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lundi 18 mai 2026

Africa Forward : Les plus grands cinéastes africains arrivent sur TV5MONDE+

À l'occasion du Sommet Africa Forward, TV5MONDE et l'Institut Français dévoilent une collection inédite de chefs-d'œuvre restaurés du 7ème art africain rassemblés au sein de la Cinémathèque Afrique. En accès libre sur TV5MONDE+, ils offrent au public un panorama exceptionnel du patrimoine cinématographique du continent.

Dépositaire de l'une des plus importantes collections de films africains réalisés des années 1950 à nos jours, l'Institut français s'allie à TV5MONDE pour faire découvrir cet héritage inestimable aux cinéphiles du monde entier.

Un important travail de restauration 

À compter du lundi 11 mai 2026, jour d'ouverture du Sommet Africa Forward, la plateforme mondiale de streaming TV5MONDE+ sera dotée d'un espace Cinémathèque Afrique qui rassemblera une collection de films des plus grands cinéastes africains, soigneusement choisis et restaurés par l'Institut français, en lien étroit avec les ayants droit.  Ces films seront disponibles gratuitement sur tous les continents, ce qui leur donnera une visibilité inédite auprès du grand public.

« L'Afrique compte des dizaines de grands maîtres du cinéma dont les œuvres sont d'une richesse exceptionnelle. Ce partenariat entre TV5MONDE et l'Institut français donne pour la première fois un accès en ligne et une visibilité mondiale à ce patrimoine d'une valeur universelle », salue Kim Younes, PDG de TV5MONDE.  

« Depuis 15 ans, l'Institut français préserve, restaure, partage et transmet ce patrimoine cinématographique inestimable. Le partenariat avec TV5MONDE permet d'aller plus loin et d'offrir aux publics les plus diversifiés un nouveau moyen d'accès à ces œuvres », souligne Eva Nguyen Binh, Présidente de l'Institut français.  

Une sélection d'une grande diversité

Films, documentaires, cinéma d'animation : l'espace Cinémathèque Afrique sur TV5MONDE+ témoigne de quatre décennies d'une création africaine foisonnante et révèle la profondeur des regards portés par les réalisateurs du continent. 

Parmi les quinze premières œuvres restaurées, on retrouve notamment À nous deux, France ! de Désiré Écaré (Côte d'Ivoire), Afrique sur Seine de Paulin Soumanou Vieyra et Mamadou Sarr (Sénégal), Bal poussière de Henri Duparc (Côte d'Ivoire) ou encore Samba le Grand de Moustapha Alassane (Niger).

L'espace Cinémathèque Afrique sera officiellement lancé lors du Sommet Africa Forward qui réunira de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement africains à l'initiative de la France et du Kenya, les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi. Ce lancement sera suivi d'un événement de présentation aux professionnels du cinéma, au Festival de Cannes, le 17 mai 2026 à 12h30 à l'Espace de l'Institut français sur la Plage Semaine de la Critique.

Les premières œuvres restaurées

À nous deux, France ! de Désiré Écaré (Côte d'Ivoire / France, 1970) – Fiction

Afrique sur Seine de Paulin Soumanou Vieyra, Mamadou Sarr (Sénégal, 1955) – Documentaire

Bal poussière de Henri Duparc (Côte d'Ivoire, 1988) – Fiction

Concerto pour un exil de Désiré Écaré (Côte d'Ivoire, 1967) – Fiction

La Chapelle de Jean‑Michel Tchissoukou (République du Congo, 1979) – Fiction

La vie est belle de Mweze Ngangura, Benoît Lamy (RDC / Belgique, 1987) – Fiction

Lamb de Paulin Soumanou Vieyra (Sénégal, 1963) – Documentaire

Le Retour d'un aventurier de Moustapha Alassane (Niger, 1966) – Fiction

Le Trésor des poubelles de Samba Félix Ndiaye (Sénégal, 1989) – Documentaire

Les Princes noirs de Saint‑Germain‑des‑Prés de Ben Diogaye Beye (Sénégal / France, 1975) – Fiction

Mouna ou le rêve d'un artiste deHenri Duparc (Côte d'Ivoire, 1969) – Fiction

Nationalité : immigré de Sidney Sokhona (Mauritanie / France, 1975) – Fiction

Samba le Grand de Moustapha Alassane (Niger, 1977) – Animation

Tabataba de Raymond Rajaonarivelo (Madagascar, 1988) – Fiction

Wendemi, l'enfant du bon Dieu de Pierre Yaméogo (Burkina Faso, 1992) – Fiction

 À propos du fonds de la Cinémathèque Afrique  

Créé en 1961 et confié à l'Institut français en 2011, le fonds de la Cinémathèque Afrique rassemble un catalogue de plus de 1 700 titres mis à disposition des chercheurs, programmateurs, cinéastes. Afin d'en assurer une diffusion publique et une accessibilité renouvelée, l'Institut français a acquis les droits de diffusion non commerciale de plus de 600 titres pour lesquels des copies de diffusion sous-titrés en plusieurs langues ont été fabriquées.  Depuis le discours du Président de la République française à Ouagadougou en 2017, l'Institut français a restauré près de 50 films et organisé plus de 1.200 projections annuelles à travers le monde.

 À propos de TV5MONDE  

TV5MONDE est le 1er réseau mondial de télévision généraliste francophone. Il compte dix chaînes distribuées dans plus de 400 millions de foyers à travers le monde et sous-titrées en 12 langues, auxquelles s'ajoutent la plateforme de streaming TV5MONDE+ disponible dans 200 pays et territoires, des chaînes « fast », des applications mobiles et une présence sur les messageries instantanées et les réseaux sociaux. TV5MONDE, c'est aussi l'offre TV5MONDE EDU avec ses programmes éducatifs et ses milliers de fiches pédagogiques d'apprentissage et d'enseignement du français fondées sur les contenus audiovisuels.

 À propos de l'Institut français

L'Institut français est l'opérateur pivot du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères et du ministère de la Culture dans la mise en œuvre la politique culturelle extérieure de la France. Ses missions sont le soutien et l'animation du réseau de coopération et d'action culturelle à l'étranger ; l'accompagnement des créateurs et créatrices et des industries culturelles et créatives françaises dans leur développement à l'échelle internationale ; le renforcement du dialogue entre les cultures et les sociétés ; et la promotion de la langue française et du plurilinguisme.


Affaire Frivao : l’état de santé de Constant Mutamba compromet sa comparution devant la Cour d'Appel de Kinshasa-Gombe

L’ancien ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, cité à comparaître le 19 mai 2026 devant la Cour d'Appel de Kinshasa-Gombe dans le cadre du dossier Frivao, pourrait ne pas se présenter à l’audience en raison de son état de santé.

Dans un rapport circonstanciel signé le 15 mai 2026 par le Harmony Medical Center, l’équipe médicale indique que le patient est sous prise en charge multidisciplinaire depuis le 7 octobre 2025 après une dégradation de son état de santé.

Selon le document médical, l’état clinique de Constant Mutamba demeure « dans une instabilité permanente », nécessitant un suivi rapproché assuré par plusieurs spécialistes.

Un incident à l’hôpital aurait aggravé son état

Le rapport médical fait également état d’un incident survenu le 14 mai 2026 au sein de l’établissement hospitalier. D’après les médecins, un greffier de justice aurait tenté d’accéder au patient avant qu’un officier de police ne parvienne finalement à le rencontrer, sans passer par l’équipe soignante. Le corps médical affirme que cette situation aurait provoqué une aggravation de l’état général du patient, nécessitant une intervention d’urgence afin d’éviter un accident vasculaire cérébral lié à une poussée hypertensive.

Face à cette situation, la direction médicale demande que tout accès futur au patient soit désormais soumis à l’autorisation préalable de l’équipe soignante afin d’éviter de nouveaux incidents.

Une comparution compromise devant la Cour d'Appel

Alors que l’ancien ministre est attendu devant la Cour d'Appel de Kinshasa-Gombe dans le cadre du dossier Frivao, ce rapport médical pourrait peser sur la tenue effective de sa comparution prévue le 19 mai 2026.

Aucune réaction officielle du parquet ou des autorités judiciaires n’avait encore été rendue publique au moment de la rédaction de cet article.

Constant Mutamba est cité à comparaître dans le cadre du dossier Frivao, une affaire qui suscite une forte attention politique et judiciaire en République Démocratique du Congo.

L’ancien ministre de la Justice avait été convoqué devant la Cour d'Appel de Grande Instance de Kinshasa-Gombe pour comparaître le 19 mai 2026. Cependant, son entourage médical soutient que son état de santé actuel ne lui permet pas de se présenter devant la justice dans des conditions normales.


Ebola : les États-Unis renforcent les restrictions de voyage face aux épidémies en Afrique centrale et de l’Est

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), en collaboration avec le Department of Homeland Security (DHS) et d’autres agences fédérales américaines, ont annoncé le 18 mai 2026 une série de mesures destinées à empêcher l’introduction du virus Ebola sur le territoire américain.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par la persistance des épidémies de maladie à virus Ebola en Afrique centrale et de l’Est, notamment en République Démocratique du Congo, en Ouganda et au Soudan du Sud.

Selon les autorités sanitaires américaines, ces dispositions reposent sur les données épidémiologiques actuelles, les évaluations des risques et la gravité de la maladie causée par le virus Bundibugyo.

Restrictions d’entrée et surveillance accrue des voyageurs

Avec effet immédiat, les autorités américaines mettent en place un contrôle renforcé des voyageurs en provenance des zones affectées par Ebola. Les nouvelles mesures prévoient notamment un dépistage sanitaire accru des voyageurs arrivant des régions touchées ; des restrictions d’entrée visant les détenteurs de passeports non américains ayant séjourné en Ouganda, en RDC ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours ; une collaboration renforcée avec les compagnies aériennes, les partenaires internationaux et les autorités frontalières pour identifier les voyageurs potentiellement exposés au virus.

Les CDC annoncent également le renforcement des dispositifs de protection sanitaire dans les ports d’entrée américains, du traçage des contacts, des capacités de dépistage en laboratoire ainsi que de la préparation des hôpitaux à une éventuelle prise en charge des cas suspects.

Le risque jugé faible pour la population américaine

Malgré ces mesures préventives, les autorités sanitaires américaines estiment que le risque immédiat pour la population générale aux États-Unis demeure faible.

Les CDC précisent toutefois qu’ils continueront à suivre l’évolution de la situation sanitaire et pourraient adapter les mesures de santé publique en fonction des nouvelles données disponibles.

Parallèlement, des équipes du CDC poursuivent leur déploiement dans les régions touchées afin de soutenir les efforts de confinement de l’épidémie.

Les voyageurs appelés à la vigilance

Les autorités américaines recommandent aux personnes ayant voyagé dans les pays concernés de respecter les avis sanitaires diffusés par les CDC. Toute personne développant, dans les 21 jours suivant son séjour, des symptômes compatibles avec Ebola — notamment la fièvre, la faiblesse, les vomissements, la diarrhée ou des saignements inexpliqués — est invitée à consulter immédiatement un service médical.

La maladie à virus Ebola est considérée comme l’une des infections les plus dangereuses au monde en raison de son fort taux de mortalité et de sa transmission rapide par contact avec les liquides corporels des personnes infectées.


EUMETSAT renforce les prévisions météorologiques et les alertes précoces en Afrique grâce aux satellites de nouvelle génération

Le nouveau Mécanisme africain pour les applications des satellites météorologiques permettra aux services météorologiques du continent de tirer pleinement parti des données issues de la technologie MTG (Meteosat Third Generation). Cet outil vise notamment à améliorer la prévision immédiate des phénomènes météorologiques extrêmes ainsi que les systèmes d’alertes précoces, essentiels pour protéger les populations et les infrastructures face aux catastrophes naturelles.

L’initiative entend renforcer les capacités des météorologues africains grâce à une exploitation plus rapide et plus précise des données satellitaires en temps réel. Les utilisateurs peuvent en apprendre davantage à travers l’article « Forecasting at storm speed across Africa », publié par EUMETSAT.

Meteosat-12 offre une vue spectaculaire de l’Afrique en temps réel

EUMETSAT propose également une immersion spectaculaire grâce aux images capturées par le satellite Meteosat-12 depuis son orbite géostationnaire située à 36.000 kilomètres au-dessus de la Terre.

Les images combinent les données du Flexible Combined Imager (FCI) et les observations d’éclairs, offrant une vision détaillée et dynamique des systèmes météorologiques qui se développent sur le continent africain. Cette technologie permet une surveillance continue des phénomènes climatiques à évolution rapide.

EUMETSAT, un acteur clé de la météorologie spatiale

Depuis 1986, EUMETSAT, l’agence européenne des satellites météorologiques, assure la surveillance du temps et du climat depuis l’espace. Basée à Darmstadt, l’organisation exploite plusieurs satellites d’observation de la Terre et fournit des données ainsi que des images en temps réel à ses 30 États membres. Ces informations contribuent à la protection des populations et au soutien de secteurs essentiels tels que l’agriculture, l’aviation, la gestion des catastrophes et l’environnement.

Quatre satellites géostationnaires Meteosat assurent une surveillance permanente des phénomènes météorologiques à évolution rapide, tandis que deux satellites polaires Metop soutiennent les prévisions météorologiques jusqu’à dix jours d’échéance.

EUMETSAT participe également au programme européen Copernicus et supervise le développement ainsi que la gestion du lac de données du projet Destination Terre.


samedi 16 mai 2026

Carte jaune du COMESA : un mécanisme régional d’assurance automobile au service de l’intégration africaine

Le régime de la Carte jaune du COMESA trouve son origine dans la volonté des États africains de renforcer la coopération régionale et de faciliter les déplacements transfrontaliers. Ce mécanisme régional d’assurance automobile responsabilité civile a été créé en 1986 à la suite de la signature, à Addis-Abeba en Éthiopie, du Protocole sur le Régime d’assurance automobile responsabilité civile par quatorze pays africains.

Quelques mois plus tard, le 26 avril 1987, les États membres signaient à Lusaka, en Zambie, l’Accord de mise en œuvre du Régime d’assurance automobile responsabilité civile, également appelé « Accord inter-Bureaux ». Cet accord organisait notamment la mise en place des bureaux nationaux chargés de gérer le fonctionnement du régime dans chaque pays membre. Onze États avaient alors ratifié le protocole, parmi lesquels le Burundi, l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. C’est à partir de cette étape que le régime de la Carte jaune du COMESA a officiellement démarré ses activités dans la région.

Un système régional d’assurance automobile responsabilité civile

Le régime de la Carte jaune du COMESA constitue aujourd’hui un système régional d’assurance automobile responsabilité civile destiné à protéger les automobilistes et les victimes d’accidents de circulation dans les pays membres. Concrètement, cette assurance permet de couvrir les dommages causés à des tiers ainsi que certains frais médicaux résultant d’accidents de la route impliquant des conducteurs étrangers en transit ou en déplacement dans un autre État membre.

La couverture offerte dépend toutefois de la législation du pays où survient l’accident, notamment en ce qui concerne les limites de responsabilité civile applicables.

Un outil d’intégration régionale

Le régime est actuellement opérationnel dans plusieurs pays membres du COMESA, notamment la République Démocratique du Congo, le Burundi, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Zambie et le Zimbabwe, ainsi qu’en Tanzanie. Au-delà de son aspect assurantiel, la Carte jaune du COMESA poursuit plusieurs objectifs stratégiques liés à l’intégration régionale.

Le système vise notamment à garantir une indemnisation minimale aux victimes d’accidents de la route causés par des automobilistes étrangers ; faciliter la circulation des véhicules entre les États membres ; mettre en place un mécanisme commun de règlement transfrontalier des sinistres ; offrir de nouvelles opportunités commerciales aux compagnies d’assurance de la région ; harmoniser certaines pratiques et réglementations en matière d’assurance automobile. Grâce à ce mécanisme, les automobilistes peuvent traverser plusieurs frontières avec une seule couverture d’assurance reconnue dans les pays adhérents.

Des avantages pour les automobilistes, les assureurs et les États

Pour les automobilistes, la Carte jaune permet de simplifier les formalités aux frontières et de voyager avec une couverture d’assurance valable dans plusieurs pays. Le système est également considéré comme plus économique et pratique pour les conducteurs effectuant régulièrement des déplacements régionaux.

Du côté des compagnies d’assurance, le régime offre un cadre régional permettant de développer des partenariats, d’élargir les activités commerciales et de répondre plus efficacement aux besoins des clients opérant dans plusieurs États.

Pour les États membres, la Carte jaune représente un outil important de facilitation du commerce interafricain et de la mobilité régionale. Elle contribue ainsi à renforcer les échanges économiques et l’intégration régionale dans l’espace COMESA.

Où obtenir la Carte jaune du COMESA ?

La Carte jaune du COMESA peut être achetée auprès des compagnies d’assurance agréées dans les pays membres. En général, elle est délivrée par l’assureur qui couvre déjà le véhicule en assurance responsabilité civile ou en assurance tous risques. Ce document permet ensuite à l’automobiliste de circuler légalement dans les pays membres du régime sans devoir souscrire une nouvelle assurance à chaque frontière.


RDC : le CSAC durcit le contrôle des publicités diffusées dans les médias

L’avis de conformité du régulateur des médias en République Démocratique du Congo devient désormais obligatoire. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) a annoncé l’entrée en vigueur officielle, depuis février 2026, de sa directive relative à la publicité dans les médias en République Démocratique du Congo.

Dans un communiqué signé le 7 mai 2026 à Kinshasa par son rapporteur, Oscar Kabamba, l’organe de régulation des médias rappelle qu’aucun média audiovisuel ne peut désormais diffuser, publier ou relayer une publicité sans avoir obtenu au préalable un avis de conformité délivré par le CSAC.

Selon l’institution, cette exigence vise à garantir le respect des lois de la République, la protection des consommateurs, la préservation de la moralité publique ainsi que le respect des normes éthiques et professionnelles en matière de communication publicitaire.

Médias et agences publicitaires sous surveillance

Le CSAC met également en garde les médias, annonceurs et agences de publicité opérant en RDC contre toute violation de cette réglementation. À partir du 15 mai 2026, tout média diffusant une publicité non validée par un avis de conformité s’exposera à des sanctions administratives prévues par les textes en vigueur.

Parmi les mesures annoncées figurent notamment des amendes administratives ;

la suspension des espaces publicitaires ; la suspension temporaire des programmes ; et, en cas de récidive ou de faute grave, le retrait du signal.

Le régulateur rappelle que le respect des règles encadrant la publicité constitue une obligation légale pour tous les opérateurs du secteur médiatique.

Les agences de publicité également concernées

Le CSAC précise par ailleurs que les agences de publicité exerçant en République Démocratique du Congo doivent obligatoirement obtenir un avis conforme avant le début de leurs activités.

Toute agence fonctionnant sans cette autorisation s’expose notamment à des amendes administratives ; à une fermeture administrative ; à une interdiction d’exercer ;

ainsi qu’à des poursuites judiciaires conformément aux lois de la République.

Appel à la régularisation

Le CSAC invite enfin l’ensemble des acteurs concernés à prendre rapidement les dispositions nécessaires afin de se conformer à cette nouvelle réglementation.

L’institution assure que ses services restent disponibles pour accompagner les opérateurs dans les démarches de régularisation et d’obtention des autorisations requises.


RDC-Ouganda : Tshisekedi et Museveni renforcent leur coopération sécuritaire et économique

Le président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a effectué lundi 11 mai 2026 une visite officielle d’une journée en Ouganda, à l’invitation de son homologue Yoweri Museveni. La rencontre s’est tenue au State House d’Entebbe et s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.

Cette visite de haut niveau intervient à la suite de la 9ème session de la Grande Commission Mixte RDC-Ouganda, organisée du 8 au 10 mai 2026 à Kampala, avec la participation de plusieurs ministres et hauts responsables des deux États.

Les discussions entre les deux chefs d’État ont principalement porté sur la défense, la sécurité, l’intégration économique ainsi que les projets d’infrastructures régionales.

Sécurité : Kinshasa et Kampala saluent l’opération Shujaa

Sur le plan sécuritaire, les présidents Félix-Antoine Tshisekedi et Yoweri Museveni ont salué les résultats obtenus dans le cadre des opérations militaires conjointes, notamment l’opération Shujaa menée dans l’Est de la RDC contre les groupes armés. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement à poursuivre cette coopération militaire afin de neutraliser les forces négatives et de consolider la paix dans la région des Grands Lacs. Ils ont également exprimé leur soutien au processus de paix conduit sous l’égide de l’Union africaine et rappelé leurs responsabilités respectives au sein du mécanisme régional de suivi de la CIRGL.

Commerce et infrastructures au centre des échanges

Les deux chefs d’État se sont également félicités des avancées enregistrées dans les projets conjoints d’infrastructures routières, particulièrement sur l’axe Kasindi-Beni-Butembo, considéré comme stratégique pour la connectivité et les échanges commerciaux entre les deux pays.

Dans le cadre de l’intégration régionale au sein de la Communauté d'Afrique de l'Est, Kinshasa et Kampala ont décidé d’accélérer la suppression des barrières non tarifaires ainsi que la simplification des procédures douanières aux postes-frontières de Mpondwe et Goli.

Les deux gouvernements ont également convenu d’intensifier les discussions sur la suppression des visas entre les deux pays afin d’aboutir à des avancées concrètes dans les trois prochains mois. Le gouvernement congolais a, à cette occasion, salué l’exemption de visa accordée depuis janvier 2024 par l’Ouganda aux ressortissants congolais. Kinshasa s’est engagé à finaliser les procédures devant permettre l’exemption réciproque des visas pour les citoyens ougandais d’ici le 31 août 2026.

Énergie, ressources naturelles et agriculture

Les présidents Tshisekedi et Museveni ont aussi abordé la question de la gestion durable des ressources naturelles transfrontalières situées dans le Graben Albertin, notamment autour des lacs Albert et Édouard. Les échanges ont porté sur plusieurs projets communs liés à l’électrification et à l’énergie transfrontalière, dans le but de soutenir l’industrialisation et le développement économique des deux pays. La coopération agricole et la sécurité alimentaire figuraient également parmi les priorités évoquées lors de cette rencontre bilatérale.

Signature de plusieurs accords de coopération

La visite officielle s’est clôturée par la présentation des conclusions de la Grande Commission Mixte, marquée par la signature de plusieurs mémorandums d’entente et protocoles d’accord dans divers secteurs. Ces accords concernent notamment le commerce, les technologies de l’information et de la communication, le tourisme, le transport, la recherche et le sauvetage, l’administration publique ainsi que la coopération entre les agences de promotion des exportations des deux pays.

Les deux chefs d’État ont instruit leurs gouvernements respectifs d’assurer la mise en œuvre effective et immédiate des accords signés à travers la création d’un Comité mixte permanent d’experts.

Prochaine session à Kinshasa en 2028

À l’issue de cette visite, Félix-Antoine Tshisekedi a remercié le président Yoweri Museveni, le gouvernement et le peuple ougandais pour l’accueil réservé à la délégation congolaise.

De son côté, le chef de l’État ougandais a souligné que cette visite contribue au renforcement du destin commun des deux nations ainsi que de toute la région des Grands Lacs. La 10ème session de la Grande Commission Mixte RDC-Ouganda se tiendra à Kinshasa en mai 2028, à une date qui sera fixée par voie diplomatique.