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dimanche 26 juillet 2026

Nord et Sud-Kivu : 41 survivantes de violences sexuelles décrochent leur diplôme d'État grâce à un programme du PNUD

Quarante-et-une survivantes de violences basées sur le genre dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont obtenu leur diplôme d'État grâce à un programme soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD-RDC), avec l'appui du gouvernement du Canada et de la République de Corée.

Pour le PNUD, cette réussite dépasse le simple cadre scolaire. Elle illustre l'importance d'investir dans l'éducation, la protection et la réinsertion socio-économique des survivantes afin de renforcer leur résilience, de favoriser leur relèvement et de contribuer à la consolidation de la paix dans les communautés affectées par les conflits.

Une réussite porteuse d'espoir

Malgré les traumatismes, les déplacements forcés et les nombreuses difficultés rencontrées, ces 41 jeunes femmes ont poursuivi leur parcours scolaire jusqu'à l'obtention de leur diplôme d'État.

Leur réussite symbolise, selon le PNUD, des parcours de vie reconstruits et un nouvel espoir pour leurs familles et leurs communautés.

L'éducation comme levier de résilience

L'agence onusienne souligne que l'accès à l'éducation constitue un outil essentiel pour permettre aux survivantes de retrouver leur autonomie, leur dignité et leur place dans la société. Chaque diplôme obtenu est présenté comme une victoire sur les violences subies et un pas vers un avenir plus stable.

Un accompagnement pour reconstruire des vies

Le programme a combiné un accompagnement psychosocial, des mesures de protection, un soutien à la scolarisation et des initiatives de réinsertion socio-économique.

Le PNUD estime que cette approche intégrée permet de transformer des parcours marqués par la violence en véritables histoires de résilience et de réussite.

À travers cette initiative, le PNUD, avec le soutien du Canada et de la République de Corée, réaffirme son engagement à accompagner les survivantes des violences basées sur le genre vers une reconstruction durable de leur avenir.

Maï-Ndombe : un notable de Mushie appelle à la révision des contrats fonciers et à la protection des communautés locales

La population du territoire de Mushie, dans la province du Maï-Ndombe, demande aux autorités nationales et provinciales d'intervenir afin de protéger les droits des communautés locales et de restaurer un climat de paix.

Dans une note de plaidoyer signée par le notable et opérateur culturel Gabriel Moz Massa, plusieurs préoccupations sont soulevées concernant l'exploitation des terres par la Société générale d'élevage et d'agriculture au Congo (SOGENAC).

Des contrats fonciers jugés dépassés

Le document rappelle que la société Jules Van Lancker (JVL) s'est installée à Mushie en 1966 grâce à des contrats conclus avec les chefs coutumiers de l'époque pour une durée de 25 ans renouvelable.

Selon les auteurs du plaidoyer, ces conventions n'ont jamais été réévaluées malgré les profondes évolutions sociales, démographiques et juridiques intervenues depuis leur signature.

Ils estiment également que les superficies actuellement exploitées par la SOGENAC dépasseraient les limites prévues dans les contrats initiaux, avec l'occupation de terres, de savanes et de forêts qui ne seraient pas couvertes par les accords d'origine.

Des griefs contre la SOGENAC

Le plaidoyer fait état de plusieurs préoccupations exprimées par les communautés locales. Parmi celles-ci figurent des restrictions d'accès à certaines zones forestières, des allégations de pollution des eaux par des pesticides, des difficultés d'accès aux terres agricoles, ainsi qu'une recrudescence des violences et des pillages.

Le document évoque également des conflits liés au braconnage qui auraient entraîné des pertes en vies humaines. Les auteurs demandent que des enquêtes soient menées pour faire toute la lumière sur ces faits.

Par ailleurs, la population déplore le manque d'investissements sociaux malgré la présence de longue date de l'entreprise, citant notamment l'insuffisance d'infrastructures scolaires, sanitaires et routières, ainsi que l'absence de services jugés bénéfiques pour les communautés.

Un appel à l'État pour restaurer la paix et la justice

Dans leur note, les signataires sollicitent la révision des contrats fonciers, une délimitation officielle des terres concernées, la restitution des espaces occupés au-delà des limites contractuelles, la protection de l'environnement et des villages, ainsi que la garantie de l'accès des populations à leurs terres et aux ressources naturelles.

Le document appelle également les autorités à enquêter sur les violences dénoncées et à prendre des mesures contre tout comportement discriminatoire portant atteinte à la dignité des populations.

Enfin, les auteurs du plaidoyer affirment que les habitants de Mushie ne sont pas opposés aux investissements privés, mais souhaitent que ceux-ci soient réalisés dans le respect de la loi, des droits des communautés locales et de l'environnement.

Ils demandent aux autorités de prendre les dispositions nécessaires pour rétablir la paix, la sécurité et la justice dans le territoire de Mushie.

Riposte contre Ebola : Judith Suminwa renforce le soutien du Gouvernement en Ituri

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, vendredi 24 juillet 2026, une mission de terrain dans les zones de santé de Rwampara et de Mongbwalu, en Ituri, où sévit l'épidémie d'Ebola de souche Bundibugyo. À la tête d'une délégation réunissant le Gouvernement et les partenaires de la riposte, la Cheffe du Gouvernement est allée évaluer les dispositifs de prise en charge, encourager les équipes soignantes et réaffirmer l'engagement de l'État à contenir l'épidémie.

Rwampara, le symbole d'une riposte qui sauve des vies 

Première étape de la visite : le Centre de traitement d'Ebola (CTE) de Rwampara, situé à une dizaine de kilomètres de Bunia. Après avoir observé le protocole sanitaire, Judith Suminwa a suivi, depuis la zone verte, le parcours de prise en charge des cas suspects et confirmés.

Le centre est aujourd'hui porteur d'espoir. Plusieurs patients y ont récemment été déclarés guéris, dont un nourrisson de 15 mois et sa mère. L'enfant est devenu le premier bébé officiellement guéri de cette flambée d'Ebola de souche Bundibugyo.

La visite de la Première ministre a été accueillie avec satisfaction par les habitants, qui y voient un signe de la mobilisation des autorités nationales.

« C'est une chance exceptionnelle de voir la Première Ministre venir elle-même ici, là où peut-être d'autres hésiteraient. Avec elle, nous savons qu'il y aura un changement », confie Jeannine Mabusi, membre de la société civile de l'Ituri.

Des moyens supplémentaires pour les équipes de la riposte

Au-delà du message de solidarité adressé aux soignants, Judith Suminwa a posé un acte concret en faveur des équipes engagées dans la lutte contre Ebola.

Confrontés quotidiennement aux opérations de dépistage, d'isolement, de prise en charge des malades, de suivi des cas contacts et de sensibilisation des communautés, les intervenants disposeront désormais de nouveaux moyens logistiques. La Première Ministre a procédé à la remise officielle d'une dizaine de véhicules tout-terrain au coordonnateur provincial de la riposte, le professeur Steve Ahuka, afin de renforcer la mobilité des équipes sur le terrain.

Mongbwalu, entre défis logistiques et détermination des soignants

La délégation gouvernementale s'est ensuite rendue à Mongbwalu, épicentre de l'épidémie, où le virus circule depuis près de deux mois.

Sur place, la Cheffe du Gouvernement a pris la mesure des contraintes qui compliquent les opérations : déficit en eau potable et en électricité, difficultés d'accès à certaines zones en raison de l'insécurité, poursuite des activités minières dans les secteurs affectés, résistances communautaires et précarité des relais communautaires.

Malgré ce contexte difficile, les équipes poursuivent leur mission. Le Centre de traitement d'Ebola de Mongbwalu a récemment enregistré la guérison d'un nourrisson âgé d'un mois, présenté à la Première Ministre au cours de sa visite.

Les ressources existent, la priorité est désormais la logistique

En échangeant avec les équipes de la riposte, Judith Suminwa a insisté sur la nécessité de lever les derniers obstacles opérationnels afin d'améliorer l'efficacité de la réponse.

Selon elle, les financements mobilisés par le Gouvernement et ses partenaires permettent désormais de concentrer les efforts sur les besoins logistiques.

« Quand on regarde la mobilisation de fonds qui a été faite par le Gouvernement et au niveau des différents partenaires, on se rend compte que, d'un point de vue financier, nous n'avons pas de problème majeur. Maintenant, il faut s'assurer que toute la logistique est prise en charge : ambulances, approvisionnement en eau, oxygène, équipements pour les enterrements sécurisés, afin de couvrir toutes les zones affectées », a déclaré la Première ministre.

Renforcer la sensibilisation et protéger les populations vulnérables

Judith Suminwa a également appelé à intensifier la sensibilisation des communautés afin de favoriser leur adhésion aux mesures de prévention et de prise en charge.

Elle a, en outre, demandé un meilleur alignement des priorités entre les différents acteurs de la riposte et réaffirmé la volonté du Gouvernement d'améliorer les conditions de vie des familles installées dans les camps de déplacés, où la promiscuité favorise la transmission de la maladie.

Faire de cette épidémie un tournant pour le système de santé 

Au terme de sa mission en Ituri, la Première ministre a souligné que cette crise devait permettre à la République démocratique du Congo de renforcer durablement son dispositif de réponse aux urgences sanitaires.

Pour Judith Suminwa, l'expérience acquise dans la lutte contre Ebola doit servir à améliorer la préparation, la coordination et la capacité d'intervention du pays face aux futures épidémies.

Mongala : OLPA demande la réouverture immédiate de la radio La Voix de Bumba

L'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA) a exigé le 24 juillet 2926 la réouverture de La Voix de Bumba, une radio privée émettant à Bumba, dans la province de la Mongala, après la fermeture de ses installations par la Police nationale congolaise.

Selon l'organisation de défense de la liberté de la presse, les locaux de la station ont été pris d'assaut et scellés le 21 juillet 2026 par des policiers agissant sur la base d'une réquisition signée par le gouverneur de la Mongala, Jean Collins Makaka Pap'ekaka.

Le gouverneur évoque des contenus jugés subversifs

Dans sa réquisition, l'autorité provinciale reproche à la radio de diffuser de manière répétée de fausses informations, des propos injurieux et diffamatoires à l'encontre des autorités publiques, ainsi que des messages susceptibles d'inciter à la haine, à la désobéissance civile, aux troubles à l'ordre public et de mener des campagnes jugées antipatriotiques.

La décision est intervenue peu après la diffusion de l'émission « Ligne 11 », au cours de laquelle le journaliste Crispin Ligbada a reçu des jeunes de Bumba ayant appelé à une mobilisation populaire prévue le 23 juillet 2026 pour réclamer la démission du gouverneur, qu'ils accusent de ne pas avoir respecté ses engagements en faveur du développement de la province.

OLPA dénonce une atteinte à la liberté de la presse 

Pour l'OLPA, la fermeture de La Voix de Bumba constitue une entrave à la libre circulation de l'information et une violation de la liberté de la presse garantie par la Constitution de la République Démocratique du Congo ainsi que par les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains.

L'organisation condamne cette interruption des émissions et appelle les autorités à lever les scellés afin de permettre à la radio de reprendre ses activités dans les plus brefs délais.

Un appel à la reprise des émissions 

Estimant que cette mesure porte atteinte au droit du public à l'information, l'OLPA demande la réouverture immédiate de La Voix de Bumba et le respect des garanties légales protégeant l'exercice du métier de journaliste en RDC.

RDC : le BCNUDH alerte sur une hausse de 26 % des violations des droits humains en mai 2026

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH) a publié le 24 juillet 2026 son rapport sur les principales tendances des violations des droits humains en République Démocratique du Congo pour le mois de mai 2026.

Le document met en évidence une nette dégradation de la situation sécuritaire, principalement dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri, où les conflits armés continuent de faire de nombreuses victimes.

Au cours du mois de mai 2026, le BCNUDH a documenté 481 violations et atteintes aux droits humains, ayant touché au moins 1.188 victimes. Par rapport au mois d'avril, cela représente une augmentation de 26 % des violations et de 20 % du nombre de victimes.

Selon le Bureau, cette hausse est notamment liée à l'intensification odes attaques contre les civils menées par les Forces démocratiques alliées (ADF) dans les territoires de Beni et Mambasa, ainsi qu'à la résurgence de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la province du Bas-Uélé.

Les provinces en conflit concentrent l'essentiel des violations

Le rapport indique que 393 violations, ayant affecté 886 victimes, ont été recensées dans oles provinces touchées par les conflits armés.

Dans les provinces non affectées par les combats, le BCNUDH a néanmoins documenté 88 violations et atteintes, concernant 302 victimes, notamment en raison des restrictions persistantes de l'espace civique.

Des violences sexuelles toujours préoccupantes

Le BCNUDH a recensé 40 cas de violences sexuelles liées au conflit, ayant fait 59 victimes, dont 33 femmes, 25 filles et un homme.

Le Nord-Kivu concentre près de 73 % des victimes, suivi du Sud-Kivu (15 %) et de l'Ituri (10 %).

Les acteurs étatiques sont mis en cause dans 46 % des cas, avec 27 victimes, dont 26 attribuées aux FARDC. Parmi les groupes armés, le M23 est cité comme le principal auteur présumé, avec 14 victimes.

Journalistes et défenseurs des droits humains toujours ciblés

Le rapport relève également la persistance des restrictions de l'espace civique. En mai 2026, le BCNUDH a documenté six violations visant des défenseurs des droits humains, des journalistes, des leaders communautaires et des acteurs de la société civile, pour un total de 22 victimes, dont 20 femmes.

Par ailleurs, sept cas de protection individuelle oont nécessité l'intervention du BCNUDH. Les menaces provenaient notamment d'éléments de l'AFC/M23, d'agents de la Police nationale congolaise (PNC), d'autorités judiciaires et des services de renseignement.

Grâce au plaidoyer du Bureau, huit défenseurs des droits humains ont bénéficié de mesures destinées à renforcer leur sécurité.

Des poursuites engagées contre militaires, policiers et civils

Dans le cadre de la lutte contre l'impunité, plusieurs procédures judiciaires ont été enregistrées au cours du mois de mai dans des affaires impliquant des militaires des FARDC, des policiers et des membres de groupes armés.

Au total, 66 poursuites ont été engagées contre cinq militaires des FARDC, cinq policiers et 56 civils. Ces procédures ont abouti à la condamnation de 49 personnes, dont cinq militaires des FARDC, cinq agents de la PNC et 39 civils, pour des faits de meurtre, viol, extorsion et autres violations graves des droits humains.

Le rapport précise que trois militaires des FARDC, trois policiers et quatre civils ont été condamnés à la peine de mort. Avec l'appui du BCNUDH, 23 victimes, dont 12 femmes, ont également bénéficié de mesures de protection judiciaire.

Ce rapport s'inscrit dans le mandat du BCNUDH consistant à surveiller la situation des droits humains en RDC et à partager régulièrement ses constats avec les autorités afin de favoriser des poursuites contre les auteurs présumés des violations.

Makala : le bourgmestre Kafelio Ngidia et le député Éric Tshikuma mobilisés pour renforcer la sécurité après les récents meurtres

À la suite des récents incidents meurtriers enregistrés dans les quartiers Tamba et Malala, dans la commune de Makala à Kinshasa, le bourgmestre Kafelio Ngudia Kabongo a présidé le 24 juillet 2026 une réunion élargie du comité local de sécurité afin d'évaluer la situation sécuritaire de la municipalité et de renforcer les mécanismes de prévention.

La rencontre a réuni les chefs de quartiers, les chefs de rues, des notables, les services de sécurité ainsi que le député national Éric Tshikuma.

Cette réunion intervient alors que plusieurs habitants restent préoccupés par les récents actes criminels signalés dans la commune, notamment le meurtre d'un habitant sur l'avenue Makala 15, dans le quartier Tamba.

Selon les informations rapportées, des individus non identifiés et cagoulés auraient fait irruption dans une résidence avant de commettre ce crime, relançant le débat sur la sécurité dans cette commune de la Funa.

Une situation sécuritaire jugée globalement maîtrisée

Conformément au décret portant création, organisation et fonctionnement des comités locaux de sécurité, les participants ont procédé à une analyse détaillée de la situation dans chacun des 18 quartiers de Makala.

À l'issue des échanges, le bourgmestre Kafelio Ngudia Kabongo a affirmé que l'autorité de l'État est aujourd'hui rétablie dans la quasi-totalité de la commune.

« Sur les 18 quartiers de Makala, 16 connaissent une situation sécuritaire stable. Le phénomène Kuluna appartient désormais au passé et l'ordre public est restauré », a-t-il déclaré.

L'autorité municipale a toutefois reconnu l'existence de certaines menaces ponctuelles, notamment des cas de tracasseries attribuées à des hommes armés se présentant comme des policiers ou des militaires ainsi que des actes criminels isolés.

Les enquêtes se poursuivent sur les meurtres de Tamba et Malala

Revenant sur les incidents récents, le bourgmestre a condamné des actes qu'il considère comme une tentative de remettre en cause les efforts consentis pour restaurer la sécurité dans la commune.

Il a annoncé que la commune et les familles concernées se constitueront partie civile afin d'obtenir que les auteurs soient identifiés, arrêtés et jugés.

« Ces actes ne doivent pas rester impunis. Nous voulons que les responsables répondent de leurs actes devant la justice », a-t-il insisté.

Kafelio Ngudia a également appelé les habitants à la vigilance, rappelant que la sécurité demeure une responsabilité collective.

Éric Tshikuma salue les progrès réalisés

Prenant part à la réunion, le député national Éric Tshikuma a salué la démarche initiée par les autorités communales et l'implication des acteurs de proximité dans l'évaluation de la situation sécuritaire.

Selon lui, les interventions des chefs de quartiers, des chefs de rues et des notables ont permis de dresser un état des lieux fidèle de la réalité sur le terrain.

« Nous avons constaté que le phénomène Kuluna n'existe pratiquement plus à Makala. Cependant, les récents meurtres ainsi que certaines tracasseries signalées par la population nécessitent une réponse ferme des autorités », a déclaré l'élu de la Funa.

Le député Tshikuma a promis de mener un plaidoyer auprès des instances compétentes afin d'accélérer les enquêtes et de garantir la sanction des auteurs des crimes.

Renforcement des patrouilles et accompagnement des familles

Pour prévenir de nouveaux incidents, le bourgmestre a annoncé le renforcement des patrouilles mixtes associant les forces de sécurité et les structures communautaires dans les zones considérées comme sensibles.

De son côté, Éric Tshikuma a indiqué qu'il se rapprocherait des familles touchées afin d'évaluer leurs besoins et les mécanismes d'assistance pouvant être mobilisés.

Il a également plaidé pour un accompagnement accru des victimes par les pouvoirs publics et pour la publication des résultats des enquêtes en cours.

D'autres défis identifiés

Au-delà des questions sécuritaires, la réunion a permis d'identifier plusieurs préoccupations soulevées par les habitants, notamment la pollution sonore, la délinquance juvénile et d'autres défis sociaux qui affectent le quotidien de la population.

PLes autorités communales et le pdéputé national se sont engagés à poursuivre leur collaboration afin de consolider les acquis sécuritaires et garantir un climat de paix dans l'ensemble de la commune de Makala.

Présence présumée de mercenaires français dans l'Est : des députés congolais annoncent un mémorandum à l'ambassade de France

Un collectif de députés nationaux issus de toutes les legislatures envisage de déposer un mémorandum à l'ambassade de France en République Démocratique du Congo afin de demander des explications sur la présence présumée de mercenaires français aux côtés de l'armée rwandaise et de la rébellion de l'AFC/M23 dans l'Est du pays.

À l'issue d'un échange avec le conseiller diplomatique de l'ambassade de France, le coordonnateur du collectif, Ntumba Tshabola Bintou, a indiqué que les diplomates français avaient proposé l'organisation d'une rencontre officielle avec l'ambassadeur afin d'examiner cette question.

« Nous sommes venus dénoncer la présence de mercenaires français sur le sol congolais. L'ambassade nous a demandé de ne pas nous limiter aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux et de privilégier un échange officiel avec l'ambassadeur », a-t-il déclaré.

Le collectif réclame des clarifications

Selonble député Ntumba Tshabola Bintou, les députés souhaitent obtenir des informations précises avant de tirer des conclusions définitives.

Il affirme recevoir régulièrement des témoignages en provenance des zones affectées par le conflit et estime qu'il est nécessaire de confronter ces informations à la position officielle des autorités françaises.

Le collectif annonce qu'il adressera formellement une correspondance à l'ambassade de France en vue d'obtenir un rendez-vous dans les meilleurs délais.

Si la présence de ressortissants français engagés comme mercenaires était confirmée, les députés demandent leur arrestation et leur traduction devant les juridictions compétentes.

Une démarche élargie aux partenaires internationaux

Les initiateurs de cette démarche précisent qu'ils ne comptent pas limiter leurs actions à la représentation diplomatique française. Ils annoncent leur intention de poursuivre leurs démarches auprès d'autres partenaires internationaux qu'ils estiment susceptibles d'influencer une désescalade du conflit dans l'Est de la RDC.

Selon eux, la priorité demeure la fin des violences qui touchent les populations civiles depuis plusieurs décennies. 

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par la poursuite des combats dans l'Est de la République Démocratique du Congo entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les rebelles de l'AFC/M23, un mouvement que Kinshasa accuse d'être soutenu par le Rwanda. Kigali rejette régulièrement ces accusations.

Ces derniers jours, des publications relayées sur les réseaux sociaux ont affirmé que des ressortissants français participeraient aux combats aux côtés de l'AFC/M23 et de l'armée rwandaise. À ce stade, ces allégations n'ont pas été étayées par des éléments de preuve rendus publics ni confirmées officiellement par les autorités françaises.

C'est dans ce contexte que le collectif de députés souhaite obtenir des explications directes de l'ambassade de France avant de poursuivre sa démarche.