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samedi 7 février 2026

RDC-USA : Le réveil d'un géant minier et le pari de la modernité

Par Daniel Massamba Meboya, expert, communication stratégique et chargé de l’Information honoraire – Agence américaine de l’Information

Le rapprochement entre le président Félix-Antoine Tshisekedi et l'administration américaine (marqué par les récents Accords de Washington pour la Paix et la Prospérité de décembre 2025) représente un tournant historique. Pour la première fois, la RDC n'est plus seulement perçue comme un réservoir de matières premières, mais comme un partenaire stratégique indispensable à la sécurité technologique mondiale.

Les piliers de l'alliance et les accords récents

Sous l'impulsion du président Tshisekedi, plusieurs engagements majeurs ont été scellés. Il s’agit de la Réserve d'Actifs Stratégiques (SAR) qui est un mécanisme novateur qui répertorie les gisements de minerais critiques (cobalt, lithium, cuivre) non encore concédés, offrant aux investisseurs américains un droit de premier regard en échange de garanties de financement massif.

Le Corridor de Lobito

C’est un accord sur les infrastructures visant à relier les zones minières du Grand Katanga à l'Océan Atlantique via l'Angola, brisant ainsi l'enclavement et garantissant une route d'exportation sécurisée, loin des zones de conflit de l'Est.

Le Projet Vault

Lancé début 2026, ce projet facilite l'entrée en bourse aux États-Unis de sociétés minières opérant en RDC (comme Copper Intelligence pour le cuivre de Butembo), assurant une transparence financière totale.

Les avantages pour le peuple congolais

Ce partenariat n'est pas qu'une affaire de gros sous ; c'est un levier de souveraineté :

• Transformation locale : les accords insistent sur la création de valeur ajoutée sur le sol congolais (raffinage), générant des milliers d'emplois qualifiés.

• Stabilité fiscale : une garantie de 10 ans sur le cadre fiscal attire des investissements de long terme, contrairement aux contrats "opaques" du passé.

Sécurité et Paix

En impliquant directement les Etats-Unis dans la chaîne d'approvisionnement, la RDC sanctuarise ses ressources. Washington a désormais un intérêt direct à ce que l'Est du pays soit pacifié pour protéger ses intérêts industriels.

Le paradoxe de l'opposition armée

Critiqué à Kinshasa, complice à l'Est, il est fascinant — et tragique — d'observer la réaction des leaders de l'opposition armée (notamment ceux liés à l'AFC/M23). Alors que le gouvernement signe des contrats légaux, transparents et débattus, ces acteurs crient à la "vente du pays".

L'hypocrisie démasquée

Le contraste est flagrant :

• Légalité vs criminalité : le président Tshisekedi agit dans le cadre du droit international, devant les caméras du monde entier. À l'inverse, l'opposition armée soutient l'agression rwandaise qui, selon les rapports de l'ONU, organise le pillage systématique de l'or et du coltan congolais via des réseaux mafieux.

Souveraineté vs Prédation : Ces opposants dénoncent une "perte de souveraineté" face aux Etats-Unis, alors qu'ils facilitent l'occupation de territoires congolais par des forces étrangères et le transfert illégal de minerais vers Kigali.

• Développement vs Destruction : les accords avec les Etats-Unis prévoient des routes et des centrales électriques (comme pour le Grand Inga) ; l'action des rebelles ne laisse derrière elle que des déplacés internes et des carrières minières gérées par l'anarchie.

Le constat est amer : Ceux qui prétendent "libérer" le Congo sont précisément ceux qui s'assurent que ses richesses continuent de fuir par les frontières poreuses de l'Est, sans qu'un seul franc congolais ne rentre dans les caisses de l'État.

Une diplomatie de résultats

La stratégie de "rupture" du président Tshisekedi porte ses fruits. En diversifiant ses partenaires et en s'alliant à la première puissance mondiale, il replace la RDC sur la carte du monde "propre". Les critiques des leaders armés ne sont, au fond, que le reflet de leur perte d'influence sur une économie qu'ils ne peuvent plus piller impunément.

Gestion des fonds Frivao : les filles et fils de la Grande orientale exigent un audit de comité mis en place par Constant Mutamba

Les habitants de l'espace Grande orientale ont fait le 30 janvier 2026 dans la ville de Kisangani une déclaration sur la gestion des Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l'Ouganda en République Démocratique du Congo (Frivao). Ils réaffirment solennellement leur attachement à la justice, à la vérité, à la mémoire des victimes, à la paix et au respect de l'État de droit.

A ce titre, ils dénoncent et condamnent avec la plus grande fermeté toute tentative de manipulations, de désinformations ou des manœuvres politiciennes visant à déstabiliser le processus d'indemnisation des victimes des activités illicites de l'Ouganda en République Démocratique du Congo, une institution créée pour répondre à une exigence historique de justice réparatrice. 

Il convient de rappeler que le Frivao a été institué avec une mission claire et noble, assurer l'indemnisation des victimes des activités illicites et des conflits armés et ayant endeuillé le nord-est de la République Démocratique du Congo. Pour ces habitants, il demeure un instrument essentiel de réparation de dignité et de reconnaissance des souffrances endurées par les victimes. Toutefois, la défense d'une l'institution ne saurait signifier la complaisance face aux dérives ni le silence devant les faits susceptibles d'en compromettre la crédibilité et la mission. 

Clarification sur les responsabilités 

Il est important de préciser que le comité de gestion actuellement en fonction, après avoir été suspendu puis rétabli à l'issue de quelques mois, ne saurait être tenu pour responsable des actes de mauvaise gestion dénoncés. Les faits faisant l'objet de vives préoccupations concernant essentiellement l'équipe de gestion intérimaire mise en place durant la période de suspension et à laquelle sont attribués des actes de mauvaise gestion, d'opacité et de prédation présumées dans la gestion des fonds destinés à la réparation des victimes.

"Notre préoccupation majeure sur les 325 millions de dollars américains versés par la République de l'Ouganda à la République Démocratique du Congo à titre de réparation. Il ne resterait aujourd'hui que 157 millions de dollars dans les caisses du Frivao, selon les déclarations du rapporteur de cette institution. Une part significative de ces fonds aurait été utilisée en violation de leur destination première, l'indemnisation des victimes. Ces fonds ne sont ni un butin politique à partager et à se partager ni un patrimoine privé. Il représente le sang, les larmes et la souffrance de milliers de Congolaises et Congolais victimes des guerres et des violences armées. Toute gestion abusive ou opaque de ces ressources constitue une faute morale grave et une atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation". 

Une position responsable et appelle à l'action 

Les filles et les fils de la Grande orientale condamnent avec la plus grande fermeté les actes de mauvaise gestion présumés imputés à l'équipe de gestion intérimaire de Frivao. Cette équipe aurait failli à sa mission fondamentale de protection et de gestion rigoureuses des fonds de réparation. Pour autant, ces dérives ne sauraient être instrumentalisées pour fragiliser l'institution Frivao ni pour jeter le discrédit sur l'actuel comité de gestion dont la mission demeure essentielle pour la poursuite du processus d'indemnisation des victimes.

"C'est pourquoi, nous appelons solennellement Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, chef de l'État et garant du bon fonctionnement des institutions à ordonner un audit indépendant, approfondi et public portant sur la gestion depuis l'avènement de Frivao, identifier, poursuivre et sanctionner avec rigueur tous les acteurs, co-auteurs et complices des actes de détournement et de mauvaise gouvernance, exiger la restitution des fonds détournés, garantir que les réparations parviennent effectivement aux véritables bénéficiaires, à savoir les victimes et leurs ayant".

Ils réaffirment leur engagement et vigilance à la lutte contre la corruption qui doit se traduire par des actes concrets, forts et exemplaires surtout lorsque sont en jeu des ressources destinées à réparer des crimes de guerre et de violations graves des droits humains. "Les filles et fils de l'espace Grande orientale resteront vigilants, mobilisés et attentifs aussi bien face à toute tentative de déstabilisation du Frivao que face à toute dérive dans la gestion de ses ressources". Aussi, ils réaffirment leur engagement à défendre l'intérêt général, la justice, la transparence et la paix.

Enfin, les filles et les filles de la Grande orientale n'accepteront jamais que la souffrance du peuple soit transformée en opportunité de velléité politique et d'enrichissement illicite pour quelques individus sans foi ni loi. Ils réclament la justice pour les victimes et la transparence dans la gestion des fonds publics. Un membre du comité intérimaire a été arrêté et détenu à Kinshasa. Il attend son procès. 


lundi 2 février 2026

Kongo Central : Une honte pour la falsification identitaire

 Par Yannick Kingengo 

A Kongo Central, une tendance pernicieuse s’impose : l’altération de l’identité des acteurs politiques critiques et de certaines voix dissonantes. Devenue arme de diversion, elle détourne l’attention des scandales de gouvernance et fragilise ceux qui incarnent compétence et intégrité. Elle ne résout rien, mais masque l’incapacité et l’incompétence des dirigeants, érigeant la médiocratie en stratégie.

L’incapacité mise à nu

Bilolo, diplômé en droit économique, incarne une contradiction flagrante. Son mutisme politique et sa communication défaillante révèlent une gouvernance sans souffle. Même ses lectures préparées sont entachées de fautes, ternissant l’image d’une province jadis prestigieuse. La falsification identitaire n’est qu’un écran de fumée pour dissimuler cette incapacité persistante.

L’incompétence confirmée

La gestion du gouverneur se traduit par un chaos financier : détournement présumé de 13 millions de dollars, chantiers à l’arrêt, endettement lourd, retards de paiement. Le réquisitoire du procureur près la Cour de cassation rappelle que l’impunité ne peut fonder la gouvernance publique.

Détruire les meilleurs

Pour discréditer les dignes fils de la province, Bilolo orchestre la falsification des identités, accusant ses contradicteurs de nationalités étrangères ou de collusion avec les rebelles. Une stratégie qui détourne l’attention des vrais enjeux et transforme les meilleurs en boucs émissaires.

Les principaux boucs émissaires   

 

* André Wameso : technocrate au parcours élogieux, fierté du Kongo Central.

* Floribert Mbatshi : icône vivante, actif politique et gestionnaire incontestable.

* Guy Bandu : manager éprouvé, initiateur des recettes pétrolières aujourd’hui accaparées par le clan Bilolo.

Halte à la médiocratie

L’intelligentsia du Kongo Central ne se laisse pas intimider par cette stratégie ignoble. Une dynamique vertueuse s’installe pour que l’avenir ne soit plus confié à la pègre. Le changement s’opère dans le calme, porté par la force tranquille d’un peuple déterminé. C’est l’expression du soft power.

Conclusion

Au Kongo Central, la falsification identitaire incarne une dérive inquiétante : la gouvernance par le mensonge. Elle repose sur une stratégie de bouc émissaire, où les dirigeants actuels cherchent à attribuer la responsabilité de leur fiasco à ceux qui incarnent compétence et intégrité, en général, et plus particulièrement au gouvernement sortant. Guy Bandu continue de hanter leurs nuits. L’heure de la vérité politique et judiciaire a sonné, et déjà se profile la renaissance d’une communauté entière. 

Durcissement de la législation congolaise pour mettre fin à l’anarchie dans le domaine foncier

En République Démocratique du Congo, la plupart des affaires qui sont devant les cours et tribunaux sont du domaine foncier. Des réseaux de spoliation ciblent des immeubles de l’Etat et des privés tant à Kinshasa qu’en provinces. L’Etat congolais a perdu des immeubles au profit de certains Congolais. Ces immeubles sont souvent à vils prix si pas acquis dans des conditions obscures.

Pour mettre fin à cette entreprise criminelle, le Procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe, Jean Placide Lusamba M’Bombola, a annoncé le 29 janvier 2026 la mise en place d’un Détachement spécial (DS) chargé de la répression des infractions dans le domaine foncier, conformément à la Décision n°0024 du 12 mai 2025.

Cette structure spécialisée a pour mission d’assurer, de manière rigoureuse et efficace, la poursuite et la répression des infractions foncières dans le ressort du Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe. Sa création intervient dans un contexte marqué par l’urgence de lutter contre la recrudescence des cas de spoliation des biens immobiliers, tant publics que privés, particulièrement observée dans les districts de Lukunga et de Funa.

Selon le Procureur général, seule une action judiciaire vigoureuse est susceptible de neutraliser les réseaux organisés impliqués dans ces pratiques, souvent constitués en bandes criminelles.

Outre les infractions foncières, le Détachement spécial est également chargé de lutter contre les crimes organisés, la corruption, la concussion, le détournement des deniers publics, les rémunérations illicites, la traite des personnes, le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, ainsi que le trafic illicite de drogues et de stupéfiants, et toutes autres infractions connexes ou assimilées.

Dans l’exercice de leurs missions, les magistrats affectés au sein du DS bénéficieront de l’appui des inspecteurs judiciaires ainsi que des officiers de police judiciaire compétents dans le ressort.

Le Parquet général rappelle que l’action de la justice vise notamment la répression des infractions à la loi pénale, le rétablissement des droits violés et la réparation des préjudices subis, la restauration de la paix sociale et de l’ordre public, ainsi que l’instauration et le renforcement de l’État de droit.

À cette occasion, le Procureur général Jean Placide Lusamba M’Bombola invite la population de son ressort à se rapprocher de son office afin d’y déposer toute plainte relative aux détournements, aux spoliations, à la corruption, au blanchiment des capitaux et à toute autre infraction relevant de la compétence du Détachement spécial.

Coordination de la police judiciaire : l’extrait du casier judiciaire vendu 5 fois plus cher que son prix officiel

L’extrait de casier judiciaire s’obtient entre 100 et 150 dollars américains. Son prix officiel est de 20 dollars à la Direction de l’Intérieur de la Coordination de la police judiciaire. C’est ce qu’a dit à Top Congo Fm, le commissaire général adjoint en charge de la police judiciaire, le commissaire divisionnaire Isaac Bertin Balekupayi. C’était le 2 février 2026 au cours d’une parade organisée à son quartier général dans la commune de la Gombe.

Le commissaire divisionnaire Isaac Bertin Balekupayi

« Nous voudrions sensibiliser nos éléments de l'Intérieur et sensibiliser aussi la population. L'extrait de casier judiciaire ne coûte pas au-delà de 20 dollars américains. Nous n'aimerions pas que la délivrance de ce document très important pour les commun de mortel soit marchandé par les agents que nous avons ici à des prix exagérés. Nous allons nous assurer que les requérants puissent obtenir l'extrait de casier judiciaire à un prix normal recommandé par l'État congolaise ».

Le commandant de la Coordination de la police judiciaire a déclaré que « tous les éléments qui se hasarderont à taxer plus cher ce document tomberont sous l’infraction commise par un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions.  C’est une concussion. Ils seront poursuivis en tant que des policiers mais nous allons ajouter le non-respect de consigne pour les déférer devant l'auditorat militaire ».

Mise en garde de délivrance de l’extrait de casier judiciaire au-delà du prix normal

Le commissaire général adjoint de la Police nationale congolaise (PNC) en charge de la police judiciaire, le commissaire divisionnaire Isaac Bertin Balekupayi, a mis en garde les cadres et agents de la Coordination de la police judiciaire sur le monnayage de l’extrait de casier judiciaire à un prix exorbitant et aussi parlé des actes de procédures que doivent manipuler les officiers de police judiciaire (OPJ) et les agents de la police judiciaire (APJ). C’était le 2 février 2026 devant le siège de ce service à Kinshasa-Gombe.

La police judiciaire n’est pas un corps à part de la PNC. Elle est régie par la Constitution de la République qui lui donne pour mission de protéger les personnes et leurs biens. Ses missions sont essentiellement judiciaires et répressives. Dans ce service, on trouve des OPJ et de APJ qui ont comme texte légal l'ordonnance du 23 juillet 1978 portant sur les attributions des OPJ et des APJ près des juridictions de droit commun. C'est un catéchisme pour tout le monde qui prétend fonctionner à la coordination de la police judiciaire, a déclaré le commissaire divisionnaire Balekupayi

 

Pour prétendre être OPJ, il faut d'abord connaître les documents de fonctionnement de ce service. Il s'agit de registre individuel d'OPJ. Chaque OPJ doit le détenir pour enregistrer tous les dossiers de son cabinet. Il y a le régime régional d'OPJ, un régime qui se trouve au secrétaire opérationnel et il remplace ce qu'on appelle au parquet RMP. Il y a un un registre de garde à vue qui est tenu à l'Amigo et enfin un registre d'objets saisis. Le registre général d'OPJ est un document où l'on met le numéro. C'est ce qui donne un caractère officiel à un dossier judiciaire. Quand un OPJ est saisi après avoir rédigé son procès-verbal d'information, son procès-verbal ou de dénonciation, il le transmet auprès de sa hiérarchie pour obtenir le visa nécessaire avant qu'un numéro soit attribué à ce dossier qui obtient un caractère officiel.

 

A l’arrivée du commissaire divisionnaire Balekupayi à la tête de la Coordination de la police judiciaire, il as constaté que les OPJ agissaient dans le domaine judiciaire comme des électrons libres.  Ils se permettaient de saisir des objets qu’ils gardaient dans dans leurs maisons ou dans les commissariats de la ville de Kinshasa et parfois des véhicules garés au sein de la Coordination de la police judiciaire dont les responsables n'avaient pas connaissance. Ce registre permet que tous les objets saisis soient connus de la Coordination. Les objets saisis sont orientés vers l'officier du ministère public.

Les documents à manipuler par les officiers de police judiciaire et les agents de police judiciaire 

Les documents que doivent manipuler les OPJ et les APJ sont entre autres le mandat de comparution  qui sert à interpeller une personne. Ce document est déposé à son domicile avec un accusé de réception. La copie est versée au dossier à l'instruction au Cabinet de l'OPJ puis il est envoyé au magistrat pour le classer dans son dossier.

Le mandat d'amener est manipulé et par les OPG par les APJ. Il consiste à prendre de force une personne qui n'a pas obéi au mandat de comparution. On l’amène devant l'officier de police judiciaire ou devant l'officier du ministère public. Quand un OPJ de compétence générale exécute un mandat d'amener et que la personne recherchée va se cacher dans une maison, cet OPJ n'a pas besoin d'un mandat de perquisition. Il pénètre de force dans cette maison pour chercher les indices de culpabilité et mettre la main sur le fugitif et l'amener devant l'officiel du ministère public ou par devant lui-même. Il y a le mandat de prise de corps qui est livré par l'officier du ministère public à l'issue d'une condamnation.  On prend l'individu et on le présente par devers l'officier du ministère public qui établit une réquisition après l'emprisonnement et on l'achemine en prison.

Le bulletin de service n’est pas un acte de procédure

Il n’est pas question pour un OPJ de donner un mandat de comparution au commun de mortel ou à un homme de la rue pour aller le notifier. Il n’est pas non plus question pour un OPJ de donner un mandat d'amener à un comparant d'aller arrêter un individu. Le commissaire général adjoint en charge de la Coordination de la police judiciaire a rappelé que le bulletin de service n'est pas un document de procédure pour les OPJ et les APJ. C'est un document administratif.

« Le bulletin de service n'est pas une pièce de procédure où les commandants des unités donnent des devoirs judiciaires. On trouve des éléments éparpillés à travers la ville de Kinshasa avec des bulletins de service qui leur donnent le droit d’entrer dans les dépôts pour contrôler les documents des sociétés, des entreprises et vérifier les cartes de travail et les cartes de séjour pour expatriés. Ce n'est pas notre mission. Les missions de la police judiciaire sont déterminées par une ordonnance ».