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samedi 16 mars 2013

Monsieur le Président, pouvez-vous faire avancer le Congo ?

Par Honorable Gilbert Kiakwama Kia Kiziki
Il y a 11 ans, en 2002, je revenais d'exil. Nous étions alors dans les préparatifs du Dialogue intercongolais et face à la presse je faisais le commentaire suivant : « [Mon] impression est celle d'un grand vide. Rien ne se passe d'important. Tout tourne au ralenti, l'économie comme les hommes. Il y a bien de temps en temps comme une effervescence. On s'agite. On se presse. On entame un ballet vertigineux puis le soufflé retombe. Plus rien. On ne sent aucune volonté politique derrière toutes ces gesticulations. Et le désarroi reparaît : Qu'allons-nous devenir ? Que pouvons-nous faire ?»
Nous sommes le 13 mars 2013  et cette citation est toujours valable pour décrire notre pays : le désarroi, le flou, l’incertitude, le sentiment d'impuissance. Voilà un an que je n'ai pas pris la parole sur la scène nationale. J'observais la course du navire sans gouvernail mais je ne puis rester plus longtemps sans apporter ma contribution sur le nouveau sujet qui agite le landerneau.
Le pouvoir en place, pour rétablir sa crédibilité peut-être, ou simplement pour durer un peu plus longtemps, tente de nous faire croire qu'il veut engager avec tous les secteurs de la Nation congolaise un dialogue, une concertation, une consultation ?, aux contours flous et dont il serait le seul à déterminer le contenu, les objectifs et le rythme. Dans la bouche de tous les tenants du pouvoir revient sans cesse cet avertissement : « le dialogue est l'initiative et la prérogative exclusive du Chef de l'Etat.»
J'ai toujours été partisan du dialogue car la démocratie consiste en la résolution pacifique des conflits. Ceci suppose un échange permanent entre les membres de camps opposés pour surmonter les contradictions et faire avancer la cause nationale. Malheureusement, faute pour le pouvoir actuel d'avoir respecté cette exigence démocratique minimale ces dernières années, entre autres choses, je ne pense pas que les conditions soient réunies pour la tenue d'un dialogue, au sens d'échange fructueux, entre les enfants de la Nation congolaise. L'un d'entre eux ne veut pas écouter.
En effet, la problématique de l'avenir du Congo est ramenée à une seule question : Le Pouvoir. Comment s'y maintenir, quel que soit le moyen. Je souhaite faciliter la tâche à tous nos frères qui craignent que Dialogue, Concertation ou Consultation ne rime avec Destitution. Puisque les objectifs du Dialogue-Concertation-Consultation ne sont que la perpétuation et l'administration du Statu Quo, je ne suis pas partisan d'un tel schéma. La Nation congolaise n'y gagnera rien et nous nous retrouverons dans 11 ans à faire les mêmes déclarations et les mêmes analyses sans avoir avancé d'un iota. Ils peuvent rester au pouvoir mais jusqu'en 2016 !
Je suis un opposant actif depuis plus de 20 ans maintenant. Au-delà des questions de pouvoir, les fondements de mon combat politique ont toujours été la mise en place dans notre pays d'un système lui permettant de se développer via des structures et des mécanismes tenant compte des qualités et des défauts des Congolais, hérités de notre culture et de notre histoire politique moderne.
Il faut donner acte à chacun des présidents du Congo indépendant de son apport dans la construction de la nation congolaise, indépendamment de l'appréciation que l'on a ou non de sa politique et de sa personnalité.

Pour chacun l'histoire retiendra un grand fait :
- Joseph Kasa-Vubu est celui par qui le Congo aura obtenu l'Indépendance ;
- Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko est celui par qui les Congolais auront forgé leur conscience nationale ;
- Laurent-Désiré Kabila est celui par qui la deuxième République destructrice aura été abolie ;
- Joseph Kabila est celui par qui la démocratie et l'accès au pouvoir par les urnes seront devenus les références du discours et de l'action politiques, parce qu'en 2001 il a choisi la voie du réalisme et de l'apaisement.

Aujourd'hui la place de Joseph Kabila dans l'histoire du Congo est remise en cause et avec elle les avancées de la République Démocratique du Congo sur la voie d'un gouvernement organisé pour le bénéfice du peuple, par délégation du peuple et sous le contrôle de ses délégués. Je pense, et beaucoup avec moi, que notre pays ne pourra pas être gouverné si la crise que nous vivons n'est pas efficacement prise en charge. Un pouvoir qui ne reverrait pas fondamentalement ses objectifs, ainsi que sa manière de faire, court le risque, avant 2016, de voir un véritable blocage se faire jour et une crise ouverte se déclencher. Cette crise n'opposera pas alors les politiques entre eux, mais bien la société aux politiques. Ils seront balayés sans distinction, et sans recours.
Au-delà de cette crainte, bien qu'elle soit incertaine, il est souhaitable, il est préférable, pour que notre pays avance, que la paix règne. La paix militaire, politique et sociale. La nation congolaise n'avancera pas si elle est crispée. Les énergies créatrices et les talents ne pourront pas être pleinement mobilisés.
Durant les 7 années écoulées, chaque fois que le pays s'est trouvé en crise, le passage en force a été choisi pour dénouer la crise, en tout cas face aux civils. Les crispations et les frustrations accumulées à ces occasions ont mené à la très grande tension qui a caractérisé tout le processus pré- et post-électoral et qui persiste jusqu'à ce jour. Nous pensons qu'une autre voie est possible, privilégiant la conciliation à la confrontation.
Un nombre très significatif de Congolais pense s'être fait voler et souhaite voir sa voix entendue.
Il existe aujourd'hui une opportunité extraordinaire d'offrir à la nation congolaise un grand compromis historique qui démontrerait que les bases d'un pouvoir responsable, redevable et contrôlable sont jetées. Ce sont là des signaux que peut recevoir le peuple congolais. Une sorte de garantie que nous nous donnons sérieusement les moyens d'agir efficacement pour l'amélioration de son sort.

Il faudrait travailler à :
· Baisser la tension politique et sociale, cest-à-dire., désamorcer la situation volatile, assainir le climat, stabiliser la marche de la RDC et l'engager fermement dans la voie de son développement ;
· Poser les jalons pour que 2016 soit une réelle avancée pour le pays, en termes de transparence et d'équité du processus, en termes de représentativité et de légitimité des élus, enfin, en termes de capacité pour eux d'agir en vertu d'un mandat clair et fort, donc pour une gouvernance véritablement saine.
Malheureusement la défiance que nourrit la population congolaise à l'endroit de ceux qui la dirigent est telle qu'il faudra beaucoup pour restaurer véritablement la confiance.
Le Président Joseph Kabila est aujourd'hui dans la situation dans laquelle se trouvait l'un de ses prédécesseurs, Joseph-Désiré Mobutu au lendemain de la chute du mur de Berlin. A la vue des signes des temps, il doit choisir s'il veut s'inscrire dans le mouvement de l'histoire ou à contre-courant. Mais il lui faudra pour cela opérer un Détour de Raisonnement, c'est-à-dire choisir la voie étroite et difficile pour arriver plus haut.
Ceci implique l'annonce et l'adoption à bref délai d'un train de mesures qui améliorent le cadre institutionnel et rassurent les secteurs-clés de la société congolaise, ainsi que les partenaires du Congo. Quelle que soit la voie de sortie de crise choisie, un prix politique important devra être payé. Trois annonces pourraient constituer des gages à la Nation si elles sont suivies d'effet, dans la transparence, selon un calendrier clairement annoncé, tenu et contrôlé.
Première annonce : l'engagement solennel et ferme du Président Kabila qu'il ne se présentera pas aux élections de 2016, qu'il ne tentera pas de modifier la constitution dans ce sens et qu'il ne tentera pas de se maintenir au pouvoir par des voies détournées, comme l'a fait Vladimir Poutine en Russie.
Deuxième annonce : la mise en place, dès à présent, des actions nécessaires pour la tenue en 2016 d'élections libres, démocratiques et équitables c'est-à-dire., réforme de la CENI, réforme de la loi électorale, révision du fichier électoral, mise en place d'un vrai Conseil Constitutionnel, selon un chronogramme impératif débutant au troisième trimestre de cette année au plus tard.
Troisième annonce : la mise en place, dès à présent, des actions nécessaires à la constitution d'une véritable armée, ou à tout le moins d'une brigade d'intervention digne de ce nom, selon un chronogramme impératif débutant au troisième trimestre de cette année au plus tard.
Puisque tous les partisans de Joseph Kabila le disent seul maître à bord, s'il souhaite retrouver toute sa place dans l'histoire comme celui qui aura fait franchir à notre pays un palier irréversible vers plus de démocratie, de respect de la loi et de redevabilité des dirigeants, il doit sauter le pas et s'engager solennellement. Au prix d'un grand travail politique, et de pédagogie, peut-être arrivera-t-il encore à convaincre.
Tout le monde en conviendra, il arrive un moment dans la vie où l'on doit décider : le poids des compromis et des déceptions acceptés vaut-il les gains engrangés. Qu'il s'agisse de gains personnels ou pour le peuple. Aujourd'hui, la somme des gains ne vaut pas la somme des déceptions. Il est temps de changer de direction.
Il n'y a pas besoin de dialogue, ni de concertation, ni de consultation, j'en suis sûr, pour que tous les Congolais souscrivent aux quelques mesures citées plus haut. En elles-mêmes elles ne sont rien. Juste une possibilité. Le reste doit suivre. Simplement, attention à ce que, une fois de plus, la ruse de l'histoire ne se manifeste si ceux qui assument aujourd'hui les responsabilités d'Etat pensent s'en sortir par des pirouettes.

Gilbert Kiakwama kia Kiziki
Député National CDC (Convention des Démocrates Chrétiens)
Elu de Mbanza-Ngungu
Kinshasa, le 13 mars 2013

1 commentaire:

  1. Je suis ici pour donner mon témoignage sur la façon dont j'ai été guérie du VIH, j'ai contacté mon VIH via une lame. Une amie de mon utilisation de la lame pour peler ses ongles et la déposer là où elle l'utilise, donc après qu'elle soit partie, j'ai su ce qui m'est venu, j'ai regardé mes ongles, mes ongles étaient très longs et j'ai pris la lame qu'elle juste utilisé sur ses propres ongles pour couper mes ongles, comme je maintenais mes noms, je me suis blessé par erreur. Je me suis même dérangé à ce sujet, alors quand je suis arrivé à l'hôpital la semaine suivante, alors que j'étais malade, le médecin m'a dit que j'étais séropositif, je me suis demandé d'où je l'ai eu, alors je me suis souvenu comment j'utilisais la lame de mon ami pour couper Je me sens si triste dans mon cœur au point que je ne sais même pas quoi faire, alors un jour, je passais par Internet, j'ai rencontré le témoignage d'une femme qui parlait tous de la façon dont elle a été guérie par un médecin appelé DR Imoloa alors j'ai rapidement envoyé un e-mail au médecin et il m'a également répondu et m'a dit les exigences que je vais fournir et que je ferai selon son ordre, il m'a préparé un médicament à base de plantes que j'ai pris. Il m'a dit la semaine suivante que je devrais passer un test, ce que j'ai fait à ma propre surprise, j'ai découvert que j'étais séronégatif. Il a également guéri de toutes sortes de maladies incurables comme: la maladie de Huntington, l'acné du dos, l'insuffisance rénale chronique, la maladie d'Addison, la maladie chronique, la maladie de Crohn, la fibrose kystique, la fibromyalgie, la maladie inflammatoire de l'intestin, la maladie fongique des ongles, la paralysie, la maladie de Celia, le lymphome , Dépression majeure, mélanome malin, manie, mélorhéostose, maladie de Ménière, mucopolysaccharidose, sclérose en plaques, dystrophie musculaire, polyarthrite rhumatoïde, maladie d'Alzheimer et tant d'autres. Merci à lui encore une fois le grand docteur qui m'a guéri dr. Imoloa afin que vous puissiez également lui envoyer un e-mail via drimolaherbalmademedicine@gmail.com ou Whatsapp lui au +2347081986098. / site web- drimolaherbalmademedicine.wordpress.com. Dieu vous bénisse monsieur.

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