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dimanche 20 septembre 2026

ADCN : Justin Dédé Kodoro célèbre les trois ans du parti à Gbadolite et appelle au dialogue national

L’Agir pour le Développement du Congo Nouveau (ADCN) a célébré, le samedi 19 septembre 2026 à Gbadolite, dans le Nord-Ubangi, le troisième anniversaire de sa création. La cérémonie s’est déroulée à la mythique Place de l’Unité, en présence d’une importante mobilisation populaire. Le président national et initiateur de l’ADCN, le député Justin Dédé Kodoro, a saisi cette occasion pour revenir sur le parcours de sa formation politique, mais aussi pour aborder plusieurs questions d’actualité nationale.

Après avoir salué les habitants de Gbadolite, Justin Dédé Kodoro a appelé les participants à un moment de recueillement en mémoire des personnalités disparues, notamment le Maréchal Mobutu Sese Seko.

Une minute de silence en mémoire de Mobutu

Évoquant le mois de septembre, marqué par le souvenir de la disparition de l’ancien président zaïrois, originaire de la région, le président de l’ADCN a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence.

Ce moment de recueillement a été présenté comme un hommage à la mémoire de Mobutu Sese Seko et à la place qu’il occupe dans l’histoire du Nord-Ubangi et de la République démocratique du Congo.

Justin Dédé Kodoro soutient l’initiative de dialogue national

Sur le plan politique, le président de l’ADCN s’est également exprimé sur l’initiative de dialogue entre les Congolais portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Justin Dédé Kodoro a apporté son soutien à cette démarche, dans un contexte marqué notamment par la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

Pour le leader de l’ADCN, les consultations entre les filles et fils du pays doivent contribuer à rechercher des solutions aux crises qui affectent la RDC et à renforcer l’unité nationale ainsi que l’intégrité territoriale.

Le Nord-Ubangi veut faire entendre ses préoccupations

Justin Dédé Kodoro a toutefois insisté sur la nécessité de prendre en compte les réalités spécifiques de chaque province dans le cadre de ce dialogue.

Pour le Nord-Ubangi, plusieurs préoccupations devraient notamment être mises sur la table : l’état des infrastructures routières, le déficit d’opportunités économiques, le chômage des jeunes diplômés et, plus largement, les besoins de développement socio-économique de la province.

Le président de l’ADCN a annoncé la préparation d’un cahier des charges destiné à rassembler les principales revendications et attentes de la population du Nord-Ubangi.

Ce document devrait, selon lui, être porté auprès des autorités et des instances nationales afin que les préoccupations de cette partie du pays soient prises en compte dans les discussions nationales.

Trois ans après sa création

Trois ans après son lancement officiel, l’ADCN entend ainsi poursuivre son implantation à travers le pays, tout en mettant en avant les préoccupations locales dans le débat national. La célébration organisée à Gbadolite aura donc été à la fois un anniversaire politique, un moment de rassemblement populaire et une occasion pour Justin Dédé Kodoro de réaffirmer son positionnement en faveur d’une concertation nationale


ONU : Judith Suminwa représentera la RDC à la 81ème Assemblée générale à New York

La Première ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, représentera la RDC à la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue à New York, aux États-Unis, du 22 au 26 septembre 2026, selon un communiqué de la Primature publié le dimanche 20 septembre 2026.

Mandatée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la cheffe du gouvernement prendra part aux travaux de haut niveau de cette rencontre annuelle qui réunit les États membres de l’ONU.

La 81ème session de l’Assemblée générale s’est officiellement ouverte le 8 septembre 2026 et s’étendra jusqu’au 7 septembre 2027.

Sa semaine de haut niveau se déroule du 22 au 28 septembre 2026, avec le débat général consacré aux principales préoccupations internationales.

Paix, sécurité et coopération internationale au centre des échanges

D’après la Primature, Judith Suminwa portera la voix de la RDC sur plusieurs dossiers internationaux, notamment la paix et la sécurité, le développement durable, la coopération internationale et le renforcement du multilatéralisme.

Cette participation intervient dans un contexte international marqué par plusieurs crises et défis, parmi lesquels les conflits, les inégalités, les urgences climatiques et les interrogations sur l’efficacité du système multilatéral.

La thématique officielle de cette 81ème session est de « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ». Ce thème est également celui retenu par le président de la 81ème session, le Bangladais Khalilur Rahman.

Des rencontres bilatérales annoncées en marge de l’Assemblée générale

En marge des travaux de l’Assemblée générale, la Première ministre congolaise doit également participer à plusieurs rencontres bilatérales.

Selon la Primature, ces échanges devraient réunir des partenaires de la RDC ainsi que différents interlocuteurs susceptibles de contribuer au renforcement de la coopération avec Kinshasa.

Les discussions devraient porter sur des secteurs considérés comme prioritaires pour le pays : la paix, la sécurité, le développement, les investissements et les partenariats économiques.

La semaine de haut niveau de l’ONU constitue traditionnellement un important cadre de rencontres entre dirigeants et représentants des États membres.

Pour l’édition 2026, l’ONU annonce des échanges consacrés à la paix, au développement durable, au climat, à la santé et à la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Kinshasa veut faire entendre sa voix sur la scène internationale

À travers la participation de Judith Suminwa, le gouvernement congolais affirme vouloir faire entendre la voix de la RDC au sein de la communauté internationale, défendre ses intérêts et consolider ses différents partenariats, conformément aux engagements du pays au sein des Nations unies.

La Primature présente ainsi cette participation comme une occasion pour la RDC de poursuivre ses échanges avec ses partenaires internationaux et de renforcer sa coopération dans plusieurs domaines stratégiques.

La 81ème Assemblée générale intervient par ailleurs alors que l’ONU place la question de la confiance dans le multilatéralisme au cœur de sa nouvelle session. Le président de l’Assemblée générale, Khalilur Rahman, a identifié parmi ses priorités la paix et la sécurité, le développement durable, l’action climatique, les droits humains, les nouvelles technologies et le renouvellement du multilatéralisme.

La Première ministre Judith Suminwa devrait donc porter la position officielle de la RDC lors de cette importante séquence diplomatique internationale, tout en multipliant les contacts bilatéraux à New York.


vendredi 18 septembre 2026

RDC : Jacquemain Shabani instruit les gouverneurs d’organiser en octobre les rencontres annuelles avec les ETD

Le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, demande aux gouverneurs de province de prendre toutes les dispositions nécessaires pour organiser, au cours du mois d’octobre 2026, les rencontres annuelles avec les responsables des Entités territoriales décentralisées (ETD).

Dans un message officiel daté du 11 septembre 2026, le patron de l’Intérieur rappelle aux autorités provinciales que cette rencontre constitue une exigence prévue par la législation congolaise sur la libre administration des provinces et des entités territoriales décentralisées.

Une obligation prévue par la loi sur la décentralisation

Jacquemain Shabani s’appuie notamment sur l’article 101 de la loi organique n°08/016 du 7 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités territoriales décentralisées et leurs rapports avec l’État et les provinces.

Selon cette disposition, une rencontre annuelle doit être organisée au niveau provincial avec les responsables des ETD. Pour l’exercice 2026, ces assises sont prévues au cours du mois d’octobre 2026 dans chaque juridiction provinciale.

Cette initiative doit permettre aux autorités provinciales et aux responsables des entités décentralisées d’échanger sur le fonctionnement de l’administration locale, les difficultés rencontrées sur le terrain ainsi que les mécanismes susceptibles d’améliorer la gouvernance de proximité.

Les gouverneurs appelés à préparer les assises

Dans son message, le Vice-premier ministre enjoint ainsi aux gouverneurs de province de prendre les dispositions utiles afin de respecter le délai fixé.

Les autorités provinciales sont notamment invitées à élaborer leurs agendas respectifs et à les transmettre sans délai au ministère de l’Intérieur. Cette démarche doit permettre à l’administration centrale de consolider le calendrier national et de planifier la supervision des différentes rencontres.

Le ministère entend ainsi assurer un suivi rapproché du déroulement de ces assises dans les différentes provinces.

L’IGTER chargée d’accompagner le processus

Pour faciliter l’organisation de ces rencontres, l’Inspection Générale de la Territoriale (IGTER) est appelée à accompagner les autorités provinciales.

Cette structure devra communiquer, en amont, les termes de référence nécessaires à la préparation et à la tenue des travaux. Ces orientations doivent servir de cadre commun aux différentes provinces afin de garantir une organisation cohérente des rencontres.

L’implication de l’IGTER vise également à renforcer le suivi du fonctionnement des entités territoriales et à favoriser une meilleure articulation entre les différents niveaux de l’administration territoriale.

Les administrateurs de territoire appelés à participer

Le ministre de l’Intérieur précise également que les Administrateurs de territoire (AT) de chaque ressort sont tenus de prendre part à ces assises.

Leur participation devrait permettre de faire remonter les réalités et préoccupations des territoires, mais aussi de favoriser les échanges entre les autorités provinciales et les responsables chargés de l’administration locale.

En outre, des membres du cabinet du Vice-premier ministre seront dépêchés dans les provinces afin d’assister aux travaux et d’assurer un accompagnement du processus au nom du ministère de l’Intérieur.

Vers un renforcement de la gouvernance locale

À travers cette instruction, le gouvernement entend renforcer le dialogue institutionnel entre les provinces et les Entités territoriales décentralisées, dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation.

Ces rencontres annuelles constituent une occasion d’identifier les difficultés auxquelles sont confrontées les autorités locales, de recueillir leurs préoccupations et d’examiner les pistes de solutions en vue d’améliorer la gestion des entités territoriales.

La transmission rapide des calendriers provinciaux au ministère apparaît dès lors comme une étape préalable importante. Elle permettra de finaliser le planning de supervision des travaux prévus en octobre 2026 dans l’ensemble des juridictions provinciales concernées.


Day 71 : Miguel Masaisai arrive à Oyo après 98 km à vélo et poursuit son périple pour la paix

Le cycliste Miguel Masaisai a bouclé, dimanche 13 septembre 2026, la 71ème étape de son périple africain en reliant Gamboma à Oyo, sur une distance de 98 kilomètres. Il a annoncé son arrivée à Oyo, dans le département de la Cuvette, en République du Congo, à travers un message publié sur son compte X.

Après avoir déjà parcouru 309 kilomètres depuis Brazzaville jusqu’à Gamboma, le voyageur ambitionnait d’atteindre Oyo avant midi afin de bénéficier d’un temps de récupération suffisant. Mais cette étape s’est révélée plus éprouvante que prévu.

Pannes mécaniques, chaleur et relief compliquent le parcours

Dès le départ, plusieurs incidents mécaniques ont ralenti Miguel Masaisai. À ces difficultés se sont ajoutées une forte chaleur et plusieurs montées qui ont rendu la progression particulièrement pénible.

Alors qu’il se trouvait au milieu de la brousse, son vélo a de nouveau connu une panne. Isolé, sans village ni habitation visible à proximité, le cycliste a été contraint de pousser son vélo afin de sortir de cette zone difficile d’accès.

Après près d’un kilomètre de marche, il a finalement aperçu une maison isolée.

Une famille lui ouvre sa porte au milieu de la brousse

Miguel Masaisai a demandé à la famille qui y vivait s’il pouvait utiliser leur espace pour réparer son vélo. Les habitants ont accepté de lui venir en aide.

Une fois la réparation terminée, la famille lui a également offert de l’eau et un repas composé notamment de "kwanga" et de viande. Un geste inattendu qui a profondément marqué le cycliste.

« Dans un endroit où je pensais être seul, j’ai trouvé de la solidarité, de la générosité et surtout de l’humanité », témoigne-t-il.

Pour Miguel Masaisai, cette rencontre illustre le sens profond de son voyage. Au-delà des kilomètres parcourus et des frontières traversées, son périple lui permet de rencontrer des peuples, des familles et des communautés qui partagent les mêmes valeurs de solidarité.

Oyo, une ville paisible qui lui rappelle Goma

Le cycliste est finalement arrivé à Oyo, une ville qu’il décrit comme propre et paisible. Le cadre lui a notamment rappelé sa ville de Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Oyo est également connue pour être l’une des villes associées à la résidence présidentielle en République du Congo.

Cette arrivée marque une nouvelle étape dans un périple placé sous le signe de la paix, de l’unité et de la rencontre entre les peuples africains.

La paix commence entre les personnes

À travers l’expérience vécue durant cette 71ème étape, Miguel Masaisai dit avoir tiré une nouvelle leçon sur la paix.

Pour lui, celle-ci ne doit pas seulement être recherchée dans les grandes villes, les institutions ou les bureaux. Elle commence aussi dans les gestes simples du quotidien, notamment lorsqu’une personne accepte d’ouvrir sa porte à un inconnu en difficulté, sans chercher à connaître son origine.

Son voyage devient ainsi un moyen de transmettre un message de fraternité et d’unité à travers les pays qu’il traverse.

De Goma à Rabat, le même message

Sous le slogan « Un homme. Un vélo. Un seul message : la paix et l’unité », Miguel Masaisai entend poursuivre son périple jusqu’à Rabat, au Maroc.

À travers ce parcours, il affirme vouloir porter un message de paix et de solidarité pour les populations de l’est de la RDC, notamment celles de Bukavu, Beni, Lubero et Goma, mais également pour l’ensemble du Congo.

Après 71 jours de route, chaque étape devient ainsi, selon lui, une occasion de rappeler que les peuples africains peuvent se retrouver autour des valeurs de solidarité, d’humanité et d’unité.


Sud-Kivu : la société civile fustige la distribution de factures d'eau non consommée par la REGIDESO

Dans la ville de Bukavu sous occupation rwandaise, dans la province du Sud-Kivu, l'accès à l'eau potable est devenu un véritable calvaire quotidien pour la population. Face à cette situation critique, le bureau de la coordination nationale du mouvement de la société civile du Congo (MSCO) monte au créneau.

Par la voix de son président national par intérim, le Dr Joseph Baraka Musombwa, également premier conseiller du cadre de concertation de la société civile, l'organisation dénonce fermement la distribution de factures par la REGIDESO pour des services non rendus.

Des factures injustifiées et des arriérés accumulés

Selon le Dr Joseph Baraka Musombwa, la colère monte au sein des ménages. Les agents de la REGIDESO arpentent les quartiers pour distribuer des factures réclamant le paiement de consommations fictives. Plus grave encore, certaines factures affichent des arriérés s'étendant sur 4 à 6 mois, voire davantage.

Une situation incompréhensible pour les habitants qui s'interrogent et comment réclamer le paiement d'une eau qui n'a jamais coulé des robinets pendant toutes ces périodes ?

Un quotidien précaire entre lac, puits et rivières

Face à la rareté extrême de l'eau courante dans la ville de Bukavu, la population se trouve contrainte d'adopter des solutions de survie. Les habitants n'ont d'autre choix que de s'approvisionner directement au lac Kivu, dans des puits de fortune ou en se déplaçant jusqu'à la rivière Ruzizi.

Cette quête quotidienne d'eau non traitée expose les familles à d'importants risques sanitaires et accentue la frustration d'une population désemparée.

Un appel au sens de la responsabilité et à l'humanité

Pour la société civile MSCO, exiger le paiement de ces factures auprès de citoyens déjà éprouvés est inacceptable. Le Dr Baraka Musombwa rappelle que les habitants de Bukavu subissent déjà de plein fouet les conséquences des conflits armés et de la crise économique actuelle.

Le mouvement demande instamment à la REGIDESO de renoncer à la facturation de l'eau non consommée et interpelle les autorités compétentes ainsi que les dirigeants de la régie. La société civile appelle à un sursaut de responsabilité et d'humanité pour ne pas alourdir davantage le fardeau des ménages.


RDC : JB Mpiana promet un spectacle « mémorable » pour son grand retour à Bercy après 25 ans

Considéré comme l’une des plus grandes figures de la musique congolaise, le patron du groupe Wenge BCBG, Jean-Bedel Mpiana Tshituka — surnommé « Papa Chéri » —, prépare son retour sur la scène de l’Accor Arena (ex-Bercy) à Paris en France, un quart de siècle après sa dernière prestation dans cette salle mythique. Ce concert, prévu pour le 14 novembre 2026, marquera la célébration de ses 40 ans de carrière.

Lors d’une conférence de presse tenue le 7 septembre 2026 à Kinshasa, l’artiste est revenu sur la préparation de cet événement, les exigences techniques et ses ambitions pour ce rendez-vous historique.

Une organisation structurée et un calendrier rigoureux

Interrogé sur les raisons de cette longue absence de la scène parisienne, JB Mpiana a tenu à rassurer ses fans quant à la solidité de l'organisation actuelle. « Je suis désormais entre de bonnes mains. Il n'y a pas de calcul mental à faire.

La structure avec laquelle nous travaillons, notamment avec Live Nation, gère l'ensemble du projet de manière professionnelle. Les contretemps passés étaient liés à des ajustements administratifs et de documents avec les ambassades. Aujourd'hui, tout est réglé ».

L'artiste a également souligné les nouvelles règles encadrant les spectacles en Europe, appelant son public à la ponctualité.

Horaires stricts : le show débutera à 20h00 pour s'achever aux alentours de 23h30, offrant environ 3 heures de concert live.

Présence sur place dès le matin : l'équipe sera dans la salle dès les premières heures de la journée pour effectuer les réglages sonores (check sound) et les balances.

Appel aux mélomanes

Le chanteur invite les spectateurs à arriver à l'heure afin de ne rien manquer du début de la prestation. Pour offrir un rendu sonore à la hauteur de l'événement, l'artiste met un point d'honneur sur la qualité du matériel et de la préparation technique.

Balances et matériel : JB Mpiana insiste sur l'importance d'une balance rigoureuse et d'un équipement de premier ordre, éléments clés pour garantir un son de haute qualité.

Bien que des collaborations soient prévues sur scène, l'artiste a préféré garder l'identité des invités secrète pour réserver la surprise au public.

Je viens reprendre ma couronne

Pour cette célébration de ses quatre décennies de musique, l'artiste promet de balayer l'ensemble de son répertoire, qui a marqué quatre générations de mélomanes.

« Je vais écrire une nouvelle page de l'histoire de Wenge BCBG. Notre musique est faite pour le public, et nous allons naviguer à travers toutes les époques pour faire plaisir aux fans de la première heure comme aux plus jeunes. Je viens reprendre ma couronne ».


RDC : Expertise France mobilise 11,5 millions d’euros pour le sport et la culture à Kinshasa

Le directeur général d’Expertise France, Jérémie Pellet, accompagné de la directrice générale déléguée Amélie de La Rochebrochard, a effectué le 15 septembre 2026 une visite sur le chantier du terrain Allemagne, dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa. Cette visite s’inscrit dans le cadre du projet « Pour Elle : Sport et Culture », financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par Expertise France.

Le projet entend répondre aux besoins de la jeunesse congolaise en développant des espaces de proximité dédiés au sport et à la culture. Il bénéficie d’une enveloppe de 11,5 millions d’euros sous forme de subvention française.

Cinq terrains multisports et deux équipements culturels

Selon Jérémie Pellet, ce financement doit permettre la création ou la rénovation de cinq terrains multisports de proximité, notamment avec des pelouses synthétiques, ainsi que la réalisation de deux équipements culturels dans plusieurs communes de Kinshasa.

L’ambition est de répartir les infrastructures de manière équilibrée à travers la capitale afin de permettre au plus grand nombre de jeunes d’y accéder.

À Bandalungwa, le terrain Allemagne fait ainsi partie des infrastructures appelées à devenir des espaces de rassemblement et d’activités pour les communautés locales.

« L’objectif est de faire en sorte d’avoir un développement équilibré et harmonieux sur Kinshasa », a expliqué Jérémie Pellet, soulignant la nécessité de valoriser les espaces existants et de les mettre durablement à la disposition des populations.

Le sport comme outil d’inclusion sociale

Au-delà de la construction et de la rénovation des infrastructures, le projet entend faire du sport un véritable instrument d’inclusion sociale.

Les tournois communautaires organisés dans le cadre du programme doivent notamment permettre de rapprocher les jeunes, de favoriser le dialogue et de transmettre des messages liés à la santé, à l’éducation et à l’intégration économique.

L'implication des acteurs communautaires locaux est également considérée comme essentielle pour assurer l'utilisation et la pérennité des infrastructures après leur mise en service.

Une attention particulière à la participation des jeunes filles

L’un des axes majeurs du programme « Pour Elle : Sport et Culture » concerne l’intégration des jeunes filles.

Pour Expertise France, le sport et la culture constituent des leviers permettant de renforcer leur participation à la vie communautaire, de développer leurs talents et de favoriser leur émancipation.

Le projet vise ainsi à créer des espaces où filles et garçons pourront pratiquer des activités sportives et culturelles dans de meilleures conditions.

Le ministre provincial des Sports salue une initiative en faveur de la jeunesse

Présent lors du lancement du tournoi communautaire à Bandalungwa, le ministre provincial des Sports et de la Jeunesse, Bob Amisso, a salué cette initiative soutenue par l’AFD et mise en œuvre par Expertise France.

Bob Amisso a insisté sur l’importance de l’investissement dans le sport féminin, estimant que celui-ci constitue également un investissement dans l’avenir de la société.

Pour le ministre, les rencontres sportives ne doivent pas être perçues comme de simples compétitions. Elles doivent également servir d’espaces de dialogue, d’amitié, de solidarité et de cohésion sociale entre les jeunes de la commune.

Une initiative inscrite dans les priorités nationales et provinciales

Le programme s’inscrit, selon les autorités, dans la dynamique nationale accordant une place importante à l’encadrement de la jeunesse, à la valorisation des talents et au développement des activités sportives et culturelles.

À l’échelle provinciale, l’initiative rejoint également les objectifs affichés dans le cadre de « Kinshasa ezo bonga », porté par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki, notamment en matière d’inclusion et d’amélioration du cadre de vie dans la capitale.

À l’ouverture du tournoi, Bob Amisso a appelé les participants au fair-play, à la solidarité et à l’enthousiasme, souhaitant que cette compétition puisse constituer le point de départ d’une dynamique durable en faveur du sport féminin à Kinshasa.

Livraison du terrain Allemagne prévue dans les prochains mois

Les travaux du terrain Allemagne se poursuivent et devraient être achevés dans les prochains mois. Jérémie Pellet a assuré que l’objectif était d’aller rapidement, tout en respectant les exigences techniques.

L’enjeu, a-t-il expliqué, n’est pas simplement de livrer rapidement les installations, mais de garantir leur qualité, leur durabilité et leur pérennité.

L’inauguration officielle du terrain est envisagée à l’issue du tournoi communautaire en cours. Les équipes finalistes pourraient ainsi être associées à l’ouverture officielle de l’infrastructure rénovée.

À travers ces investissements, Expertise France entend faire de Kinshasa un terrain d’expérimentation et de démonstration d’un modèle susceptible d’être reproduit dans d’autres régions de la RDC, en s’appuyant sur le potentiel de la jeunesse congolaise et sur les talents sportifs et culturels locaux.