APO

mardi 5 mai 2026

“Peaux noires : quel héritage ?” : TV5MONDE explore l’identité noire francophone dans une nouvelle série-documentaire

À l’occasion du Sommet Africa Forward prévu les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, TV5MONDE annonce le lancement d’une nouvelle création originale intitulée Peaux noires : quel héritage ?. Cette série-documentaire propose une plongée inédite dans les dimensions intimes, sociales et historiques du rapport à la couleur de peau chez les personnes noires francophones. Elle sera disponible dès le 3 juin 2026 sur la plateforme TV5MONDE+.

Une réflexion intime et collective sur la couleur de peau

À travers cinq épisodes, la série met en lumière un sujet encore peu traité à l’écran qui est la perception et la signification de la couleur de peau. Entre introspection personnelle et regard collectif, Peaux noires : quel héritage ? aborde les enjeux d’acceptation de soi, de diversité et de reconnaissance.

Réalisée par Johanna Boyer-Dilolo et Estelle Ndjandjo, la série donne la parole à plusieurs figures issues de divers horizons, notamment Aïssa Maïga, Rachel Keke, Estelle Mendy ou encore Juste Shani.

À leurs côtés, sociologues, historiens et professionnels de santé apportent un éclairage scientifique, permettant de relier les expériences individuelles aux héritages historiques, notamment coloniaux.

Coproduite avec La Félicité, la série aborde des thématiques telles que la mélanine, le colorisme, la dépigmentation ou encore l’héritage colonial. Elle s’inscrit dans la lignée de la série Cheveux Afro, réalisée par Rachel Kwarteng, qui explorait déjà les représentations du cheveu crépu à travers l’histoire, des périodes précoloniales jusqu’à l’ère des réseaux sociaux.

Une avant-première au Quai Branly

Une projection en avant-première est prévue le 3 juin 2026 au Musée du Quai Branly - Jacques Chirac, suivie d’une visite de l’exposition Africa Fashion. Cet événement marquera le lancement officiel de la série avant sa diffusion grand public.

Diffusion multiplateforme

La série sera accessible dès le 3 juin 2026 sur la plateforme gratuite TV5MONDE+ ; chaque samedi à 16h45 à partir du 6 juin 2026 sur TV5MONDE Afrique (heure de Dakar) ; ainsi que sur YouTube et les réseaux sociaux de TV5MONDE.

Cinq épisodes pour explorer les héritages

Les cinq volets de la série sont intitulés : Mélanine ; la peau en héritage ; les représentations ; le colorisme ; l'empouvoirement et la fiche technique.

TV5MONDE, un acteur majeur de la francophonie

Présent dans plus de 400 millions de foyers à travers le monde, TV5MONDE s’impose comme le premier réseau mondial de télévision généraliste francophone. Son offre s’étend de la diffusion télévisée à la plateforme numérique TV5MONDE+, en passant par des contenus éducatifs via TV5MONDE EDU.

La Félicité, une jeune production engagée

Fondée en 2025, La Félicité développe des projets documentaires et de fiction ancrés dans les réalités contemporaines. La société se distingue par une approche artistique qui interroge les identités, les héritages et les transformations sociales, en tissant des liens entre l’Afrique et l’Europe.

Cour des comptes : un nouveau plan stratégique pour renforcer le contrôle des finances publiques

À l’occasion du lancement des travaux du plan stratégique 2026-2030, le Premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, a clarifié le 4 mai 2026 à Kinshasa les ambitions de son institution qui sont entre autres de consolider les acquis, de corriger les insuffisances et hisser davantage la qualité du contrôle des finances publiques en République Démocratique du Congo.

Un plan stratégique est avant tout un outil d’orientation et de pilotage. Il permet à une institution de définir clairement ses objectifs, les résultats attendus, ainsi que les moyens à mobiliser pour les atteindre. À la Cour des comptes, ce document sert de boussole pour organiser, de manière coordonnée, l’ensemble des actions liées à sa mission de contrôle des finances publiques.

Un accompagnement technique du CREFIAF

Pour élaborer ce nouveau plan, la Cour des comptes bénéficie de l’appui du Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (CREFIAF), une structure sous-régionale spécialisée dans le renforcement des capacités des institutions de contrôle. Cet accompagnement vise à garantir un document conforme aux standards internationaux.

À travers ce plan stratégique, la Cour des comptes ambitionne de redynamiser ses missions fondamentales, notamment le contrôle juridictionnel et les audits. Il s’agit, entre autres, de produire des arrêts de qualité susceptibles de contribuer à une meilleure gestion des finances publiques, mais aussi de réaliser des audits conformes aux normes internationales établies par l’INTOSAI.

Depuis sa réhabilitation en 2022 par le chef de l’État, la Cour des comptes a enregistré des avancées notables. Pour la première fois, elle a rendu des arrêts dans le cadre du contrôle juridictionnel et a mené plusieurs audits à impact visible. Ces progrès, issus du précédent plan stratégique, constituent une base solide sur laquelle s’appuie la nouvelle feuille de route.

L’élaboration d’un nouveau plan stratégique ne signifie pas un échec du précédent. Arrivé à échéance, celui-ci doit être renouvelé pour permettre à l’institution de poursuivre son évolution. Toutefois, certaines faiblesses ont été identifiées, notamment l’absence d’audits de suivi des recommandations et une collaboration encore insuffisante avec certaines institutions, dont le Parlement.

Vers plus de professionnalisme et de synergie institutionnelle

Le nouveau plan stratégique entend renforcer le professionnalisme dans la production des arrêts et des rapports, en intégrant davantage les normes internationales. Il prévoit également d’améliorer la gouvernance interne de la Cour et de développer une collaboration plus étroite avec les parties prenantes, notamment le Parlement, le gouvernement, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers.

En définitive, ce plan stratégique 2026-2030 vise à doter la Cour des comptes des mécanismes nécessaires pour jouer pleinement son rôle de garant de la bonne gestion des finances publiques. L’objectif est de contribuer à une gouvernance plus transparente, plus responsable et plus efficace au service des citoyens.

Le partage d’expériences au cœur de l’accompagnement

Le CREFIAF, en tant qu’organisation spécialisée dans le renforcement des capacités des institutions de contrôle des finances publiques, privilégie une méthode basée sur le partage d’expériences et de connaissances. Cette approche vise à enrichir les compétences des experts congolais appelés à mettre en œuvre le futur plan stratégique, à déclaré Hassan Idi, directeur du CREFIAF.

L’un des objectifs majeurs de cet accompagnement est de permettre à la Cour des comptes de s’approprier pleinement le processus d’élaboration du plan stratégique. L’équipe locale, en collaboration avec les experts du CREFIAF, bénéficiera d’un transfert de compétences destiné à améliorer durablement la planification et la gestion stratégique de l’institution.

Miser sur le suivi et l’évaluation

Au-delà de l’élaboration du document, l’accent sera mis sur la mise en place de mécanismes de suivi et d’indicateurs de performance. Ces outils permettront d’évaluer efficacement la mise en œuvre du plan stratégique et d’en mesurer l’impact sur la qualité du contrôle des finances publiques. À travers cet appui technique, le CREFIAF entend contribuer à renforcer l’efficacité de la Cour des comptes et à consolider son rôle dans la promotion de la bonne gouvernance en République démocratique du Congo.


Mobilisation de l’UDPS : soutien à la diplomatie présidentielle et appel à la justice contre les acteurs de la déstabilisation

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à travers sa branche Kibassa, a pris part le 4 mai 2026 à Kinshasa à une marche de soutien au chef de l’État et aux récentes sanctions internationales visant l’ancien président Joseph Kabila. À cette occasion, son secrétaire général, Alain Kyungu, a réaffirmé la position de son parti en faveur de mesures judiciaires fortes, y compris l’idée d’un mandat d’arrêt international.

Une solidarité nationale et internationale mise en avant

Selon les organisateurs, cette mobilisation traduit l’adhésion des forces vives de la nation, des membres de l’Union sacrée, des confessions religieuses ainsi que des alliés extérieurs à une même cause qui est la défense de la République Démocratique du Congo.

« Nous avons répondu à l’appel de solidarité lancé par nos alliés naturels. Aujourd’hui, la nation s’est levée pour exiger justice », a déclaré Alain Kyungu.

Les participants estiment que la voix de la RDC est désormais entendue sur la scène internationale, comme en témoignent les sanctions récemment prises contre certains acteurs accusés de déstabilisation.

Appui à la diplomatie du chef de l’État

Les manifestants ont salué ce qu’ils qualifient de « diplomatie agissante » du président de la République, estimant qu’elle commence à produire des résultats concrets. « Tous ceux qui sont impliqués dans la déstabilisation de notre pays sont désormais connus. Nous sommes venus pour témoigner notre solidarité et appuyer le président dans ses efforts », a insisté le secrétaire général de l’UDPS/Kibassa.

Dans cette dynamique, le parti encourage également les initiatives internationales, notamment du côté des États-Unis, en faveur de poursuites judiciaires contre les personnes mises en cause. Une exigence est que justice soit faite.  Au-delà du soutien politique, les participants ont insisté sur la nécessité de voir les procédures judiciaires aller jusqu’à leur terme. Ils appellent les instances compétentes à établir les responsabilités et à sanctionner les coupables.

« La justice doit suivre son cours. Les institutions habilitées doivent faire leur travail afin que les responsabilités soient clairement établies », ont-ils martelé.

Les cadres de l’UDPS ont également salué la forte mobilisation populaire observée lors de cette marche, y voyant un signe d’unité nationale face aux défis sécuritaires et politiques. Ils ont réitéré leur soutien au chef de l’État dans ses efforts visant à restaurer l’intégrité territoriale du pays, tout en se disant confiants quant aux résultats à venir.

Révision constitutionnelle : attente du Parlement

Concernant la question d’une éventuelle modification de la Constitution, l’UDPS/Kibassa adopte une posture prudente. Le parti affirme suivre de près les travaux du Parlement, qu’il considère comme l’organe habilité à trancher cette question. « Nous faisons confiance au Parlement pour apprécier cette question. Nous suivons le processus avec beaucoup d’attention », a conclu Alain Kyungu.

Ledya Group dément tout lien avec Joseph Kabila et clarifie sa participation au Matadi Gateway Terminal

Face aux rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux, Ledya Group a publié, le 4 mai 2026, un communiqué officiel pour rétablir les faits. Par la voix de son directeur de cabinet, Claude Bossio wa Bossio, le groupe dément toute implication de Joseph Kabila dans son capital, après les sanctions américaines récemment évoquées à son encontre.

Dans son communiqué, Ledya Group rejette catégoriquement les allégations selon lesquelles l’ancien chef de l’État détiendrait des parts au sein de ses structures. Le groupe insiste sur son indépendance et rappelle qu’il n’a « ni vocation ni compétence à s’immiscer dans le champ politique ».

Fort de plus de cinquante-trois années d’existence, le consortium affirme s’être construit sur des principes d’excellence et de neutralité, en maintenant des relations strictement institutionnelles, orientées vers l’intérêt général.

Un acteur économique majeur en RDC

Présent dans plusieurs secteurs d’activité, Ledya Group revendique une contribution significative à l’économie nationale, notamment à travers la création de plus de 2.000 emplois directs à travers le pays.

Le groupe souligne que ses investissements couvrent divers domaines, dont les infrastructures, l’agro-pastoral et l’énergie, avec une approche axée sur la performance et la durabilité.

MGT : une participation basée sur des apports réels

S’agissant du Matadi Gateway Terminal (MGT), Ledya Group rappelle qu’il s’agit d’une infrastructure portuaire moderne, opérationnelle depuis 2016 et considérée comme un maillon stratégique du système logistique national. Le groupe précise que sa participation repose sur un apport en nature, notamment la mise à disposition du foncier ayant permis la réalisation du projet. Il ajoute que les investissements financiers ont été assurés par un partenaire international, avec un financement structuré incluant un prêt actionnaire soutenu par Citibank, depuis remboursé par la société.

Ce partenaire, selon Ledya, dispose d’une expertise reconnue dans la gestion de plus de 34 ports maritimes à travers le monde.

Un engagement réaffirmé pour le développement national

Ledya Group conclut en réaffirmant son engagement en faveur d’un développement économique fondé sur la responsabilité, la transparence et le patriotisme économique. Le groupe met en avant des standards élevés de qualité et de performance dans l’ensemble de ses projets.

Ces clarifications interviennent dans un contexte marqué par la circulation de rumeurs liant certains acteurs économiques congolais à des figures politiques, notamment après l’annonce de sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila. Plusieurs publications sur les réseaux sociaux ont ainsi évoqué, sans preuve formelle, une supposée implication de ce dernier dans des entreprises stratégiques du pays, dont Ledya Group.

Le groupe dit vouloir, à travers ce communiqué, « rétablir la vérité des faits » et préserver sa crédibilité ainsi que celle de ses partenaires.


Kinshasa : la Police judiciaire rappelée à l’ordre sur la discipline et ses missions

Le commissaire général adjoint en charge de la Police judiciaire, le commissaire divisionnaire Bertin Balekupayi, a tenu une parade le lundi 4 mai 2026 au siège de la coordination nationale à Kinshasa. M'objectif était de rappeler aux cadres et agents les principes fondamentaux encadrant leurs missions, notamment la discipline, la hiérarchie et le rôle exact de la Police judiciaire.

Une hiérarchie stricte et des missions verticales

Au cours de cette rencontre, Bertin Balekupayi a relayé les instructions du commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC), le commissaire divisionnaire principal Benjamin Alonga Boni. Il a insisté sur le respect strict de la discipline et des lois régissant le fonctionnement du service.

Selon lui, les missions au sein de la Police judiciaire sont « verticales », ce qui implique que toute revendication ou préoccupation doit suivre la voie hiérarchique normale. Il a mis en garde contre toute forme d’indiscipline susceptible de compromettre le bon fonctionnement de la coordination.

Encadrement des OPJ : mettre fin à la divagation

Le commissaire général adjoint a déploré la « divagation » de certains officiers de police judiciaire (OPJ) à travers la ville de Kinshasa. Il a rappelé que chaque responsable est tenu de savoir où se trouvent ses éléments et quelles missions leur sont assignées. « Les tâches doivent être clairement réparties avant toute descente sur le terrain afin de garantir la maîtrise des effectifs et de répondre efficacement aux autorités en cas de besoin ».

Il a également dénoncé des pratiques abusives de certains agents opérant dans des zones reculées, notamment l’interpellation d’opérateurs économiques étrangers suivie d’exigences financières illégales. Certains cas de séquestration visant à extorquer de l’argent ont été évoqués. Un message a été adressé au commissaire provincial de la police de Kinshasa, le commissaire divisionnaire Israël Kantu, afin que ces instructions soient relayées dans tous les postes et commissariats pour mettre fin à ces dérives.

Renforcement des capacités des OPJ

Sur le plan technique, Bertin Balekupayi a annoncé un programme de remise à niveau de 40 officiers de police judiciaire, en collaboration avec des partenaires tels que le PNUD et EUPOL. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les différents services spécialisés, notamment le Bureau central national (BCN) Interpol, la Police technique et scientifique, ainsi que les cours et tribunaux de Kinshasa. Les OPJ traitant des dossiers de criminalité transnationale sont appelés à passer par le BCN Interpol, interlocuteur des polices étrangères.

Par ailleurs, les services techniques doivent être sollicités pour appuyer les enquêtes, notamment à travers l’exploitation des nouvelles technologies, y compris la géolocalisation dans les affaires de crimes, vols ou assassinats.

Clarification sur le statut des OPJ

Le commissaire général adjoint a également levé l’équivoque autour des officiers de police judiciaire issus d’autres services de l’État. Il a rappelé que certains ministères et d'autres structures de l'État disposent de leurs propres OPJ, nommés par arrêté du ministre de la Justice, puis habilités après prestation de serment devant le procureur général. Cependant, ces derniers ont une compétence territoriale limitée, contrairement à ceux relevant de la Police nationale congolaise.

S’appuyant sur la loi organique du 11 août 2011, notamment en son article 86, alinéa 2, il a précisé que seuls le BCN Interpol et la police judiciaire des parquets sont regroupés au sein de la PNC. « Il n’existe pas d’autre service de Police judiciaire en dehors de ce cadre légal ». Il a enfin rappelé qu’une loi organique ne peut être abrogée par un simple texte réglementaire, invitant ainsi les OPJ à dissiper toute confusion sur leur statut et leurs prérogatives.

Journée internationale de la sage-femme : un million de vies à portée de main

Chaque 5 mai, le monde célèbre la Journée internationale de la sage-femme, rendant hommage à ces professionnelles de santé souvent discrètes, mais essentielles : les sages-femmes, véritables gardiennes de la vie. Selon Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), il faudra former et déployer un million de sages-femmes supplémentaires d’ici 2035 pour sauver plus de 4 millions de vies chaque année. Un chiffre qui souligne l’ampleur du défi mondial en matière de santé maternelle et néonatale.

Un rôle vital dans les systèmes de santé 

Les sages-femmes jouent un rôle central dans la prévention des décès évitables liés à la grossesse et à l’accouchement. Leur présence augmente considérablement les chances pour une femme de vivre un accouchement sans complications et pour son bébé de survivre. Dans de nombreuses régions fragiles, notamment en Afrique, elles sont parfois les seules à fournir des soins de santé essentiels. Or, c’est précisément sur ce continent que se concentre près de la moitié du déficit mondial en sages-femmes, alors même que les taux de mortalité maternelle y restent parmi les plus élevés.

Investir pour transformer des vies

Former, recruter et fidéliser davantage de sages-femmes permettrait non seulement de sauver des vies, mais aussi de renforcer durablement les systèmes de santé. Ces professionnelles assurent une large gamme de services : planification familiale, suivi de grossesse, accouchements assistés, soins postnataux, dépistages, conseils nutritionnels, entreégalemen. L’investissement est également économiquement judicieux : chaque dollar investi dans les soins obstétricaux peut générer jusqu’à 16 dollars de retombées socio-économiques.

Vers des systèmes de santé plus équitables

À travers des initiatives comme la coalition Midwifery Accelerator, l’UNFPA accompagne plusieurs pays dans l’élaboration de stratégies adaptées à leurs réalités locales. L’objectif est clair : promouvoir des modèles de soins respectueux des droits des femmes et accessibles à toutes. Mais pour atteindre ce cap, il est crucial d’améliorer les conditions de travail des sages-femmes, notamment par une rémunération équitable, des perspectives de carrière et un accès aux technologies modernes de santé.

À l’occasion de cette journée, Diene Keita appelle à un engagement urgent en faveur des sages-femmes : investir dans leur formation, renforcer leur leadership et garantir leur protection. Car soutenir les sages-femmes, c’est investir dans la vie, la dignité des femmes et l’avenir des communautés.

Affaire René Capain Bassène au Sénégal : le chef rebelle César Atoute Badiate conteste sa condamnation

Le chef rebelle César Atoute Badiate a publiquement réfuté toute implication du journaliste René Capain Bassène dans les violences de 2018 en Casamance.bSelon lui, Bassène « n’est ni membre ni porte-parole » du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) et ne lui a jamais donné d’instructions. Il affirme l’avoir uniquement connu comme journaliste et écrivain.

Une condamnation de plus en plus contestée

Condamné à la prison à vie en 2022 pour complicité dans l’assassinat de 14 coupeurs de bois dans la forêt des Bayottes, Bassène est aujourd’hui au cœur d’une vive polémique. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) qualifie cette affaire comme l’une des pires erreurs judiciaires du Sénégal et appelle à sa libération.

De nouvelles révélations mettent en cause la solidité du dossier : témoignages obtenus sous contrainte, incohérences dans les procès-verbaux, doutes sur des preuves numériques et géolocalisation contestée. Plusieurs anciens coaccusés, acquittés, affirment avoir été forcés à l’incriminer.

Soutiens et indignation

Plusieurs voix s’élèvent en faveur du journaliste. L’ancien diplomate américain Mark Boulware décrit Bassène comme un professionnel indépendant et une ressource précieuse dans le processus de paix. De son côté, le sociologue Paul Diédhiou dénonce une « diabolisation médiatique » d’un chercheur reconnu pour son objectivité.

Un expert du conflit en Casamance

Spécialiste du conflit en Casamance, qui dure depuis 1982, Bassène a consacré sa carrière à documenter ses causes et ses acteurs à travers enquêtes et publications. Ses travaux, basés sur des centaines d’entretiens, font aujourd’hui référence et participent à la mémoire historique du Sénégal.

Malgré les zones d’ombre entourant le procès, la condamnation a été confirmée par la Cour suprême. Pour ses proches, dont son épouse Odette Victorine Coly, cette détention prolongée est une injustice qui prive ses enfants de leur père depuis 2018. Dans un contexte où couvrir le conflit reste risqué pour les journalistes, l’affaire Bassène est devenue emblématique des défis liés à la liberté de la presse en Afrique de l’Ouest.