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mercredi 9 septembre 2026

Procès FRIVAO : le verdict à nouveau reporté au 18 septembre 2026

La Cour de cassation invoque le volume des pièces à examiner en expliquant que le prononcé de l’arrêt dans l’affaire opposant le ministère public et les parties civiles à Constant Mutamba Tungunga et Guy-Bernard Bolukola Osony n’aura finalement pas lieu ce mercredi 9 septembre 2026 comme initialement annoncé. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) informe que la décision est renvoyée au vendredi 18 septembre 2026 à 10 heures.

L’annonce a été faite mardi 8 septembre 2026 par Télésphore Nduba Kilima, secrétaire permanent et porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature. Cette prorogation intervient dans le cadre de l’affaire inscrite sous le numéro RP23/RP24/CR devant la Cour de cassation.

Selon le communiqué, cette nouvelle date fait suite à une décision de la chambre saisie, qui a sollicité une prorogation du délai de prononcé en raison du volume des pièces à examiner dans le dossier.

Une affaire mise en délibéré le 21 août 2026

L’affaire avait été prise en délibéré à l’issue de l’audience publique du 21 août 2026. La Cour devait alors rendre son arrêt le 2 septembre 2026.

Compte tenu de l’importance du dossier et du nombre de documents soumis à l’examen des juges, la chambre avait obtenu du premier président de la Cour de cassation une première prorogation du délai de prononcé, conformément à l’ordonnance n°003/2026 du 2 septembre 2026.

Le nouveau calendrier fixe désormais le prononcé au 18 septembre 2026, conformément également aux dispositions de l’ordonnance n°001/2026 du 29 juillet 2026 portant fixation des jours d’audience et de plénière de vacation pour l’année 2026.

FRIVAO au cœur de la procédure

Cette procédure implique, aux côtés du ministère public, plusieurs parties civiles, notamment la République Démocratique du Congo, le Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), ainsi que Placide Nsengele et Télésphore Kalombola Lisendja.

Le FRIVAO est l’un des acteurs centraux du dossier en raison de sa mission d’assurer la réparation et l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République Démocratique du Congo.

Le dossier Mutamba, un contentieux à forts enjeux

L’affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible autour de la gestion des fonds destinés à la réparation des victimes et de la gouvernance des institutions publiques chargées de cette mission.

Le dossier met notamment en cause Constant Mutamba Tungunga, ancien ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, ainsi que Chancard Bolukola Osony, qui comparaissent dans cette procédure.

La justice congolaise est ainsi appelée à se prononcer sur les faits et responsabilités retenus dans le cadre de cette affaire, après les débats contradictoires tenus devant la juridiction.

Les parties n’ont plus à se présenter ce 9 septembre 2026

Dans son communiqué, le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature précise qu’en raison de cette prorogation, les parties concernées ne sont plus tenues de se présenter à la Cour de cassation le mercredi 9 septembre 2026 pour le prononcé de l’arrêt.

Rendez-vous est donc fixé au vendredi 18 septembre 2026 à 10 heures, date à laquelle la Cour de cassation devrait rendre sa décision.

Le report ne constitue pas, en lui-même, une indication sur le sens de l’arrêt. Il traduit, selon le Conseil supérieur de la magistrature, la nécessité pour la chambre de poursuivre l’examen des nombreuses pièces versées au dossier avant de rendre sa décision.


Tanganyika : blocus sur l’axe Manono-Kanteba par les chauffeurs de Manono Lithium SAS

La circulation a été fortement perturbée le mercredi 9 septembre 2026 à Manono, chef-lieu du territoire du même nom situé dans la province du Tanganyika. Des chauffeurs de poids lourds au service de l'entreprise minière Manono Lithium SAS ont barricadé la route menant vers Kanteba pour manifester leur mécontentement face à des conditions de travail qu'ils jugent inacceptables.

Pneus enflammés et paralysie du trafic routier

La tension est rapidement montée dès les premières heures de la matinée. Pour marquer leur colère et se faire entendre, les chauffeurs ont installé des barrages de fortune et enflammé des pneus en plein milieu de la chaussée.

Cette action de force a totalement interrompu le trafic routier sur l'axe Manono-Kanteba.

Au cœur de cette mobilisation collective, les grévistes dénoncent la faiblesse de leurs rémunérations qu'ils considèrent très insuffisantes au vu de la pénibilité de leurs tâches, et réclament une révision globale de leur traitement salarial et de leurs conditions de travail au sein de l'entreprise minière.

Dialogue sous la médiation des autorités locales

Pour débloquer la situation et éviter une escalade de la tension, une intervention des autorités locales a été sollicitée par les manifestants. Les chauffeurs ont demandé l'implication urgente du nouveau maire de Manono ainsi que de l'administrateur du territoire pour qu'ils s'érigent en médiateurs auprès de la direction de Manono Lithium SAS.

Des négociations tripartites ont ainsi été initiées entre les représentants des grévistes, la direction de l'entreprise et les autorités administratives afin de trouver un compromis équitable. Interrogé sur ces événements, Dieumerci Kabila, représentant de la société civile et journaliste à la Radio Télévision Trait d'Union (RTTU) de Manono, a précisé les motivations derrière ces réclamations répétées.

Selon lui, les agents de l'entreprise expriment régulièrement leurs griefs lors des visites des autorités provinciales et territoriales, sans obtenir satisfaction.

Aucune interpellation signalée et retour progressif au calme

Malgré les barricades et les pneus brûlés sur la voie publique, aucun incident violent majeur ni aucune interpellation n'ont été enregistrés par les forces de l'ordre présentes sur les lieux.

À la suite des premiers échanges menés sous l'égide des autorités urbaines, un calme relatif est revenu sur le site. Les pourparlers se poursuivent actuellement pour formaliser un accord durable satisfaisant pour l'employeur et les employés, condition sine qua non à une reprise totale et normale du trafic sur cet axe routier stratégique.


Festival des médias pour la prévention 2027 : les inscriptions se prolongent jusqu'au 30 septembre 2026

La date limite de soumission des productions au Festival international des médias pour la prévention (IMFP) 2027 est prolongée jusqu’au 30 septembre 2026. L’annonce a été faite par le chargé de projet, Ousmane Diop, qui invite les professionnels et amateurs de la communication à saisir cette opportunité internationale consacrée à la sécurité et à la santé au travail.

Un festival consacré à la sécurité et à la santé au travail

Le Festival international des médias pour la prévention met à l’honneur les meilleures productions médiatiques consacrées à la prévention des risques professionnels, à la sécurité et à la santé au travail.

L’événement s’inscrit dans une longue tradition internationale de valorisation de la communication comme outil de prévention. Il réunit des professionnels des médias, des organisations, des entreprises de production, mais également des stagiaires, des étudiants et de jeunes professionnels.

L’objectif est de mettre en lumière des productions capables de sensibiliser efficacement les publics et de promouvoir une véritable culture de prévention dans les milieux professionnels.

Films, clips, applications et productions numériques recherchés

Le festival ne se limite pas aux productions audiovisuelles classiques. Les organisateurs lancent un appel à des contenus issus de différents formats et supports numériques.

Les candidats peuvent notamment soumettre des films, clips musicaux, sites web, applications, contenus pour les réseaux sociaux, formations en ligne et autres productions multimédias innovantes.

Le principal critère reste le message porté par la production qui doit placer la sécurité et la santé au travail au cœur de son contenu et démontrer une capacité à toucher efficacement le public ciblé.

Pour les organisateurs, la créativité constitue donc un élément essentiel. Une production originale, pertinente et capable de marquer son audience peut ainsi retenir l’attention du jury international.

Une reconnaissance internationale à Dakar en 2027

Les meilleures productions sélectionnées dans le cadre du festival seront récompensées lors du 24ème Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail, prévu en 2027 à Dakar, au Sénégal.

Cette distinction représente une occasion pour les créateurs et les organisations participantes de présenter leur travail devant un large public composé d’experts internationaux du domaine de la sécurité et de la santé au travail.

Le festival constitue ainsi une vitrine pour les productions qui utilisent les médias et les nouvelles technologies afin de contribuer à la prévention des accidents, des maladies professionnelles et des risques auxquels sont exposés les travailleurs.

Les candidatures ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026

Avec la prolongation du délai, les candidats disposent désormais de quelques semaines supplémentaires pour préparer et soumettre leurs productions.

Les informations relatives aux conditions de participation et au formulaire de candidature sont disponibles sur le site officiel du festival : media-in-prevention.org.

Les organisateurs encouragent les professionnels comme les amateurs, les étudiants, les jeunes créateurs, les entreprises et les organisations à participer à cette édition 2027.

Le message du festival est que les médias peuvent contribuer concrètement à faire progresser la prévention, en utilisant la créativité et l’innovation pour sensibiliser, informer et changer les comportements. 

La nouvelle date limite de soumission est fixée au 30 septembre 2026.


RDC : Un changement d'horaire proposé pour la rentrée parlementaire du 15 septembre 2026

À une semaine de l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2026 de l’Assemblée nationale, la question de la sécurité autour du Palais du Peuple à Kinshasa s’invite dans les préparatifs de la rentrée parlementaire.

Dans une correspondance datée du 7 septembre 2026 et adressée au président de l’Assemblée nationale, le député national Augustin Kabuya Tshilumba, élu de Mont-Amba, demande que la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire, prévue le mardi 15 septembre 2026, soit exceptionnellement organisée à partir de 18 heures, plutôt qu’aux heures habituelles de la journée.

Une demande motivée par des risques de manifestations

Dans sa correspondance, Augustin Kabuya justifie cette proposition par des considérations liées à la sécurité et à la circulation dans la capitale.

Le député affirme que plusieurs canaux d’information font état de manifestations annoncées par certaines formations politiques de l’opposition le 15 septembre 2026. Selon les informations évoquées dans sa lettre, le Palais du Peuple, siège du Parlement, pourrait constituer le point de chute de ces rassemblements.

L'élu de Mont-Amba précise toutefois que cette démarche ne vise pas à remettre en cause le droit de manifester, qu’il reconnaît comme garanti par la Constitution. Il estime néanmoins que la concomitance entre ces manifestations annoncées et la cérémonie parlementaire pourrait créer un contexte susceptible de favoriser des tensions.

Éviter une confrontation autour du Palais du Peuple

Pour Augustin Kabuya, le principal enjeu est d’éviter que les députés nationaux se retrouvent confrontés à des manifestants au moment de leur arrivée au siège du Parlement.

Il évoque notamment le risque de provocations, de tensions ou de confrontations autour du Palais du Peuple, un site qu’il présente comme devant rester préservé de toute perturbation politique pendant la rentrée parlementaire.

Le député estime qu’une telle situation pourrait également porter atteinte à la sérénité de la journée et au caractère solennel de l’ouverture de la nouvelle session parlementaire.

Un décalage horaire comme mesure préventive

La proposition formulée par Augustin Kabuya consiste donc à maintenir la cérémonie à la date prévue, mais à la déplacer dans la soirée, à partir de 18 heures.

Selon lui, ce changement permettrait de créer un décalage avec les éventuelles manifestations annoncées dans la journée et de donner aux autorités davantage de marge pour mettre en place un dispositif de sécurité approprié autour du Parlement.

Cette mesure, estime-t-il, permettrait de rechercher un équilibre entre plusieurs impératifs : assurer la sécurité des députés, préserver la circulation dans la capitale, garantir la continuité du fonctionnement parlementaire et permettre l’exercice des libertés publiques dans le respect de la loi.

Une proposition désormais entre les mains des autorités

La correspondance a été transmise, pour information, à plusieurs autorités, dont la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, le Vice-premier ministre de la Défense, le gouverneur de Kinshasa ainsi que le bourgmestre de Lingwala.

La demande intervient alors que les autorités doivent également anticiper les éventuelles conséquences sur la circulation et la sécurité dans les environs du Palais du Peuple.

La décision finale sur l’horaire de la cérémonie appartient toutefois aux autorités compétentes de l’Assemblée nationale.

Une rentrée parlementaire dans un contexte sensible

La session ordinaire de septembre constitue un rendez-vous institutionnel majeur pour l’Assemblée nationale. Son ouverture intervient dans un contexte politique où les rassemblements et manifestations annoncés dans la capitale peuvent rapidement avoir des répercussions sur la circulation et le dispositif sécuritaire.

C’est dans ce contexte qu’Augustin Kabuya appelle à une mesure préventive, estimant que le changement d’horaire pourrait contribuer à préserver le caractère solennel de la rentrée parlementaire du 15 septembre 2026, sans remettre en cause la date prévue pour son ouverture.


RDC : Colère d'un assuré face aux lenteurs de la SONAS

Les difficultés rencontrées par certains usagers dans leurs démarches auprès des services publics relancent la question de la qualité de l’accueil et de la célérité administrative en République Démocratique du Congo.

Dans un témoignage, un assuré, identifié comme Alain Make Nzonga sur X, affirme avoir rencontré des difficultés pour obtenir auprès de la Société nationale d’assurances (SONAS) un document attestant le paiement de sa prime d’assurance automobile.

L’intéressé avait souscrit une assurance de six mois, démarche qu’il présente comme nécessaire dans le processus d’obtention d’une nouvelle plaque d’immatriculation.

Une preuve de paiement toujours indisponible

Alain Make explique avoir retiré sa plaque d’immatriculation il y a près de deux mois. Le jour du retrait, il affirme avoir été invité par les agents de la SONAS à repasser 72 heures plus tard afin de récupérer la preuve de paiement de son assurance.

Mais, à son retour, le document n’aurait toujours pas été disponible.

Depuis, plusieurs passages dans les services concernés seraient restés sans résultat. Face à cette situation, l’assuré dit avoir dépêché à nouveau l’un de ses collaborateurs auprès du bureau de la SONAS situé sur la 7ème rue, dans l’enceinte de la Direction générale des impôts (DGI). La réponse qui lui aurait été donnée cette fois-ci est d se rendre directement à la Direction générale de la SONAS.

Pour un simple document attestant un paiement

Cette succession de démarches suscite l’exaspération de l’assuré, qui s’interroge sur le fonctionnement des services chargés de délivrer les documents administratifs aux citoyens.

« Pour obtenir un simple document attestant un paiement, faut-il vraiment mouiller le maillot à ce point ? », s’interroge-t-il, dénonçant une procédure qu’il juge disproportionnée par rapport à la nature de la demande.

Sur un ton volontairement ironique, il va plus loin en évoquant la difficulté que pourrait représenter, selon lui, le traitement d'un éventuel dossier d'indemnisation en cas de sinistre.

Cette expérience l'amène également à s'interroger sur la perception que peuvent avoir certains citoyens de l'assurance obligatoire et, plus largement, sur leur confiance dans les mécanismes d'indemnisation.

La qualité du service au cœur de la critique

Au-delà de son cas personnel, Alain Make appelle à une amélioration du fonctionnement des administrations et des entreprises chargées d’offrir des services essentiels au public.

Pour lui, l’efficacité, la diligence et le respect de l’assuré devraient constituer des principes fondamentaux dans la relation entre les services d’assurance et leurs clients.

La délivrance rapide d'une preuve de paiement peut paraître être une démarche administrative élémentaire. Mais lorsque celle-ci nécessite plusieurs déplacements et plusieurs semaines d'attente, elle peut contribuer à alimenter le sentiment de frustration des usagers.

La concurrence impose davantage de rigueur

Le témoignage intervient également dans un contexte où la SONAS n'est plus seule à évoluer dans le secteur des assurances en RDC.

Avec l'ouverture du marché à plusieurs compagnies d'assurances, les clients disposent désormais de davantage de choix. Cette évolution renforce, selon les observateurs du secteur, l'importance de la qualité du service, de la rapidité du traitement des dossiers et de la confiance des assurés.

Le témoignage de Make Nzonga pose ainsi une question plus large : au-delà de l'obligation de s'assurer, comment garantir aux citoyens une expérience administrative à la hauteur de leurs attentes, lorsqu'il s'agit de preuves de paiement ou, plus encore, de l'indemnisation après un sinistre ?

La SONAS n'a pas, dans ce témoignage, apporté de réponse publique aux griefs formulés par cet assuré. Une clarification de l'entreprise permettrait notamment de comprendre les raisons du retard dans la délivrance du document et les procédures effectivement applicables aux assurés.


mardi 8 septembre 2026

Sud-Kivu : plus de 80 % des abris du site de Katashola sont hors d’usage, une ONG lance l’alerte

Au site de déplacés de Katashola, à Bushushu, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, la situation des familles déplacées devient de plus en plus préoccupante. Une mission de monitoring menée le 8 septembre 2026 par l’Inspection territoriale du Mouvement des Sociétés civiles du Congo (MSCO-Kalehe) fait état d’une dégradation avancée des abris, à l’approche de la saison des pluies.

Des abris qui ne protègent plus les familles

Selon le constat dressé par le MSCO-Kalehe, plus de 80 % des abris du site sont aujourd’hui constitués de bâches déchirées, usées ou fortement détériorées.

Ces installations, destinées à offrir un minimum de protection aux personnes déplacées, ne rempliraient désormais plus correctement leur fonction. Les bâches endommagées laissent passer la pluie et le vent, exposant directement les occupants au froid et à l’humidité.

La situation est particulièrement préoccupante pour les familles les plus vulnérables. Le MSCO indique que les personnes vivant sur le site sont majoritairement des femmes et des enfants, dont certains sont contraints de passer la nuit dans des conditions extrêmement précaires.

Des familles exposées à la pluie et au froid 

La détérioration des abris contraint plusieurs familles à dormir à même le sol, dans des conditions qui ne garantissent ni confort ni protection suffisante.

Avec l’arrivée annoncée de la saison des pluies, la situation pourrait rapidement s’aggraver. Des infiltrations d’eau pourraient rendre les espaces de vie davantage insalubres, tandis que les vents et les fortes précipitations risquent d'endommager, voire de détruire complètement, les abris déjà fragilisés.

Pour le MSCO-Kalehe, il ne s’agit donc plus seulement d’un problème de confort, mais d’une urgence humanitaire nécessitant une intervention rapide.

Un risque accru de maladies

La dégradation des abris intervient dans un contexte où les conditions de vie des personnes déplacées sont déjà particulièrement difficiles.

L’exposition prolongée à l’humidité, au froid et aux eaux de pluie peut accroître la vulnérabilité des enfants et des autres personnes fragiles face à plusieurs problèmes de santé.

Le MSCO redoute notamment une aggravation des risques sanitaires si aucune mesure préventive n’est prise avant l’intensification des pluies.

La dégradation des abris pourrait également compliquer davantage les conditions d’hygiène et de vie quotidienne des familles accueillies sur le site.

Appel urgent aux acteurs humanitaires 

Face à cette situation, l’Inspection territoriale du MSCO-Kalehe interpelle directement les acteurs humanitaires intervenant dans le secteur des abris et des articles ménagers essentiels, notamment le Cluster Abris/AME, ainsi que ses partenaires tels que le HCR et l’OIM.

L’organisation de la société civile demande une intervention urgente afin de procéder au remplacement des bâches détériorées et à la distribution de kits AME, destinés à répondre aux besoins essentiels des familles déplacées.

Pour le MSCO, cette assistance doit intervenir avant que les premières pluies importantes ne rendent la situation encore plus critique.

Le temps presse à Katashola 

L’alerte lancée le 8 septembre intervient donc à quelques semaines d’une période qui pourrait mettre davantage à rude épreuve les conditions de vie des déplacés.

Le MSCO-Kalehe appelle ainsi à une réponse rapide et coordonnée des autorités et des partenaires humanitaires. L’objectif est d’éviter que des familles déjà fragilisées par le déplacement ne se retrouvent sans abri fonctionnel au moment où les conditions météorologiques deviendront plus difficiles.

À Katashola, le remplacement des bâches et la fourniture de kits essentiels apparaissent désormais comme des besoins prioritaires pour protéger les familles déplacées et prévenir une nouvelle dégradation de leur situation humanitaire.

Parade de l’UPI-HP à Kinshasa : Guillaume Kambale Ambasu exige discipline, assainissement des effectifs et respect de la hiérarchie

Le commissaire divisionnaire adjoint Guillaume Kambale Ambasu, commandant intérimaire de l’Unité de Police des institutions et de Hautes Personnalités (UPI-HP), a appelé ses troupes à davantage de discipline, de rigueur et de respect de la chaîne de commandement. Lors d’une parade organisée le 7 septembre 2026 au quartier général de l’unité à Kinshasa, il a également abordé la question des effectifs surnuméraires, des affectations irrégulières et de la nécessité d’adapter l’organisation de l’unité aux réalités sécuritaires de la capitale.

Mettre fin aux affectations parallèles

Au cœur du message du commandant intérimaire : la nécessité de mettre de l’ordre dans la gestion des ressources humaines. Selon Guillaume Kambale Ambasu, l’UPI-HP fait face à un dépassement des effectifs initialement prévus dans son organigramme. Des policiers auraient été affectés à l’unité par différentes voies, notamment à travers des démarches parallèles, des sollicitations de personnalités, d’entreprises privées ou de particuliers, ainsi que des billets de service ne passant pas par les circuits officiels du Commissariat général de la Police nationale congolaise.

Cette situation aurait progressivement créé un contingent de policiers surnuméraires, tandis que certains sous-commissariats et unités d’origine se retrouvent privés d’une partie de leurs effectifs.

Pour le responsable de l’UPI-HP, seules les décisions émanant des autorités compétentes et régulièrement établies doivent désormais servir de référence en matière d’affectation, de mutation ou de détachement.

Le commandant rappelle les limites de ses prérogatives

Guillaume Kambale Ambasu a également mis en garde contre les initiatives individuelles et les démarches entreprises en dehors de la chaîne de commandement.

Il a expliqué que les décisions portant sur la structure des effectifs, les affectations ou les modifications importantes des tableaux de service ne relèvent pas de la seule compétence du commandant intérimaire. Elles doivent être soumises aux instances supérieures de la Police nationale congolaise et aux autorités compétentes.

Le commissaire divisionnaire adjoint a ainsi appelé ses officiers et policiers à respecter scrupuleusement la hiérarchie et à éviter toute interprétation personnelle des directives.

Présence au poste et respect des consignes

La discipline opérationnelle a constitué un autre volet important de son intervention. Le commandant intérimaire a dénoncé les comportements de policiers qui abandonnent leurs postes ou négligent leurs responsabilités de garde. Il a rappelé que la mission du policier s’exerce sur le terrain, à l’endroit où il est régulièrement affecté, et non à domicile.

Il a également insisté sur le respect des consignes de garde, la transparence dans les mouvements et les relèves, ainsi que sur l'obligation de rendre compte à la hiérarchie.

Pour lui, aucun policier ne peut se considérer comme bénéficiant d’un statut particulier ou chercher à contourner la chaîne de commandement.

Vers un assainissement des effectifs

La mise à jour des listes du personnel constitue également une priorité. Le service chargé des ressources humaines doit procéder à un travail d’identification et d’assainissement afin de distinguer les policiers régulièrement affectés à l’UPI-HP de ceux qui y seraient arrivés par des procédures parallèles.

Cette opération doit notamment permettre de corriger les anomalies éventuelles dans les répertoires du personnel, les listes de paie et les tableaux d’affectation, sur la base de données officielles et vérifiables.

L’objectif affiché est de disposer d’un fichier fiable reflétant la réalité des effectifs effectivement actifs et régulièrement affectés.

Un organigramme à adapter aux besoins sécuritaires

Au-delà de la question disciplinaire, Guillaume Kambale Ambasu a évoqué la nécessité de redimensionner l’unité en fonction de l’évolution des besoins sécuritaires.

L’organigramme initial, qui prévoyait environ 3.500 policiers, ne correspondrait plus, selon les évaluations présentées, à l’ampleur des missions confiées à l’unité. Le nombre croissant d’institutions, de hautes personnalités et d’autres structures nécessitant une protection impose une nouvelle évaluation des besoins.

Un travail d’état-major aurait ainsi été engagé avec la hiérarchie afin de proposer une nouvelle configuration des effectifs. La réflexion porte notamment sur une augmentation des effectifs par bataillon, avec une cible globale pouvant se situer autour de 5.120 à 5.420 éléments.

Cette réorganisation doit toutefois être arrêtée par les autorités compétentes et mise en œuvre conformément aux procédures officielles.

La sécurité de Kinshasa reste la priorité

En s’adressant à ses troupes, le commissaire divisionnaire adjoint Guillaume Kambale Ambasu a finalement recentré le débat sur la mission essentielle de l’UPI-HP : contribuer à la protection des institutions, des hautes personnalités et, plus largement, à la sécurisation de la capitale.

Il a exhorté les policiers à faire preuve de patriotisme, d’éthique, de professionnalisme et de conscience du devoir.

Pour le commandement intérimaire, l’assainissement des effectifs, la fin des affectations parallèles, le respect de la hiérarchie et la discipline opérationnelle doivent constituer les bases de la réorganisation de l’unité et d’une meilleure réponse aux exigences sécuritaires de Kinshasa.