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mercredi 11 septembre 2013

Conférence de presse des Nations unies du mercredi 11 septembre 2013



Madnodje Mounoubai : Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Membres de la presse, Auditeurs
 Activités des Composantes de la MONUSCO
 Activités de l’Equipe-pays
 Situation militaire
Activités des Responsables de la MONUSCO Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC et Chef de la MONUSCO, Martin Kobler, est à Goma depuis hier, mardi 10 septembre 2013. Sa visite s’inscrit toujours dans le cadre de différents contacts entrepris depuis son arrivée en RDC avec les différentes couches de la population au Nord-Kivu. Selon le Représentant spécial, c’est une manière d’exprimer sa solidarité avec ces populations.
Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH), la Section d’appui à l’administration pénitentiaire ainsi que la Cellule d’appui aux poursuites ont participé a l’organisation de ces audiences foraines financées par le PNUD, l’Agence suédoise de développement international et de l’Association du barreau américain, mais également avec le soutien d’organisations de la Société civile du Sud-Activités des Composantes de la MONUSCO Droits de l’homme : Dans le cadre de l’amélioration de l’accès à la justice et la lutte contre l’impunité, la MONUSCO a appuyé la Cour militaire du Sud-Kivu qui a tenu des audiences foraines, du 26 août 2013 au 6 septembre 2013. Les première audiences ont eu lieu à Walungu, et se sont achevées le 19 août 2013 avec la condamnation de 11 prévenus, dont six militaires des FARDC, un agent de la PNC et quatre civils. Ils étaient poursuivis pour des actes de violences sexuelles et d’autres crimes. Les dernières audiences se sont déroulées à Uvira. Au total, neuf jugements ont été rendus, dont quatre relatifs à des actes de violences sexuelles. Deux Lieutenants-Colonels des FARDC ont notamment été condamnés, à des peines allant de 5 ans de prison à la prison à perpétuité pour meurtre et viol.
Kivu. Le BCNUDH salue la bonne coopération des nombreux acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux, locaux et internationaux, et l’appui militaire apporté par la Force de la MONUSCO. Activités de l’Equipe-pays
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO, vient d’installer deux centres de transformation du manioc à Sange, territoire d’Uvira et à Kasika, territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Dotés de kits complets d'unités de transformation constitués des râpes à manioc, de presses et de moulins, ces centres ont la capacité de traiter 5 tonnes de manioc frais par jour. Avec cette nouvelle technologie, on peut produire les micro-cossettes et la farine de manioc en 3 jours au lieu de 7 par la méthode traditionnelle. Développement PNUD : Pour la première fois, un tribunal de Paix s’installe dans le territoire de Masisi : Les juges de paix ont été nommés par le Président de la République Démocratique du Congo et prendront officiellement leurs fonctions à partir du 17 septembre 2013, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Dans le cadre de son projet d’Appui aux Institutions Pénitentiaires et Judiciaires (AIPJ), le PNUD appuiera donc l’installation des juges de paix sur les plans logistiques et techniques. Selon Christophe Ndibeshe Byemero, ministre provincial chargé de l’administration de la justice, des droits humains et de la réinsertion communautaire, « le démarrage officiel des activités du Tribunal de Paix de Masisi constitue une étape supplémentaire dans le processus de renforcement de l’autorité de l’Etat dans le territoire de Masisi. La population du territoire bénéficiera ainsi d’une institution judiciaire de proximité qui lui permettra de faire valoir ses droits en matières pénale, civile et foncière avec davantage de facilité et de rapidité qu’auparavant. » Depuis 2012, le projet d’Appui aux Institutions Pénitentiaires et Judiciaires a également permis de former plus de 200 agents pénitentiaires et judiciaires au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Conçu et financé dans le cadre du STAREC/ISSSS qui est le programme de Stabilisation et Reconstruction des Zones sortant des Conflits armés, le projet AIPJ a été mené par le PNUD en partenariat avec la MONUSCO, l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), l’UNOPS, le Norwegian Refugee Council (NRC). Il a également bénéficié de financements complémentaires du Gouvernement canadien et le PBF, Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix FAO : Des unités de transformation du manioc pour améliorer la sécurité alimentaire et le revenu des populations de Sange et de Kasika au Sud-Kivu
En un seul jour, on peut également avoir la farine panifiable que l’on peut utiliser dans la fabrication des pains, des beignets, des gâteaux, des croquettes. Au total, 50 personnes ont été formées en fin août 2013, dans les deux localités, sur la gestion communautaire des unités de transformation. Toutes ces activités rentrent dans le cadre du projet « Initiative régionale sur le manioc en Afrique centrale et orientale», que la FAO exécute pour la République Démocratique du Congo, au Sud-Kivu et plus précisément dans les 6 territoires d’Uvira, Fizi, Kabare, Kalehe, Walungu et Mwenga. Objectif : améliorer la situation de la sécurité alimentaire et le revenu des paysans. Humanitaire Quelque 100.000 civils dont 60.000 personnes déplacées affectés par les combats dans le sud Irumu (Ituri) Les accrochages en cours entre l’armée nationale (FARDC) et le Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI) auraient déjà affecté plus de 100.000 civils dont 60.000 personnes déplacées dans le Sud du territoire d’Irumu, en Ituri (Province Orientale). Les déplacements de population sont rapportés chaque jour, mettant ces milliers de personnes dans de situations de vulnérabilité extrême. De nombreux besoins sont signalés notamment en abris, articles ménagers essentiels, vivres, et soins de santé. Les acteurs humanitaires, encore présents dans la zone, sont en train d’organiser la réponse. L'Hôpital général de référence (HGR) de Geti ainsi que deux centres de santé de la zone ont été approvisionnés en médicaments. 15 à 20.000 personnes déplacées pourront bénéficier de l’eau potable. Dans le cadre du programme de Réponse rapide aux mouvements de population (RRMP), environ 17.000 personnes déplacées internes à Soke ont été assistées avec des biscuits énergétiques et des produits pour le traitement de l’eau. La communauté humanitaire demande aux belligérants d’épargner les populations civiles et de laisser les acteurs humanitaires apporter l’assistance nécessaire.
En effet, la Force de la MONUSCO et l’armée Congolaise poursuivent la conduite de leurs opérations conjointes dénommées « Rudia II » (Retour II), « Chuma Ngumi » (Poing d’acier) et « Bienvenue à la Paix » dans les régions de Dungu, Duru et Faradje. L’objectif étant de neutraliser, mais également de pousser à la reddition les éléments résiduels de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) encore présents dans les districts des Haut et Bas-Uélé. Situation militaire A l’Ouest de la République Démocratique du Congo (RDC), la situation sécuritaire a été jugée relativement calme durant la semaine écoulée. En Province Orientale, l’environnement sécuritaire demeure sous le contrôle des forces onusienne et congolaise, suite aux opérations conjointes menées notamment dans les districts des Haut et Bas-Uélé.
Des soldats de la paix basés aux postes opérationnels de la MONUSCO de Dungu et Faradje, continuent d’assurer la protection des éléments du génie du contingent Indonésien engagés dans la réhabilitation de l’axe routier Dungu-Ngilima, mais aussi du pont Moke. En Ituri, le climat sécuritaire demeure toujours volatile et imprévisible, compte tenu des combats récurrents opposant l’armée gouvernementale aux miliciens du Front de Résistance Patriotique d’Ituri (FRPI) au Sud du territoire d’Irumu. En effet, entre les 1er et 6 septembre 2013, des accrochages sporadiques ont eu lieu entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du FRPI dans certaines localités situées au Sud du territoire d’Irumu, notamment Sorodo et Kagaba. Face à cette situation, la Force de la MONUSCO a mis en alerte maximale toutes ses bases opérationnelles déployées dans ce secteur ; dans le but de dissuader toute exaction contre les populations civiles et assurer leur protection. En outre, pendant la période sous examen, la MONUSCO et les FARDC ont mené sans répit leurs opérations conjointes dénommées « Iron Stone » (Pierre d’acier), « Eagleclaw » (les serres de l’aigle) et « Tiger Punch » (Coup de patte du Tigre), initiées respectivement le 20 octobre 2007, le 30 avril et le 23 juillet 2013 dans le district d’Ituri; dans le but de neutraliser les activités des miliciens du FRPI actifs dans la collectivité de Walendu Bindi, de faciliter le redéploiement des troupes FARDC dans les régions situées au Sud du territoire d’Irumu et d’étendre l’autorité de l’Etat, afin de mettre un terme aux activités des forces négatives présentes dans le territoire d’Aru. Tous les postes opérationnels des contingents de la Force de la MONUSCO établis dans la zone de responsabilité de la Brigade d’Ituri, notamment ceux du bataillon Marocain, des 1er et 2ème bataillons Bangladais, mènent des patrouilles motorisées et à pied dans le but de prendre en compte toute menace sécuritaire des groupes armés et d’assurer la protection des populations civiles. Le 3 septembre 2013, des échanges des tirs à l’arme légère entre les FARDC et les éléments du FRPI ont été rapportés à Sorodo, situé à 7 kilomètres au Nord-est de Bukiringi. Le 6 septembre 2013, les militaires de l’armée congolaise ont repoussé une attaque lancée par les miliciens du FRPI contre leur position de Kagaba, situé à 20 kilomètres au Nord-est d’Aveba, et tué deux d’entre eux. Le 7 septembre 2013, l’unité médicale du contingent de la Force de la MONUSCO déployé à Mahagi a prodigué à titre gracieux, des soins médicaux appropriés à cinquante-quatre patients de la région souffrant de pathologies diverses. Le climat sécuritaire au Nord-Kivu demeure fragile mais sous le contrôle des forces onusienne et congolaise.
Toutefois, quelques incidents isolés ont été rapportés dans certaines régions situées au Nord de la localité de Pinga où des conflits entre les Mayi-Mayi Simba et les Mayi-Mayi Cheka de Nduma Défense du Congo (NDC) ont provoqué des déplacements de populations.
Le niveau de la menace sécuritaire pour la ville de Goma est moyen, et la Force de la MONUSCO a activé conformément à l’opération unilatérale« Wide awake » (Réveil total), le Plan de Sécurité Interne de cette capitale provinciale. La Brigade de la Force de la MONUSCO déployée dans cette province poursuit la conduite de ses six opérations unilatérales dénommées : « Wide awake » (Réveil total), « Formidable » (Formidable), « Silent Guns » (Armes silencieuses), « Blue Redoubt I & II » (Forteresse bleue I & II), « StrongFlank » (Flanc rigide), et « Blue Eagle » (Aigle bleu) ; dans le but de dominer le terrain et d’ interdire toute liberté d’ action aux groupes armés. Le 1er bataillon Indien de la Force de la MONUSCO a poursuivi dans le cadre de l’opération « Wide awake » (Réveil total), le déploiement de ses patrouilles d’intervention rapide dans la ville de Goma; dans le but d’y maintenir la paix et la stabilité, de surveiller la situation sécuritaire, d’assurer la protection des populations civiles, des déplacés et des installations des Nations Unies. La Force de la MONUSCO y mène quotidiennement quatorze (14) patrouilles intensives. La muraille érigée dans le cadre de l’opération « Formidable » (Formidable) par les éléments du génie du contingent Sud-africain autour du périmètre de l’aéroport de Goma continue d’assurer une sécurité optimale aux activités aériennes tant civiles que militaires. Des unités d’infanterie motorisées Indienne et Egyptienne de la Force de la MONUSCO assurent de manière continue la sécurité de cet aéroport. Elles y ont maintenu leur déploiement dans le but de le protéger contre toute attaque des groupes armés, notamment le M23. Afin de prévenir toute incursion des forces négatives y compris le M23, des patrouilles mobiles d’intervention rapide et des Observateurs Militaires sont déployés dans la ville de Goma et ses alentours, conformément aux objectifs fixés par l’opération « Silent Guns » (Armes silencieuses). Le 2ème bataillon Indien de la Force de la MONUSCO continue de déployer à cet effet des patrouilles mobiles à Katale et Kiwanja, afin d’initier en temps réel une action proactive contre toute menace sur les populations civiles vivant dans ces régions. Sur les collines Est et Ouest de Munigi, les troupes de la Force de la MONUSCO engagées dans les opérations unilatérales « Blue Redoubt I & II » (Forteresse bleue I & II) ont maintenu leurs positions en vue d’appuyer les troupes FARDC en mission de stabilisation au Nord-Kivu. Dans la région de Mugunga, des unités de la Force de la MONUSCO ainsi que des militaires et commandos des FARDC engagés dans l’opération « Strong Flank » (Flanc rigide), continuent de garder leurs positions dans le but de dissuader tout mouvement des rebelles du M23 vers Sake, d’assurer la protection des populations civiles et restaurer l’autorité de l’Etat dans cette zone.
Des Casques bleus du 3ème bataillon Indien de la Force de la MONUSCO déployés au camp des déplacés de Mugunga III, ont maintenu leurs positions et des cellules conjointes de surveillance ont également été mises en place avec le 41ème bataillon commando FARDC à Sake et Goma.
L’opération « Blue Eagle » (Aigle bleu), consiste à déployer des patrouilles aériennes au-dessus des régions contigües à la capitale provinciale; dans le but de dissuader toute menace des groupes armés contre la ville de Goma, notamment le M23. La Force onusienne a mené dans ce cadre plusieurs patrouilles aériennes, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire, notamment sur l’axe Goma-Rusayo-Ouest du volcan Nyiragongo-Ouest de Kibumba-Kilaminiyoka-Ouest de Kibumba-Ouest du volcan Nyiragongo-Rusayo-Goma. Le 5 septembre 2013, des unités de la Brigade d’Intervention de la Force de la MONUSCO ont mené des patrouilles de reconnaissance aérienne de longue portée sur l’axe Goma-Sake-Kiwanja-Katale-Bunagana-Rumangabo-Kibumba-frontière RDC/Rwanda-Goma, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire et dissuader toute activité des groupes armés, y compris le M23. Du 2 septembre 2013 à ce jour, au total quarante éléments en provenance de différents groupes armés, se sont rendus aux troupes onusiennes déployées dans la province, notamment à Sake, Kashebere,Katale, Kiwanja et Walikale. Il s’agit de trente-quatre du M23 [avec douze armes AK-56, dix-huit armes AK-47 et une importante quantité des munitions], trois des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda-Soki (FDLR-Soki) [avec une arme AK-47 et des munitions], un Mayi-Mayi Simba [avec une arme AK-47 et des munitions], un Mayi-Mayi Shetani, et un du groupe armé ‘’MAC’’ [avec une arme AK-47]. La situation sécuritaire au Sud-Kivu reste sous le contrôle des forces onusienne et congolaise. La Force de la MONUSCO poursuit la conduite de ses huit opérations unilatérales dans les différents territoires de cette province, dans le but de combler le vide sécuritaire créé par le redéploiement des unités FARDC au Nord-Kivu, mais également de sécuriser les populations locales. Il s’agit des opérations: « Kimbilio Salama III » (Safe refuge III, Refuge sûr III), « Safeguard III » (Protection III), « Mkesha II », « Outreach » (Longue portée), « Amani ya kudumu II » (La paix durable II), « Safe water III » (Eaux sûres III), « Safari majini » (Navigation sûre), et « South sailboard » (Navigation vers le Sud). En étroite collaboration avec l’armée congolaise, la Force de la MONUSCO est également engagée dans l’opération conjointe dénommée « Kamilisha Usalama » (Renforcer la paix), depuis le 18 août 2013, lancée dans le territoire d’Uvira dans le but de neutraliser les groupes armés. Le poste opérationnel de la Force de la MONUSCO déployé dans la localité de Panzi mène régulièrement des patrouilles intensives dans la région, afin de dissuader toute velléit d’attaque des groupes armés contre l’hôpital de Panzi ainsi que son personnel soignant et de protéger les populations civiles.
Les troupes du 2ème bataillon Pakistanais engagées dans les opérations « Safeguard III » (Protection III) et « Mkesha II », ont poursuivi le déploiement de leurs postes opérationnels à Ruchando et Katala, situés respectivement à 4 et 5 kilomètres au Nord-ouest de Minova et Kavimvira, dans le but de protéger les populations civiles.
Les Casques bleus de la compagnie Uruguayenne de Patrouille Navale (URPAC), ont dans le cadre de l’opération « Safe water III » (Eaux sûres III), poursuivi avec la Force Navale des FARDC, des patrouilles de longue portée sur le lac Kivu, dans le but de dissuader l’infiltration des groupes armés et le trafic illégal d’armes à feu. Les 3 et 4 septembre 2013, dans le cadre de l’opération « Kamilisha Usalama » (Renforcer la paix), les troupes FARDC ont appréhendé vingt-six éléments du Front National de Libération (FNL), vingt-six combattants Mayi-Mayi Bede et tué quatre autres membres de ce groupe armé au cours des opérations de bouclage et de ratissage menées dans les régions de Manamba et Rumengo, situées respectivement à 12 et 11 kilomètres au Nord-ouest et au Sud de Sange. Un combattant FDLR et cinquante-six éléments des forces de défense locales ont également fait reddition auprès des troupes congolaises. Le 4 septembre 2013, le commandant du 4ème bataillon Pakistanais de la MONUSCO a présidé à Walungu, avec l’Administrateur intérimaire, la cérémonie de remise des certificats à trente étudiants qui ont terminé avec succès la formation en informatique au Centre d’Information pour la Paix (CIP). D’autres agents de l’administration locale, les commandants des FARDC et de la Police Nationale Congolaise (PNC) ainsi que le chef du groupement, ont également participé à cette cérémonie. La situation sécuritaire au Katanga demeure volatile et imprévisible dans les régions situées au Nord de la province, suite à la résurgence des activités de différents groupes Mayi-Mayi. Le Secteur 2 est resté relativement calme pendant la période sous examen. Enfin, la Force de la MONUSCO a mené 1344 patrouilles armées, dont 603 nocturnes, et fourni 52 escortes pendant que 259 autres patrouilles ont été conduites par les Observateurs Militaires de cette Force.

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