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vendredi 10 avril 2026

Mongala : un défenseur des droits humains dénonce des menaces de mort à Lisala

Dans une correspondance adressée le 7 avril 2026 à ses partenaires et aux organisations de défense des droits humains, Roger Nzumbu Mosenge, président national de l’ONG Action des jeunes pour le bien-être social (AJBS) et coordonnateur provincial du Réseau de protection des défenseurs des droits de l’homme dans la province de la Mongala, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation de sa situation sécuritaire.

Il affirme vivre sous menace permanente dans la ville de Lisala.  « Par ce message, nous voulons une fois de plus alerter sur notre situation sécuritaire qui devient très dangereuse ».

Selon son témoignage, les faits les plus récents remontent à la nuit du dimanche 5 avril 2026, aux environs de minuit. Des individus non identifiés auraient tenté de forcer l’entrée de sa résidence. Alertée, la sentinelle en poste aurait tenté de s’y opposer, avant d’entendre des menaces explicites visant directement Roger Nzumbu Mosenge.

Les assaillants auraient déclaré être venus spécifiquement pour lui, l’accusant de « parler librement » et affirmant leur intention « d'en finir » avec lui.

Malgré la résistance de la sentinelle, les individus auraient promis de revenir, menaçant également de s’en prendre à toute personne tentant de le protéger.

Des menaces de mort répétées par téléphone

Au lendemain de cet incident, le lundi 6 avril 2026, Roger Nzumbu Mosenge indique avoir reçu deux messages anonymes particulièrement violents. Les expéditeurs, utilisant des numéros inconnus, affirment suivre ses mouvements et le menacent explicitement de mort.

Dans ces messages, ils évoquent même l’intention d’exposer son corps sans vie en public, tout en lui reprochant ses prises de position à Lisala, qu’ils estiment illégitimes au regard de ses origines.

Suite à ces événements, la sentinelle chargée de sa sécurité a quitté son poste, par crainte pour sa vie. Depuis, l’activiste affirme vivre sans protection, dans un climat de peur permanent. Il déplore également l’attitude des autorités locales, qu’il accuse de ne pas assurer sa sécurité, voire de devenir hostiles à son égard.

Selon lui, ces menaces seraient directement liées à ses récentes actions de plaidoyer.

Il évoque notamment une correspondance adressée au ministre de la Justice concernant un conflit intercommunautaire entre les villages de Bokutu et Ngonzi Balele, ayant causé plusieurs morts ; ainsi qu’une autre dénonçant un présumé détournement de biens attribués à Enabel par l’exécutif provincial.

Un appel à la protection des défenseurs des droits humains

Face à cette situation, Roger Nzumbu Mosenge lance un appel pressant à la communauté nationale et internationale.

Il s’interroge que « nous vivons en danger… maintenant que nous sommes en insécurité, qui viendra à notre secours ? »

Ce nouveau cas relance la question de la protection des défenseurs des droits humains en République Démocratique du Congo, particulièrement dans les provinces où les tensions politiques et communautaires restent vives.


RDC : James Swan à la tête de la MONUSCO, la société civile exige des résultats concrets

À l’Est de la République Démocratique du Congo, la nomination de James Swan comme nouveau chef de la MONUSCO suscite à la fois espoir et fortes attentes.

Désigné le 5 mars 2026 par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, en remplacement de Bintou Keita, ce diplomate chevronné, fort de plus de 30 ans d’expérience et ancien ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, arrive dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu.

Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, les populations continuent de faire face à des violences persistantes. Pour Christian Kalamo, acteur de la société civile à Karisimbi, cette nouvelle étape doit marquer un tournant que « nous saluons cette arrivée, mais nous attendons un changement réel sur le terrain ».

La société civile appelle ainsi à une protection effective des civils, une présence accrue dans les zones à haut risque, et des interventions rapides face aux menaces.

Elle insiste également sur la nécessité d’une collaboration sincère avec les Forces armées de la République Démocratique du Congo et d’un dialogue permanent avec les acteurs locaux.

Après des années de présence onusienne, de la MONUC à la MONUSCO, le constat reste préoccupant : les groupes armés se sont multipliés et les résultats peinent à convaincre.

D’où une exigence qui est de passer des promesses aux actions visibles.

Pour la société civile, la mission dirigée par James Swan apparaît comme une opportunité, mais aussi une ultime chance de restaurer la confiance, avec une priorité absolue, celle d'assurer la sécurité des populations et amorcer un retour durable à la paix.


Haut-Katanga : 346 ex-agents d’Abarikani réclament 12 mois d’indemnités après leur licenciement

346 anciens agents de l’entreprise Abarikani se sont rendus le mardi 31 mars 2026 au siège de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, à Lubumbashi, pour revendiquer leurs droits sociaux après leur licenciement. Ces travailleurs, désormais sans emploi, dénoncent une situation qu’ils jugent injuste et interpellent les autorités sur l’urgence de leur dossier.

Un licenciement massif contesté

Licenciés depuis le 31 janvier 2026 à la suite de la résiliation d’un contrat qui devait initialement courir jusqu’en 2029, ces agents affirment avoir été remerciés sans bénéficier des compensations prévues par la loi. Ils pointent particulièrement le non-respect de l’arrêté ministériel signé le 23 janvier 2026 autorisant les licenciements pour motif économique.

L’article 2 au cœur des revendications

Au centre du litige figure l’article 2 de cet arrêté, qui prévoit le paiement d’indemnités transactionnelles équivalentes à 12 mois de salaire. Selon les représentants des ex-agents, cette disposition n’a jamais été appliquée depuis sa signature, laissant des centaines de familles dans une précarité grandissante.

Les manifestants appellent à l’implication directe du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi que de la Première ministre, du ministre de l’Emploi, des autorités provinciales et des dirigeants des entreprises concernées, notamment leur ancien partenaire TFM.

Ils exigent soit le paiement immédiat de leurs indemnités, soit, à défaut, l’annulation de la décision de licenciement et leur réintégration.

L’Assemblée provinciale promet son implication

Présent lors de cette mobilisation, le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabu Mwamba, a prêté une oreille attentive aux doléances des manifestants. Il a promis l’implication de l’organe délibérant pour tenter de trouver une issue favorable, rappelant la nécessité de garantir les droits de tous les citoyens sans distinction.

Depuis leur licenciement, ces 346 ex-agents vivent dans une situation socio-économique difficile, sans revenus ni perspectives immédiates. Malgré tout, leur démarche s’est déroulée dans un climat apaisé et empreint d’espoir, les concernés attendant désormais des actes concrets de la part des autorités compétentes.

Ils préviennent toutefois que sans solution rapide, d’autres actions pourraient être envisagées pour faire valoir leurs droits.


UDPS/Tshisekedi : la Commission de révision des statuts alerte sur l’impasse du Congrès et appelle à une issue urgente

Dans une correspondance datée du 8 avril 2026, des membres de la Commission de révision des statuts de l’UDPS/Tshisekedi tirent la sonnette d’alarme face à l’enlisement du processus devant conduire au Congrès du parti, jugé crucial pour préserver son unité et sa crédibilité.

Un processus de Congrès à l’arrêt

Les signataires de la lettre expriment leur vive inquiétude quant au blocage du processus menant à la tenue du Congrès, pourtant voulu par la Haute Autorité de Référence du parti. Initialement prévu pour la première quinzaine de décembre 2025, ce rendez-vous stratégique tarde à se concrétiser, plongeant la formation politique dans une incertitude préoccupante.

Des décisions controversées qui fragilisent le climat interne

La Commission dénonce notamment la suspension de certains membres de l’Exécutif national, jugée inopportune dans un contexte déjà fragile. Selon elle, ces actes accentuent les tensions internes et compromettent davantage la cohésion du parti.

Les auteurs de la correspondance insistent sur le caractère « sacré » des directives émises par la Haute Autorité de Référence. Celles-ci prévoyaient un retour au statu quo ante, incluant la réinstallation du député Augustin Kabuya au poste de Secrétaire général, ainsi qu’une collaboration étroite avec le Secrétaire général adjoint Déo Bizibu pour conduire le processus du Congrès.

Dérives organisationnelles et insécurité dénoncées

Le document pointe également une dégradation du climat organisationnel et sécuritaire. Des agressions physiques contre certains cadres, ainsi que l’éviction jugée arbitraire de responsables de leurs bureaux, sont évoquées comme des signes d’un dysfonctionnement profond au sein du parti.

Les membres de la Commission rappellent que les résolutions de la Convention démocratique du parti (CDP) du 11 août 2024 restent, à ce jour, le seul socle juridique valide. Ils soulignent que seul le Congrès, en tant qu’organe souverain, peut modifier l’architecture dirigeante du parti, mettant en garde contre toute initiative en dehors de ce cadre.

Crainte d’un vide politique et d’une transition de fait

Face à l’inertie du Comité de suivi, les signataires redoutent un enlisement prolongé pouvant déboucher sur un vide politique. Ils évoquent le risque d’une « transition » informelle, susceptible de contourner le débat démocratique interne et de fragiliser davantage le parti.

Malgré ces tensions, les membres de la Commission réitèrent leur attachement au leadership de la Haute Autorité de Référence, saluant son rôle dans la préservation de l’unité nationale face aux défis sécuritaires et politiques du pays.

Des pistes de sortie pour éviter la crise

Pour sortir de l’impasse, la Commission appelle à la fixation urgente et définitive d’une nouvelle date pour un Congrès inclusif ; l’arrêt des suspensions et manœuvres jugées dilatoires ; la mobilisation des militants pour préserver l’intégrité du processus.

En conclusion, les signataires insistent sur la tenue du Congrès qui ne constitue plus une option, mais une nécessité vitale pour la survie de l’UDPS/Tshisekedi. Ils exhortent les « Combattantes et Combattants » à faire preuve de vigilance afin d’empêcher toute tentative de sabotage du processus engagé.

Kinshasa : retour des abus dans l’opération de remorquage, dénonciation d’un cas à Bandalungwa

Malgré sa suspension antérieure pour dérives, l’opération de remorquage des véhicules à Kinshasa refait parler d’elle. Un cas jugé abusif dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa relance le débat sur les pratiques des agents commis au « kikalungu ».

Un remorquage jugé abusif en pleine commune de Bandalungwa

Le journaliste Innocent Olenga a dénoncé, le 8 avril 2026, sur sa page Facebook, les excès observés dans l’opération de remorquage des véhicules à Bandalungwa.

Selon son témoignage, un véhicule stationné sur l’avenue Inga, en dehors de la bande de circulation, a été emporté par des agents de la Police. Le propriétaire, absent momentanément, effectuait un retrait d’argent dans un commerce à proximité.

Pour l’auteur de la dénonciation, cet acte illustre une dérive manifeste de la part des agents davantage motivés par la recherche de gains que par le respect du code de la route.

Des pratiques dénoncées comme une « chasse à l’argent »

À en croire plusieurs témoignages, les équipes chargées du remorquage ne feraient plus la distinction entre stationnement irrégulier et arrêt momentané hors de la chaussée. Cette confusion volontaire alimenterait un système de perception informelle, où chaque véhicule remorqué devient une opportunité de rançon, au détriment des automobilistes.

Interpellation des autorités urbaines

Dans son message, Innocent Olenga interpelle directement le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, l’accusant de tolérer, voire d’encourager indirectement ces pratiques.

Il évoque également la question des vignettes automobiles, dont les paiements auraient été perçus sans délivrance de timbres, dénonçant ce qu’il qualifie « d'escroquerie tacite ».

Une opération déjà suspendue pour abus

L’opération de remorquage des véhicules, communément appelée « kikalungu », avait pourtant été suspendue par les autorités urbaines à la suite de nombreuses plaintes des citoyens. À l’époque, plusieurs cas d’abus avaient été signalés : remorquages sans motif valable ; absence de signalisation claire des zones interdites ; perception d’amendes sans quittance officielle ; collusion présumée entre agents publics et sociétés privées de remorquage.

Face à la grogne populaire et aux dénonciations relayées sur les réseaux sociaux, la suspension avait été décidée pour assainir le secteur et réorganiser l’opération.

Un retour controversé sur le terrain

Malgré ces mesures, les faits rapportés à Bandalungua laissent penser à une reprise des anciennes pratiques, sans réforme en profondeur. Pour de nombreux observateurs, l’absence de contrôle strict et de mécanismes de redevabilité favorise la résurgence des abus.

Ce nouvel incident remet en lumière l’urgence d’encadrer rigoureusement les opérations de régulation du stationnement à Kinshasa.

Entre nécessité d’ordre public et respect des droits des citoyens, les autorités sont appelées à trouver un équilibre afin d’éviter que ces opérations ne se transforment en instruments d’extorsion.

Kasindi–Beni : des milliers de déplacés livrés à eux-mêmes, un cri d’alarme face à l’urgence humanitaire

Plaidoyer pour une intervention urgente en faveur de près de 15.000 déplacés de guerre, dont environ 5.000 femmes et 1.700 enfants, qui vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires dans la région de Kasindi, située dans le territoire de Beni, en province du Nord-Kivu. L’alerte est lancée par Aimé Mukanda Mbusa, notable local, défenseur des droits humains et porte-parole du comité des déplacés.

Ces populations, majoritairement accueillies dans des familles hôtes, ont été recensées par l’organisation non gouvernementale Mission de compassion aux opprimés et aux vulnérables (MCOV), en collaboration avec les structures locales. Elles sont réparties dans quatre aires de santé : Kangahuka, Lubiriha, Kasindi et la zone frontalière.

Depuis la dernière vague de déplacements enregistrée en février 2025, les appels à l’aide se multiplient.

Pourtant, la réponse humanitaire reste largement insuffisante au regard des besoins sur le terrain. L’absence prolongée d’assistance ne fait qu’aggraver la détresse de ces populations déjà traumatisées par les violences et les déplacements forcés.

Face à cette situation, les acteurs locaux rappellent la responsabilité de l’État congolais dans la protection des civils, conformément à ses engagements nationaux et internationaux. Ils plaident pour des mesures urgentes : le renforcement de la réponse humanitaire, la mobilisation des partenaires, ainsi qu’une assistance coordonnée, régulière et adaptée aux besoins prioritaires.

Ils appellent également la communauté internationale, notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, à prendre des décisions fermes pour mettre fin aux agressions et sanctionner les auteurs de violations des droits humains.

Au-delà de Kasindi, la crise est généralisée dans toute la province du Nord-Kivu, où plus d’un million de déplacés vivent dans des conditions alarmantes.

Des interrogations persistent quant à l’effectivité du couloir humanitaire annoncé. Faut-il attendre la réouverture de l’aéroport de Goma pour espérer une arrivée significative de l’aide ? Sur le terrain, l’impatience et l’incompréhension grandissent.

Par ailleurs, malgré son importance stratégique et économique — la douane de Kasindi étant l’un des principaux postes frontaliers générateurs de recettes —, les retombées peinent à bénéficier aux populations locales, notamment aux déplacés.

La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs femmes déplacées sont exposées à des risques accrus, notamment en matière de santé et de violences, y compris la propagation du VIH/Sida.

Face à l’ampleur de la crise, les acteurs locaux insistent qu'il y a urgence d’agir pour les déplacés de Kasindi et ses environs.

En parallèle, des allégations de détournement de fonds visant le comité de gestion de l’eau potable à Kasindi sont évoquées et devraient faire l’objet d’un examen approfondi dans les prochains jours.


Luozi : un vent violent détruit plusieurs bâtiments de l’école primaire Kimbami, plus de 200 élèves affectés

Un vent violent survenu dans la nuit du 8 au 9 avril 2026 a causé d’importants dégâts matériels à l’École primaire catholique Kimbami, située dans le secteur de Balari, territoire de Luozi (Kongo-Central), plongeant élèves et enseignants dans une situation critique.

Des infrastructures lourdement endommagées

Selon le directeur de l’établissement, Olivier Kuelatuka, plusieurs toitures ont été emportées par la tempête. Le bilan fait état d'un bâtiment scolaire détruit (40 mètres, comprenant 5 salles de classe sur 9), deux dortoirs de filles endommagés, cinq bureaux administratifs et six anciens bureaux touchés, trois maisons de passage et quatre maisons d’habitation affectées, ainsi qu’une habitation d’enseignant gravement endommagée.

Le village voisin de Mutanga Léo n’a pas été épargné, avec au moins trois maisons également détruites. Aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée, fort heureusement, les élèves étant en période de vacances au moment du drame.

Une école vétuste fragilisée par le temps

Fondée en 1953, l’école primaire Kimbami fait face à un vieillissement avancé de ses infrastructures. Si les murs restent encore solides, les toitures, en tôles fortement dégradées, sont aujourd’hui la principale faiblesse des bâtiments.

« Ces constructions datent pour certaines de l’époque coloniale. Les toitures sont dans un état de délabrement très avancé », a expliqué le directeur Olivier Kuelatuka.

Malgré des efforts locaux, notamment la réhabilitation en 2022 d’un ancien bâtiment grâce à l’appui d’une bienfaitrice, Maman Néfertiti Ngudianza Kisula, ainsi que de la communauté et des anciens élèves, les besoins restent énormes.

237 élèves désormais sans abri scolaire

L’établissement compte 237 élèves encadrés par dix agents, dont neuf enseignants et le directeur, pour seulement neuf salles de classe. Avec la destruction d’une grande partie des infrastructures, une partie importante des élèves se retrouve aujourd’hui sans salles de cours.

À l’approche de la fin de l’année scolaire et des épreuves certificatives, l’inquiétude est grande. « Nous ne savons pas comment organiser les cours ni préparer les enfants dans ces conditions. C’est toute une génération qui risque d’être sacrifiée », alerte Olivier Kuelatuka.

Appel urgent à la solidarité et aux autorités

Face à cette situation, la direction de l’école lance un appel pressant à l’aide auprès des autorités provinciales, des élus, des anciens élèves et de toute personne de bonne volonté. Des démarches avaient déjà été entreprises auprès des autorités provinciales, sans suite concrète jusqu’à ce jour, malgré des promesses d’intervention.

« Nous appelons à l’unité des forces pour reconstruire l’école et redonner espoir à ces enfants », a insisté le directeur Kuelatuka.

Alors que certaines initiatives locales commencent timidement à émerger, l’ampleur des dégâts nécessite une intervention rapide et coordonnée. La réhabilitation des toitures apparaît comme une priorité absolue pour permettre la reprise normale des activités scolaires.

En attendant, l’école Kimbami reste à ciel ouvert, symbole d’un système éducatif fragilisé, mais aussi d’une communauté qui espère encore un élan de solidarité.