APO

mardi 8 septembre 2026

Sud-Kivu : plus de 80 % des abris du site de Katashola sont hors d’usage, une ONG lance l’alerte

Au site de déplacés de Katashola, à Bushushu, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, la situation des familles déplacées devient de plus en plus préoccupante. Une mission de monitoring menée le 8 septembre 2026 par l’Inspection territoriale du Mouvement des Sociétés civiles du Congo (MSCO-Kalehe) fait état d’une dégradation avancée des abris, à l’approche de la saison des pluies.

Des abris qui ne protègent plus les familles

Selon le constat dressé par le MSCO-Kalehe, plus de 80 % des abris du site sont aujourd’hui constitués de bâches déchirées, usées ou fortement détériorées.

Ces installations, destinées à offrir un minimum de protection aux personnes déplacées, ne rempliraient désormais plus correctement leur fonction. Les bâches endommagées laissent passer la pluie et le vent, exposant directement les occupants au froid et à l’humidité.

La situation est particulièrement préoccupante pour les familles les plus vulnérables. Le MSCO indique que les personnes vivant sur le site sont majoritairement des femmes et des enfants, dont certains sont contraints de passer la nuit dans des conditions extrêmement précaires.

Des familles exposées à la pluie et au froid 

La détérioration des abris contraint plusieurs familles à dormir à même le sol, dans des conditions qui ne garantissent ni confort ni protection suffisante.

Avec l’arrivée annoncée de la saison des pluies, la situation pourrait rapidement s’aggraver. Des infiltrations d’eau pourraient rendre les espaces de vie davantage insalubres, tandis que les vents et les fortes précipitations risquent d'endommager, voire de détruire complètement, les abris déjà fragilisés.

Pour le MSCO-Kalehe, il ne s’agit donc plus seulement d’un problème de confort, mais d’une urgence humanitaire nécessitant une intervention rapide.

Un risque accru de maladies

La dégradation des abris intervient dans un contexte où les conditions de vie des personnes déplacées sont déjà particulièrement difficiles.

L’exposition prolongée à l’humidité, au froid et aux eaux de pluie peut accroître la vulnérabilité des enfants et des autres personnes fragiles face à plusieurs problèmes de santé.

Le MSCO redoute notamment une aggravation des risques sanitaires si aucune mesure préventive n’est prise avant l’intensification des pluies.

La dégradation des abris pourrait également compliquer davantage les conditions d’hygiène et de vie quotidienne des familles accueillies sur le site.

Appel urgent aux acteurs humanitaires 

Face à cette situation, l’Inspection territoriale du MSCO-Kalehe interpelle directement les acteurs humanitaires intervenant dans le secteur des abris et des articles ménagers essentiels, notamment le Cluster Abris/AME, ainsi que ses partenaires tels que le HCR et l’OIM.

L’organisation de la société civile demande une intervention urgente afin de procéder au remplacement des bâches détériorées et à la distribution de kits AME, destinés à répondre aux besoins essentiels des familles déplacées.

Pour le MSCO, cette assistance doit intervenir avant que les premières pluies importantes ne rendent la situation encore plus critique.

Le temps presse à Katashola 

L’alerte lancée le 8 septembre intervient donc à quelques semaines d’une période qui pourrait mettre davantage à rude épreuve les conditions de vie des déplacés.

Le MSCO-Kalehe appelle ainsi à une réponse rapide et coordonnée des autorités et des partenaires humanitaires. L’objectif est d’éviter que des familles déjà fragilisées par le déplacement ne se retrouvent sans abri fonctionnel au moment où les conditions météorologiques deviendront plus difficiles.

À Katashola, le remplacement des bâches et la fourniture de kits essentiels apparaissent désormais comme des besoins prioritaires pour protéger les familles déplacées et prévenir une nouvelle dégradation de leur situation humanitaire.

Parade de l’UPI-HP à Kinshasa : Guillaume Kambale Ambasu exige discipline, assainissement des effectifs et respect de la hiérarchie

Le commissaire divisionnaire adjoint Guillaume Kambale Ambasu, commandant intérimaire de l’Unité de Police des institutions et de Hautes Personnalités (UPI-HP), a appelé ses troupes à davantage de discipline, de rigueur et de respect de la chaîne de commandement. Lors d’une parade organisée le 7 septembre 2026 au quartier général de l’unité à Kinshasa, il a également abordé la question des effectifs surnuméraires, des affectations irrégulières et de la nécessité d’adapter l’organisation de l’unité aux réalités sécuritaires de la capitale.

Mettre fin aux affectations parallèles

Au cœur du message du commandant intérimaire : la nécessité de mettre de l’ordre dans la gestion des ressources humaines. Selon Guillaume Kambale Ambasu, l’UPI-HP fait face à un dépassement des effectifs initialement prévus dans son organigramme. Des policiers auraient été affectés à l’unité par différentes voies, notamment à travers des démarches parallèles, des sollicitations de personnalités, d’entreprises privées ou de particuliers, ainsi que des billets de service ne passant pas par les circuits officiels du Commissariat général de la Police nationale congolaise.

Cette situation aurait progressivement créé un contingent de policiers surnuméraires, tandis que certains sous-commissariats et unités d’origine se retrouvent privés d’une partie de leurs effectifs.

Pour le responsable de l’UPI-HP, seules les décisions émanant des autorités compétentes et régulièrement établies doivent désormais servir de référence en matière d’affectation, de mutation ou de détachement.

Le commandant rappelle les limites de ses prérogatives

Guillaume Kambale Ambasu a également mis en garde contre les initiatives individuelles et les démarches entreprises en dehors de la chaîne de commandement.

Il a expliqué que les décisions portant sur la structure des effectifs, les affectations ou les modifications importantes des tableaux de service ne relèvent pas de la seule compétence du commandant intérimaire. Elles doivent être soumises aux instances supérieures de la Police nationale congolaise et aux autorités compétentes.

Le commissaire divisionnaire adjoint a ainsi appelé ses officiers et policiers à respecter scrupuleusement la hiérarchie et à éviter toute interprétation personnelle des directives.

Présence au poste et respect des consignes

La discipline opérationnelle a constitué un autre volet important de son intervention. Le commandant intérimaire a dénoncé les comportements de policiers qui abandonnent leurs postes ou négligent leurs responsabilités de garde. Il a rappelé que la mission du policier s’exerce sur le terrain, à l’endroit où il est régulièrement affecté, et non à domicile.

Il a également insisté sur le respect des consignes de garde, la transparence dans les mouvements et les relèves, ainsi que sur l'obligation de rendre compte à la hiérarchie.

Pour lui, aucun policier ne peut se considérer comme bénéficiant d’un statut particulier ou chercher à contourner la chaîne de commandement.

Vers un assainissement des effectifs

La mise à jour des listes du personnel constitue également une priorité. Le service chargé des ressources humaines doit procéder à un travail d’identification et d’assainissement afin de distinguer les policiers régulièrement affectés à l’UPI-HP de ceux qui y seraient arrivés par des procédures parallèles.

Cette opération doit notamment permettre de corriger les anomalies éventuelles dans les répertoires du personnel, les listes de paie et les tableaux d’affectation, sur la base de données officielles et vérifiables.

L’objectif affiché est de disposer d’un fichier fiable reflétant la réalité des effectifs effectivement actifs et régulièrement affectés.

Un organigramme à adapter aux besoins sécuritaires

Au-delà de la question disciplinaire, Guillaume Kambale Ambasu a évoqué la nécessité de redimensionner l’unité en fonction de l’évolution des besoins sécuritaires.

L’organigramme initial, qui prévoyait environ 3.500 policiers, ne correspondrait plus, selon les évaluations présentées, à l’ampleur des missions confiées à l’unité. Le nombre croissant d’institutions, de hautes personnalités et d’autres structures nécessitant une protection impose une nouvelle évaluation des besoins.

Un travail d’état-major aurait ainsi été engagé avec la hiérarchie afin de proposer une nouvelle configuration des effectifs. La réflexion porte notamment sur une augmentation des effectifs par bataillon, avec une cible globale pouvant se situer autour de 5.120 à 5.420 éléments.

Cette réorganisation doit toutefois être arrêtée par les autorités compétentes et mise en œuvre conformément aux procédures officielles.

La sécurité de Kinshasa reste la priorité

En s’adressant à ses troupes, le commissaire divisionnaire adjoint Guillaume Kambale Ambasu a finalement recentré le débat sur la mission essentielle de l’UPI-HP : contribuer à la protection des institutions, des hautes personnalités et, plus largement, à la sécurisation de la capitale.

Il a exhorté les policiers à faire preuve de patriotisme, d’éthique, de professionnalisme et de conscience du devoir.

Pour le commandement intérimaire, l’assainissement des effectifs, la fin des affectations parallèles, le respect de la hiérarchie et la discipline opérationnelle doivent constituer les bases de la réorganisation de l’unité et d’une meilleure réponse aux exigences sécuritaires de Kinshasa.


lundi 7 septembre 2026

Adhésion de la RDTCO à l'Union Sacrée : André Mbata salue l'engagement de la société civile et des confessions religieuses

Présent lors de la cérémonie marquant l'adhésion du Rassemblement des enfants de Dieu pour la transformation du Congo et alliés (RDTCO) à l'Union Sacrée de la Nation, le professeur André Mbata, secrétaire permanent de la coalition, a délivré un discours axé sur le rassemblement et le rôle des forces vives du pays.

L'Union Sacrée, une dynamique portée par la vision du chef de l'État

Prenant la parole devant les membres de la plateforme, André Mbata a souligné que l'Union Sacrée de la Nation s'inscrit dans la durée sous la conduite du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Selon le secrétaire permanent, l'alliance ne se limite pas à des arrangements politiques, mais vise la transformation progressive du pays et la consolidation de l'unité nationale.

L'intégration des forces vives et des confessions religieuses au cœur du projet national

Évoquant la genèse de l'Union Sacrée initialement lancée le 23 octobre 2020, André Mbata a rappelé que la coalition s'adresse à l'ensemble des composantes de la société congolaise : organisations de la société civile, autorités coutumières, fondations et confessions religieuses. Il a notamment salué l'implication des chefs spirituels et de la communauté chrétienne, affirmant que la diversité des confessions au sein du regroupement constitue une force pour le pays.

Un dialogue citoyen ancré à la base pour bâtir le « nouveau Congo »

Le professeur Mbata a insisté sur l'importance d'un dialogue ouvert partant des réalités locales pour renforcer la cohésion nationale et porter un message d'espoir. En conclusion de son intervention, il a encouragé les membres de la RDTCO et la société civile à prendre pleinement leur place au sein du rassemblement afin de participer activement à l'avenir du pays.


Sankuru : les professeurs de l’Université de Lodja s’opposent à toute délocalisation du projet présidentiel

L’Association des Professeurs Permanents de l’Université de Lodja (APUNILOD) monte au créneau pour défendre le maintien à Lodja du projet présidentiel de construction et de modernisation de l’Université de Lodja. Dans un communiqué publié le 7 septembre 2026, l’association dénonce des manœuvres qu’elle attribue à un groupe de députés et sénateurs du Sankuru, visant, selon elle, à délocaliser le projet vers Lusambo.

L’APUNILOD appelle la communauté universitaire, le comité de gestion de l’Université ainsi que les autorités nationales à s’opposer à toute initiative qui conduirait à modifier le site d’implantation du projet.

L’APUNILOD dénonce une tentative de délocalisation

Dans son communiqué, l’association affirme avoir été informée de démarches visant à transférer vers Lusambo le projet présidentiel destiné à l’Université de Lodja.

Sans produire dans le communiqué d’éléments détaillant les démarches auxquelles elle fait référence, l’APUNILOD considère cette éventuelle délocalisation comme une remise en cause de la vocation initiale du projet.

Elle demande ainsi au gouvernement central et aux responsables concernés de veiller au respect de la décision et de la volonté présidentielle telles que comprises par l’association.

Pour les professeurs de l’UNILOD, ce projet doit avant tout répondre aux besoins d’enseignement supérieur et de développement universitaire de Lodja et de sa population.

Un projet présenté comme une initiative présidentielle

L’APUNILOD rappelle que le projet de construction de l’Université de Lodja a été initié dans le cadre de la politique du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo visant à moderniser les infrastructures universitaires en République Démocratique du Congo.

L’association estime que les investissements consacrés à l’enseignement supérieur doivent permettre aux universités congolaises d’améliorer leurs conditions de fonctionnement, leurs capacités d’accueil et la qualité de leur formation, afin de renforcer leur compétitivité.

Dans ce contexte, les professeurs de l’Université de Lodja refusent que le projet soit, selon eux, soumis à des considérations ou à des arrangements politiques.

L’association appelle les autorités compétentes à privilégier l’intérêt général et la continuité des politiques publiques en matière d’enseignement supérieur.

L’UNILOD met en avant ses capacités académiques

Pour justifier le maintien du projet à Lodja, l’APUNILOD met également en avant les capacités humaines et académiques de l’Université.

Selon les chiffres communiqués par l’association, l’UNILOD compte actuellement plus de 22 professeurs permanents et plus de 90 chefs de travaux et assistants. Plusieurs de ces derniers poursuivent, d’après l’APUNILOD, leur formation doctorale dans différentes universités à travers le monde.

L’association présente ainsi l’Université de Lodja comme le premier établissement universitaire de la province du Sankuru et comme la plus grande université de la province en termes d’effectifs de son corps académique.

Ces données sont avancées par l’APUNILOD pour souligner, selon elle, la nécessité de consolider les infrastructures existantes et d’accompagner la croissance de l’établissement plutôt que de déplacer le projet destiné à son développement.

Appel à l’unité de la communauté universitaire

Face à ce qu’elle considère comme une menace pour le développement de l’UNILOD, l’association appelle les professeurs, chefs de travaux, assistants, étudiants et autres membres de la communauté universitaire à faire bloc autour du comité de gestion. L’objectif affiché est de défendre le projet et d’obtenir son maintien à Lodja par des voies institutionnelles.

L’APUNILOD met cependant en garde contre les conséquences que pourrait provoquer, selon elle, une décision de délocalisation prise sans concertation avec les principaux acteurs concernés.

Elle appelle donc les autorités à privilégier le dialogue et à éviter toute initiative susceptible d’alimenter les tensions au sein de la communauté universitaire et de la population.

Les députés et sénateurs interpellés

Le communiqué s’adresse particulièrement aux élus du Sankuru que l’APUNILOD accuse d’être impliqués dans les démarches de délocalisation. L’association leur demande de ne pas utiliser leurs fonctions politiques pour interférer avec le développement institutionnel de l’Université de Lodja.

Dans un ton particulièrement ferme, elle estime que les parlementaires peuvent contribuer au développement de leurs milieux respectifs sans remettre en cause le projet destiné à l’UNILOD.

L’association affirme notamment que chaque élu peut promouvoir la création d’autres établissements universitaires dans sa région d’origine, mais refuse que cela se fasse au détriment de l’Université de Lodja.

Le projet présidentiel doit rester à Lodja

L’APUNILOD réaffirme ainsi sa position : aucune délocalisation du projet présidentiel ne devrait être envisagée. Le projet présidentiel de l’Université de Lodja doit rester à Lodja », insiste l’association, qui assure que l’établissement ne cédera ni à l’intimidation ni aux arrangements politiques.

Elle appelle, en conséquence, les autorités nationales à clarifier la situation et à prendre les dispositions nécessaires pour préserver le projet tel qu’il aurait été initialement prévu.

Une demande de clarification aux autorités nationales

Au-delà de la dénonciation, le communiqué de l’APUNILOD pose la question de la gouvernance et de la transparence dans la mise en œuvre des projets publics destinés aux établissements d’enseignement supérieur.

L’association souhaite que les autorités compétentes puissent préciser officiellement le statut du projet, son site d’implantation et les éventuelles modifications qui auraient été envisagées.

En attendant une clarification officielle, l’APUNILOD réaffirme sa détermination à défendre les intérêts de l’Université de Lodja et de sa communauté académique.

Le communiqué est signé par le Dr Benoît Suku Wadjo Ph.D., président de l’APUNILOD, qui conclut sur la devise : « Seule la lutte libère ».


Cour des Comptes : Lancement d'un atelier de renforcement des capacités pour moderniser les services du greffe

À l’occasion de l’ouverture de l’atelier de formation destiné aux greffiers et agents administratifs de la Cour des Comptes, le greffier en chef, Michel Longo, a prononcé un discours axé sur la modernisation, l’harmonisation des méthodes et le renforcement du rôle stratégique du greffe au sein de l’institution.

Une initiative inscrite dans la dynamique du projet ARISE

Organisée avec le soutien de l’Initiative pour le développement de l’INTOSAI (IDI) et de ses partenaires, cette session de formation s’inscrit directement dans le cadre du projet ARISE.

Pour Michel Longo, cet atelier traduit la volonté ferme de la Cour des Comptes de poursuivre la modernisation de son organisation et de relever durablement la qualité des services rendus. L’objectif principal assigné à ces travaux est d’accroître l’efficacité, la régularité, la traçabilité ainsi que la transparence des opérations relevant du greffe.

Le greffe : un maillon transversal et stratégique

Rappelant les propos du Premier Président de la Cour, le greffier en chef a souligné la position éminemment stratégique du greffe. Véritable carrefour institutionnel, le greffe intervient à toutes les étapes clés de la procédure juridictionnelle entre autres en amont de la réception, enrôlement des affaires et mise en état des dossiers. Pendant la procédure, le greffier est appeler à la préparation des audiences, tenue de la plume et rédaction des procès-verbaux. En aval, son travail consiste à la conservation des minutes, délivrance des expéditions, notification des décisions et coordination globale.

Cette transversalité impose au personnel une exigence accrue de professionnalisme. Comme l’a précisé Michel Longo, la performance du greffe ne réside pas uniquement dans la bonne tenue des archives, mais également dans la garantie de la sécurité juridique des actes, le respect des délais et la fiabilité des informations transmises aux différentes chambres et au parquet.

Une approche pratique orientée vers la production d'outils de travail

Loin d'être une simple formation théorique, cet atelier se veut participatif et pragmatique. Les participants sont invités à examiner leurs pratiques quotidiennes, à identifier les contraintes du terrain et à co-construire des solutions adaptées.

À l’issue de ces travaux, plusieurs livrables et outils de gestion concrêts sont attendus pour harmoniser le travail au quotidien. Il s'agit des circuits de procédures normalisés ; des listes de contrôle (checklists) ; des modèles de registres et trames de procès-verbaux ; des tableaux de suivi et d'évaluation pour le contrôle interne.

Cap vers la mise en place d'un manuel de procédures

Cet atelier constitue une étape clé dans la préparation du futur manuel de procédures de la Cour des Comptes. Les outils et référentiels produits durant ces journées serviront de base à l'élaboration d'un plan d'action post-formation visant la pérennisation des acquis.

Remerciant les partenaires du projet ARISE ainsi que l’expert international Frédéric Laczkowski, greffier à la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Michel Longo a exhorté les participants à s’investir pleinement afin d'inscrire durablement le greffe central dans une culture d'excellence et de performance.


dimanche 6 septembre 2026

Quel homme pour quel Congo ? La vision pour une véritable identité et unité nationale

L'avenir de la République Démocratique du Congo repose sur une question fondamentale : de quel homme avons-nous besoin pour bâtir le Congo de demain ? La réponse réside dans l'émergence d'un citoyen qui connaît et assume son identité congolaise, fier de son sol et désireux de vivre en harmonie sur la terre de ses ancêtres. C'est le thème qui a été développé par le pasteur Jacques Kambala Tshilombo. C'était le 5 septembre 2026 à Kinshasa au cours l'adhésion du Rassemblement des enfants de Dieu pour la transformation du Congo et alliés. 

Reconnecter l'enseignement à l'histoire et à la patrie

L'identité d'un peuple ne se construit pas hors de sa terre ni hors de son histoire. Il est impératif de transmettre aux jeunes générations la mémoire des bâtisseurs et des dirigeants qui ont façonné cette nation.

Pour inculquer un véritable patriotisme dès le plus jeune âge, le système éducatif doit s'adapter :

  • Réformer les programmes d'histoire : Réécrire et enseigner la véritable histoire du pays, racontée avec nos propres mots et portée par nos langues nationales.
  • Valoriser nos langues nationales : Faciliter l'apprentissage et la maîtrise des métiers en instruisant les enfants dans leurs langues maternelles (Kikongo, Tshiluba, Swahili, Lingala, etc.), afin de renforcer leur compréhension et leur ancrage culturel.

Éradiquer le tribalisme et la division

Le Congo de demain doit fermement rejeter toute forme de tribalisme ou de division. Être différent constitue une richesse qui renforce la nation, et non un prétexte à l'hostilité.

  • Criminaliser le tribalisme : Le tribalisme doit être inscrit dans la Constitution comme un crime, car il divise et détruit le peuple congolais.
  • Garantir le droit à la vie et à l'égalité : Chaque Congolais doit pouvoir vivre en sécurité et être considéré chez lui partout sur le territoire national, de l'Ouest à l'Est, sans distinction d'origine.

Respecter la sacralité de la vie et nos valeurs communes

Les dérives et les antivaleurs importées doivent laisser place au respect de la dignité humaine. Aucun Congolais ne doit plus faire l'objet de persécutions ou d'empoisonnements. Tout citoyen a le droit fondamental de vivre en paix sur sa terre.

De plus, la diversité religieuse et spirituelle doit être une force. Qu'un citoyen soit chrétien, musulman, kimbanguiste ou adepte des traditions ancestrales, tous prient le même Créateur et doivent s'unir pour le bien de la patrie.

Associer l'autorité coutumière au développement

Les chefs coutumiers et les autorités locales possèdent une connaissance intime du terrain, des terres et des réalités sociales. Il est indispensable de les consulter et de les associer pleinement :

  • À la conception et à la réalisation des grands projets d'infrastructures (routes, ponts).
  • À la gestion et au développement agricole des territoires.

En unissant les forces de la société civile, des autorités traditionnelles et de l'État, le Congo pourra bâtir un avenir prospère, valorisant les femmes et les enfants dans une paix durable.


RDC : le RDTCO adhère à l’Union sacrée et revendique une place centrale pour la société civile

Le Rassemblement des enfants de Dieu pour la transformation du Congo et alliés (RDTCO) a officiellement adhéré, le 5 septembre 2026 à Kinshasa, à la plateforme politique au pouvoir de l’Union sacrée de la nation. La coalition nationale de la société civile entend ainsi participer activement à la dynamique de la majorité au pouvoir, tout en revendiquant un rôle accru de la société civile dans la conduite des affaires publiques devant le secrétaire permanent de l'Union sacrée, le professeur André Mbata Betu Kumesu.

Le professeur Léonard Lamba Lamba, président du Conseil d’administration du RDTCO, a défendu cette adhésion comme un choix patriotique face aux multiples défis auxquels la République Démocratique du Congo est confrontée.

L’Union sacrée n’est pas une simple alliance électorale

Dans son discours, le Révérand Léonard Lamba Lamba a estimé que l’Union sacrée ne devait pas être réduite à une alliance politique de circonstance ou à une plateforme électorale.

Selon lui, les périodes de crise imposent aux forces vives de la nation de dépasser les intérêts partisans pour privilégier l’unité nationale.

«« Quand la patrie est menacée, quand l’avenir d’un peuple est en jeu, les intérêts partisans doivent s’effacer pour laisser place à un seul drapeau, une seule cause et une seule nation », a-t-il déclaré ».

Le président du Conseil d’administration du RDTCO a toutefois insisté sur la nécessité d'associer davantage la société civile à cette dynamique.

La société civile veut peser dans les décisions

Pour Léonard Lamba Lamba, la société civile constitue l’une des principales forces de mobilisation populaire sur le terrain. Il estime qu’elle ne devrait plus être sollicitée uniquement pendant les périodes électorales avant d’être mise à l’écart une fois les élections terminées.

« Les politiques ont besoin de la base », a-t-il soutenu, considérant que cette base populaire est notamment portée par les organisations de la société civile.

Le RDTCO entend donc se présenter comme un interlocuteur permanent entre les institutions et les populations, avec une présence revendiquée dans les différentes provinces du pays et au sein de la diaspora.

Cohésion, paix et développement comme priorités

L’adhésion à l’Union sacrée repose, selon le RDTCO, sur trois axes majeurs : la cohésion nationale, la paix et le développement.

Sur le premier point, Léonard Lamba Lamba appelle au rassemblement de toutes les sensibilités politiques et sociales autour de l’intérêt national.

La paix, elle, doit passer par l’unité de la population derrière les institutions et par le soutien aux efforts des Forces de défense et de sécurité, particulièrement dans les zones confrontées à l’insécurité.

Quant au développement, le RDTCO mise notamment sur la transformation des mentalités, le civisme, la valorisation du travail et la lutte contre les antivaleurs.

Nous ne venons pas en spectateurs 

Le RDTCO affirme vouloir jouer un rôle actif au sein de l’Union sacrée. « Nous ne venons pas en spectateurs ou en solliciteurs », a insisté Léonard Lamba Lamba, qui présente sa coalition comme un « pilier sociologique et moral » de la plateforme.

Pour lui, la société civile doit servir à la fois de relais entre les institutions et les citoyens, mais également de force de proposition et de garde-fou dans l’action publique.

Ouverture du livre d’or

La cérémonie d’adhésion a également été marquée par l’ouverture officielle du livre d’or de la coalition RDTCO et alliés. Léonard Lamba Lamba a présenté ce document comme le symbole de l’engagement de la société civile aux côtés de la dynamique de l’Union sacrée.

Il a invité les responsables présents, notamment le secrétaire permanent de l’Union sacrée, le professeur Mata, à apposer leur signature dans ce livre d’or. Pour le président du Conseil d’administration du RDTCO, cette démarche symbolise l’engagement de la coalition en faveur de l’unité, de la paix et de la transformation de la République démocratique du Congo.

« Le cap est fixé, le navire du changement est en marche. Que tous ceux qui aiment le Congo se lèvent et marchent avec nous », a conclu Léonard Lamba Lamba.