MONUSCO.
Par ailleurs, les activités sporadiques de quelques éléments résiduels de la LRA ont également été rapportées dans le parc national de la Garamba, la semaine dernière.
Pendant la période sous examen, l’opération conjointe MONUSCO-FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) dénommée « Rudia II » (Retour II), lancée depuis le 27 avril 2009, dans le but de neutraliser les éléments de la LRA impliqués dans les exactions contre les populations civiles vivant dans les districts de Haut et Bas-Uélé et d’assurer leur protection, s’est poursuivie contre des éléments résiduels de la rébellion précitée, encore actifs dans ces régions.
Par ailleurs, l’opération conjointe des Forces onusienne et congolaise dénommée « Bienvenue à la paix », destinée à encourager dans la région de Dungu la reddition volontaire des éléments de la LRA à la Section DDRRR, se poursuit normalement.
Les opérations de recherche et de neutralisation des rebelles de la LRA signalés dans la zone de responsabilité de la Brigade d’Ituri de la MONUSCO, lancées depuis le 5 mai 2013 par la Force de la MONUSCO et les FARDC, dans le cadre de l’opération conjointe « Chuma Ngumi » (Poing d’acier), se poursuivent également dans cette province.
Les 3 et 6 juin 2013, dans le cadre du renforcement des capacités du personnel de l’armée gouvernementale, les instructeurs des Forces Spéciales Guatémaltèques de la MONUSCO ont mené à terme à Dungu, une session de formation dans divers domaines, au profit des militaires des FARDC.
Les activités menées par les miliciens du Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI) au Sud du territoire d’Irumu, continuent de rendre la situation sécuritaire tendue dans le district d’Ituri.
L’opération conjointe MONUSCO-FARDC dénommée « Iron Stone » (Pierre d’acier) lancée depuis le 20 octobre 2007 contre les miliciens du FRPI sévissant dans la collectivité de Walendu Bindi et les zones environnantes, dans le but de les neutraliser et de les contraindre à rejoindre le programme DDRRR, se poursuit normalement dans cette zone.
L’opération lancée depuis le 30 avril 2013 par les Forces onusienne et congolaise, dans le cadre de l’opération « Eagle claw » (les serres de l’aigle), visant à éradiquer les miliciens du FRPI du territoire du Sud d’Irumu et d’y faciliter le redéploiement des troupes gouvernementales, dans le but d’étendre l’autorité de l’Etat, et d’assurer efficacement la protection des populations civiles, se poursuit également.
Le 2 juin 2013, deux (02) militaires FARDC et un (01) garde forestier ont été tués au cours d’une attaque lancée par les Mayi-Mayi de la faction Paul Sadala, alias Morgan, contre les positions de l’armée congolaise à Epulu. Les rebelles ont blessé plusieurs civils, kidnappé deux (02) travailleurs Chinois dans une zone minière, pillé le village et emporté des biens de valeur.
Le 3 juin 2013, dans le cadre des activités civilo-militaires et de fraternisation avec les populations civiles, les Casques bleus du 1er bataillon Bangladais déployés au poste opérationnel de la Force de la MONUSCO de Bogoro, ont distribué à titre gracieux, des fournitures scolaires aux élèves de l’école primaire située dans la même localité. Des cadeaux spéciaux ont également été offerts aux trois premiers élèves du degré terminal. Le
but de cette action est d’encourager les élèves à travailler avec assiduité et à préserver une vie paisible dans son environnement.
A la même période, dans le cadre d’activités civilo-militaires, les Casques bleus déployés au poste opérationnel d’Aveba ont réhabilité l’axe routier Aveba-Gety en état de délabrement très avancé. Les autorités et les populations locales ont exprimé leur profonde gratitude à la MONUSCO, car l’axe réhabilité revêt une importance capitale pour la mobilité des personnes et les échanges économiques dans la région.
Le 8 juin 2013, le contingent de la Force de la MONUSCO déployé à Mahagi, a organisé une campagne médicale hebdomadaire, au cours de laquelle cent six (106) patients de la région souffrant de pathologies diverses, ont été soignés à titre gracieux.
A l’issue de travaux de réhabilitation exécutés dans le cadre des Projets à Impact Rapide [Quick Impact Projects (QIPs)], le commandant du poste opérationnel de la Force de la MONUSCO de Mahagi a remis à l’Administrateur dudit territoire, les bâtiments abritant les toilettes publiques situés au marché central de cette cité, en présence de l’Administrateur adjoint, du Maire de la ville, des chefs des villages et de plusieurs bénéficiaires de ce projet, qui ont publiquement exprimé leur gratitude à la MONUSCO.
Au Nord-Kivu, la situation sécuritaire demeure tendue suite à la recrudescence d’activités des groupes armés observée pendant la période sous examen, notamment les Mayi-Mayi Nyatura, à Rwaza et Musezero, et celles du groupe Mayi-Mayi Cheka, dans la région de Kibua et les zones environnantes.
La Force de la MONUSCO poursuit, à travers sa Brigade du Nord-Kivu, les opérations unilatérales dénommées : « Wide awake » (Réveil total), « Formidable » (Formidable) et « Silent Guns » (Armes silencieuses), visant à contrer toute menace des groupes armés contre la ville de Goma, notamment le M23 ; mais aussi à maintenir une sécurité optimale dans et autour de la capitale provinciale.
L’opération « Wide awake » (Réveil total), la MONUSCO a déployé des patrouilles d’intervention rapide dans la ville de Goma, où le Plan de Sécurité Interne a été activé au niveau moyen de la menace sécuritaire.
Agissant dans le cadre de l’opération « Formidable » (Formidable), les éléments du génie du contingent Sud-africain de la MONUSCO, continuent de renforcer le périmètre de l’aéroport de Goma, par l’érection d’une muraille.
Des patrouilles mobiles d’intervention rapide et les Observateurs Militaires de la MONUSCO continuent également d’être déployés à l’intérieur et autour de Goma, conformément aux objectifs de l’opération « Silent Guns » (Armes silencieuses), dans le but de prévenir toute incursion des forces négatives dans cette ville, notamment le M23.
Dans le cadre des opérations unilatérales « Blue Redoubt I & II » (Forteresse bleue I & II), la MONUSCO maintient le déploiement des ses troupes sur les collines Est et Ouest de Munigi, et ce, dans le but d’apporter le soutien nécessaire aux FARDC engagées dans la stabilisation de la situation sécuritaire au Nord-Kivu.
Par ailleurs, les Casques bleus Tanzaniens de la Brigade d’Intervention de la Force de la MONUSCO patrouillent régulièrement de jour comme de nuit, dans la localité de Sake et sur l’axe menant vers Goma. D’autres patrouilles sont également conduites conjointement avec le bataillon Indien de la MONUSCO, dans la ville de Goma. Le but est de se familiariser avec le terrain, et d’interdire toute activité des groupes armés dans cette zone.
Le 2 juin 2013, un (01) élément du M23 a été tué lors d’accrochages entre des pillards du M23 et les éléments d’un groupe d’auto-défense local à Buvunga, situé à 2 kilomètres à l’Ouest de Katale. Un (01) membre du groupe cité supra a été blessé et admis à l’hôpital de Rutshuru.
Le 4 juin 2013, deux (02) civils ont été tués et des maisons incendiées, lors d’attaques lancées par la faction Mayi-Mayi Cheka Nduma Défense du Congo (NDC), contre les positions des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) aux villages Birihe et Lukala, situé approximativement à 10 kilomètres au Nord-est de Pinga. Ces combats ont provoqué des déplacements massifs de populations locales vers Malemo et Kalembe.
Le 5 juin 2013, vingt (20) civils dont douze (12) étudiants et un (01) enseignant de l’Institut Butrande, suspectés d’avoir, selon le M23, favorisé l’infiltration des éléments Mayi-Mayi à Kiwanja, ont été arbitrairement arrêtés par ce mouvement rebelle, et transférés au camp Pena du M23, à Rutshuru. Après d’énormes efforts déployés par le poste opérationnel de la Force de la MONUSCO de Kiwanja, le M23 a finalement libéré tous les étudiants les 6 et 8 juin 2013.
Le 8 juin 2013, les patrouilles du poste opérationnel de la Force de la MONUSCO de Nyabiondo, déployées autour du marché de cette localité, ont assuré la sécurité d’environ quatre cents (400) personnes le week-end dernier.
Le 9 juin 2013, environ quatre cents (400) habitants de Buniyampuli, fuyant l’incursion de quarante (40) éléments du groupe Mayi-Mayi Nduma Défense du Congo (NDC), se sont regroupés autour du poste opérationnel de la MONUSCO de Buniyampuli, en quête de protection. La Force de la MONUSCO a immédiatement déployé des patrouilles robustes sur le terrain, dans le but de contrôler la zone, d’assurer la protection des populations civiles, et d’interdire toute violation des Droits de l’Homme.
Du 3 au 9 juin 2013, au total trente-deux (32) éléments en provenance de différents groupes armés se sont rendus aux troupes onusiennes, à la section DDRRR et aux troupes FARDC déployées à l’aéroport de Goma, Katale, Nyanzale, Kiwanja et sur l’axe Tongo-Kalengera. Il s’agit notamment, de trente et un (31) du M23 et de un (01) des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda-Forces Combattantes Abacunguzi (FDLR-FOCA).
En dépit d’un environnement sécuritaire volatile et imprévisible au Sud-Kivu, les Forces onusienne et congolaise y maintiennent la situation sécuritaire sous contrôle.
Toutefois, les éléments Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki ont multiplié leurs activités dans les territoires de Kalehe, Shabunda, Mwenga, Walungu ; et lancent des offensives répétées contre les FARDC dans le but d’étendre leurs zones d’influence.
En outre, les rebelles du Front National de Libération (FNL) continuent de se regrouper et de collaborer avec les FDLR dans les régions situées dans le voisinage des plateaux de Mitumba.
Une augmentation progressive d’activités criminelles dans le territoire d’Uvira a également été rapportée la semaine dernière.
Le 5 juin 2013, neuf (09) éléments Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki et quatre (04) militaires FARDC ont été tués au cours des opérations de ratissage menées par l’armée gouvernementale sur les positions Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki dans les villages Lukatu et Isopo, situés respectivement à 35 et 38 kilomètres au Nord et au Nord-ouest de Mwenga. Quatre (04) soldats FARDC ont également été blessés et deux (02) armes AK-47 récupérées auprès des rebelles. Ceux-ci, délogés de leurs bases, ont fui vers la rivière Ulindi. Environ cent cinquante (150) familles se sont déplacées d’Isopo et de Lukatu vers Kamituga, Mwenga, et Sungwe.
Le 8 juin 2013, dix (10) assaillants Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki et un (01) militaire FARDC ont été tués au cours de l’attaque lancée par ces miliciens contre une compagnie FARDC déployée à Katasomwe, situé à 18 kilomètres au Nord-ouest de Kalehe. Quelques militaires FARDC ont également été blessés lors de ces affrontements. L’armée gouvernementale a redéployé un bataillon FARDC en renfort à Katasomwe et ses environs pour prendre en compte la menace Rahiya Mutomboki.
Depuis le 5 juin 2013, la Force de la MONUSCO poursuit la conduite de ses onze (11) opérations unilatérales dans les différents territoires de la province du Sud-Kivu, notamment « Kimbilio salama » (Safe refuge, Refuge sûr), « Safeguard » (Protection), « Mkesha », « Amani ya kudumu » (La paix durable), « Swift shield » (Protection rapide), « Outreach » (Longue portée), « Restoration of roads » (Réhabilitation des axes), « South sailboard » (Navigation vers le Sud), « Safe water II » (Eaux sûres II), « Safari majini » (Navigation sûre) et « Okoa » (Sauvetage).
La situation sécuritaire au Katanga est demeurée volatile et imprévisible à cause de la résurgence d’activités de divers groupes Mayi-Mayi à travers cette province.
Le 30 mai 2013, seize (16) civils ont été brûlés vifs dans une maison par des éléments Mayi-Mayi Bakata-Katanga, au cours d’une attaque menée contre le village Lwela, situé à 90 kilomètres à l’Est de Manono. Le groupe d’auto-défense local dénommé ‘’Simba Moto’’ a repoussé l’attaque, et tué sept (07) assaillants.
L’environnement sécuritaire dans le Secteur 2 a été jugé relativement calme la semaine dernière.
Enfin, concernant les statistiques des patrouilles, la Force de la MONUSCO a mené 1325 patrouilles armées, dont 690 nocturnes, et fourni 36 escortes, pendant que 325 autres patrouilles ont été menées par les Observateurs Militaires de la Force.

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