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vendredi 2 octobre 2026

RDC : l’ONU alerte sur la dégradation des droits humains et appelle à accélérer les efforts de paix

La situation des droits humains en République Démocratique du Congo reste extrêmement préoccupante, particulièrement dans l’est du pays. Devant le Conseil des droits de l’homme, à Genève, la Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, Awa Dabo, a dressé un tableau marqué par la persistance des conflits armés, les violences sexuelles, les déplacements massifs de populations et l’épidémie d’Ebola.

Lors du dialogue interactif renforcé consacré au rapport du Haut-Commissaire sur la RDC, ce 2 octobre 2026, elle a également appelé à renforcer la lutte contre l’impunité, à protéger l’espace civique et à faire des droits humains un pilier des processus de paix.

Hommage aux victimes du crash d’hélicoptère

Awa Dabo a ouvert son intervention par des condoléances à la suite du crash d’un hélicoptère survenu le 25 septembre en RDC, qui a fait 17 morts.

Parmi les victimes figuraient le président de la Haute Cour militaire, Joseph Mutombo Katalayi, ainsi que l’auditeur général des Forces armées de la RDC, Lucien-René Likulia. Selon la responsable onusienne, tous deux avaient contribué aux efforts visant à lutter contre l’impunité pour les violations graves des droits humains, notamment les violences sexuelles liées aux conflits. Elle a appelé à préserver la dynamique engagée dans ce domaine malgré leur disparition.

Ebola aggrave la vulnérabilité des populations

La RDC fait face, selon Awa Dabo, à une « douloureuse convergence de crises », avec notamment l’épidémie d’Ebola, les conflits armés et les déplacements massifs de populations, auxquels s’ajoute la compétition autour des ressources naturelles.

L’épidémie d’Ebola, présentée comme la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, continue de faire des victimes, particulièrement en Ituri et au Nord-Kivu.

Selon les derniers chiffres cités devant le Conseil des droits de l’homme, plus de 8 000 cas confirmés et plus de 3 900 décès ont été enregistrés.

L’épidémie met à rude épreuve des systèmes de santé déjà fragilisés par des décennies de conflits et un sous-investissement chronique dans les services publics. Les difficultés de financement et l’insécurité compliquent notamment l’accès aux communautés, la détection des cas et le traçage des contacts.

Menaces contre le personnel de santé

La réponse à Ebola est également confrontée à la méfiance envers les institutions publiques et les organisations internationales, ainsi qu’à la désinformation autour de la maladie.

Selon le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies, au moins 36 menaces de mort, attaques contre le personnel et les établissements de santé, ainsi que des interférences lors d’enterrements, avaient été documentées au 11 septembre 2026.

Awa Dabo a également évoqué le meurtre récent d’un homme politique après une intervention à la radio consacrée à la sensibilisation sur Ebola, présenté comme un exemple des conséquences de la peur et de la désinformation.

Elle estime qu’un engagement durable auprès des communautés, fondé sur la transparence, l’équité et le respect des droits, est indispensable pour restaurer la confiance.

Plus de 4.400 violations documentées dans l’est

La situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure particulièrement alarmante. Entre le 1er janvier et le 15 septembre 2026, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU dit avoir documenté environ 4 400 violations et abus des droits humains au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri. Ces faits auraient touché environ 9 500 victimes.

Les violations recensées comprennent notamment des meurtres, des restrictions aux libertés civiques et des violations du droit international humanitaire.

Selon Awa Dabo, les violences sexuelles liées aux conflits restent particulièrement préoccupantes. Entre le 1er juin 2025 et le 31 mai 2026, au moins 1 080 victimes ont été documentées à travers le pays, principalement des femmes et des enfants.

Les groupes armés seraient responsables de 74 % des victimes recensées.

Les violences sexuelles toujours au cœur des préoccupations

La Haute-Commissaire adjointe a souligné que des femmes et des filles étaient victimes d’attaques dans leur vie quotidienne, notamment à leur domicile, dans les champs, dans les zones rurales et le long des routes.

Elle a appelé à mettre fin à ces crimes, à renforcer la protection et l’assistance aux survivants et à poursuivre les responsables.

Des avancées judiciaires ont néanmoins été relevées. Avec l’appui du Bureau des droits de l’homme, les autorités judiciaires ont mené cinq missions d’enquête conjointes et organisé huit audiences mobiles consacrées à des allégations de violences sexuelles liées au conflit.

Ces procédures ont abouti, entre autres, à la condamnation de 161 membres des Forces armées de la RDC et de 30 membres de groupes armés.

L’identité de 620 femmes victimes et témoins aurait également été protégée durant les procès.

ADF, M23 : l’ONU appelle à la cessation des violences

En Ituri et dans certaines zones du Nord-Kivu, les attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) se poursuivent, avec notamment des enlèvements et des violences sexuelles.

Entre janvier et septembre 2026, le Bureau des droits de l’homme affirme avoir attribué 319 violations aux ADF, affectant plus de 1 500 victimes.

Au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, Awa Dabo a également fait état d’une intensification des affrontements depuis la mi-septembre entre le M23, que l’ONU affirme être soutenu par les Forces de défense rwandaises, et les forces armées congolaises appuyées par les groupes Wazalendo.

Cette escalade intervient malgré les engagements pris dans le cadre des processus de paix de Doha et de Washington, ainsi que les efforts de médiation de l’Union africaine.

Plus de 6,1 millions de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur de la RDC, selon les derniers chiffres cités par la responsable onusienne.

Les canons doivent se taire

Face à cette situation, Awa Dabo a appelé à une cessation urgente des hostilités et à une amélioration concrète des conditions de vie des populations.

Elle a insisté sur la nécessité de permettre aux civils d’aller à l’école, de travailler et de retrouver leurs familles en sécurité.

Les parties au conflit doivent, selon elle, respecter pleinement le droit international des droits humains et le droit international humanitaire.

La Haute-Commissaire adjointe a également réitéré l’appel des Nations Unies au gouvernement rwandais pour qu’il retire ses troupes de la RDC et cesse son soutien à l’AFC/M23.

Les droits humains au cœur des processus de paix

Les Nations Unies demandent également que les processus de paix en cours intègrent pleinement les droits humains.

Cela implique notamment de garantir la responsabilité des auteurs de crimes graves, mais aussi de prendre en compte les revendications des victimes en matière de vérité, de justice, de réparations et de garanties de non-répétition.

Le Bureau des droits de l’homme affirme avoir transmis aux parties au conflit et aux médiateurs de Doha, Washington et de l’Union africaine un ensemble de mesures de renforcement de la confiance fondées sur les droits humains.

Ces mesures sont présentées comme des actions pratiques, limitées dans le temps et vérifiables, destinées à protéger les civils et à créer les conditions nécessaires à une paix durable.

Appel à un dialogue national inclusif

Awa Dabo a par ailleurs salué l’annonce des autorités congolaises concernant l’organisation d’un dialogue national.

Elle estime que ce processus doit être inclusif, s’attaquer aux causes profondes des conflits, protéger l’espace civique et contribuer à l’instauration d’une paix durable.

Les autorités sont notamment appelées à garantir une participation significative des femmes, des jeunes, de la société civile, des défenseurs des droits humains, des journalistes et des communautés directement concernées.

La responsable onusienne a également relevé que les journalistes, défenseurs des droits humains et opposants politiques continuent de faire face, à travers le pays, à des arrestations, des intimidations et d’autres formes d’attaques.

Les ressources naturelles au service de la population

Awa Dabo a enfin évoqué la question des ressources naturelles et le paradoxe entre l’immense richesse minérale de la RDC et la pauvreté d’une grande partie de sa population.

Selon elle, la compétition autour des ressources naturelles et des intérêts économiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, continue d’alimenter les conflits dans l’est.

Le Bureau des droits de l’homme se dit prêt à soutenir des évaluations obligatoires de l’impact sur les droits humains pour les grands projets et investissements liés aux ressources naturelles.

Pour les Nations Unies, les richesses du pays doivent bénéficier à la population congolaise plutôt qu’à des intérêts particuliers, nationaux ou étrangers.

Cela passe, selon Awa Dabo, par le renforcement de la redevabilité, des réformes de gouvernance, la lutte contre la corruption et la consolidation des institutions.

L’ONU appelle par ailleurs les États membres à maintenir leur soutien financier aux programmes en faveur des droits humains en RDC, considérant que l’investissement dans les droits humains constitue à la fois un levier de paix et une condition du développement durable. Entre janvier et septembre 2026, le Bureau des droits de l’homme affirme avoir attribué 319 violations aux ADF, affectant plus de 1.500 victimes.

Au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, Awa Dabo a également fait état d’une intensification des affrontements depuis la mi-septembre 2026 entre le M23, que l’ONU affirme être soutenu par les Forces de défense rwandaises, et les forces armées congolaises appuyées par les groupes Wazalendo.

Cette escalade intervient malgré les engagements pris dans le cadre des processus de paix de Doha et de Washington, ainsi que les efforts de médiation de l’Union africaine.

Plus de 6,1 millions de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur de la RDC, selon les derniers chiffres cités par la responsable onusienne.

Les canons doivent se taire

Face à cette situation, Awa Dabo a appelé à une cessation urgente des hostilités et à une amélioration concrète des conditions de vie des populations.

Elle a insisté sur la nécessité de permettre aux civils d’aller à l’école, de travailler et de retrouver leurs familles en sécurité.

Les parties au conflit doivent, selon elle, respecter pleinement le droit international des droits humains et le droit international humanitaire.

La Haute-Commissaire adjointe a également réitéré l’appel des Nations Unies au gouvernement rwandais pour qu’il retire ses troupes de la RDC et cesse son soutien à l’AFC/M23.

Les droits humains au cœur des processus de paix

Les Nations Unies demandent également que les processus de paix en cours intègrent pleinement les droits humains.

Cela implique notamment de garantir la responsabilité des auteurs de crimes graves, mais aussi de prendre en compte les revendications des victimes en matière de vérité, de justice, de réparations et de garanties de non-répétition.

Le Bureau des droits de l’homme affirme avoir transmis aux parties au conflit et aux médiateurs de Doha, Washington et de l’Union africaine un ensemble de mesures de renforcement de la confiance fondées sur les droits humains.

Ces mesures sont présentées comme des actions pratiques, limitées dans le temps et vérifiables, destinées à protéger les civils et à créer les conditions nécessaires à une paix durable.

Appel à un dialogue national inclusif

Awa Dabo a par ailleurs salué l’annonce des autorités congolaises concernant l’organisation d’un dialogue national.

Elle estime que ce processus doit être inclusif, s’attaquer aux causes profondes des conflits, protéger l’espace civique et contribuer à l’instauration d’une paix durable.

Les autorités sont notamment appelées à garantir une participation significative des femmes, des jeunes, de la société civile, des défenseurs des droits humains, des journalistes et des communautés directement concernées.

La responsable onusienne a également relevé que les journalistes, défenseurs des droits humains et opposants politiques continuent de faire face, à travers le pays, à des arrestations, des intimidations et d’autres formes d’attaques.

Les ressources naturelles au service de la population

Awa Dabo a enfin évoqué la question des ressources naturelles et le paradoxe entre l’immense richesse minérale de la RDC et la pauvreté d’une grande partie de sa population.

Selon elle, la compétition autour des ressources naturelles et des intérêts économiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, continue d’alimenter les conflits dans l’est.

Le Bureau des droits de l’homme se dit prêt à soutenir des évaluations obligatoires de l’impact sur les droits humains pour les grands projets et investissements liés aux ressources naturelles.

Pour les Nations Unies, les richesses du pays doivent bénéficier à la population congolaise plutôt qu’à des intérêts particuliers, nationaux ou étrangers.

Cela passe, selon Awa Dabo, par le renforcement de la redevabilité, des réformes de gouvernance, la lutte contre la corruption et la consolidation des institutions.

L’ONU appelle par ailleurs les États membres à maintenir leur soutien financier aux programmes en faveur des droits humains en RDC, considérant que l’investissement dans les droits humains constitue à la fois un levier de paix et une condition du développement durable.


RDC : devant le Conseil des droits de l’homme, l’ONU appelle à renforcer la protection des civils et la lutte contre l’impunité

La situation des droits humains demeure « profondément préoccupante » en République Démocratique du Congo, particulièrement dans l’est du pays. C’est le constat dressé par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies devant le Conseil des droits de l’homme.

Dans son intervention, James Swan a alerté sur la persistance des violences contre les populations civiles, tout en saluant les avancées enregistrées dans les efforts de paix et dans la lutte contre l’impunité.

Des populations civiles toujours durement affectées

Dans l’est de la RDC, les populations continuent de subir les conséquences d’un conflit prolongé. Les atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique, les violences sexuelles liées aux conflits, les enlèvements, le recrutement d’enfants et les déplacements forcés continuent d’affecter de nombreuses communautés.

Le responsable onusien a appelé à ne pas considérer cette situation comme une réalité « normale ou inévitable ».

Il a toutefois salué les avancées enregistrées dans les efforts de paix, notamment le déploiement des premières missions de vérification du cessez-le-feu. Selon lui, ces progrès restent fragiles, mais démontrent que le dialogue demeure possible et doit être soutenu.

L’appel à un dialogue intercongolais inclusif

Les Nations Unies encouragent également les initiatives en faveur d’un dialogue intercongolais inclusif. Pour le Représentant spécial, la construction de la paix passe par l’écoute, la participation et la confiance. Elle nécessite également un espace civique ouvert, dans lequel les libertés fondamentales sont respectées.

James Swan estime ainsi que les efforts de paix doivent être accompagnés d’une meilleure protection des droits humains et des acteurs engagés dans la défense de ces droits.

Des avancées dans la lutte contre l’impunité

Le Représentant spécial a par ailleurs relevé des progrès dans la lutte contre l’impunité. Avec l’appui des Nations Unies et de partenaires techniques et financiers, les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour renforcer la justice et accompagner les victimes. Des survivantes de violences sexuelles ont bénéficié d’une assistance juridique et psychosociale.

Des victimes ont également été accompagnées dans leur quête de vérité, de justice et de réparation. Des mesures de protection ont, en outre, bénéficié à des magistrats, des journalistes et des défenseurs des droits humains.

Mais ces avancées doivent encore être consolidées, a-t-il souligné. L’impunité demeure, selon lui, un facteur favorisant la répétition des cycles de violence.

Violences sexuelles : poursuivre les efforts

La mise en œuvre du Communiqué conjoint entre le Gouvernement congolais et les Nations Unies consacré à la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits a notamment conduit à l’adoption, par la Police nationale congolaise, d’un plan d’action quinquennal 2025-2029. Ce plan vise à renforcer la prévention et la redevabilité.

Le Représentant spécial appelle à poursuivre cette dynamique à travers des enquêtes crédibles, des poursuites impartiales ainsi que le renforcement des institutions nationales chargées de protéger les droits humains et de rendre justice.

La justice transitionnelle au cœur des consultations

Les initiatives de justice transitionnelle progressent également dans plusieurs provinces du pays. Les consultations menées permettent aux victimes de faire entendre leur voix et de participer à la réflexion nationale sur la vérité, la justice, les réparations et les garanties de non-répétition.

Pour les Nations Unies, la participation des victimes constitue un élément important dans la construction d’une paix durable.

Ressources minières et respect des droits humains

La gouvernance des ressources naturelles a également été évoquée devant le Conseil des droits de l’homme.

Le Représentant spécial estime que les importantes ressources minières de la RDC doivent contribuer à la paix, au développement durable et au respect des droits humains.

Dans cette perspective, les évaluations d’impact sur les droits humains soutenues par le Bureau conjoint sont présentées comme un outil de prévention et de renforcement de la confiance entre les entreprises, les communautés locales et les autorités.

Ebola et choléra aggravent la vulnérabilité

Malgré les progrès enregistrés, les défis restent considérables. Les violences persistent et les besoins humanitaires demeurent importants.

À cette situation s’ajoutent des urgences sanitaires. L’épidémie d’Ebola accentue notamment la vulnérabilité des populations déjà affectées par les conflits. Le choléra, présent dans certaines zones, exerce également une pression supplémentaire sur des communautés et des services essentiels déjà fragilisés.

Face à cette situation, le Représentant spécial appelle les autorités congolaises à poursuivre et approfondir leurs efforts pour protéger les civils, préserver l’espace civique et renforcer l’État de droit.

Il insiste également sur la nécessité de faire répondre de leurs actes les auteurs de violations et d’atteintes graves aux droits humains.

Maintenir l’engagement international

Le responsable onusien appelle enfin les partenaires internationaux à maintenir leur soutien politique, technique et financier en faveur d’un engagement durable pour la paix en RDC.

Pour les Nations Unies, les droits humains doivent rester au cœur des initiatives de paix, de sécurité et de développement.

« Les droits humains ne sont pas une conséquence de la paix. Ils en sont l’une des conditions essentielles », a-t-il rappelé, soulignant qu’une paix qui ne protège pas les civils, ne garantit pas la justice aux victimes ou ne respecte pas la dignité de chacun demeure fragile et incomplète.

Malgré l’ampleur des défis, il estime que des progrès restent possibles. L’enjeu est désormais de transformer les avancées enregistrées en changements concrets dans la vie des populations : davantage de sécurité, de justice, de protection et d’espoir.

Les victimes et les communautés affectées, conclut-il, ne doivent pas porter seules le poids de la crise. Les institutions nationales, les Nations Unies et la communauté internationale doivent rester mobilisées à leurs côtés.


Épopée des Léopards au Mondial 2026 : Me Belinda Luntadila, l’unique femme élevée au grade de Chevalier

La République Démocratique du Congo a rendu hommage aux acteurs de la qualification historique des Léopards à la Coupe du Monde 2026. Lors d’une cérémonie organisée à la Cité de l’Union africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a élevé plusieurs personnalités au grade de Chevalier de l’Ordre national du Léopard, en reconnaissance de leur contribution à cette qualification.

Parmi les 39 personnalités distinguées figure Me Belinda Luntadila Nzuzi, seule femme élevée à ce grade dans le cadre de cette reconnaissance nationale. Ancienne présidente du Comité de normalisation de la Fédération congolaise de football association (CONOR-FECOFA), elle est actuellement Directrice générale adjointe de l’Agence pour la Promotion des Classes Moyennes Congolaises (APROCM).

Une reconnaissance liée à la normalisation de la FECOFA

La distinction accordée à Me Belinda Luntadila intervient dans le prolongement de son passage à la tête du CONOR-FECOFA, mis en place pour accompagner la restructuration et la normalisation de l’instance dirigeante du football congolais.

Durant cette période, elle a travaillé avec les autres membres du Comité de normalisation, notamment Honoré Loango, Lisette Mavungu et Kevin Nkoya, ainsi qu’avec les collaborateurs et le personnel de la FECOFA.

Dans son message de remerciement, l’ancienne dirigeante fédérale a choisi de replacer cette distinction dans une dynamique collective, associant les joueurs, le staff technique, le ministre des Sports, ses anciens collaborateurs, le personnel de la Fédération ainsi que les instances internationales du football.

Nous n’avons pas tout accompli en 10 mois

Me Belinda Luntadila estime que le travail réalisé durant les dix mois de mandat du Comité de normalisation constitue une étape dans le processus de reconstruction de la FECOFA.

Elle salue notamment l’action de ses anciens collaborateurs et se dit confiante quant à la poursuite du travail par le Comité exécutif élu.

« Nous n’avons pas tout accompli en 10 mois, mais les portes ont été ouvertes et nous sommes confiants de la réussite du Comité exécutif élu pour renforcer l’image attendue de la FECOFA ».

Elle exprime également sa reconnaissance aux présidents de la FIFA et de la CAF, ainsi qu’à leurs équipes, pour la confiance accordée au Comité de normalisation durant cette période de gestion de la Fédération.

Le leadership féminin mis en lumière

Au-delà de la dimension sportive, la distinction de Me Belinda Luntadila met en lumière la présence des femmes dans les instances de gouvernance et d’administration du football congolais.

Son parcours, marqué par des responsabilités à la FECOFA avant de rejoindre l’APROCM comme Directrice générale adjointe, illustre un itinéraire professionnel qui s’étend au-delà du seul domaine sportif.

Sa présence parmi les personnalités décorées confère ainsi une visibilité particulière au leadership féminin dans un secteur où les femmes restent encore peu nombreuses dans les fonctions dirigeantes.

Une distinction placée sous le signe du collectif

Loin de considérer cette décoration comme une consécration personnelle, Me Belinda Luntadila l’inscrit dans une reconnaissance plus large du travail accompli autour des Léopards.

Elle rend hommage aux joueurs et au staff technique, au ministre des Sports, aux responsables et agents de la FECOFA, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué, à différents niveaux, au parcours ayant conduit la RDC à la Coupe du Monde 2026.

Elle associe également sa famille à cette reconnaissance et reprend le message porté par le Chef de l’État lors de la cérémonie : « le football unit des nations, unit des peuples pour la paix et la prospérité ».

Avec cette décoration, Me Belinda Luntadila Nzuzi entre ainsi dans le tableau des personnalités honorées après la qualification des Léopards au Mondial 2026. Elle en est la seule femme élevée au grade de Chevalier de l’Ordre national du Léopard.

Une distinction qu’elle place sous le signe de la reconnaissance collective, de l’engagement au service de la nation et de l’unité autour des Léopards.


Justice transitionnelle en RDC : le gouvernement appelle à passer aux actions concrètes

La République Démocratique du Congo veut donner une nouvelle impulsion à sa politique de justice transitionnelle. À l’ouverture de la deuxième réunion du cadre de concertation consacré à cette question, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a appelé les différents acteurs à passer des orientations aux actions concrètes, coordonnées et mesurables.

Pour le gouvernement, la justice transitionnelle ne doit pas se limiter à la réparation des préjudices du passé. Elle doit également contribuer à restaurer la confiance, renforcer la cohésion sociale, consolider l’État de droit et créer les conditions d’une paix durable.

Les travaux ont porté sur le renforcement de la Commission provinciale Vérité, Justice et Réconciliation du Kasaï Central, ainsi que sur l’accompagnement des victimes. Il est question de leur assurer écoute, protection et accompagnement psychosocial, juridique et socio-économique.

La médecine légale au cœur de la lutte contre l’impunité

Autre priorité retenue, c'est l’institutionnalisation de la médecine légale en RDC. Selon Samuel Mbemba, cet outil est essentiel pour documenter les violations graves, identifier les victimes, établir les responsabilités et préserver les éléments de preuve.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective associant institutions nationales, partenaires internationaux, société civile et, surtout, victimes et communautés concernées.

Il a également remercié les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement, avant d’appeler à des propositions susceptibles de déboucher sur des actions concrètes au bénéfice des victimes et de la consolidation de la paix.

Le BCNUDH plaide pour une meilleure coordination

Patrice Vahard, directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en RDC, a salué les avancées enregistrées ces dernières années, notamment l’adoption de la politique nationale de justice transitionnelle et la mise en place progressive de mécanismes tels que le FONAREV et le FRIVAO.

Il a toutefois relevé plusieurs défis, notamment la fragmentation des interventions, les capacités encore limitées de la Commission provinciale Vérité, Justice et Réconciliation, la protection des victimes et des témoins ainsi que le faible développement des capacités médico-légales nationales.

Pour le responsable onusien, trois priorités doivent retenir l’attention : renforcer la Commission provinciale du Kasaï Central, développer les capacités nationales en médecine légale et mieux articuler la justice transitionnelle avec les processus de dialogue et de paix, les processus de Washington et de Doha.

Il estime que la justice transitionnelle doit contribuer à restaurer la confiance entre les communautés, renforcer la légitimité des institutions et prévenir la répétition des violences.

Belgique et Union européenne réaffirment leur soutien

La conseillère politique près l’ambassade de Belgique en RDC, Griet Gregoir, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la justice transitionnelle et de la lutte contre l’impunité.

Elle a souligné l’importance du rôle des acteurs congolais, de la société civile et des associations de victimes dans la conduite de ce processus. La Belgique entend poursuivre son accompagnement du gouvernement congolais, notamment à travers son soutien au Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme et à ses partenaires.

De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Douglas Carpenter, a insisté sur les principes de vérité, justice, réparation et garanties de non-répétition, avec les victimes au centre du processus.

Il a cité plusieurs avancées institutionnelles enregistrées depuis 2020, notamment l’adoption de la loi 22/065, la création du FONAREV, la mise en place de la CIA-VAR et l’adoption de la politique nationale de justice transitionnelle.

Le Kasaï Central présenté comme une expérience à consolider

L’expérience du Kasaï Central a occupé une place importante dans les interventions. Douglas Carpenter, qui revenait d’une mission de plusieurs jours à Kananga et Tshikapa, a présenté la Commission provinciale Vérité, Justice et Réconciliation comme une expérience illustrant l’intérêt d’une approche territorialisée, proche des communautés.

Il a appelé à un appui financier conséquent du gouvernement pour permettre à cette commission d’entrer pleinement dans sa phase opérationnelle, avec le concours des partenaires techniques et financiers.

Pour les différents intervenants, la consolidation de la justice transitionnelle en RDC passe désormais par une meilleure articulation entre institutions publiques, mécanismes judiciaires et non judiciaires, société civile, associations de victimes et partenaires internationaux.

L’objectif affiché est de transformer les engagements institutionnels en résultats concrets pour les victimes, tout en faisant de la vérité, de la justice, de la réparation et de la non-répétition des violences des leviers de consolidation de la paix en RDC.


Ébola en RDC : les États-Unis annoncent une aide supplémentaire de 267 millions de dollars américains

Les États-Unis annoncent une aide sanitaire et humanitaire supplémentaire de 267 millions de dollars pour soutenir la riposte contre l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo. L’annonce a été faite par le département d’État américain le 23 septembre 2026, en marge de la semaine de haut niveau de la 81ème Assemblée générale des Nations unies à New York aux États-Unis.

Cette nouvelle enveloppe doit permettre de renforcer directement les opérations sur le terrain, notamment à travers la mise en place de nouvelles unités de traitement d’Ebola, le déploiement d’équipes supplémentaires pour assurer des funérailles sûres et dignes, l’acquisition de grandes quantités d’équipements de protection individuelle ainsi que le renforcement de la surveillance épidémiologique et de la recherche des contacts.

887 millions de dollars américains déjà mobilisés

Avec cette nouvelle contribution, l’aide sanitaire et humanitaire directe des États-Unis consacrée à la lutte contre Ebola atteint 887 millions de dollars américains depuis le début de l’épidémie.

À elle seule, l’aide mobilisée par le département d’État dépasse désormais 780 millions de dollars américains.

Washington estime ainsi respecter l’engagement pris lors du sommet des dirigeants du G7 de mettre jusqu’à 500 millions de dollars américains supplémentaires à la disposition des efforts de lutte contre Ebola.

Les autorités américaines affirment rester le principal contributeur sanitaire et humanitaire à la riposte contre cette épidémie.

Une intervention américaine déclenchée en moins de 48 heures

Le département d’État indique travailler en étroite coordination avec les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), ainsi qu’avec les gouvernements de la RDC, de l’Ouganda et d’autres pays de la région.

Selon Washington, son plan de riposte a permis de mobiliser une assistance extérieure moins de 48 heures après les premiers signalements de cas d’Ebola en RDC en mai 2026. Les États-Unis présentent cette intervention comme leur réponse la plus rapide jamais déployée face à une épidémie d’Ebola.

23 centres de traitement et 235 établissements de santé soutenus

Les financements déjà engagés par le département d’État ont permis, selon le communiqué, de soutenir plusieurs opérations majeures dans les zones touchées et les pays considérés à risque.

Parmi les résultats avancés figurent la distribution de 292 tonnes de matériel humanitaire, le dépistage sanitaire de 8,6 millions de personnes, la fourniture de 184.000 équipements essentiels de prévention, ainsi que la mise en service de 23 centres spécialisés dans le traitement d’Ebola.

L’aide américaine soutient également 235 établissements de santé dans les zones affectées par l’épidémie.

Un soutien régional à la riposte

Cette assistance s’inscrit également dans une approche régionale visant à contenir l’épidémie à sa source et à limiter son extension aux pays voisins.

Elle vient s’ajouter aux 350 millions de dollars américains d’aide humanitaire destinés à la RDC, à l’Ouganda et au Soudan du Sud dans le cadre d'une enveloppe américaine de 1,8 milliard de dollars américains consacrée au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, annoncée le 14 mai 2026.

Le département d’État rattache par ailleurs cette réponse au protocole d’accord de santé mondiale conclu pour cinq ans avec la RDC en février dernier.

Washington appelle à davantage de contributions

Tout en réaffirmant son engagement financier dans la riposte, le gouvernement américain appelle les autres pays disposant de capacités financières et sanitaires à accroître leur contribution face à l’urgence provoquée par l’épidémie.

Pour Washington, le renforcement de la solidarité internationale reste nécessaire pour contenir durablement Ebola et soutenir les systèmes de santé des pays affectés ou exposés.


28 ans du MLC : Annie Mombunza lance le Gala du leadership féminin

À l’occasion du 28ème anniversaire du Mouvement de Libération du Congo (MLC), les femmes de cette formation politique se mobilisent autour d’une nouvelle initiative consacrée au leadership féminin. La première édition du Gala du leadership féminin s’est tenue le vendredi 25 septembre 2026, sous l’impulsion d’Annie Mombunza, députée nationale honoraire du MLC, élue du territoire de Budjala, dans le Sud-Ubangi.

Cette activité s’inscrit dans le cadre des manifestations marquant l’anniversaire du MLC, créé le 30 septembre 1998 sous la direction de Jean-Pierre Bemba Gombo.

Valoriser les compétences des femmes du MLC

Annie Mombunza a expliqué que cette initiative vise à créer un cadre d’échange entre les femmes du parti, afin de leur permettre de partager leurs expériences, de mieux se connaître, de renforcer leurs capacités et de valoriser leurs compétences.

« Nous sommes venues nous exercer à partager nos expériences respectives, à nous découvrir les unes et les autres, à apprécier nos compétences, resserrer nos liens et à nous compléter », a-t-elle déclaré.

Pour la promotrice du gala, l’initiative entend également contribuer à dresser un inventaire de l’expertise féminine disponible au sein du MLC et à rendre les femmes davantage compétitives dans l’exercice de leurs responsabilités.

Elle a appelé les participantes à sortir de l’autocensure et à oser davantage dans leurs différents domaines d’activité.

Faire de la femme une actrice permanente de la vie du parti

Annie Mombunza a insisté sur la nécessité de dépasser une conception de la femme limitée aux manifestations politiques, aux campagnes électorales ou aux cérémonies officielles.

Selon elle, les femmes doivent être considérées comme des actrices permanentes de la vie du parti, capables de réfléchir, proposer, décider et contribuer à la construction de leur formation politique.

« La femme ne doit pas être considérée uniquement comme une militante lors des grandes manifestations, des campagnes électorales ou des cérémonies officielles. Elle doit être une actrice permanente de la vie politique du parti ».

Elle a également appelé les participantes à promouvoir le travail, le mérite, l’intégrité, la compétence et le sens des responsabilités.

L’éthique et la responsabilité comme exigences

Dans son intervention, la promotrice du gala a également placé l’accent sur le comportement des militantes et cadres du parti dans leurs différents milieux professionnels.

Pour elle, chaque femme membre du MLC doit contribuer, par son comportement, à renforcer l’image de sa formation politique.

« Que l’on puisse dire de la femme du MLC : elle est compétente, intègre, travailleuse, responsable et digne de confiance ».

Elle a invité les participantes à considérer leurs responsabilités professionnelles et politiques comme un moyen d’incarner les valeurs qu’elles défendent.

« Notre meilleur discours politique sera notre comportement ».

Un rendez-vous désormais trimestriel

Dans son échange avec la presse, Annie Mombunza a présenté cette première édition comme le point de départ d’un rendez-vous appelé à se poursuivre.

Elle a annoncé que le Gala du leadership féminin devrait désormais être organisé une fois par trimestre. Après cette première édition de septembre, une deuxième rencontre est annoncée pour décembre 2026.

L’objectif est de maintenir un cadre permanent d’échange et de partage d’expériences entre les femmes du MLC.

Une initiative à vocation nationale

L’initiative ne devrait pas rester limitée à Kinshasa. Annie Mombunza a indiqué que le caractère national de la Ligue des femmes du MLC doit permettre au concept de se développer dans les différentes provinces.

La première édition a notamment réuni des participantes venues du Kongo Central, du Sud-Ubangi et d’autres structures associatives à caractère national.

La promotrice compte ainsi sur les participantes pour relayer cette dynamique dans leurs différentes provinces.

« Le parti d’abord », selon Annie Mombunza

En conclusion, Annie Mombunza a appelé les femmes du MLC à soutenir les idéaux de leur formation politique et à contribuer à son développement.

Elle a également réaffirmé son appel à la loyauté envers la vision défendue par le président national du parti, Jean-Pierre Bemba Gombo.

Pour cette première édition, six femmes ayant contribué à la conception et à la réalisation de l’activité ont par ailleurs été mises à l’honneur. Il s'agit de Maguy Kinkela, Mamely, Nicole Etiota, Sarah Nganga, Dr Germaine Ntumba et Maguy Nkoy.

Le Gala du leadership féminin se veut ainsi un espace régulier de partage d’expériences, de renforcement des capacités et de valorisation de l’expertise féminine au sein du MLC, dans le cadre des festivités marquant ses 28 ans d’existence.


Ebola : 2,9 milliards de dollars mobilisés, Judith Suminwa appelle à accélérer les décaissements

La mobilisation internationale contre l’épidémie d’Ebola s’est renforcée à New York à l’occasion d’une réunion ministérielle du G20+ consacrée à la riposte. Organisée à l’initiative des États-Unis, cette rencontre a réuni gouvernements et partenaires internationaux autour de la situation en République démocratique du Congo, en Ouganda et dans la région.

Transformer les engagements en actions

Lors de cette réunion, la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, a salué la solidarité internationale tout en appelant à accélérer la concrétisation des engagements financiers.

« Que cette réunion transforme les engagements en décaissements, les décaissements en actions et les actions en vies sauvées », a déclaré la cheffe du gouvernement.

Selon les données présentées à cette occasion, 2,9 milliards de dollars américains sont désormais mobilisés pour soutenir la riposte. Pour les autorités congolaises, l’enjeu est désormais de garantir la rapidité des décaissements, la coordination des interventions et le suivi de l’utilisation des fonds.

Plus de 1,4 milliard de dollars de besoins supplémentaires

Judith Suminwa a indiqué que la RDC avait déjà mobilisé 50 millions de dollars américains sur ressources propres pour soutenir la réponse à l’épidémie.

Elle a également fait état d’un besoin supplémentaire de plus de 1,4 milliard de dollars américains, selon l’estimation actualisée du gouvernement, notamment pour renforcer la surveillance épidémiologique, le diagnostic, la prise en charge des malades, la protection des personnels de santé et les interventions communautaires. La Première ministre a insisté sur la nécessité d’assurer la traçabilité des financements.

« Chaque dollar doit pouvoir être suivi jusqu’aux services effectivement rendus aux populations », a-t-elle souligné, considérant la transparence comme une condition de confiance et d’efficacité.

Africa CDC et l’OMS sollicités pour le suivi financier

Dans cette perspective, Africa CDC entend travailler avec le gouvernement congolais, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les autres partenaires au renforcement du mécanisme de suivi financier de la riposte.

L’objectif est notamment d’accélérer l’acheminement des ressources vers les zones de première ligne, d’identifier les déficits de financement et de maintenir le leadership national dans la coordination de la réponse.

Vaincre Ebola avec les communautés

Au-delà des financements, Judith Suminwa a insisté sur la participation des communautés dans la lutte contre Ebola.

Elle a plaidé pour une approche davantage centrée sur les villages, associant les chefs coutumiers et religieux, les femmes, les jeunes, les survivants ainsi que les relais communautaires aux décisions et aux interventions.

« Nous ne vaincrons pas Ebola à la place des communautés. Nous le vaincrons avec elles », a-t-elle déclaré.

Appel à maintenir la vigilance

La Première ministre a par ailleurs relevé la diminution des cas dans certains foyers en Ituri, tout en appelant à maintenir les efforts. Selon elle, la transmission reste active dans certaines zones et le risque d’extension à d’autres provinces et aux pays voisins demeure.

« Les progrès doivent nous encourager à intensifier la riposte, jamais à la relâcher », a-t-elle prévenu.

Les partenaires remerciés

Judith Suminwa a enfin salué l’engagement des États-Unis, des CDC, d’Africa CDC, de l’OMS, des pays africains, des membres du G20 et de l’ensemble des partenaires impliqués dans la riposte.

Elle a également rendu hommage aux professionnels de santé congolais et aux acteurs communautaires mobilisés quotidiennement auprès des populations touchées.

Avec les 2,9 milliards de dollars mobilisés, la prochaine étape consiste désormais à convertir les annonces financières en ressources effectivement disponibles sur le terrain, coordonnées et orientées vers les priorités de la riposte, avec des résultats mesurables pour les communautés affectées.