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dimanche 16 août 2026

Coopération Belgique-RDC : Danny Denolf nommé nouveau Directeur Pays d’Enabel

L’Agence belge de coopération internationale (Enabel) a officiellement annoncé la nomination de Danny Denolf au poste de Directeur Pays en République Démocratique du Congo. Il succède à Krista Verstraelen, qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Fort de plus de 25 ans d’expérience dans le domaine de la coopération internationale, le nouveau responsable d’Enabel en RDC dispose d’un parcours marqué par des fonctions au sein de plusieurs organisations internationales, dont la Croix-Rouge de Belgique, la GIZ, la Banque mondiale, l’Union européenne et l’Institut de médecine tropicale d’Anvers.

Titulaire d’un master en développement international et en santé publique, Danny Denolf a également acquis une expérience de terrain dans plusieurs pays, notamment à Madagascar, au Pérou, au Burundi, en Afrique du Sud, au Mozambique, au Maroc, au Kirghizistan et en Géorgie.

Un profil axé sur les partenariats et les secteurs stratégiques

Avant son arrivée à Kinshasa, Danny Denolf dirigeait les activités d’Enabel au Burkina Faso et au Mali. À ce poste, il a notamment travaillé au renforcement des partenariats avec le secteur privé et accompagné des initiatives dans l’entrepreneuriat, la santé et le tourisme.

Son expérience comprend également cinq années passées à Istanbul au sein de la GIZ, où il a dirigé un portefeuille régional couvrant l’Afrique du Nord, les Balkans et l’Asie centrale.

En RDC, il aura pour principale mission de superviser la mise en œuvre du programme de coopération entre la Belgique et la République Démocratique du Congo. Son expertise dans les chaînes de valeur, l’agrobusiness, la santé et la gestion de secteurs complexes, notamment le secteur minier, devrait contribuer à la réalisation des objectifs de cette coopération.

Collaboration avec les autorités congolaises

Danny Denolf entend privilégier une approche fondée sur la collaboration, l’écoute et la durabilité des résultats. « C’est un honneur pour moi de rejoindre Enabel en RDC. Mon objectif est de continuer le travail exceptionnel réalisé jusqu’à présent tout en plaçant la collaboration, l’écoute active et la durabilité des résultats au cœur de notre approche », a-t-il déclaré lors de sa première rencontre avec les équipes d’Enabel à Kinshasa.

Le nouveau Directeur Pays est également présenté comme un dirigeant au style participatif. Il entend promouvoir une culture professionnelle reposant sur la confiance mutuelle, la responsabilité collective et une présence accrue sur le terrain.

Il devra, dans cette perspective, travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises, les partenaires techniques et financiers ainsi qu’avec l’Ambassade de Belgique en RDC.

Un programme de coopération de 260 millions d’euros

Présente en République Démocratique du Congo depuis 2001, Enabel intervient actuellement dans dix provinces du pays. L’agence compte un peu plus de 400 collaborateurs en RDC et met en œuvre une vingtaine de projets.

Pour la période 2023-2029, son programme bilatéral avec la RDC représente une enveloppe globale de 260 millions d’euros, à laquelle s’ajoutent plus de 130 millions d’euros de financements multibailleurs, notamment de l’Union européenne.

À l’échelle internationale, Enabel compte plus de 2.000 collaborateurs et gère environ 170 projets dans une vingtaine de pays, en Belgique, en Afrique et au Moyen-Orient.

Hommage à Krista Verstraelen

Danny Denolf succède à Krista Verstraelen, qui quitte ses fonctions après plusieurs années à la tête de la coopération belge en RDC.

Enabel a salué son engagement et son dévouement au service du développement, tout en souhaitant plein succès à son successeur dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités.


Kongo Central : la VSV dénonce l’arrestation de deux acteurs de la société civile à Kimpese

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) exige la libération immédiate et sans conditions de Raymond Tona Tona et Luzayadio Nsungani, arrêtés à Kimpese dans le cadre d’une contestation liée à la facturation de l’électricité.

Deux responsables de la société civile interpellés

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) dénonce et condamne l’arrestation, mercredi 12 août 2026 vers 14 heures à Kimpese, dans la province du Kongo Central, de deux acteurs de la société civile.

Il s'agit de Raymond Tona Tona, président du Cadre de concertation de la société civile Forces vives du territoire de Songololo, et Luzayadio Nsungani, président de l’Association des personnes vivant avec handicap de Kimpese.

Selon les informations rapportées par la VSV, plusieurs organisations de la société civile de Kimpese s’étaient réunies le samedi 8 août 2026 pour examiner la question de la facturation forfaitaire de la consommation d’électricité par la Société nationale d’électricité (SNEL).

Une contestation autour des factures de juillet

Au cours de cette réunion, les participants auraient notamment décidé d’appeler la population à ne pas prendre en compte les factures d’électricité du mois de juillet 2026 et à les retourner à leur expéditeur.

Dans ce contexte, les deux responsables de la société civile ont été convoqués au bureau de la Police nationale congolaise (PNC) de Kimpese. Luzayadio Nsungani y aurait été entendu mardi 11 août 2026, tandis que Raymond Tona Tona a été entendu mercredi 12 août 2026.

À l’issue de ces auditions, les deux hommes ont été arrêtés et conduits au Commissariat territorial de la PNC, avant d’être transférés au camp de la police, où ils étaient toujours détenus au moment de la publication du communiqué de la VSV.

La VSV exige leur libération

Face à cette situation, la VSV exige la libération immédiate et sans conditions des deux acteurs de la société civile. L’organisation estime que ceux-ci n’ont commis aucun crime en accompagnant la population dans ses revendications en faveur d’une facturation de l’électricité qu’elle qualifie de transparente et équitable.

La VSV rappelle par ailleurs aux autorités congolaises que la liberté de réunion et la liberté d’expression sont garanties par les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme.

L’organisation appelle ainsi les autorités compétentes à respecter ces libertés fondamentales et à mettre fin à la détention des deux acteurs de la société civile.


Ituri : la situation humanitaire se dégrade autour du site de déplacés de Plaine Savo

La persistance des violences armées dans le territoire de Djugu inquiète les acteurs humanitaires. Entre janvier et juin 2026, au moins 23 personnes déplacées auraient été tuées dans et autour du site de Plaine Savo, tandis que plus de 54 autres auraient été grièvement blessées.

Des enfants victimes des tirs

La situation humanitaire demeure préoccupante autour du site de déplacés de Plaine Savo, dans la localité de Bule, territoire de Djugu, en Ituri.

Le 9 juin 2026, un enfant a été tué et un autre grièvement blessé lors de tirs impliquant des acteurs armés à proximité du site. Un mois auparavant, le 13 mai, deux autres enfants déplacés avaient également été touchés par des tirs. L’un d’eux avait succombé à ses blessures.

Un cycle de violences persistant

Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de violences qui affectent Bule et ses environs depuis décembre 2025. La zone est confrontée à des affrontements armés récurrents ainsi qu’à des attaques visant les populations civiles.

Selon des sources de la société civile locale citées dans une note de plaidoyer consacrée à la situation humanitaire de Plaine Savo, au moins 23 personnes déplacées ont été tuées entre janvier et juin 2026 dans et autour du site. Plus de 54 personnes auraient également été grièvement blessées durant cette période.

Des violations des droits humains en hausse

Les évaluations réalisées par les acteurs de la protection font état d’une augmentation inquiétante des violations des droits humains autour du site depuis le début de l’année.

Parmi les faits rapportés figurent notamment des arrestations arbitraires, des enlèvements, des exécutions extrajudiciaires et des violences sexuelles, dont des cas de viol.

Cette situation accentue la vulnérabilité des milliers de personnes déplacées qui ont trouvé refuge à Plaine Savo et fait peser de nouvelles menaces sur leur sécurité et leur accès aux services essentiels.

La protection des déplacés en urgence

Face à la multiplication des incidents, la situation de Plaine Savo appelle à un renforcement des mesures de protection des civils et à une réponse humanitaire adaptée aux besoins des populations déplacées.

La persistance des violences dans et autour du site souligne également la nécessité de prévenir les attaques contre les civils et de garantir la sécurité des enfants et des autres personnes particulièrement vulnérables.


Cour constitutionnelle : les dispositifs des arrêts rendus le 12 août 2026

Après avoir visé les dispositions pertinentes de la Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée à ce jour, de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle ainsi que de son règlement intérieur, la Haute Cour s’est prononcée le 12 août 2026 sur la requête introduite par Papy Mantezolo Diatezua.

Statuant en matière de contrôle de constitutionnalité et après avis du procureur général, la Cour s’est déclarée compétente et a jugé la requête recevable. Elle a surtout précisé que l’arrêt R.Const. 2629 du 7 mai 2026 est clair en ce que Papy Mantezolo Diatezua est l’unique bénéficiaire direct de ses effets. La Cour a également décidé qu’il n’y avait pas lieu au paiement de frais de justice.

L’arrêt sera notifié au requérant ainsi qu’aux principales institutions concernées, notamment au président de la République, aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, à la Première ministre, à l’Assemblée provinciale du Kongo Central et au gouverneur de cette province.

Il sera également publié au Journal officiel de la République Démocratique du Congo et au Bulletin des arrêts de la Cour constitutionnelle.

Onze requêtes : la Cour décline sa compétence

Dans les autres dossiers examinés en procédure de filtrage, la Cour constitutionnelle a conclu à son incompétence.

Ces requêtes portaient notamment sur des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées dans le cadre de procédures pendantes devant des juridictions de l’ordre judiciaire.

À titre d’exemple, dans les procédures RC 37.042 et RC 33.438, la Cour a constaté qu’il ne lui appartenait pas de connaître de ces causes dans le cadre présenté devant elle. La Haute Cour a ainsi décliné sa compétence dans les onze dossiers soumis au filtrage.

Des arrêts notifiés et publiés

Pour ces différentes affaires, la Cour constitutionnelle a également décidé qu’il n’y avait pas lieu au paiement de frais de justice.

Les arrêts seront notifiés aux requérants et aux autorités institutionnelles concernées, notamment au président de la République, aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi qu’à la Première ministre.

Ils seront enfin publiés au Journal officiel de la République Démocratique du Congo et au Bulletin des arrêts de la Cour constitutionnelle.


Des enlèvements signalés dans plusieurs localités dans la province de l’Ituri

Plus de 40 civils seraient portés disparus depuis environ une semaine dans plusieurs champs et agglomérations du territoire de Mambasa, en Ituri. Les disparitions sont signalées notamment dans le groupement Babila Teturi, dans les secteurs de Mingazi et Étabe, en chefferie des Babila Babombi.

Selon le défenseur des droits humains Zephani Kataliko, qui cite le témoignage d’un civil ayant réussi à échapper à un rapt, les personnes disparues auraient été enlevées par un groupe d’hommes armés soupçonnés d’être des combattants des ADF.

Des enfants parmi les personnes recherchées

D’après cette source, la majorité des personnes portées disparues seraient des enfants, dont certains âgés de moins de 16 ans. Des jeunes filles figureraient également parmi les personnes enlevées.

Le défenseur des droits humains fait état d’un groupe d’environ neuf hommes armés qui circuleraient dans la zone et appelle les populations, particulièrement les agriculteurs travaillant dans les champs, à renforcer leur vigilance.

Appel à l’intervention des autorités

Zephani Kataliko exhorte par ailleurs les forces de défense et de sécurité à intervenir afin de retrouver les personnes portées disparues et de sécuriser les zones concernées.

La piste des ADF reste, à ce stade, une hypothèse avancée par cette source locale et doit être confirmée par les autorités compétentes.

Une clarification officielle est attendue sur le nombre exact de personnes disparues, les circonstances de ces enlèvements et l’identité des auteurs présumés.


Culture : Barly Baruti sollicite l’appui de Judith Suminwa pour le Salon africain de la BD

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu, le 13 août 2026 à la Primature, le célèbre bédéiste congolais Barly Baruti. Au centre de leur échange : les préparatifs du Salon africain de la bande dessinée et de l’autre Musik, prévu du 11 au 13 septembre 2026 à Kinshasa.

À cette occasion, l’artiste a sollicité l’accompagnement de la cheffe du Gouvernement pour assurer la réussite de cet événement culturel qui ambitionne de positionner Kinshasa comme une référence africaine dans le domaine de la bande dessinée et des industries culturelles et créatives.

Faire de Kinshasa une capitale africaine de la bande dessinée

Barly Baruti salue l’intérêt porté par Judith Suminwa au développement des industries culturelles et créatives. Selon lui, le soutien aux initiatives culturelles peut contribuer à la création d’emplois, particulièrement au bénéfice des jeunes, tout en participant au développement économique du pays.

Le bédéiste nourrit une ambition claire pour son secteur qui est de faire de Kinshasa un haut lieu du 9ème art sur le continent africain.

« Kinshasa deviendra la capitale africaine de la bande dessinée, comme Ouagadougou pour le cinéma, Bamako pour la photographie ou Abidjan pour les arts de la scène », affirme-t-il avec conviction.

Des enjeux logistiques au cœur des préparatifs 

Les échanges à la Primature ont également porté sur plusieurs questions pratiques liées à l’organisation du salon.

Il s’agit notamment de la logistique, de l’accueil des invités venant de différents pays et de l’accès aux différents sites devant accueillir les activités.

Barly Baruti a particulièrement insisté sur la nécessité de faciliter les procédures d’obtention des visas pour les participants étrangers. Pour l’artiste, de bonnes conditions d’accueil sont essentielles afin que les visiteurs repartent avec une image positive de la République Démocratique du Congo.

Judith Suminwa, une Première ministre sensible à l’art

Au-delà des questions liées au salon, Barly Baruti dit avoir découvert une Première ministre particulièrement intéressée par l’art et les différentes disciplines culturelles.

L’artiste s’est notamment dit agréablement surpris par l’environnement artistique du bureau de Judith Suminwa, où sont exposées des œuvres de peintres congolais ainsi que des bandes dessinées et des caricatures. « C’est quelque chose qui m’a profondément ravi », a-t-il confié.

Pour le bédéiste, cet intérêt constitue un signal encourageant pour les artistes et les professionnels des industries culturelles et créatives. 

« Bomoyi, Kaka Se Bomoyi » : célébrer la vie malgré les drames

L’édition 2026 du Salon africain de la bande dessinée et de l’autre Musik entend également associer création artistique et devoir de mémoire.

Placée sous le thème « Bomoyi, Kaka Se Bomoyi », soit « La vie, rien que la vie » en Lingala, la manifestation veut célébrer la vie, la résilience et la créativité, tout en abordant les réalités douloureuses auxquelles la RDC est confrontée.

Barly Baruti entend notamment utiliser l’expression artistique pour sensibiliser sur le Genocost, à travers les regards croisés des artistes de la bande dessinée et de la musique.

Les industries culturelles comme moteur économique

L’attention accordée à ce secteur s’inscrit dans les priorités du Gouvernement en matière de création d’emplois et de développement du capital humain.

À travers la promotion des industries culturelles et créatives, l’exécutif entend encourager l’émergence d’un véritable marché national des arts, capable de permettre aux artistes de vivre de leur travail et de contribuer à l’économie congolaise.

Le Salon africain de la bande dessinée et de l’autre Musik se présente ainsi comme une occasion de valoriser les talents congolais, de renforcer les échanges culturels avec le continent et de contribuer au rayonnement international de Kinshasa.


RDC : les dérives sur les réseaux sociaux peuvent désormais faire l’objet de poursuites

La décision du procureur général près la Cour de cassation d’ordonner aux officiers de police judiciaire de traquer les infractions commises dans l’espace numérique intervient dans un contexte marqué par la multiplication des dérives sur les réseaux sociaux en République Démocratique du Congo.

Pour Me Prosper Ntetika, avocat au Barreau de Kinshasa/Gombe, Spécialiste en Droit du Numérique, Co-rédacteur du Code du Numérique, cette démarche trouve son fondement dans les textes en vigueur, notamment le Code du numérique, le Code pénal et le Code de procédure pénale.

L’avocat rappelle que, depuis l’adoption de l’ordonnance-loi portant Code du numérique en 2023, Internet n’est plus considéré comme un espace échappant au droit.

« Le Code du numérique a consacré les infractions qui se commettent dans l’environnement numérique. […] Depuis 2023, l’espace numérique est un espace qui n’est pas hors la loi et les organes habilités, comme les parquets, peuvent pleinement agir », explique-t-il.

Les injures, diffamations, atteintes à la vie privée et autres comportements susceptibles de constituer des infractions peuvent ainsi engager la responsabilité de leurs auteurs lorsqu’ils sont commis par voie numérique.

Le CSAC appelé à agir dans le respect de ses compétences

Cette question concerne également le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, CSAC, notamment après l’annonce d’une démarche visant la suppression de certains comptes TikTok.

Me Prosper Ntetika rappelle que le CSAC tire ses compétences de l’article 212 de la Constitution, qui lui confère notamment la mission de garantir la liberté de la presse et des moyens de communication de masse, dans le respect de la loi.

Toutefois, selon lui, une éventuelle procédure de suppression de comptes TikTok ne pourrait être menée isolément. Elle devrait se faire en concertation avec le gouvernement et les ministères concernés, notamment ceux de l’Économie numérique et de la Communication et Médias.

Le CSAC dispose néanmoins de mécanismes lui permettant, dans le cadre de ses missions de régulation, de saisir le parquet lorsque des faits portés à sa connaissance sont susceptibles de constituer des infractions.

Les auteurs établis à l’étranger ne sont pas hors d’atteinte

Autre précision apportée par l’avocat est le fait qu’un auteur présumé soit établi à l’étranger ne signifie pas automatiquement qu’il échappe aux poursuites.

La RDC dispose, selon Me Prosper Ntetika, de mécanismes de coopération judiciaire permettant aux autorités compétentes de solliciter l’intervention des États concernés lorsque des infractions commises depuis l’étranger produisent des effets sur le territoire congolais.

Ces mécanismes peuvent notamment être activés lorsque les faits sont également répréhensibles dans le pays où se trouve leur auteur.

Assainir l’espace numérique sans porter atteinte aux libertés

Pour Me Prosper Ntetika, l’objectif n’est pas de remettre en cause la liberté d’expression ou la liberté de la presse, mais de faire respecter les limites fixées par la loi.

Il estime qu’il devient nécessaire d’assainir l’espace numérique congolais face à la multiplication de contenus portant atteinte à la dignité, à la réputation et à la vie privée des personnes.

La démarche du procureur général près la Cour de cassation et les actions éventuelles du CSAC doivent donc, selon lui, s’inscrire dans le strict respect des procédures légales.

« Il ne s’agit pas d'acharnement, mais de l’application d’un texte qui est en vigueur et qui considère que l’espace numérique n’est pas un espace hors la loi », insiste l’avocat.

Les parquets, les officiers de police judiciaire et le CSAC disposent ainsi de plusieurs leviers juridiques pour lutter contre les infractions commises en ligne, tout en veillant au respect des libertés fondamentales garanties par la Constitution et les lois de la République.