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dimanche 26 juillet 2026

Présence présumée de mercenaires français dans l'Est : des députés congolais annoncent un mémorandum à l'ambassade de France

Un collectif de députés nationaux issus de toutes les legislatures envisage de déposer un mémorandum à l'ambassade de France en République Démocratique du Congo afin de demander des explications sur la présence présumée de mercenaires français aux côtés de l'armée rwandaise et de la rébellion de l'AFC/M23 dans l'Est du pays.

À l'issue d'un échange avec le conseiller diplomatique de l'ambassade de France, le coordonnateur du collectif, Ntumba Tshabola Bintou, a indiqué que les diplomates français avaient proposé l'organisation d'une rencontre officielle avec l'ambassadeur afin d'examiner cette question.

« Nous sommes venus dénoncer la présence de mercenaires français sur le sol congolais. L'ambassade nous a demandé de ne pas nous limiter aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux et de privilégier un échange officiel avec l'ambassadeur », a-t-il déclaré.

Le collectif réclame des clarifications

Selonble député Ntumba Tshabola Bintou, les députés souhaitent obtenir des informations précises avant de tirer des conclusions définitives.

Il affirme recevoir régulièrement des témoignages en provenance des zones affectées par le conflit et estime qu'il est nécessaire de confronter ces informations à la position officielle des autorités françaises.

Le collectif annonce qu'il adressera formellement une correspondance à l'ambassade de France en vue d'obtenir un rendez-vous dans les meilleurs délais.

Si la présence de ressortissants français engagés comme mercenaires était confirmée, les députés demandent leur arrestation et leur traduction devant les juridictions compétentes.

Une démarche élargie aux partenaires internationaux

Les initiateurs de cette démarche précisent qu'ils ne comptent pas limiter leurs actions à la représentation diplomatique française. Ils annoncent leur intention de poursuivre leurs démarches auprès d'autres partenaires internationaux qu'ils estiment susceptibles d'influencer une désescalade du conflit dans l'Est de la RDC.

Selon eux, la priorité demeure la fin des violences qui touchent les populations civiles depuis plusieurs décennies. 

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par la poursuite des combats dans l'Est de la République Démocratique du Congo entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles de l'AFC/M23, un mouvement que Kinshasa accuse d'être soutenu par le Rwanda. Kigali rejette régulièrement ces accusations.

Ces derniers jours, des publications relayées sur les réseaux sociaux ont affirmé que des ressortissants français participeraient aux combats aux côtés de l'AFC/M23 et de l'armée rwandaise. À ce stade, ces allégations n'ont pas été étayées par des éléments de preuve rendus publics ni confirmées officiellement par les autorités françaises.

C'est dans ce contexte que le collectif de députés souhaite obtenir des explications directes de l'ambassade de France avant de poursuivre sa démarche.

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