APO

mardi 27 août 2013

Serge Kasanda sollicite des autorités la démolition d'un immeuble construit illégalement à côté du sien



Nous sommes très honorés de votre visite dans nos installations et tenons à cet effet à vous remercier, vous qui êtes si souvent considéré et à juste titre, au regard de la profession que vous exercer, comme « la voix des sans voix », pour nous avoir encore une fois donné  l’opportunité de dénoncer  cette abominable méprise qui était en train de se commettre devant notre immeuble « LE BUILDING SERKAS WA NDEKA », où 2 sujets de nationalité libanaises avaient tenté délibérément de défier l’autorité de l’état, en cherchant à construire en hauteur, en violation des lois urbanistique en vigueur dans ce pays.
Les 2 précités, à notre connaissance,  non seulement ne possèdent à ce jours  aucune autorisation de bâtir valable délivrée par une autorité compétente et établie en conformité avec les lois du pays en la matière, mais  ont en outre et de façon anarchique procédé à la construction de leur bâtiment, sans même tenir compte des préjudices que celui-ci pouvait causer à d’autres bâtiments voisins existants et déjà  habités.
Imaginez Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs de la presse, que ces Messieurs qui  ont procédé à la construction de  leur bâtiment,  à une distance d’à peine 1 mètre du notre, alors que les normes urbanistiques édictent que 2 immeubles non contigus qui ne se touchent pas, implantés sur une « même propriété », doivent se trouver à une distance minimale représentant la hauteur du bâtiment le plus bas avec un minimum de 8 mètres.
C’est pour cette raison, pour n’avoir pas respecté cette norme, que leurs travaux de terrassement et en l’occurrence  l’excavation pour la fondation de leur immeuble, a causé une déstabilisation du sol qui a provoqué des fissures préjudiciables, visibles sur nos murs de clôture.
Bien plus grave encore, leur bâtiment qui occupe plus de 85 % de leur parcelle et qui couvre à peut près  70 % de notre façade principale, fait littéralement ombrage à notre bâtiment, empêchant  ainsi à la majorité de ses occupants d’avoir une vue sur le boulevard du 30 juin. 
Ce scandale comme vous l’avez si bien dit,  ne nous a jamais laissé indifférent, au vu des préjudices réels que nous avions subis ; et Cette situation nous l’avions déjà  dénoncée il y à plus d’un an maintenant,  précisément en mars 2012, date à partir de la quelle plusieurs actions furent menées pour tenter de l’arrêter.
En effet, lorsque nous avions su que 2 sujets libanais, MM. ALI DIAB et NAEL AHMED, copropriétaires de la parcelle que vous venez de voir, avaient l’intention de construire en hauteur à cet endroit, nous les avions  approché  pour leurs faire voir que leur initiative les mettrait en marge de la loi urbanistique,  étant donné qu’il existait déjà sur ce site, notre bâtiment totalement achève et voir même habité et nous leurs  avions fait voir qu’ils devaient absolument dans leur plan de construction, tenir compte de notre positionnement entant que 1er occupant,  avant d’ériger leur bâtiment.
 En réponses à notre préoccupation, les deux précités se sont tout simplement entêté et ont campé dans leur position de vouloir coute que coute ériger leur bâtiment, même  au prix de devoir violer les lois de ce pays, puisqu’ils nous avaient  déclaré en face et sans rire, qu’il n’y avait aucune loi urbanistique en RDC.
C’est ainsi que, animés par une ferme volonté de démontrer à ces étrangers que le Congo n’était pas une jungle et qu’il y avait bel et bien une loi dans ce pays, qu’en date du 13 avril 2012,  nous avions par l’entremise de notre avocat conseil, pris l’initiative d’adresser une lettre d’opposition au Secrétaire Général à l’Urbanisme et Habitat,  qui par sa lettre n°MIN-Urb-Hab./SG/Div./468/FMB/2012,  instruisit son Chef de Division,  de suspendre tout travaux sur ce site,  en attendant que soit titrée au claire cette situation.
Malheureusement, malgré cette mesure administrative de suspension des travaux, ces libanais ont continué leur travaux de construction, sans pour autant être inquiétés.
Ainsi, connaissant bien la sournoiserie des sujets libanais,  nous avions alors décidé de recourir aux cours et tribunaux pour faire valoir nos droits, car avions nous estimé que l’arrogante assurance de ces 2 sujets précités, montrait à suffisance qu’ils devraient peut être  avoir d’appuis à certains nivaux de notre administration.
C’est  ce qui nous a par ailleurs encore  motiver en date du 27/08/2012, croyant que ceux-ci étaient déjà en possession d’une autorisation de bâtir, de nous adresser directement à Son Excellence Monsieur le  Gouverner de la ville, en sa qualité de garant du respect des lois et de l’ordre dans la ville de Kinshasa, afin que soit annulée cette autorisation de bâtir accordée en violation des dispositions impératives  d’ordre urbanistique. A cet effet, Son Excellence Monsieur le Gouverneur nous  demanda d’entrer en contacte avec Madame la Ministre provinciale de l’Urbanisme, pour voir ce qui devrait être fait en rapport à notre requête.
C’est par sa lettre no SC/414/CAB/MIN.AFU&H/Cons.Urb/MB/2012, en réponse à la demande de Son Excellence Monsieur le Gouverneur, que Madame la Ministre Provinciale de l’urbanisme et habitat qui coordonne également la commission urbaine des autorisations de bâtir nous apprendra qu’aucune suite n’avait été réservée à la demande d’autorisation de bâtir  des propriétaires de la parcelle no 7640.
  Malheureusement, cette fois encore nous avions déchanté parce que malgré toutes les actions judiciaires et toutes les démarches administratives  que nous avions menées jusque là, nous n’avions pas réussi à dissuader ces libanais de poursuivre leur acte manifestement illégal, et  l’inaction  de l’autorité compétente devant cette scandaleuse affaire en ce moment là,  n’avait  fait que contribuer à nous décourager et nous contraindre à demeurer fataliste devant  l’arrogance des ceux-ci, qui ont même réussi à  pousser leur témérités  jusqu’à nous poursuivre en dommages et intérêts devant les juridictions de la ville de Kinshasa, se faisant ainsi passer sans gène pour des victimes alors que ce sont eux qui venaient de violer les lois de ce pays, en causant par la même occasion des graves préjudices à notre société, puisque la rentabilité mêmes de notre immeuble qui constitue notre principal outil de production, s’est retrouvée  affectée,  suite à la construction anarchique de leur bâtiment.
La presse,
Monsieur le PDG, nous venons d’attendre tout ce que vous venez de nous relater ; Cependant  nous avons constaté en arrivant,  que le chantier à coté est désert et les travaux semblent avoir été interrompus depuis un bon bout de temps. Nous aimerions ainsi savoir, ce qui s’était passé par la suite.
Le P.D.G Serge KASANDA,
Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs les journalistes, IL est certes  vrai que nous n’avions  pas  jusque à l’interruption des travaux,   réussi à expliquer ce qui justifiait l’ardeur de ces 2 sujets libanais à vouloir  coute que coute violer les lois de la République, mais nous avions toujours eu foi au grand sens de responsabilité qui a  toujours caractériser le Chef de l’Etat en tant qu’initiateur de la révolution de la modernité et le 1er Ministre, chef du  gouvernement en tant  que garant de la matérialisation de cette vision du chef de l’état.
Nous  n’avions jamais imaginer un seul instant qu’une   construction anarchiques pouvait maintenant  être tolérer en plein centre ville, sur l’artère le plus prestigieux de la capitale , en pleine période de la révolution de la modernité prônée par Le Président de la République Joseph KABILA, alors que certains  dignes fils de ce pays, dans le cadre de cette même révolution de la modernité ont payés le prix le plus fort, en voyant  leurs maisons détruites ou leurs parcelles amputées  de moitiés, parce qu’ils avaient osé défier l’état, en construisant anarchiquement à la cité.
Si tous ces concitoyens qui ont perdu leurs biens se sont résignés à cause de   l’intérêt  général, pourquoi doit-on permettre à ces étrangers, en l’occurrence ces libanais qui sont entrain de construire anarchiquement devant notre immeuble, de défier l’état,  en violant en toute impunité nos lois et foulant au pied toute la vision même  du Chef de l’Eta t,  qui tient à tout prix  faire du Congo un état moderne et respecté ?
 Cette situation était  tout à fait inadmissible,  si l’autorité compétente n’avait pas réagit en arrêtant tout simplement les travaux.  Nous profitons ainsi  de cette occasion pour saluer le courage patriotique de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la  ville province de Kinshasa, qui par sa descente sur les lieux de cette fameuse construction pour y  suspendre les travaux , a ainsi permis à la mission d’experts diligentée par l’actuel Secrétaire Génal a. i de l’urbanisme et habitat de faire son constat qui permettra au
gouvernement de la république à travers le Ministre de l’urbanisme et habitat, de prendre une décision qui permettra non seulement,  de dissuader une bonne fois pour  toute, tous ceux qui s’évertueront à violer impunément les lois de notre pays en matières d’urbanisation, mais  également à rétablir les crédibilités de notre administration qui est souvent mis-en mal par ces étrangers qui croient ferme que la RDC n’est qu’un pays sans lois et qu’à coup des billets de banque on peut obtenir tout ce que l’on veut.
La presse,
Un mot de la fin Monsieur le Président.
Le P.D.G Serge KASANDA,
En ce qui nous concerne, nous pensons qu’une procédure de destruction de  ce bâtiment construit anarchiquement et qui fait tache d’huile sur l’artère  le plus prestigieux de la ville,  est déjà entamée par l’autorité. 

Nous vous remercions.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire