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mercredi 18 février 2015

CONFERENCE DE PRESSE DES NATIONS UNIES DU MERCREDI 18 FEVRIER 2015

Charles Antoine Bambara : Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Membres de la presse, Auditeurs de Radio Okapi, Bonjour et bienvenue à ce rendez-vous hebdomadaire.

§  Activités des Composantes de la MONUSCO
§  Activités de l’Equipe-Pays
§  Situation militaire
Activités des Composantes de la MONUSCO
Activités civilo-militaires :
Dans le territoire de Kalehe, le pont Luzira a été inauguré le lundi 16 février, en présence du gouverneur de la province du Sud-Kivu et du chef de Bureau de la MONUSCO Sud-Kivu ad intérim.  
Ce pont a été  réhabilité par la section Engineering et le contingent Chinois de la MONUSCO, avec l’aide d’une main d’œuvre locale, sur une durée de 36 jours. Le coût de cette réhabilitation s’élève à plus de 15.000 US.
Pour rappel, le pont Luzira fait partie des trois ponts emportés par les pluies meurtrières qui se sont abattues sur le territoire de Kalehe en octobre 2014, et qui ont causé la mort d’une centaine de personnes, et détruit 700 maisons. La réhabilitation de ce pont est un geste fortement loué par les populations locales, et revêt une importance capitale, car il permet la fluidité des échanges économiques entre la province du Sud-Kivu et du Nord-Kivu.
Dans le but de donner de l’espoir et de l’aide à la population carcérale de Bunia, le contingent Bangladais de la MONUSCO a administré le 16 février 2015, des soins à 90 prisonniers dont 9 enfants, 39 femmes et 42 hommes, lors d’une campagne médicale en faveur des détenus de la prison centrale de Bunia.
Cette population généralement délaissée et vivant dans des conditions de détention précaire presqu’abandonnée à elle-même, a reçu en plus des soins, un lot de médicaments remis au Directeur de la prison centrale de Bunia.
Protection de l’Enfant :
Au cours de la période du 9 au 14 février, 68 enfants ont été victimes de violence directement liée au conflit à l’Est de la RDC. Cinquante-huit enfants, dont huit filles, âgés de 8 à 17 ans se sont échappés des groupes armés au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Katanga et à la Province Orientale.
Huit filles ont été violées; un garçon de 14 ans a été mutilé par un élément des FARDC dans la ville de Bunia, Province Orientale et un garçon de 15 ans, détenu pendant trois semaines par les FARDC au Sud-Kivu, soupçonné d’être associe avec un groupe armé, a été remis à la Section Protection de l'Enfant de la MONUSCO.
La célébration de la Journée internationale contre l'utilisation d'enfants soldats, le 12 février dernier, a été marquée à Goma, par la présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, l'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, le Secrétaire exécutif de la CIRGL et le vice-gouverneur du Nord-Kivu.
A cette occasion, monsieur Martin Kobler, a dans un communiqué, déclaré que «  le recrutement d’enfants compromet l’avenir de ces enfants et prive la RDC de leur vigueur ». Le Chef de la MONUSCO a par ailleurs salué les efforts du Gouvernement de la République démocratique du Congo dont l’adoption du Plan d’Action en octobre 2012, est le signe fort de son engagement contre le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés.
Pour Martin Kobler : « La place des enfants, c’est à l’école et non sur le champ de bataille. Donnons-leur des crayons et non des armes. J’invite tous les enfants soldats à se rendre et lance un appel aux jeunes à résister aux groupes armés ».
La commémoration de cette journée, a été également marquée par le lancement de la chanson « Nous Sommes enfants, pas Soldats».
A Rutshuru, dans le cadre de l'opération militaire contre les FDLR « Sukola II », la Section Protection de l'Enfant a conduit à travers les radios communautaires locales, une campagne de sensibilisation axée sur des messages appelant les groupes armés à libérer les enfants.
A travers cette campagne, la MONUSCO exhorte les groupes armés à libérer ces enfants et à les rendre à la MONUSCO, afin qu'ils puissent commencer une vie normale : aller à l'école, apprendre un emploi, laisser derrière eux, pour de bon, une vie dans la brousse et cesser de commettre des crimes au nom de commandants de groupes armés. Car ce sont des enfants, pas des soldats !
Genre :
Du 29 janvier au 17 février 2015, le bureau Genre de la MONUSCO a conduit une série de formations pour le personnel civil, militaire et de la Police MONUSCO.
Ces formations entrent dans le cadre de son mandat pour une meilleure prise en compte de la dimension genre dans le travail et les activités de différentes composantes de la Mission. Au total, 77 personnes ont bénéficié de ces formations qui s’étaient déroulées respectivement à Goma, Bunia, Kisangani et Bukavu.
Par ailleurs, le bureau Genre et la section chargée de la Protection des femmes contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre organisent la visite à la MONUSCO de la Ministre du Genre, Famille et Enfant, Mme Bijou Kat, jeudi 19 février 2015, à Goma.
Police MONUSCO :
Clôture hier mardi 17 février, de la formation des 60 Officiers de police judiciaire dont 7 femmes, dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles, à l’école de police  Mugunga, devant un parterre d’autorités congolais et des partenaires  internationaux.
Dans son allocution, le Colonel Tabaski Diouf, Commissaire adjoint de la Police MONUSCO, a magnifié la bonne collaboration entre la police de la MONUSCO et la Police nationale congolaise. S’adressant aux lauréats, il les a exhortés à s’approprier les enseignements, mais surtout à les appliquer sur le terrain pour le bien des populations congolaises, dans la lutte contre les violences sexuelles.
Le samedi 14 février 2015, la Composante Police de la MONUSCO a rendu, un vibrant hommage au Général Abdallah Wafy, qui arrive en fin de sa mission en RDC.
Parlant des nombreuses réalisations accomplies par le Général Wafy à la tête de la Police MONUSCO, le Général Pascal Champion a déclaré que des milliers et des milliers de policiers ont été formés sous son autorité, à la police judiciaire, au maintien de l’ordre, à la police de proximité, à la sécurité publique, à la police des mines. En outre, des centaines et des centaines, voire des milliers de personnes de ce pays, ont échappé à la souffrance matérielle, physique, sexuelle ou morale, dont se rendent coupables les bandits de toutes sortes.
Activités de l’Equipe-pays
Développement

CPI :

La Chambre d'Appel de la Cour pénale internationale (CPI) rendra au cours d'une séance publique le 24 février prochain à 10h, son arrêt concernant l'appel du Procureur à l'encontre de l'acquittement de Mathieu Ngudjolo Chui.
Pour rappel, Mathieu Ngudjolo etait accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité prétendument commis dans le village de Bogoro en Ituri, en 2002. M. Ngudjolo avait été acquitté par la Chambre de première instance II le 18 décembre 2012 et remis en liberté. Le Bureau du Procureur avait fait appel de ce verdict le 20 décembre 2012
PNUD :
Dans le cadre de son appui au Gouvernement congolais dans la lutte contre les violences sexuelles, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a organisé une formation approfondie de 59 officiers, dont 7 femmes,  de police judiciaire (OPJ) en provenance du Nord-Kivu, Sud-Kivu et du district d’Ituri dans la Province Orientale. Objectif : accroître leurs compétences techniques et opérationnelles pour faire face à ce fléau dans l’Est du pays.
Etaient présents à cette cérémonie de clôture de la formation : les ministres de la Justice et du Genre, le commissaire général de la Police Nationale Congolaise, la Chef de la Coopération canadienne et Mme Priya Gajraj, Directeur Pays du PNUD. Les Officiers de Police judiciaire  brevetés ont presté serment devant le Procureur de la République
Cette formation de 3 mois avait pour but de renforcer les capacités de ces officiers qui seront, par la suite, affectés au traitement des dossiers des violences sexuelles dans les unités de Police spéciale pour la protection de l’enfant et de la femme (PSPEF) de leurs provinces respectives. Les 59 candidats ont été formés dans la lutte contre les violences sexuelles, notamment par des formateurs qui avaient déjà reçu précédemment l’appui du PNUD.
Le Rapport du Ministère national du Genre 2013 révèle que 40 femmes et jeunes filles sont violées par jour et que seulement 11 % des victimes de viol bénéficient de services judiciaires. Selon Mme Priya Gajraj, Directeur du PNUD, « l’engagement des Officiers de police judiciaire, y compris des femmes, est essentiel dans le combat contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre. (…) Nos efforts doivent se poursuivre et contribuer à la restauration de l’État de droit et à la lutte contre l’impunité pour accroître la sécurité des populations ».
Le PNUD a également appuyé la construction et l’équipement d’unités de Polices spécialisées contre les violences sexuelles à Masisi, Walikale, Rutshuru, Beni, Butembo et Lubero. En 2015, Il envisage la construction de deux autres unités au Nord-Kivu et 5 au Sud-Kivu.
Toujours concernant le PNUD, le «Programme de lutte contre l’impunité, d’appui aux victimes des violences sexuelles et basées sur le genre et d’autonomisation des femmes à l’Est de la  RDC » tient son second Comité de pilotage, ce jour à Goma. En ligne de mire : réduire durablement la prévalence des violences sexuelles en RDC et aider les victimes à se réinsérer dans leurs communautés et leurs familles. Ce programme est financé par le Gouvernement canadien pour une durée de 5 ans, à hauteur de 16 millions de dollars canadiens.
Le Comité de pilotage est une étape obligatoire dans la vie d’un projet car il fait le point sur les progrès accomplis et procède aux adaptations éventuelles. Ce programme est mis en œuvre, au Sud et Nord-Kivu et en Province Orientale-Ituri, à travers cinq composantes coordonnées par les agences du Système des Nations Unies, notamment le Bureau du Commissariat des Nations Unies pour les Droits humains (BCNUDH), le FNUAP et l’UNESCO. La coordination du programme et certaines des interventions sont assurées par le PNUD, sous la tutelle conjointe du Ministère du Genre et du Ministère de la Justice et Droits Humains. 
Mme Priya Gajraj, Directeur du PPNUD, a souligné quelques résultats atteints depuis 9 mois par ce programme qui se distingue par une approche holistique c’est-à-dire qui englobe tous les aspects : médicaux, sociaux, juridiques, psycho-sociaux, juridiques judiciaires, etc.) : 1.410 victimes de violences sexuelles ont été reçues dans les structures d’accompagnement juridique et judiciaire. Parmi ces cas, 264 ont été soumis à la  justice et 152 ont été jugés ; 951 victimes ont bénéficié d’une prise en charge médicale et psychosociale et 41 cas de fistules traumatiques ont été réparés ; 191 victimes ont bénéficié d’une réinsertion dans leur communauté ; et la stratégie sur la communication pour le changement de comportement a été élaborée et attend d’être validée par les autorités nationales.
Situation militaire
L’environnement sécuritaire dans les provinces situées dans la partie occidentale de la République Démocratique du Congo, notamment Kinshasa, a été jugé calme, mais imprévisible, durant la semaine écoulée.
Les Casques bleus de la Brigade d’Ouest de la Force de la MONUSCO, particulièrement ceux du bataillon Ghanéen, maintiennent sous leur contrôle la situation sécuritaire et assurent également la protection des populations civiles, par la  conduite de patrouilles vigoureuses de domination de terrain, dans les localités situées dans les zones sous leur responsabilité.
En Province Orientale, l’environnement sécuritaire jugé calme, demeure toutefois imprévisible dans certaines régions situées dans les districts de Haut et de Bas-Uélé.
Dans le district de Haut-Uélé, des exactions perpétrées contre les populations civiles ont été rapportées dans le territoire de Faradje, particulièrement sur l’axe Faradje-Aba et dans le triangle Faradje-Tomati-Tadu.
Des incidents liés aux kidnappings, pillages et déplacements des populations civiles, perpétrés par des éléments résiduels de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), ont été rapportés dans la localité de Kokiyanda, Manyava (7 kilomètres de Tadu et 30 kilomètres de Faradje-centre) et Tomati (39 kilomètres au Sud-ouest de Faradje).
Dans le territoire de Dungu, environ vingt éléments supposés appartenir à la LRA ont attaqué et pillé un véhicule à Gangu, situé à 22 kilomètres au Sud-ouest de Nagero. Un individu a été tué, cinq autres blessés et admis au centre de santé de Nagero, après des soins de première urgence administrés par des Casques bleus de la Force de la MONUSCO rapidement déployés sur les lieux.
L’un d’entre eux a succombé plus tard, suite à ses blessures. Les gardes forestiers du parc de la Garamba ont mené des patrouilles aériennes au-dessus de cette région et les troupes d’intervention rapide MONUSCO-FARDC ont également mené d’autres patrouilles de domination de terrain dans la région concernée, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire, traquer les assaillants, sécuriser la zone, rassurer et protéger les populations locales riveraines.   
D’autres atrocités commises par des rebelles supposés appartenir à la LRA, ont également été documentées dans le district de Bas-Uélé, principalement dans le territoire d’Ango, où neuf individus ont été kidnappés puis dépouillés de tous leurs biens dans la région située à 15 kilomètres d’Ango-centre et l’argent d’un motocycliste tombé dans une embuscade, pillé sur l’axe Ango-Digba.
Des unités de la Force de la MONUSCO et celles des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), engagées dans les opérations conjointes dénommées « Rudia II » (Retour II), « Chuma Ngumi » (Poing d’acier) et « Bienvenue à la Paix », ont réagi à cette recrudescence d’activités criminelles des rebelles de la LRA et mené des activités militaires vigoureuses, destinées à mettre un terme à l’activisme de ce mouvement insurrectionnel.
A cet effet, quatre éléments supposés appartenir à la LRA, en possession d’une arme AK-47, actifs dans la région située à 4 kilomètres à l’Est de la localité de Nakale, située au Nord de Duru, ont été appréhendés par des troupes d’intervention rapide des FARDC, au cours d’opérations menées le 14 février 2015.
Par ailleurs, la pression exercée par les opérations MONUSCO-FARDC dans le triangle Faradje-Tomati-Tadu, a poussé plusieurs éléments réfractaires de la LRA à exprimer leur intention à se rendre volontairement.
Le bataillon Marocain de la Force de la MONUSCO a, à cet effet, déployé dans le cadre de l’opération conjointe dénommée « Bienvenue à la paix », un poste opérationnel dans la région de Nagero, dans le but de faciliter le processus de reddition volontaire de ces rebelles de la LRA.
La situation sécuritaire dans plusieurs territoires du district d’Ituri, a été perturbée par des activités négatives perpétrées par différents groupes armés encore actifs dans cette partie du pays.
Dans le territoire d’Irumu, les rapports ont fait état d’une détérioration significative de la situation des Droits de l’Homme, avec une augmentation considérable d’incidents liés aux violations des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire par les miliciens du Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI).
Entre les 7 et 13 février 2014, au moins douze (12) incidents majeurs liés aux atrocités commises par les éléments du FRPI contre les populations civiles, ont été répertoriés dans cette contrée, particulièrement dans la collectivité de Walendu Bindi.
Les organisations humanitaires, dont l’Organisation pour la Coordination des Affaires humanitaires (OCHA), Solidarité et Médecins Sans Frontières (MSF), ont également rapporté une augmentation notable de l’insécurité alimentaire dans les localités situées au Sud du territoire d’Irumu, due aux multiples déplacements des populations locales suite à l’insécurité causée par les insurgés du FRPI, et à l’inaccessibilité à leurs champs.
De nombreuses exactions ont en effet été perpétrées par les éléments du FRPI contre les populations civiles pendant la période sous examen.
Dans la nuit du 9 au 10 février 2015, les insurgés du FRPI ont fait incursion dans la localité de Lokobavi (17 kilomètres au Nord d’Aveba), violé deux femmes, torturé trois hommes et pillé plusieurs biens de valeur.
Le 10 février 2015, environ quinze miliciens du FRPI ont attaqué le village Heru, situé dans la localité de Kamatsi-Mukubwa (3 kilomètres au Sud-est de Bukiringi) et pillé des biens de valeur.
Dans la nuit du 13 au 14 février 2015, des miliciens d’une autre faction dissidente du FRPI ont attaqué la localité de Kagoro (25 kilomètres à l’Ouest de Kasenyi), tué un homme et pillé des biens domestiques.
Le 14 février 2015, une fille de 13 ans a été violée par des miliciens du FRPI, au cours d’une attaque lancée contre la localité de Nyarara, située à 9 kilomètres à l’Est d’Aveba. 
Des attaques sont également lancées par les insurgés du FRPI contre les unités des FARDC déployées dans les localités situées au Sud du territoire d’Irumu.
En effet, un officier et un soldat des FARDC en déplacement vers Bavi ont été tués, trois autres blessés, au cours d’une embuscade tendue par des éléments du FRPI à Bunga.
L’armée congolaise a aussi tué au cours de sa riposte quatre assaillants du FRPI et récupéré une arme.
Le 17 février 2015, les miliciens du FRPI ont tendu une embuscade au village Malo kilomètres à l’Ouest de Bogoro), à un véhicule en déplacement du marché de Songolo vers Bunia, transportant approximativement cinquante passagers et des marchandises.
Deux individus ont été tués, deux autres blessés et toutes les marchandises pillées par les assaillants du FRPI.
Des troupes d’intervention rapide MONUSCO-FARDC ont immédiatement été déployées dans la région et mènent des opérations de bouclage et de ratissage, dans le but de traquer les assaillants et de sécuriser la zone.
Les troupes des FARDC, soutenues par la Force de la MONUSCO, ont poursuivi leurs opérations visant la neutralisation des éléments résiduels du FRPI au Sud du territoire d’Irumu.
Quatre (04) éléments supposés appartenir au FRPI ont ainsi été appréhendés au cours d’opérations menées dans la localité d’Avegi.
Deux (02) roquettes et plusieurs autres munitions abandonnées par les miliciens du FRPI au cours des combats contre les FARDC au village Kawangu (65 kilomètres à l’Ouest de Bunia), ont également été récupérées durant la semaine écoulée.
Des troupes de la Force de la MONUSCO et celles de FARDC déployées dans cette partie du district d’Ituri, surveillent étroitement cette situation, afin d’interdire toute exaction contre les populations civiles, de mettre un terme à l’activisme des groupes armés et de protéger les populations civiles.
Dans le territoire de Mahagi, dans le cadre des activités civilo-militaires, la direction de l’hôpital de niveau 1 de la Force de la MONUSCO de Mahagi, a initié depuis le 13 février 2015, une formation médicale et en soins infirmiers, au profit d’étudiants Congolais sélectionnés localement.
La formation porte sur les soins de première urgence, les soins en cas d’empoisonnement, les mesures portant sur les soins à administrer au patient et le traitement médical de base.
Le climat sécuritaire au Nord-Kivu jugé globalement calme mais volatile, a été caractérisé par la poursuite des opérations contre les rebelles de l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF) dans le territoire de Beni, ainsi que par l’activisme des groupes armés dans d’autres territoires de cette province.
Dans le territoire de Beni, l’armée congolaise soutenue par la Force de la MONUSCO, poursuit dans le cadre de l’opération principale « Sukola 1 » (Nettoyage 1), initiée dans le but de neutraliser les rebelles de l’ADF de ce territoire, la conduite de l’opération dénommée « Umoja 3 » (Unité 3).
Elle est destinée à démanteler tous les derniers bastions de cette rébellion ougandaise, à partir desquels sont lancées des attaques meurtrières contre les populations civiles et les Forces de Défense et de Sécurité congolaises.
En effet, le 15 février 2015, deux individus ont été tués dans une zone située près de Ngadi, par des éléments supposés appartenir à l’ADF, à 10 kilomètres à l’Est de Beni, dans la région de Mayangose, en direction de la rivière Semiliki.
Les troupes de la Force de la MONUSCO et celles des FARDC déployées dans le territoire de Beni dans le cadre de l’opération « Umoja 3 » (Unité 3), sont déterminées à mettre un terme à ces atrocités et à éradiquer la rébellion de l’ADF dans cette partie du pays.
Ainsi, une cache d’armes renfermant trente-cinq armes AK-47, une arme automatique, une mitrailleuse, un lance-roquette, six obus de mortier 60 mm, deux caisses de plus de 2.000 munitions d’AK-47, cinquante-quatre chargeurs d’AK-47, un chargeur d’arme automatique et huit culasses d’AK-47, a été découverte par des unités d’intervention rapide des FARDC, au cours de leurs patrouilles de bouclage et de ratissage menées au camp Issa.
Un rebelle de l’ADF a également fait reddition à l’Etat-major des FARDC situé à 20 kilomètres de Mbau dans la région de Mamundioma, suite à la pression exercée par la conduite de l’opération « Umoja 3 » (Unité 3) dans cette région. 
L’activisme des groupes armés a été rapporté dans le territoire de Lubero, où des combats ont opposé aux villages Buruko et Matwa, les éléments du groupe Mayi-Mayi Nduma Défense du Congo-Renouveau (NDC-R), faction dissidente de NDC-Cheka aux ordres de Guidon (ancien commandant en second de Cheka), à la coalition UPCP (Union des Patriotes Congolais pour la Paix)-FDLR/RUD (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda-Rassemblement Uni pour la Démocratie)-FDLR/FOCA.
Ces affrontements se sont étendus aux villages Mihira et Kabenga, faisant deux éléments Mayi-Mayi et deux dépendants tués.
Cette situation d’insécurité entretenue par ces groupes armés dans cette partie du Nord-Kivu, est sous la surveillance étroite des Forces onusienne et congolaise, décidées d’y mettre totalement un terme.
A cet effet, le 11 février 2015, sept rebelles des FDLR-FOCA en possession d’une arme AK-47 ont été appréhendés par des troupes d’intervention rapide des FARDC dans la région de Tongo et de Bambo.
Le même jour, deux militaires des FARDC et trois rebelles des FDLR ont été tués, au cours d’embuscades tendues par les rebelles rwandais dans les régions de Nyamitwitwi et de Kafuzo, située à 15 kilomètres au Nord-ouest de Nyamilima.
Six autres soldats de l’armée gouvernementale et trois éléments du groupe Mayi-Mayi ‘’Charles’’ ont été tués à la même date, au cours d’attaques lancées contre les FARDC dans la région de Nyamilima, située à 110 kilomètres au Nord-est de Goma. Sept autres assaillants ont été appréhendés par les militaires loyalistes.
Du 11 février 2015 à ce jour, quarante-neuf éléments des groupes armés se sont rendus aux troupes des Forces onusienne et congolaise déployées à Rwindi, Basali Mukoto, Kiwanja, Pinga et Katoyi.
Il s’agit de : vingt-deux des Forces démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) [avec une arme AK-56], dix-huit du groupe Mayi-Mayi Nyatura [avec deux armes AK-47 et une arme AK-56], six de divers groupes Mayi-Mayi, deux du groupe Mayi-Mayi La Fontaine [avec une arme AK-47] et un de Force de Défense Congolaise (FDC).
Au Sud-Kivu, la Force de la MONUSCO et l’armée gouvernementale maintiennent sous leur contrôle l’environnement sécuritaire.
Les deux Forces précitées poursuivent avec détermination l’opération conjointe MONUSCO-FARDC dénommée « Kamilisha Usalama 2 » (Renforcer la paix 2), initiée dans le but de neutraliser les rebelles du Front National de Libération (FNL) dans la région de Ruhuha, située à approximativement 25 kilomètres à l’Ouest d’Uvira, ainsi que ceux d’autres groupes armés actifs dans le territoire d’Uvira.
Le climat sécuritaire dans la province du Katanga a été dominé par de nombreuses attaques lancées par des miliciens du groupe Mayi-Mayi pygmée, contre plusieurs localités appartenant aux populations Luba.
En effet, du 13 au 15 février 2015, des meurtres, kidnappings et pillages ont été commis par des miliciens pygmées dans les régions appartenant au peuple Luba.
Le 13 février 2015, neuf individus ont été tués, plusieurs autres blessés et nombreuses femmes kidnappées par des combattants pygmées ayant fait incursion dans la localité de Manono.
Le 14 février 2015, des miliciens pygmées ont attaqué les localités de Makumbo, Mpiana et Kowongo, situées dans la région frontalière entre les territoires de Manono et de Nyunzu, pillé des vêtements, des ustensiles de cuisine, des denrées alimentaires, des chèvres, des poules et kidnappé plusieurs femmes.
Le 15 février 2015, des attaques ont été lancées par des combattants pygmées contre le village Sengajimbu (158 kilomètres au Nord-est de Manono), faisant six ressortissants Luba tués et sept autres blessés.
Il faut noter qu’au cours de la première attaque lancée le 9 février 2015 par les mêmes assaillants contre le village susmentionné, douze individus avaient été tués et dix autres blessés.
Toutefois, les troupes des Forces onusienne et congolaise déployées dans cette province, y maintiennent sous leur contrôle l’environnement sécuritaire.
La situation sécuritaire est demeurée stable dans le Secteur 2 au cours de la semaine écoulée.
Enfin, la Force de la MONUSCO a mené 1787 patrouilles armées, dont 550 nocturnes, et fourni 73 escortes pendant la période sous examen.


Des leaders du monde entier participent à l’initiative All In pour mettre fin à l’épidémie de sida chez les adolescents

L’ONUSIDA, l’UNICEF, l’UNFPA, l’OMS, le PEPFAR, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la Fondation MTV Staying Alive et des mouvements de jeunes représentés par PACT et Y+ se sont retrouvés autour du Président Uhuru Kenyatta pour lancer l’initiative All In, nouvelle plateforme d’action contre l’épidémie de sida des adolescents.
NAIROBI, 17 février 2015 – Bien que des avancées significatives aient été enregistrées dans pratiquement tous les domaines de la riposte au VIH, les progrès restent à la traîne concernant les adolescents, selon les leaders de la lutte mondiale contre l’épidémie de sida.
Le sida est devenu la première cause de décès des adolescents en Afrique et la deuxième au niveau mondial. Un enfant ou adolescent de moins de 15 ans sur quatre seulement ont accès à un traitement antirétroviral vital. Les décès diminuent dans tous les groupes d’âge à l’exception de celui des 10-19 ans.
Les nouvelles infections à VIH ne diminuent pas aussi rapidement chez les adolescents que dans les autres groupes d’âge. Les adolescentes sont les plus touchées, en particulier en Afrique subsaharienne. En Afrique du Sud, plus de 860 filles ont été contaminées par le VIH chaque semaine en 2013, contre 170 garçons
Pour s’attaquer à cette inégalité, l’ONUSIDA, l’UNICEF et d’autres partenaires ont lancé l’initiative All In, nouvelle plateforme d’action pour améliorer les résultats chez les adolescents en incitant les pays à modifier leurs politiques de façon stratégique et en enrôlant davantage de jeunes dans les activités.
Des leaders du monde entier se sont réunis aujourd’hui à Nairobi, Kenya, où le Président Uhuru Kenyatta a lancé la nouvelle plateforme qui aidera à s’attaquer à l’une des lacunes de la riposte au sida à laquelle il est le plus urgent de remédier.
« En intégrant des adolescents aux processus décisionnels qui ont un effet direct sur leur vie, cette initiative catalysera le changement » a déclaré le Président Kenyatta. « Le Kenya est fier de soutenir cette nouvelle initiative ».
All In sera axé sur quatre principaux domaines d’action : engagement, mobilisation et autonomisation des adolescents en tant que leaders et acteurs du changement social, amélioration de la collecte de données afin de mieux éclairer les programmes, stimulation d’approches innovantes pour mettre à la portée des adolescents des services essentiels de prise en charge du VIH adaptés à leurs besoins, et inscription de la lutte contre le VIH chez les adolescents en bonne place des programmes politiques afin de dynamiser une action concrète et de mobiliser des ressources.

La majeure partie des 2,1 millions d’adolescents qui vivaient avec le VIH en 2013 ont été infectés il y a au moins 10 ans, lorsque leurs mères étaient enceintes, pendant l’accouchement ou les premiers mois de leur vie – à une époque où les médicaments antirétroviraux qui permettent de réduire considérablement le risque de transmission du virus n’étaient pas disponibles. Bon nombre d’entre eux n’ont jamais été diagnostiqués, ont été perdus de vue au suivi ou ont abandonné les programmes de traitement et de soins.
« Les enfants et les jeunes devraient être les premiers, et non les derniers, à bénéficier des progrès que nous avons enregistré en direction de l’éradication de l’épidémie » a déclaré Anthony Lake, Directeur général de l’UNICEF. « Nous devons atteindre les adolescents à côté desquels nous passons et enrôler tous les jeunes dans les activités visant à mettre un terme au sida des adolescents. En fait, nous ne pourrons pas atteindre l’objectif d’une génération sans sida sans eux ».
Plus de 200 jeunes défenseurs et leaders de mouvements de jeunes et d’adolescents étaient présents lors du lancement d’All In.
« Il est impossible de parler de la fin du sida ou d’atteindre l’Objectif Zéro sans inclure les adolescents à l’ensemble des processus décisionnels » a déclaré Consolata Opiyo du réseau Y+, réseau mondial des jeunes vivant avec le VIH. « Les adolescents sont le groupe le plus durement touché par le VIH et représentent les leaders de demain ».
« Nous ne pouvons pas dire que nous sommes sur la bonne voie pour mettre fin au sida si celui-ci reste la première cause de décès des adolescents en Afrique » a déclaré Pablo Aguilera, Directeur exécutif du HIV Young Leaders Fund et co-Président de PACT. « Nous devons nous assurer qu’aucun adolescent ne soit laissé pour compte ».
Dans la mesure où le statut sérologique VIH de nombreux enfants n’a pas été diagnostiqué il y a de 10 à 15 ans, ceux-ci arrivent aujourd’hui à l’adolescence sans savoir qu’ils sont porteurs du virus, et les possibilités qui leur sont offertes de se faire dépister ou aiguiller vers des programmes de traitement sont limitées.
Deborah Birx, Coordonnatrice de la lutte mondiale des États-Unis contre le sida et Représentante spéciale des États-Unis pour la diplomatie mondiale en matière de santé, a déclaré « L’avenir de l’Afrique subsaharienne repose sur la santé et le bien-être de la jeunesse. Nous nous sommes engagés à travailler avec des pays partenaires et d’autres pour combler les lacunes en matière de santé qui rendent les adolescentes et les jeunes femmes particulièrement vulnérables à l’infection à VIH ».
« Je salue avec enthousiasme le lancement de l’initiative All In qui offre un moyen innovant pour s’attaquer à cette forteresse tenace qu’est l’infection à VIH » a déclaré Margaret Chan, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé.
La plateforme d’action All In a pour objectif de promouvoir une participation significative des adolescents aux processus décisionnels et de renforcer les mouvements sociaux conduits par les jeunes. Cette initiative identifiera également des solutions pour relier les stratégies de riposte au VIH ciblant les adolescents aux programmes existants promouvant leur santé et leur développement. En outre, All in invitera les leaders nationaux à coordonner, soutenir et réaliser des évaluations des programmes existants et à élargir les partenariats entre les secteurs public et privé afin de promouvoir l’innovation.
« Nous devons aller à la rencontre des adolescents là où ils se trouvent et nous attaquer aux difficultés auxquelles ils sont confrontés » a déclaré Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). « L’UNFPA participe à l’initiative All In pour protéger leurs droits humains et leur santé sexuelle et reproductive, ainsi que pour prévenir le VIH et apporter des traitements contre le virus ».
All In cherchera à atteindre les adolescents pour leur fournir des services de prise en charge du VIH adaptés à leurs besoins et aux réalités spécifiques de leur vie, et pour accélérer les progrès dans ce groupe d’âge – lesquels sont essentiels pour faire progresser les activités mondiales en vue de l’éradication de l’épidémie de sida à l’horizon 2030.
« Nous pouvons élargir les opportunités en incitant tout le monde à prendre conscience de la gravité du VIH et de la manière dont on peut y mettre un terme » a déclaré Mark Dybul, Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Les cinq prochaines années seront cruciales. L’ONUSIDA a établi de nouveaux objectifs d’accélération de la riposte ciblant les adolescents à atteindre d’ici à 2020. Ceux-ci incluent une réduction d’au moins 75 % des nouvelles infections à VIH, de 65 % des décès liés au sida et la réalisation de l’objectif « Zéro Discrimination ». Si ces objectifs sont atteints, le monde sera sur la bonne voie pour mettre fin au sida des adolescents et à l’épidémie mondiale de sida en tant que menace de santé publique à l’horizon 2030.


Traque des FDLR : la RDC devra revenir sur sa décision et privilégier le dialogue

La MONUSCO  devra maintenir les exigences de lutte contre l’impunité de tous les auteurs des violations des droits de l’homme. 

Kinshasa, le 17 février 2015 - L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) appelle le Président Joseph KABILA à revenir sur sa décision de renoncer à l’aide de la MONUSCO pour la traque des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) à l’Est de la RDC.

Le Gouvernement congolais soutient avoir pris cette situation en réaction de l’exigence de la MONUSCO de faire écarter les commandants FARDC Bruno MANDEVU et SIKABWE Fall de la direction des opérations de traque des FDLR, accusés des violations des droits de l’homme, alors qu’il n’aurait pas reçu préalablement des éléments d’accusation. C’est ainsi qu’il a décidé de mener les opérations sans l’appui de la MONUSCO.

« Nous sommes profondément préoccupés par la décision du Gouvernement congolais. Nous recommandons au Président Joseph KABILA de privilégier le dialogue avec les Nations Unies, car il en va de la réussite desdites opérations principalement en ce qui concerne la protection des populations civiles, a déclaré Me Georges Kapiamba, Président de l’ACAJ.

« La MONUSCO doit maintenir les exigences de lutte contre l’impunité de tous les auteurs des violations des droits de l’homme  en RDC, cela fait partie de son mandat conformément au paragraphe 15, point a de la résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies», a-t-il ajouté.

L’ACAJ recommande au Gouvernement de faire enquêter les commandants des forces armées ou de la police contre lesquels pèseraient des soupçons des violations des droits de l’homme, et éventuellement ordonner la suspension préventive en attendant l’issue de l’enquête.

L’ACAJ rappelle que le Gouvernement doit adopter toutes les mesures législatives et organiser un système de gestion qui respecte toutes les obligations internationales de la RDC en matière des droits de l’homme, et qu’il a aussi le devoir d’instaurer un recours effectif contre les violations des droits de l’homme, d’enquêter et de révéler la vérité, de traduire en justice leurs auteurs et d’accorder réparation aux victimes.


mardi 17 février 2015

POINT DE PRESSE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET MEDIAS, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

16 FEVRIER 2015 
Hier dimanche 15 février 2015, le Président de la République, S.E. M. Joseph Kabila Kabange a reçu en son cabinet de travail du Palais de la Nation une vingtaine d’Ambassadeurs chefs des missions diplomatiques des principaux partenaires de la République Démocratique du Congo ainsi que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies à Kinshasa et chef de la Monusco.
La communication qu’il leur a adressée était axée essentiellement sur deux points, à savoir (i) l’état des relations de la RDC avec la Monusco concernant particulièrement les opérations de désarmement forcé des rebelles rwandais des FDLR et, (ii) les attitudes et comportements de certains diplomates en poste à Kinshasa qui ne cadrent pas avec les conventions internationales qui régissent les relations entre Etats.
I.                   La RDC, la MONUSCO et le désarmement forcé des FDLR
Au sujet des relations entre la RDC et la MONUSCO, le Chef de l’Etat a rappelé à ses interlocuteurs que c’est à la demande des autorités congolaises que les Casques bleus des Nations Unies sont venus dans notre pays pour prêter main forte aux institutions nationales en butte à une agression qui menaçait le pays dans ses fondements les plus intrinsèques.
Chargée de l’observation des péripéties de la crise congolaise au départ, la mission onusienne s’est vue confiée par la suite, et successivement des tâches de maintien de la paix (peacekeeping) et d’imposition de la paix (peace inforcement) toujours à la demande du Gouvernement de la RDC.
À cet égard, les Congolais doivent savoir que depuis l’arrivée dans notre pays en 1999 de la mission des Nations Unies que l’on avait appelé Monuc puis Monusco, les autorités congolaises ont eu à gérer avec ses responsables un certain nombre d’événements et même des crises parfois graves. Le Chef de l’Etat a rappelé à ses invités quelques défis majeurs relevés en synergie par le Gouvernement et la Monusco. Ce fut le cas notamment des élections de 2006, de la rébellion dite du CNDP et de nombre d’autres groupes armés à l’Est.
Dans ce contexte, le gouvernement congolais n’a pas manqué de griefs légitimes à reprocher à l’un ou l’autre préposé de la Monusco, loin s’en faut. Plusieurs cas de complaisances frisant parfois la complicité avec certains seigneurs de guerre et leurs groupes armés ainsi que des actes criminels flagrants au détriment de nos compatriotes ont été signalés dans leur chef. Mais le gouvernement de la République s’est toujours abstenu de recourir à l’invective ou à l’anathème pour y donner suite. Ces affaires peu ragoutantes dans lesquelles étaient impliqués des préposés de la Monusco ont toujours fait l’objet d’un débat adulte dans le cadre établi avec ce partenaire.
Il est désagréable pour nous de constater que les responsables des Nations Unies ont choisi l’attitude diamétralement opposée d’une gestion incantatoire qui jette sans raison objective le discrédit sur les institutions congolaises.
Nous avons noté également que la communication de l’ONU sur ce dossier du désarmement des FDLR à l’Est de la RDC s’est caractérisée ces derniers jours par une certaine cacophonie entre différentes sources. Les déclarations des officiels ici et là étaient contradictoires, approximatives, chose grave, teintées de chantage à l’encontre de la RDC.
Le Président Kabila a rappelé à ses invités qu’aujourd’hui, personne ne pouvait donner des leçons aux forces de défense et de sécurité de la RDC sur les meilleurs voies et moyens d’en découdre avec les forces négatives des FDLR.
Il y a encore quelques années, les FDLR avec leurs dépendants étaient estimées à plusieurs dizaines de milliers de personnes en RDC. Aujourd’hui leur nombre dépasse à peine le millier. Cette diminution drastique du nombre des rebelles rwandais au Kivu est à attribuer aussi bien à des retours volontaires qu’aux fortes pressions militaires exercées par les troupes régulières congolaises au cours de leurs opérations ces dernières années dans la région. Il faut rappeler que ces opérations ont coûté la vie à de très nombreux jeunes militaires FARDC. C’est un sacrifice qui est consenti par la RDC pour trouver une solution à un problème sécuritaire majeur créé par la décision malencontreuse de la communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité des Nations Unies, d’imposer aux autorités en place en RDC alors République du Zaïre lors du génocide rwandais de 1994 d’ouvrir ses frontières sans aucun contrôle à 2 millions de réfugiés rwandais.
La RDC est à ce jour le pays qui a le plus à gagner au désarmement ou à l’éradication des FDLR qui ont causé d’énormes dégâts humains et matériels à notre pays et à son peuple.
C’est avec une grande surprise que le Chef de l’Etat a appris par la presse comme Monsieur Tout le monde que nos partenaires des Nations Unies remettaient en cause un acte souverain de nomination d’officiers généraux des FARDC posé par Lui conformément à la Constitution et aux lois en vigueur dans notre pays. Comme si la RDC avait été placée sous tutelle des Nations Unies.  Comme si pour nommer aux emplois militaires, le Président de la RDC était tenu de requérir l’aval des Nations Unies.
S’agissant des présomptions de violations des droits de l’homme qui pèserait sur les généraux Sikabwe et Mandevu et qui les rendraient inéligibles au commandement des opérations de désarmement forcé des FDLR, le Chef de l’Etat, commandant suprême des forces a confirmé que ni Lui-même, ni son Gouvernement n’ont reçu de la Monusco aucun dossier y relatif. La mise à l’index de ces officiers pose donc réellement un problème, d’autant plus que les intéressés ont eu très récemment à participer à des opérations conjointes avec la Monusco sans que ne soit évoquée une quelconque raison de les considérer comme infréquentables.
Dans cette affaire, nous devons demander à nos partenaires de la Monusco de prendre au sérieux les institutions congolaises qui sont leurs partenaires.
Ce que l’opinion ne sait peut-être pas, c’est qu’en 2012, la Mission onusienne avait tenté de dissuader les autorités congolaises de lancer les offensives contre le M23 en recommandant plutôt des négociations au finish avec ces forces négatives. En 2013, le même scénario s’est reproduit lorsque le Président décida d’éradiquer par la force les ADF/NALU. Dans tous les deux cas, le Président Kabila avait unilatéralement lancé l’offensive, réservant une fin de non-recevoir à ces requêtes pour d’interminables négociations avec ces groupes armés. Dans les deux cas, c’est longtemps après le déclenchement des opérations militaires par les seules FARDC que la force Monusco s’y est associée pour apporter un appui logistique et en ravitaillement. Il n’est pas inutile de signaler qu’aucune dotation en armes n’a été faite dans ce cadre aux FARDC. Bien au contraire, d’importants membres de la communauté internationale bloquent depuis plus de 12 ans la livraison des armes que l’Etat congolais a acquis au prix coûtant chez eux pour sa défense tout en multipliant les remontrances sur l’obligation qui incombe au Gouvernement de combattre et éradiquer les forces négatives.
Tout se passe comme si l’objectif poursuivi était de nous faire croire à nous-mêmes et faire croire au monde entier que la RDC était incapable de prendre en mains et résoudre seule ses problèmes de sécurité.
Hier, peu après la communication du Chef de l’Etat aux ambassadeurs, nous avons suivi avec stupéfaction dans un média global toujours prompts à rationaliser les pires égarements des proconsuls autoproclamés que l’acceptation par la RDC d’un appui des Nations Unies impliquait « ipso facto » une renonciation à une partie de sa souveraineté au titre du chapitre 7 de la Charte de l’ONU. Rien n’est plus faux et ce chroniqueur devrait revoir ses classiques car une sommaire revisitation du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies relatif à l’Action en cas de menace contre la paix, la rupture de la paix et d’acte d’agression indique clairement qu’il n’y est fait, ni directement, ni indirectement aucune mention à une quelconque limitation de la souveraineté d’un Etat. Pour ce qui est de la situation en RDC, le siège de la matière est la Résolution 2098 du 28 mars 2013 du Conseil de sécurité qui réaffirme au contraire « son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC » avant de souligner que « le principe de non-ingérence », parmi d’autres doit y être « pleinement respecté ».
La Résolution reconnaît aussi à son point 10 que « la RDC a la responsabilité principale de garantir sa souveraineté et son intégrité territoriale ». On se demande bien où le chroniqueur a pu trouver une quelconque limitation de la souveraineté de la RDC dans l’arsenal onusien. 
C’est précisément pour préserver la souveraineté de la RDC que le Président de la République a décidé de renoncer depuis hier à l’appui qui était attendu de la Monusco pour les opérations de désarmement forcé des FDLR. Pour tout dire, ces opérations qui ont bel et bien commencé, contrairement à ce que certains commentateurs en disent, vont être poursuivies jusqu’à bonne fin par les seules FARDC.
II.  Agissements et comportements de quelques diplomates en poste à Kinshasa
S’agissant du deuxième point de l’intervention du Président de la République axé sur les attitudes et comportements de quelques diplomates en République Démocratique du Congo, les diplomates ont été instamment priés de cesser de considérer la RDC comme un pays conquis ou une sorte de Far West où tout est permis.
Il a été rappelé que les interlocuteurs des diplomates dans un pays sont institutionnels et non des entités privées. Et qu’un diplomate ne peut, en aucune manière, se considérer d’une façon ou d’une autre comme acteur ou protagoniste dans un débat de politique intérieure, ce privilège étant réservé aux seuls nationaux.
Par ailleurs, il a fallu ramener à la surface le principe universel en vertu duquel seules les institutions politiques légitimes auprès desquelles ils sont accrédités ont la charge des affaires de l’Etat congolais. L’Etat congolais, a martelé le Président Joseph Kabila, n’a jamais, et n’aura jamais, vocation à être cogéré avec un club de diplomates.
Les Congolais se souviendront que depuis l’année dernière, c’est la troisième mise au point du Numéro 1 congolais dans ce sens. Cette nouvelle mise au point a été faite en toute amitié car la RDC comprend bien la nécessité et l’utilité de ses relations avec ses partenaires. Il y a parmi ces derniers des amis sincères à l’égard desquels notre Président a exprimé toute sa gratitude pour avoir entre autres choses versé le sang de leurs enfants aux côtés de nos troupes dans nos efforts de pacification de l’Est de la RDC.
III. Divers
Dans ce chapitre des divers, je voudrais partager avec vous le plaisir de la réussite du Festival Amani qui vient de se dérouler sans anicroches à Goma, chef-lieu de notre province du Nord Kivu. Une célébration de la paix et de ses vertus à laquelle des jeunes de RDC, du Rwanda et du Burundi et d’autres venus d’autres pays ont participé pour exprimer leur confiance en l’avenir des peuples de la région des grands lacs, une région qui n’a cessé ces dernières années par des conflits sanglants et déstabilisateurs. Le Gouvernement de la RDC salue les organisateurs et tous les participants à cet événement culturel qui a été une véritable bouffée d’oxygène pour des populations martyrisées et se félicite de l’engagement des uns et des autres en faveur de la paix et de la cohabitation harmonieuse entre nos peuples.
Toujours à Goma, on a noté au cours de la semaine passée une décision exemplaire prise par la justice militaire qui a condamné à des peines de 20 ans de servitude pénale un groupe de 12 militaires des FARDC qui étaient poursuivis pour une infraction de coups et blessures ayant entrainé la mort d’un concitoyen dans cette partie de la République.
Cet arrêt de la Cour Militaire du Nord-Kivu illustre bien le fait que les institutions publiques congolaises ne se croisent pas les bras face aux comportements répréhensibles de délinquants en uniforme qui, à l’instar de tous les autres délinquants, subissent les rigueurs de la loi.
Pour terminer cette partie introductive de notre entretien, je voudrais attirer votre attention sur le regard positif jeté sur l’évolution économique de notre pays par l’agence internationale de notation Standard & Poors. Cette agence estime que « les récentes évolutions économiques de la RDC lui valent le maintien des notes B sur le long terme et B sur le court terme avec perspectives stables ». « Cette note est justifiée par l’espoir de voir le stock de la dette rester à un bas niveau », expliquent les experts de Standard & Poors, ajoutant que « si les réformes dans la gestion des finances publiques sont correctement mises en œuvre, on pourrait assister à des améliorations, même si la situation restera globalement faible ». Il nous appartient de maintenir l’effort, en dépit des difficultés, pour pouvoir améliorer davantage notre situation économique. 
Je vous remercie.
Lambert MENDE OMALANGA
Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

lundi 16 février 2015

Sud-Kivu : Des inconnus menacent de tuer un acteur des médias pour « complicité avec RFI »

Dans une correspondance adressée, vendredi 6 février 2015, à M. Marcelin Chisambo, Gouverneur de la Province du Sud-Kivu (Est de la RDC), Journaliste en danger (JED) lui a fait part  des menaces récurrentes de mort dont fait l’objet Alain Bashizi, bloggeur et Président du Club RFI d’écoute à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (Est de la RDC), de la part des personnes non autrement identifiées se présentant comme « des agents de service de sécurité » et qui lui promettent d’en finir bientôt avec lui. 
JED qui prend au sérieux ces menaces a, à travers ce courrier, demandé à l’autorité provinciale du Sud-Kivu de faire tout ce qui est à son pouvoir pour retrouver et  sanctionner conformément à la loi les auteurs de ces menaces et de prendre des dispositions qui s’imposent pour assurer l’intégrité physique de cet acteur des médias.
Selon le témoignage fait à JED par Alain Bashizi, ces menaces ont commencé depuis le déclenchement des manifestations populaires à Bukavu contre le projet de loi électorale controversé. En effet, le 18 janvier 2015, il a reçu plusieurs appels anonymes l’accusant de « travailler en complicité avec RFI dans le but d’inciter la population à la révolte contre le Président Joseph Kabila ».
A la suite de ces appels menaçants, Alain Bashizi a été contraint de quitter la province pendant quelques jours pour se mettre à l’abri. Trois jours après avoir regagné la ville de Bukavu,  il a reçu d’autres appels anonymes lui disant : « Soyez le bienvenu à Bukavu. Nous savions que tu as préféré aller te cacher au Rwanda. Il faut maintenant te préparer à mourir avant le départ du Président Joseph Kabila. Nous connaissons bien ta maison ».  
Contacté par JED, Alain Bashizi a déclaré : « Depuis hier (jeudi 5 février, ndlr), j’ai décidé de ne plus passer la nuit chez moi. Mes détracteurs m’ont donné un ultimatum de 48 heures pour ne pas collaborer avec RFI ou quitter définitivement la ville de Bukavu », a-t-il ajouté.   
Depuis le déclenchement de ces manifestations populaires qui ont fait plusieurs mort, les autorités de Kinshasa, dont le Ministre des Médias, Lambert Mende, n’ont jamais caché leur mauvaise humeur face au traitement de ces informations par certains médias étrangers, et notamment, la Radio Française« RFI ».

Forte demande au mois de janvier de la monnaie nationale congolaise

Le Comité de politique monétaire présidé le 13 février 2015 par le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, a constaté une forte demande de la monnaie nationale. C'était au cours de la première réunion ordinaire de l'année 2015. Le Comité a analysé l'évolution récente de la conjoncture économique tant au plan international que national avant de dégager les implications sur les perspectives à court et à moyen termes du cadre macroéconomie.

Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo
Analyse de la conjecture économique

Sur le plan international
Selon les perspectives de l'économie mondiale du Fmi de janvier 2015, la croissance économique mondiale devrait atteindre 3,5 % en 2015 après 3,3 % en 2014 favorisée notamment par la baisse des cours du pétrole qui a eu pour effet de stimuler la demande mondiale.
Néanmoins, des incertitudes demeurent quant à l'évolution future des cours du pétrole qui pourraient rebondir plus tôt qu'anticipé. De même, d'autres risques importants sont également relevés notamment l'évolution inattendue de l'activité dans les grandes économies avancées ou une orientation inattendue de la politique monétaire aux Etats-Unis.
Il est à souligner que l'évolution des cours du pétrole ainsi que l'atonie de l'activité économique de la Chine, n'ont pas été neutres d'effet sur les cours des autres produits dont celui du cuivre qui a enregistré un recul de 15,3 % entre décembre 2014 et janvier 2015, se situant à 5.390,00 Usd la tonne contre 6.360,00 Usd la tonne.
Ainsi, il est recommandé aux Etats d'opérer des réformes structurelles à l'effet de booster la production effective et potentielle.
C'est dans ce cadre qu'il convient de relever la nouvelle orientation de la Banque Africaine de Développement qui attend investir davantage dans l'agriculture afin d'encourager la transformation structurelle de l'Afrique, promouvoir et accélérer une croissance inclusive.

Sur le plan national


Le dynamisme de l'activité économique intérieure devrait se poursuivre en 2015 avec un taux de croissance de 10,4 % contre 8,9 % en 2014. En attendant la réorientation de notre modèle de croissance afin de le rendre plus inclusive et multipolaire, l'activité économique restera encore impulsée par le secteur extractif.
Le solde brut d'opinions des chefs d'entreprises s'est contracté à 10,3  % contre 21,9 % à la période correspondante de 2014 influencé négativement par les manifestations enregistrées au cours du mois de janvier dernier dans les gara des villes du pays.
Bien qu'ayant indiqué une stabilité des prix intérieurs, le marché des biens et services, a été particulièrement marqué par la désinflation enregistrée à la dernière semaine du mois de janvier à la suite notamment de la baisse du prix du carburant à la pompe. L'inflation s'est située à 0,037 % en janvier 2015 contre 0, 054 % en décembre 2014. Dans ce contexte, l'inflation annuelle à fin décembre 2015 atteindrait 0,95 % contre un objectif de 3,5 %.
S'agissant des finances publiques, elles ont été marquées par une amélioration de la position nette du gouvernement favorisée notamment par l'encaissement des recettes exceptionnelles au cours du mois de janvier sur fond d'une discipline manifeste dans la gestion des opérations financières de l'Etat.
Une bonne tenue de la conjoncture est également observée sur le marché des changes où le taux indicatif est demeuré autour de 924,0 francs congolais le dollar américain à fin décembre 2014 contre 924 à fin janvier 2015. Par ailleurs, le mois de janvier a connu accumulation nette des devises de 108,06 millions de dollars américains portant ainsi le niveau des réserves de change à 1.752,52 millions de dollars américains correspondant à 7,3 semaines d'importations des biens et services.
Sur le marché monétaire, on note une forte demande de la monnaie nationale attestée notamment par le recours au refinancement aux guichets de la Banque centrale du Congo dont l'import a atteint 380,00 milliards de francs congolais au taux de 4,5 % et la baisse de l'encours du bon BCC qui se situe à 97,73 milliards de francs congolais à fin janvier 2015, soit une injection annuelle de 9,63 milliards de francs congolais.
Eu égard au développement de la conjoncture, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel de la politique monétaire. Le taux directeur demeure à 2 % et le coefficient de la réserve obligatoire reste à 8 % et 7 % respectivement sur les dépôts en devises à vue et à terme ainsi que 5 % et 0 % pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme.
Enfin, le Comité de politique monétaire encourage le gouvernement à accélérer les réformes structurelles à l'effet de réorienter le modèle de développement du pays en vue d'une croissance économique multipolaire et inclusive.

10 février, journée du diplomate russe

La Fédération de Russie célèbre  le 10 février de chaque année la journée du diplomate russe. A Kinshasa, l'ambassadeur de la Fédération de Russie, Igor Evdokimov, a tenu à cette date une conférence de presse et a expliqué que cette journée avait été instaurée par une ordonnance du président russe Vladimir Poutine.
L'ambassadeur russe a tenu à faire le bilan de l'année 2014 qui, selon lui, a été fructueuse pour les relations russo-congolaises. Un dialogue politique entre les deux pays s'est développé avec succès. Dans le cadre de ce dialogue, les deux pays organisent chaque année les consultations politiques entre les ministères des Affaires Étrangères dont les dernières ont eu lieu au mois de mai 2014 à Kinshasa.
Ces consultations montrent que Moscou et Kinshasa partagent des opinions communes concernant des questions d'actualités internationales et régionales de l'ordre du jour.

L'Ambassadeur de la Fédération de Russie en Rdc
"Le succès de notre dialogue politique nous a conduit à un soutien mutuel sur la scène internationale, y compris le soutien des candidatures pendant les votes aux Nations unies", a souligné Igor Evdokimov. En sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie participait activement à l'élaboration des stratégies de règlement du conflit en RD Congo.
La Fédération de Russie et la RD Congo coopèrent traditionnellement dans le secteur de l'éducation. "Avec fierté, j'aimerais bien vous informer que cette année nous avons battu le record dans ce domaine. 47 jeunes congolais de tous les coins du pays ont obtenu les bourses russes et maintenant ils font leurs études dans les différentes universités russes. Parmi ces 47 boursiers congolais, trois ont obtenu les bourses pour la formation post-universitaire.
"Admission des Congolais aux établissements de l'enseignement post-universitaires de notre pays démontre le haut niveau de l'éducation en RD Congo, a noté le diplomate russe. Les candidats doivent éveiller l'intérêt des professeurs des universités russes par leurs thèses. "Seuls les meilleurs candidats russes ou étrangers peuvent entrer aux établissements de l'enseignement post-universitaires russes.
Dans le domaine de la formation des policiers, la Russie a convié deux groupes de policiers congolais, dix au total, pour un stage de formation accéléré. En 2015, la Russie projette de continuer ce programme. "Tout en remerciant les autorités congolaises pour leur contribution dans le renforcement des relations russo-congolaises, j'espère que cette année 2015 nous apportera une développement ultérieur de notre Cooper bilatérale", a-t-il lâché.
Le diplomate russe n'a pas manqué d'évoquer l'ampleur de la tragédie humaine dans la partie Est de l'Ukraine. Il a souligné que pour la Russie, l'Ukraine c'est un pays frère. "Avec l'Ukraine nous partageons la même histoire, les traditions et coutumes ainsi que la même religion. Nous avons tous des membres de famille et des amis en Ukraine". C'est pourquoi, pour le peuple russe, la crise en Ukraine n'est pas un problème politique comme ses partenaires européens et américains le pensent. "Pour nous, c'est une question qui touche nos cœurs".
Pour la Russie, il n'y a qu'une seule option du règlement de la crise en Ukraine, c'est le règlement pacifique du conflit et ne peut être réglée par la force militaire.