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mercredi 26 août 2026

Festival mondial de la musique et du tourisme : Didier Mazenga intensifie les préparatifs

À l’approche de la deuxième édition du Festival mondial de la musique et du tourisme (FMMT), prévue du 8 au 10 octobre 2026 à Kinshasa, le ministre du Tourisme, Didier Mazenga Mukanzu, multiplie les consultations pour accélérer les préparatifs de cet événement à vocation internationale.

Mardi 25 août 2026, le ministre a accordé plusieurs audiences dans son cabinet de travail, consacrées notamment à l’organisation, à la coordination des différentes commissions et à l’implication des autorités provinciales.

Un expert international sollicité pour renforcer l’organisation

Parmi ses interlocuteurs figurait Oumar Kambe, expert international venu apporter son expertise à l’organisation du FMMT.

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des préparatifs, les travaux déjà réalisés par la coordination et les différentes commissions, ainsi que sur les mesures susceptibles d’améliorer le dispositif organisationnel.

Oumar Kambe a notamment recommandé de renforcer la collaboration entre les différentes commissions, de créer davantage de synergies, de mettre à leur disposition les outils nécessaires et de décentraliser certaines prises de décision afin d’accroître l’efficacité du dispositif.

L’expert a également insisté sur la mobilisation de spécialistes dans plusieurs secteurs clés pour accélérer les préparatifs et maximiser l’impact du festival.

Cette séance de travail a réuni le directeur de cabinet du ministre, la directrice générale de l’Office national du tourisme (ONT), ainsi que plusieurs experts de l’ONT et du ministère de la Culture et des Arts.

Kinshasa appelée à jouer un rôle central

Le ministre du Tourisme s’est ensuite entretenu avec le ministre provincial de Kinshasa, Jésus-Noël Sheke Wa Domene.

Les discussions ont essentiellement porté sur l’implication de la ville-province dans l’organisation du FMMT, Kinshasa étant la ville hôte de cette deuxième édition.

Jésus-Noël Sheke a également évoqué la prochaine célébration de la Journée mondiale du tourisme, prévue en septembre 2026, ainsi qu’un guide officiel consacré à la ville de Kinshasa.

Il a présenté cet ouvrage au ministre du Tourisme, sollicité pour en assurer le parrainage.

Sa présentation officielle devrait intervenir dans les prochains jours, sous l’égide du gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba.

La Semaine congolaise du tourisme également au menu

Dernière audience de cette série de consultations : celle accordée au ministre provincial du Tourisme du Sud-Ubangi, Benjamin Kuma Niwa.

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers, notamment la Semaine congolaise du tourisme, les préparatifs du Festival mondial de la musique et du tourisme, ainsi que le concours provincial de Miss RDC.

Les lauréates du Sud-Ubangi sont attendues à Kinshasa en décembre 2026 pour participer à la phase finale de cette compétition.

À travers ces différentes rencontres, le ministère du Tourisme entend renforcer la coordination des acteurs et accélérer les préparatifs du FMMT, dont la deuxième édition ambitionne de placer davantage la musique et le tourisme congolais sur la scène internationale.


Kinshasa : les Wazalendo annoncent un sit-in au Parlement pour réclamer des comptes sur les 4 millions de dollars américains mensuels

Une délégation de la Synergie Mwenga-Shabunda-Walungu-Kabare-Kalehe-Uvira, regroupant notamment des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP/Wazalendo) du FMMDP, annonce la tenue d’un sit-in pacifique à Kinshasa.

Dans une lettre datée du 25 août 2026 et adressée au gouverneur de la ville-province de Kinshasa, la délégation informe les autorités de l’organisation de cette manifestation prévue le mardi 15 septembre 2026, de 8 heures à 15 heures, sur l’esplanade du Palais du Peuple, siège du Parlement.

La démarche vise principalement à soutenir une question écrite adressée au Gouvernement par les députés nationaux Claude Misare Mugomberwa et César Matabaro Rhawamanyuku au sujet de la traçabilité et de l’utilisation des fonds présentés comme étant décaissés mensuellement en faveur des Wazalendo.

Où va cet argent ?

Au cœur de la mobilisation figure une revendication financière. Les organisateurs affirment que 4 millions de dollars américains seraient décaissés chaque mois au nom des Wazalendo, tout en dénonçant l’absence de moyens suffisants sur les lignes de front.

Dans leur correspondance, les représentants de la synergie affirment être des combattants engagés notamment à Nindja, Luntukulu, Mwenga et Shabunda, sans solde, prime ou logistique suffisante.

Ils demandent ainsi au Parlement de faire toute la lumière sur la destination et l’utilisation de ces fonds. « Où va cet argent ? », telle est la principale question que les organisateurs souhaitent porter devant les élus nationaux.

Une action présentée comme pacifique et citoyenne

Les initiateurs insistent sur le caractère pacifique de leur démarche. Ils invoquent l’article 26 de la Constitution, qui garantit la liberté de manifestation, et sollicitent auprès des autorités provinciales un encadrement sécuritaire de leur sit-in par la Police nationale congolaise.

Ils assurent également vouloir préserver l’ordre public et éviter tout trouble pendant la manifestation.

La délégation présente cette action comme une démarche républicaine visant à obtenir davantage de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources destinées aux combattants engagés aux côtés des forces régulières.

Les Wazalendo de plusieurs villes appelés à se mobiliser

Au-delà de Kinshasa, les organisateurs lancent un appel aux Wazalendo et VDP présents dans plusieurs villes et zones du pays.

Ils citent notamment Uvira, Kalemie, Kindu, Kisangani, Beni, Butembo, Kamituga et Walikale, invitant les différentes coordinations à mener, le même jour, des actions de revendication pacifiques.

La délégation demande également aux coordinations locales d’informer officiellement les autorités compétentes, notamment les maires ou gouverneurs, conformément aux dispositions encadrant les manifestations publiques.

L'heure est à la redevabilité

Les organisateurs appellent aussi les blessés de guerre, les délégués des différentes synergies et les Congolais qui dénoncent la corruption et les détournements à rejoindre leur démarche.

Pour eux, la question dépasse les seuls intérêts des Wazalendo et concerne plus largement la gestion des fonds publics affectés à la défense et à l’appui aux combattants volontaires.

Avec ce sit-in annoncé pour le 15 septembre 2026, la Synergie Mwenga-Shabunda-Walungu-Kabare-Kalehe-Uvira entend donc placer la question de la traçabilité des financements des Wazalendo au centre du débat parlementaire et public.

La formule choisie par les initiateurs résume leur revendication : « L'heure n'est plus au silence. L'heure est à la redevabilité ».


Justice militaire : le commissaire supérieur Israël Sanga attendu devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe

Le commissaire supérieur Israël Sanga wa Sanga, Commandant du Groupe Police Honneur et Morale (GPHM), anciennement PP doit comparaître, à partir du 27 août 2026, devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe. Le commandant de l’unité « Harmonie et Morale » est poursuivi notamment pour dissipation de munitions de guerre et violation de consigne, selon les éléments évoqués par sa défense. 

Arrêté dans la nuit du 2 janvier 2026, vers 2 heures du matin, Israël Sanga est détenu depuis plusieurs mois dans le cadre de cette procédure judiciaire. Son dossier, après être passé par les services du Conseil national de cyberdéfense, a finalement été transmis à l’auditorat militaire.

De l’accusation de connivence avec l’ennemi aux poursuites militaires

Selon sa défense, les premières accusations portées contre son client faisaient état d’une supposée connivence avec l’ennemi, de communications avec « l’autre côté » et même d’une prétendue nationalité rwandaise.

La défense affirme toutefois que ces accusations n’auraient pas été retenues à l’issue des vérifications effectuées au niveau des services concernés.

Le dossier aurait ensuite été transmis à l’auditorat militaire, qui aurait retenu d’autres griefs, notamment la dissipation de munitions et la violation de consigne.

La version de la défense sur les tirs

La défense conteste cette qualification et soutient qu’Israël Sanga aurait fait usage de son arme au moment de son arrestation pour dissuader des personnes armées et cagoulées qui tentaient de l’interpeller au milieu de la nuit.

Pour sa défense, les tirs auraient donc été effectués dans une logique de protection et de dissuasion, et non dans le but de dissiper volontairement des munitions.

La défense estime par conséquent que les faits reprochés à son client doivent être examinés à la lumière des circonstances particulières de son arrestation.

La question de la discipline sur l’avenue Mondjiba

L’affaire intervient également dans un contexte où le nom d’Israël Sanga reste associé à la lutte contre le désordre routier sur l’avenue Colonel Mondjiba, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa.

Avant son arrestation, l’officier supérieur était notamment connu pour faire respecter les règles de circulation, y compris auprès de certains véhicules officiels circulant à contresens.

Depuis son interpellation, certains observateurs s’interrogent sur le retour de comportements routiers qui avaient été combattus sur cette artère.

Il convient toutefois de distinguer cette question du dossier judiciaire actuellement soumis à la justice militaire : aucun lien de causalité entre l’arrestation de l’officier et une éventuelle dégradation de la discipline routière ne peut être établi sans éléments supplémentaires.

La défense demande une liberté provisoire

La défense d’Israël Sanga annonce son intention de solliciter une mise en liberté provisoire auprès du premier président de la Cour militaire.

La défense estime que son client présente suffisamment de garanties de représentation, qu’il ne constitue pas un risque de fuite et que sa libération ne serait pas de nature à entraver la procédure judiciaire.

Elle évoque également l’état de santé de son client, après plusieurs mois de détention.

Une audience sous haute attention

Alors que l’ouverture des audiences est annoncée pour le 27 août 2026, la défense affirme vouloir démontrer que les faits reprochés à Israël Sanga doivent être replacés dans leur contexte.

La justice militaire devra désormais examiner les charges retenues contre l’officier, les circonstances exactes de son arrestation ainsi que les éléments de preuve produits par l’accusation et les arguments de la défense.

Le dossier entre ainsi dans sa phase judiciaire, et seule la Cour militaire pourra déterminer, au terme de la procédure, les responsabilités éventuelles de l’accusé.


Kinshasa : l’avocate Kawtar Raji-Briand sacrée par Africa Business+

Présente à Kinshasa depuis 2023, aux côtés de ses bureaux de Paris (France) et Casablanca (Maroc), le cabinet d’avocats d’affaires Raji & Gauvin annonce la distinction de sa cofondatrice, Kawtar Raji-Briand, dans l’édition 2026 du classement « 100 Legal Powerlist » d’Africa Business+.

L’avocate a été désignée « Avocate de l’année » dans la catégorie Financement, une reconnaissance qui vient consacrer son expertise dans plusieurs domaines clés du droit des affaires et de la finance en Afrique.

Une expertise reconnue en droit bancaire et financier

Cette distinction met notamment en lumière le parcours de Kawtar Raji-Briand dans les questions liées à la régulation bancaire et financière, aux financements souverains, aux marchés de capitaux et à la titrisation.

Son expertise s’exerce auprès de plusieurs catégories d’acteurs, notamment les États, les institutions financières ainsi que les porteurs de grands projets structurants sur le continent africain.

La RDC au cœur de son parcours professionnel

La République Démocratique du Congo occupe une place particulière dans cette trajectoire professionnelle. Selon le cabinet, Kawtar Raji-Briand a notamment accompagné la RDC sur plusieurs dossiers stratégiques récents.

L’installation de Raji & Gauvin à Kinshasa depuis 2023 traduit également la volonté du cabinet de s’inscrire dans la durée au sein de l’environnement juridique et économique congolais. Cette présence vient compléter ses implantations de Paris et Casablanca.

À la croisée du droit, de la finance et du développement

Avec ses trois bureaux, Raji & Gauvin se positionne sur des opérations complexes situées à l’intersection du droit, de la finance et du développement, avec une présence particulièrement marquée en Afrique francophone.

Le cabinet accompagne notamment des banques, des institutions financières, des États, des autorités publiques, des bailleurs de fonds et de grands groupes dans des opérations stratégiques liées au financement, aux marchés de capitaux, à la régulation, à la titrisation et à la structuration d’investissements.

Un cabinet spécialisé dans les opérations à haute sensibilité

Raji & Gauvin se présente comme un cabinet d’avocats d’affaires indépendant spécialisé dans les enjeux juridiques et financiers complexes en Afrique et dans les relations entre l’Afrique et l’Europe.

Son positionnement repose notamment sur une expertise technique, une forte culture institutionnelle et une capacité à intervenir sur des dossiers à haute sensibilité dans des environnements économiques et institutionnels en transformation.

La distinction attribuée à Kawtar Raji-Briand par Africa Business+ vient ainsi renforcer la visibilité du cabinet et de son expertise dans le secteur du financement, tout en mettant en avant son ancrage croissant en République Démocratique du Congo.


mardi 25 août 2026

100 jours d’Ebola en RDC : MSF appelle à une riposte plus rapide et plus proche des communautés

À l’approche des 100 jours depuis la déclaration de l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo, Médecins Sans Frontières (MSF) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. L’organisation estime que la réponse sanitaire reste insuffisante face à une maladie qui continue de se propager à un rythme inquiétant, notamment dans des communautés déjà fragilisées par les conflits, les déplacements, la violence et l’insécurité alimentaire.

Selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires au 16 août 2026, plus de 5.000 cas confirmés et plus de 2.300 décès avaient été enregistrés depuis le début de l’épidémie.

Dépister plus tôt pour sauver davantage de vies

Pour MSF, la réponse ne doit pas se limiter à augmenter le nombre de lits dans les centres de traitement. L’organisation appelle à renforcer le dépistage précoce, l’isolement sécurisé des malades et de leurs contacts, ainsi que la prévention et le contrôle des infections dans les structures de santé et au sein des communautés.

« Cette épidémie continue de se propager à un rythme que la réponse ne parvient pas à suivre », alerte le Dr Javid Abdelmoneim, président international de MSF.

L’organisation insiste également sur la nécessité de mieux former les professionnels de santé et les responsables communautaires afin qu’ils puissent reconnaître rapidement les symptômes, orienter les patients vers les services appropriés et limiter les risques de contamination.

Les communautés au cœur de la riposte

Dans le camp de déplacés de Rho, près de Drodro, en Ituri, des responsables communautaires travaillent avec MSF pour sensibiliser les habitants aux signes de la maladie et les encourager à consulter rapidement.

Le camp accueille près de 50.000 personnes dans des conditions de forte promiscuité. Dans cet environnement particulièrement vulnérable, l’implication des relais communautaires permet de renforcer la détection des cas et de réduire les risques de transmission.

« Nous connaissons nos communautés et savons comment atteindre nos concitoyens », témoigne Ezrome Kiza Lumani, responsable communautaire dans le camp de Rho.

Plus de 60 % des décès hors des centres de traitement

Autre inquiétude majeure soulevée par MSF : depuis le début de l’épidémie, plus de 60 % des décès liés à Ebola en RDC seraient survenus en dehors des centres de traitement, souvent au sein même des communautés.

Cette situation signifie que de nombreux patients meurent sans avoir accès aux soins appropriés. Elle favorise également la transmission du virus avant même que les cas ne soient identifiés.

Le phénomène ne se limite plus à l’épicentre de l’épidémie, situé en Ituri. Le Nord-Kivu connaît à son tour une progression préoccupante des cas, avec des taux de mortalité élevés et une forte méfiance envers la réponse sanitaire.

Former davantage les agents de santé

Face à l’apparition de cas dans de nouvelles zones parfois peu expérimentées dans la prise en charge d’Ebola, MSF appelle à renforcer rapidement les capacités locales.

« Il y a un besoin urgent de professionnels de santé formés à la prise en charge de la maladie, non seulement dans les centres de traitement, mais aussi directement au sein des communautés », souligne Trish Newport, responsable du programme d’urgence de MSF en Ituri.

L’organisation plaide ainsi pour une généralisation des formations destinées aux professionnels de santé et aux responsables communautaires, notamment sur la détection précoce, l’orientation sécurisée des patients et la prévention des infections.

Plus de 1.400 employés de MSF mobilisés

MSF intervient actuellement en Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, dans la Tshopo et dans le Haut-Uélé.

Ses équipes gèrent six centres de traitement Ebola et plusieurs unités d’isolement représentant plus de 400 lits, soit environ un tiers de la capacité disponible dans le cadre de la riposte nationale.

Plus de 1.400 membres du personnel de l’organisation sont mobilisés. Depuis le début de l’épidémie, plus de 2.000 patients ont été admis dans les structures soutenues par MSF, dont plus de 800 ont été confirmés positifs à Ebola.

À Beni, une réponse davantage ancrée dans les communautés

À Beni, dans le Nord-Kivu, MSF a adapté son intervention en renforçant son travail auprès des structures de santé existantes.

L’objectif est de permettre aux patients d’accéder rapidement à des soins, y compris pour des pathologies autres qu’Ebola, tout en assurant la détection et la prise en charge des cas suspects.

Pour MSF, la priorité est désormais de rapprocher davantage les soins des populations touchées afin d’éviter que les malades ne restent chez eux jusqu’à un stade avancé de la maladie.

Les survivants, des acteurs essentiels de la sensibilisation

Les survivants d’Ebola jouent également un rôle important dans la sensibilisation. Emery Guba Mateso, originaire du camp de Rho, a perdu son fils à cause de la maladie avant de survivre lui-même à Ebola. Il encourage les habitants à consulter dès l’apparition des premiers symptômes.

Son message est clair : plus la prise en charge intervient tôt, plus les chances de guérison augmentent.

MSF appelle ainsi l’Organisation mondiale de la Santé, les agences des Nations unies, les organisations humanitaires et le ministère congolais de la Santé à accélérer la formation et l’accompagnement des acteurs locaux.

Pour l’organisation, la riposte doit désormais être plus rapide, plus flexible et davantage construite avec les communautés, afin de mieux contenir la propagation du virus et réduire le nombre de décès.


Sud-Ubangi : un atelier pour renforcer la gestion durable des ouvrages d’eau

Un atelier consacré au renforcement des capacités des opérateurs des ouvrages d’eau et à la sensibilisation des parties prenantes s’est tenu du 18 au 19 août 2026 à Gemena, dans la province du Sud-Ubangi.

Initiée par le ministre provincial des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Benjamin Kuma Niwa, cette activité s’inscrit dans le cadre du Projet LEDIA WASH, avec l’appui financier de World Vision. Elle a réuni près de 200 participants issus des différentes catégories d’acteurs impliqués dans la gestion, l’exploitation et la pérennisation des ouvrages d’eau.

Les travaux ont été supervisés par l’Assistant Malachie Ebolabi, conseiller du ministre provincial, et Tharcisse Embeke, coordonnateur de la Régie provinciale du service public de l’eau et de l’assainissement.

Renforcer les capacités des opérateurs

L’atelier avait notamment pour objectif d’améliorer les compétences des opérateurs dans la gestion et l’exploitation durable des ouvrages d’eau.

Les participants ont également été sensibilisés au cadre légal et réglementaire régissant le service public de l’eau.

L’activité visait par ailleurs à favoriser le partage d’expériences, à renforcer la collaboration entre autorités, opérateurs, partenaires techniques et financiers ainsi que communautés bénéficiaires.

Une attention particulière a été accordée à la mobilisation des ressources nécessaires à l’entretien, à la maintenance et à la réparation des infrastructures.

Des échanges axés sur les défis du terrain

Durant les deux journées, les participants ont alterné présentations techniques, travaux de groupes, échanges en plénière, séances de questions-réponses et partage d’expériences.

Les discussions ont porté notamment sur l’exploitation et la maintenance des ouvrages, la mobilisation des ressources financières, l’application des textes légaux ainsi que la participation des communautés bénéficiaires.

Les travaux en groupes ont permis d’identifier plusieurs difficultés rencontrées dans la gestion des infrastructures et de proposer des pistes de solutions adaptées aux réalités locales.

Construire ne suffit pas, il faut pérenniser

Les échanges ont mis en évidence une réalité essentielle : la construction d’un ouvrage d’eau ne garantit pas, à elle seule, un accès durable à l’eau potable. La pérennisation des infrastructures nécessite des opérateurs bien formés, un entretien régulier et préventif, des mécanismes efficaces de financement, une répartition claire des responsabilités et le respect du cadre légal.

L’implication des communautés bénéficiaires apparaît également comme un élément déterminant pour préserver les ouvrages et assurer leur fonctionnement dans la durée.

Le suivi des recommandations au cœur des prochaines étapes

À l’issue de l’atelier, les participants ont été invités à mettre en pratique les connaissances acquises et à maintenir la dynamique de collaboration engagée.

Le suivi des recommandations figure parmi les priorités, notamment à travers le renforcement du Comité WASH et la mise en place ou la consolidation d’un mécanisme durable de mobilisation des ressources destinées à l’entretien et à la réparation des ouvrages.

Vers un service public de l’eau plus durable

À travers cette initiative, le ministère provincial des Ressources hydrauliques et de l’Électricité réaffirme sa volonté de contribuer à un service public de l’eau plus efficace, durable et accessible aux populations du Sud-Ubangi.

La gestion des ouvrages d’eau reste ainsi une responsabilité partagée entre les autorités, les opérateurs, les partenaires techniques et financiers et les communautés bénéficiaires.

Construire un ouvrage est une étape. Le gérer, l’entretenir et le pérenniser est une responsabilité collective.


Sud-Kivu : la SOCICO-RDC plaide pour des prêts sans intérêt en faveur des étudiants affectés par la coupure des réseaux

Des étudiants sont en difficulté financière avec la coupure prolongée des réseaux de télécommunication dans les territoires de Fizi et Baraka. Cette situation perturbe la vie de nombreux étudiants ressortissants de cette partie du Sud-Kivu.

La situation affecte notamment ceux qui poursuivent leurs études à Uvira, Bukavu, Goma ainsi qu’au Burundi. Selon la Société Civile des Compatriotes Congolais (SOCICO-RDC), ces étudiants éprouvent de sérieuses difficultés à recevoir l’aide financière de leurs familles.

Les transferts destinés au paiement des loyers, des frais académiques, de l’alimentation et d’autres dépenses courantes passent habituellement par des services de monnaie électronique tels que M-Pesa, Airtel Money ou Orange Money.

La coupure des réseaux bloque les transferts

L’interruption des réseaux prive ainsi les étudiants d’un moyen essentiel de communication et de transfert d’argent avec leurs proches. Pour certains, cette situation compromet directement leurs conditions de logement, leur alimentation et la poursuite de leurs études.

Face à ces difficultés, la SOCICO-RDC, Coordination urbaine d’Uvira, appelle le gouvernement provincial du Sud-Kivu à mettre temporairement à la disposition des étudiants concernés des prêts sans intérêt.

Un remboursement après le rétablissement des réseaux

L’organisation propose que ces crédits servent à couvrir les besoins urgents des étudiants, notamment les frais académiques, le logement et l’alimentation.

La SOCICO-RDC estime que les montants avancés pourraient être remboursés par les familles dès le rétablissement des réseaux téléphoniques et la reprise normale des transferts financiers.

La SOCICO-RDC appelle à une réponse rapide

La structure de la société civile demande ainsi aux autorités provinciales de prendre en compte la situation particulière de ces étudiants et de mettre en place une réponse temporaire afin d’éviter que la coupure des réseaux ne compromette davantage leur parcours académique.