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dimanche 26 juillet 2026

Sud-Kivu : la société civile alerte sur une crise alimentaire à Ziralo et réclame une aide d'urgence

La coordination de Ziralo du Mouvement de la Société Civile du Congo (MSCO) appelle les autorités provinciales, le gouvernement central et les partenaires humanitaires à intervenir en urgence face à la dégradation de la situation alimentaire dans le groupement de Ziralo, situé dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.

Dans un plaidoyer, la société civile explique que les récents conflits armés ont provoqué le déplacement massif des populations, désorganisant l'économie locale. Les ménages qui regagnent progressivement leurs villages retrouvent des champs abandonnés, des réserves alimentaires épuisées ainsi que des outils agricoles pillés ou détruits.

La faim et la malnutrition gagnent du terrain

Selon le MSCO, de nombreuses familles vivent aujourd'hui dans une situation d'extrême précarité. Certaines passent plusieurs jours sans repas suffisant, faute de production agricole et de moyens de subsistance.

Cette organisation locale met également en garde contre l'aggravation de la malnutrition, notamment chez les enfants et les personnes âgées, tout en craignant que l'absence d'une réponse rapide n'enferme durablement les populations dans un cycle de pauvreté et de dépendance.

La société civile plaide pour une assistance et une relance agricole

Face à cette situation, le MSCO demande la réalisation urgente d'une évaluation multisectorielle afin d'identifier les besoins prioritaires et d'organiser une distribution ciblée de vivres aux ménages les plus vulnérables.

La coordination plaide également pour la mise en œuvre d'un programme de relance agricole comprenant la distribution de semences et d'outils aratoires, afin de permettre aux familles de reprendre les activités agricoles dès la prochaine saison culturale. 

Elle appelle enfin le gouvernement et les partenaires techniques et financiers à mieux coordonner leurs interventions pour garantir une assistance à tous les ménages de retour dans le groupement de Ziralo.

Un appel à ne pas abandonner Ziralo

Réaffirmant son engagement en faveur du rétablissement de la paix et du relèvement socio-économique dans le territoire de Kalehe, le MSCO estime que l'État et ses partenaires ont la responsabilité d'apporter une réponse rapide afin d'éviter une aggravation de la crise humanitaire qui frappe le groupement de Ziralo.

Kalehe : de violentes pluies détruisent des écoles et des habitations à Mutale

De fortes pluies accompagnées de chutes de pierres ont frappé la localité de Mutale, dans le groupement de Kalonge, territoire de Kalehe (Sud-Kivu), le jeudi 23 juillet 2026. Le bilan provisoire fait état de plusieurs infrastructures scolaires endommagées, de quinze habitations détruites, de vastes superficies agricoles dévastées et d'une route entièrement coupée. Les acteurs de la société civile lancent un appel urgent à l'assistance humanitaire.

Des écoles gravement touchées

Selon l'Inspection territoriale des Sociétés civiles MSCO-Kalehe, les intempéries ont causé d'importants dégâts dans plusieurs établissements scolaires. Trois salles de classe de l'Institut Mutale ont été endommagées, une salle de classe de l'École primaire Sardine a été touchée et deux autres salles de l'Institut Enakashesha ont subi des dégâts.

Ces destructions risquent de perturber les activités scolaires si des mesures de réhabilitation ne sont pas rapidement engagées.

Des familles sinistrées et des cultures détruites

Le même rapport indique que quinze maisons ont été détruites, tandis que d'autres dégâts matériels restent en cours d'évaluation. Dans le secteur agricole, les eaux de ruissellement ont ravagé plusieurs champs, compromettant les récoltes des ménages de la localité.

Des chèvres ont également disparu à la suite de la catastrophe, aggravant les pertes subies par les éleveurs.

La route de Mutale coupée

Les fortes pluies ont provoqué d'importants éboulements, obstruant complètement la route menant à Mutale. Des amas de pierres et de boue empêchent toute circulation, compliquant l'accès des secours et des populations.

Malgré l'ampleur des dégâts matériels, aucune perte en vies humaines n'a été enregistrée, selon les premières informations recueillies sur place.

Un appel à une intervention d'urgence

Face à cette situation, l'Inspection territoriale des Sociétés civiles MSCO-Kalehe appelle les autorités et les partenaires humanitaires à intervenir sans délai. Elle sollicite une évaluation multisectorielle rapide, la mise à disposition d'abris d'urgence, un appui en vivres et en articles ménagers essentiels pour les ménages sinistrés, ainsi que le dégagement de la route de Mutale.

Les responsables de la société civile estiment qu'une intervention rapide est indispensable afin de répondre aux besoins des populations touchées et d'éviter une aggravation de la situation humanitaire.

Dialogue national : les Patriotes m'zeistes saluent une initiative « patriotique » de Félix Tshisekedi

Les Patriotes m'zeistes soutiennent le dialogue politique annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi pour consolider le front intérieur face à l'agression rwandaise dans l'Est de la République Démocratique du Congo.

Dans une déclaration signée le 24 juillet 2026 à Kinshasa, leur porte-parole historique, Raphaël Ghenda, rappelle que depuis son accession à la magistrature suprême, le chef de l'État n'a cessé d'appeler à la mobilisation de tous les Congolais, quelles que soient leurs sensibilités politiques, afin de préserver l'unité nationale dans un contexte de guerre.

Selon lui, les Patriotes m'zeistes avaient déjà répondu favorablement à cet appel en faveur de la cohésion nationale.

Un dialogue inscrit dans l'héritage de M'zee Laurent-Désiré Kabila

Raphaël Ghenda estime que plusieurs initiatives du président Tshisekedi, notamment le Service national, les réserves stratégiques, les cantines populaires ou encore le serment patriotique inspiré de M'zee Laurent-Désiré Kabila, traduisent une volonté de placer le patriotisme au cœur de l'action publique.

Il considère également que l'annonce d'un dialogue national inclusif rappelle le débat national voulu par le « Soldat du peuple » avant son assassinat. Ce projet devait notamment porter sur la source de la légitimité du pouvoir, l'élaboration d'une nouvelle Constitution et la loi sur les partis politiques.

Plaidoyer pour une nouvelle culture politique

Pour les Patriotes m'zeistes, ce dialogue doit permettre une autocritique collective afin de rompre avec les pratiques politiques fondées sur la duplicité, l'exclusion du peuple et les autres anti-valeurs.

Raphaël Ghenda affirme que le peuple, véritable détenteur du pouvoir, doit être pleinement associé aux débats qui engagent l'avenir du pays.

En attendant l'ouverture de ces assises, les Patriotes m'zeistes adressent leurs « félicitations patriotiques » au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour cette initiative, qu'ils présentent comme une étape importante dans le renforcement de l'unité nationale face aux défis sécuritaires.

RDC : le CICR et les acteurs de la justice militaire plaident pour un meilleur respect du droit international humanitaire

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a organisé, jeudi 23 juillet à Kinshasa, une conférence consacrée au droit international humanitaire (DIH) et aux défis posés par les conflits armés contemporains. La rencontre a réuni des autorités politiques et militaires, des experts juridiques, des diplomates, des représentants de la société civile, des médias ainsi que des acteurs humanitaires autour d'un objectif commun : renforcer le respect des règles de la guerre et la protection des populations civiles.

Selon les organisateurs, cette initiative intervient dans un contexte où les conflits armés se multiplient à travers le monde et où les violations du droit international humanitaire continuent d'avoir de lourdes conséquences sur les populations.

Le CICR appelle à faire du respect du DIH une priorité

Pour le chef de la délégation du CICR en République Démocratique du Congo, François Moreillon, le droit international humanitaire demeure plus que jamais indispensable.

Il a rappelé que, malgré l'évolution des technologies militaires et la transformation des conflits, les principes fondamentaux du DIH, notamment la protection des civils, la proportionnalité et la précaution dans la conduite des hostilités, restent pleinement applicables.

Le responsable du CICR a également souligné que les déplacements de populations, les destructions d'infrastructures et les souffrances observées dans les zones de guerre démontrent que ces règles ne sont pas suffisamment respectées. Il a insisté sur la nécessité d'intensifier les actions de sensibilisation auprès des États, des forces armées et des groupes armés non étatiques afin de renforcer leur application.

La justice militaire met en avant son rôle de prévention et de répression

Prenant part au panel, le général magistrat Jean-Paulin Tshayikolo a mis en avant la contribution de la justice militaire dans la promotion du droit international humanitaire.

Selon lui, les audiences des juridictions militaires ont également une vocation pédagogique, dans la mesure où les condamnations prononcées contre les militaires auteurs d'infractions servent d'exemple et contribuent à prévenir de nouveaux abus.

Il a assuré que les violations du droit international humanitaire commises par des militaires sont effectivement poursuivies et sanctionnées conformément aux lois en vigueur, tout en rappelant que la sensibilisation demeure un levier essentiel de prévention.

Renforcer la protection des victimes des conflits

Au terme de cette conférence, les participants ont réaffirmé la nécessité de faire du respect du droit international humanitaire une priorité nationale. Ils ont plaidé pour un renforcement de la formation des forces de défense et de sécurité, une meilleure diffusion des règles humanitaires auprès de tous les acteurs impliqués dans les conflits ainsi qu'une coopération accrue entre les institutions publiques, les partenaires humanitaires et la société civile.

Les recommandations issues des échanges devraient contribuer à améliorer l'application du droit international humanitaire en République démocratique du Congo et à renforcer la protection des victimes des conflits armés.

SONAS : le Gouvernement accélère le paiement des indemnités de fin de carrière et rassure les retraités

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu, mercredi 22 juillet 2026 à la Primature, une délégation de l’intersyndicale de la Société nationale d’assurances (SONAS). Les discussions ont porté sur le paiement des indemnités de fin de carrière, le redressement de l’entreprise dans un marché des assurances désormais libéralisé, ainsi que sur les mesures destinées à renforcer sa compétitivité.

Au cours de cette rencontre, le Gouvernement a réaffirmé sa volonté d’accompagner la relance de la SONAS. Près de 120 agents sur les 150 concernés ont déjà perçu leurs indemnités de fin de carrière, leur permettant d’accéder régulièrement à leur pension de retraite.

Les syndicats saluent l’engagement du Gouvernement

À l’issue des échanges, le président de la délégation syndicale, Armand Osasse, s’est déclaré satisfait des engagements pris par la Cheffe du Gouvernement. Cette rencontre, a-t-il dit, traduit la volonté des autorités de préserver la SONAS et de lui permettre de retrouver toute sa place sur le marché des assurances.

Il a également rappelé que l’État, en sa qualité d’actionnaire unique, entend poursuivre son accompagnement afin de garantir le bon fonctionnement de l’entreprise face à la concurrence.

Les retraités appelés à la sérénité

La situation des retraités a également été abordée au cours de la réunion. Armand Osasse a assuré que le Gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour poursuivre le paiement des droits des anciens agents.

Il a invité les retraités à rester confiants, affirmant que le règlement de leurs indemnités se poursuivra jusqu’à ce que tous les bénéficiaires soient servis.

 Restaurer la dignité des agents de l’État

À travers cette initiative, le Gouvernement entend poursuivre ses efforts en faveur des entreprises publiques et de leurs travailleurs. Après les mesures prises pour d’autres sociétés publiques, notamment l’ex-ONATRA, l’exécutif réaffirme sa volonté de garantir les droits sociaux des agents de l’État et d’assurer leur sécurité après la carrière, conformément au Programme d’actions du Gouvernement.

Sud-Kivu : une ONG réclame la réouverture urgente de la route Mudaka–Kalonge pour éviter une crise humanitaire

L'Association pour l'intégration sociale et la promotion des populations défavorisées (ASIPROPD Asbl) lance un appel urgent en faveur de la réouverture de la route Mudaka–Kalonge via Kasirusiru, fermée depuis près de quatre mois.

Dans un plaidoyer rendu public, l'organisation affirme que cet axe constitue le principal moyen d'approvisionnement et de déplacement pour près de 80 % de la population de Kalonge, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Sa fermeture aurait fortement perturbé les activités économiques, l'accès aux soins de santé, à l'éducation et aux marchés.

Une population confrontée à la faim et à l'isolement

Selon l'ASIPROPD, les habitants des villages de Fendula, Rambo, Mule et Caminunu sont aujourd'hui contraints d'emprunter un long détour par Madirhiri et l'axe de Bunyakiri pour rejoindre Mudaka ou Bukavu.

Ce changement de trajet entraîne une forte hausse des coûts de transport, estimés entre 20.000 et 30.000 francs congolais, auxquels s'ajoutent plusieurs barrières où des paiements de 2.000 à 3.000 francs sont exigés à chaque passage.

L'organisation affirme que cette situation aggrave la précarité des ménages ruraux, provoquant des difficultés d'approvisionnement, une hausse des prix des denrées alimentaires et une progression de la malnutrition.

Des conséquences sur l'éducation et la santé

L'ONG souligne également que de nombreux élèves et étudiants abandonnent leurs études, faute de ressources financières liées à l'arrêt des activités commerciales.

Les malades, les femmes enceintes et les personnes âgées rencontrent aussi d'importantes difficultés pour accéder aux structures de santé, en raison de l'enclavement de la zone.

Un appel à une réouverture humanitaire

Sans désigner publiquement les responsables de la fermeture de la route, l'ASIPROPD appelle les acteurs qui contrôlent actuellement cette zone à autoriser la circulation des populations civiles et des produits de première nécessité.

L'organisation invite également les autorités, les organisations humanitaires, les défenseurs des droits humains et les leaders communautaires à agir rapidement afin d'éviter une aggravation de la crise.

Pour l'ASIPROPD, la population de Kalonge ne réclame « ni privilège ni faveur politique », mais simplement le droit d'accéder à la nourriture, aux soins, à l'éducation et de vivre dans des conditions dignes.

Affaire Birotsho : l'ASADHO dénonce une violation de la Constitution et plaide pour la réparation d'une « injustice »

L'Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO) estime que le lieutenant-colonel Birotsho Nzanzu Kossi, condamné en 2014 par la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu dans l'affaire de l'assassinat du colonel Mamadou Ndala, a été privé d'un droit fondamental garanti par la Constitution qui est celui de faire appel de sa condamnation.

Lors d'une conférence de presse, le président de l'ASADHO, Me Jean-Claude Katende, et Me Péter Ngomo, ont soutenu que cette juridiction, créée en 2008 après l'entrée en vigueur de la Constitution de 2006, ne respectait pas le principe du double degré de juridiction.

Selon les avocats, plus d'une dizaine d'arrêts auraient été rendus par cette cour, conduisant à la condamnation de plus de 154 personnes, dont plusieurs à la peine de mort, sans possibilité de recours.

La Constitution est au-dessus de tout le monde

Pour Me Jean-Claude Katende, le débat ne porte pas sur la culpabilité ou l'innocence du lieutenant-colonel Birotsho, mais sur le respect des garanties constitutionnelles.

« Nous ne sommes pas ici pour examiner ce que Birotsho a fait ou n'a pas fait », a-t-il insisté, rappelant que toute personne condamnée doit pouvoir faire examiner sa cause par une juridiction supérieure.

Le président de l'ASADHO estime qu'une loi ordinaire ne pouvait pas déroger à la Constitution en instituant une juridiction statuant en premier et dernier ressort. Il appelle les médias et l'opinion publique à se mobiliser, considérant que cette question concerne tous les citoyens.

Selon lui, les personnes condamnées ont passé jusqu'à douze ans en détention, avec des conséquences lourdes pour leurs familles. Il demande qu'une solution soit trouvée afin de réparer ce qu'il qualifie d'« injustice grave ».

Me Péter Ngomo plaide pour une décision politique

De son côté, Me Péter Ngomo soutient que la Cour militaire opérationnelle a été dissoute après la proclamation de l'état de siège. Il explique qu'au Nord-Kivu et en Ituri, les autorités ont ensuite mis en place des cours militaires ordinaires, conformément aux exigences constitutionnelles.

L'avocat affirme qu'une reprise des procès est désormais difficile, voire impossible. Il évoque notamment la disparition présumée des dossiers judiciaires à la suite des événements survenus à Goma.

Pour lui, une saisine de la Cour constitutionnelle aurait pu permettre de trancher la question de la conformité de cette juridiction à la Constitution. Toutefois, cette démarche n'a pas été engagée et les voies de recours demeurent limitées en raison de l'absence d'un second degré de juridiction.

Dans ces conditions, Me Ngomo plaide pour une décision politique permettant de rétablir les droits des personnes condamnées par cette cour.

La défense conteste les accusations visant Birotsho

Sur le fond du dossier, Me Péter Ngomo affirme que les accusations de participation à un mouvement insurectionnel et d'actes de terrorisme retenues contre le lieutenant-colonel Birotsho ne reposeraient sur aucun élément probant.

Birotsho n'avait aucun intérêt à comploter contre le colonel Mamadou Ndala, avec lequel il collaborait au sein des FARDC.

Il soutient que l'officier a été injustement impliqué dans cette affaire, tout en estimant que le colonel Mamadou Ndala a été « victime de sa bravoure et de son amour pour le pays ».

L'avocat précise toutefois qu'il s'agit de la position de la défense, distincte des conclusions judiciaires rendues dans ce dossier.

L'ASADHO appelle à réparer les violations des droits

Pour l'ASADHO, la disparition ou l'indisponibilité des archives judiciaires ne doit pas empêcher les autorités de trouver une solution. Me Jean-Claude Katende rappelle que la conservation des dossiers relève de l'administration judiciaire et non du président de la juridiction.

L'organisation estime que la dissolution de la Cour militaire opérationnelle traduit la reconnaissance de son incompatibilité avec la Constitution.

Elle appelle les autorités compétentes à prendre les mesures nécessaires pour réparer les violations alléguées des droits fondamentaux des personnes condamnées par cette juridiction, conformément aux principes de l'État de droit.