APO

vendredi 7 août 2026

Cobalt congolais : les sociétés minières chinoises démentent toute teneur excessive en uranium

L'Union des Sociétés Minières aux Capitaux Chinois en République Démocratique du Congo (USMCC) est montée au créneau pour réfuter les informations faisant état d'une prétendue teneur excessive en uranium dans le cobalt produit par les entreprises minières chinoises opérant dans le sud-est du pays.

Dans une déclaration publiée le 5 août 2026, l'organisation qualifie ces allégations de « rumeurs infondées » susceptibles de perturber le marché international du cobalt et de porter atteinte à la réputation des producteurs concernés.

L'USMCC affirme avoir procédé à des vérifications

Selon l'association, une vérification approfondie menée auprès de ses entreprises membres n'a révélé aucun dépassement des seuils réglementaires en uranium dans les produits de cobalt extraits, transformés et exportés depuis le sud-est de la RDC.

L'USMCC indique que ses membres appliquent les dispositions du Code minier congolais ainsi que les normes d'analyse reconnues sur le marché international. Elle soutient que l'ensemble des produits commercialisés répond aux exigences en vigueur en matière de qualité et de sécurité.

Des traces naturelles, mais pas d'exploitation de l'uranium

L'organisation rappelle que les activités liées à l'exploration, à l'exploitation, au transport et au commerce de l'uranium relèvent exclusivement du contrôle des autorités compétentes de la RDC.

Elle précise également que les produits d'hydroxyde de cobalt peuvent contenir des traces naturelles extrêmement faibles d'uranium, inhérentes à certains minerais.

Toutefois, ces concentrations seraient largement inférieures aux seuils permettant une exploitation industrielle ou commerciale de cette substance radioactive et ne modifieraient en rien la nature du produit destiné au marché du cobalt.

Un appel à ne pas relayer les fausses informations

Face à la circulation de ces informations, l'USMCC appelle ses partenaires commerciaux, ses clients et les acteurs du secteur minier à faire preuve de vigilance et à ne pas relayer des rumeurs non vérifiées.

L'association assure que ses entreprises membres poursuivront le renforcement des contrôles de qualité, notamment à travers des prélèvements réguliers et la publication transparente des résultats des analyses, afin de préserver la crédibilité du cobalt produit en République Démocratique du Congo.

Des rumeurs dans les réseaux sociaux

Cette mise au point intervient alors que des publications diffusées sur les réseaux sociaux et dans certains milieux spécialisés affirmaient que le cobalt provenant de mines exploitées par des entreprises chinoises dans le sud-est de la RDC présenterait une concentration anormalement élevée en uranium.

Ces allégations ont suscité des interrogations au sein de la filière, alors que la RDC demeure le premier producteur mondial de cobalt, un minerai stratégique indispensable à la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques et aux équipements électroniques.

Le secteur minier congolais, particulièrement dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, est largement dominé par des entreprises à capitaux chinois, qui exploitent une part importante de la production nationale de cuivre et de cobalt.

La qualité des minerais exportés et le respect des normes internationales constituent des enjeux majeurs pour maintenir la confiance des marchés mondiaux, dans un contexte où les exigences en matière de traçabilité, de conformité environnementale et de contrôle des substances radioactives se renforcent continuellement.


Procès du général Christian Tshiwewe : la défense de Maurice Nyembo Kufi et de John Chinyabuuma Kamukinde réclame la nullité de la procédure

La Haute Cour militaire a poursuivi, le jeudi 6 août 2026, l'examen du dossier RP n°060/26 opposant l'Auditeur général, ministère public près la Haute Cour militaire, et la République Démocratique du Congo à dix prévenus, parmi lesquels le général d'armée Christian Tshiwewe Songesa, le général John Numbi Banza Ntambo (en fuite), le général-major Maurice Nyembo Kufi, le général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde ainsi que plusieurs autres officiers supérieurs des FARDC.

Les prévenus sont poursuivis notamment pour complot, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, violation des consignes, désertion à l'étranger, détention illégale d'armes et de munitions de guerre ainsi qu'incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

L'audience du jeudi 6 août 2026 était consacrée à la présentation des mémoires uniques de la défense du général-major Maurice Nyembo Kufi et du général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde.

À travers plusieurs moyens de droit, leurs avocats ont demandé à la Haute Cour militaire de constater la nullité de plusieurs actes de procédure et d'ordonner la mise en liberté conditionnelle de leurs clients.

La défense invoque des irrégularités de procédure

Au cœur de leur argumentation, les conseils des deux officiers ont soutenu que plusieurs actes de procédure auraient été accomplis en violation des dispositions du Code judiciaire militaire et des règles de procédure pénale.

Selon eux, ces irrégularités affecteraient la validité de l'ensemble de la procédure. Ils ont rappelé que la nullité constitue une sanction applicable lorsqu'un acte de procédure est entaché d'une violation substantielle de la loi ou des droits de la défense.

Les avocats ont ainsi demandé à la Haute Cour militaire d'annuler les actes qu'ils estiment irréguliers et d'en tirer toutes les conséquences de droit.

Le rôle du Conseil national de sécurité contesté

La défense a également remis en cause l'intervention du Conseil national de cyberdéfense dans cette affaire. Selon les avocats, cet organe n'a pas compétence pour mener des enquêtes judiciaires, procéder à des arrestations ou accomplir des actes relevant exclusivement des officiers de police judiciaire et du ministère public.

Ils ont soutenu que les investigations pénales doivent être conduites par les autorités judiciaires légalement habilitées et dans le strict respect des procédures prévues par la Constitution et les lois de la République.

Des exceptions sur les actes d'enquête et les expertises

Les conseils des prévenus ont ensuite contesté plusieurs pièces du dossier, notamment des procès-verbaux d'audition et un rapport d'expertise produit par l'accusation.

Selon eux, certaines mentions obligatoires feraient défaut dans les procès-verbaux, notamment celles relatives à la qualité des officiers de police judiciaire ayant procédé aux auditions.

Ils ont également soutenu que les formalités entourant l'expertise, notamment la prestation de serment de l'expert avant l'exécution de sa mission, n'auraient pas été respectées.

Pour la défense, ces irrégularités privent ces documents de toute valeur probante.

Des violations des droits fondamentaux dénoncées

Les avocats ont en outre affirmé que les droits constitutionnels de leurs clients auraient été méconnus au cours de la procédure. Ils ont évoqué le dépassement du délai légal de garde à vue, l'absence d'accès immédiat à un avocat ainsi que les restrictions au droit de communiquer avec leurs familles.

Selon les conseils, ces garanties sont protégées par la Constitution et leur violation est de nature à affecter la régularité des poursuites.

Une demande de mise en liberté conditionnelle

À l'issue de leurs plaidoiries, les conseils du général-major Maurice Nyembo Kufi et du général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde ont sollicité la mise en liberté conditionnelle de leurs clients, tout en demandant à la Haute Cour militaire de constater les nullités soulevées avant l'examen du fond du dossier.

La Cour poursuivra l'examen des exceptions de procédure avant de se prononcer sur leur recevabilité et sur la suite de l'instruction de cette affaire, qui implique plusieurs officiers supérieurs des FARDC poursuivis pour des faits qualifiés d'atteinte à la sûreté de l'État et d'infractions militaires. La présentation des mémoires va se poursuivre à l'audience du 13 août 2026.


Luozi : la Nouvelle Société civile congolaise sensibilise à la constitution du fichier des ménages agricoles

Le coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise dans le territoire de Luozi, Jérémie Loucain Lukalayenge Mbemba, a appelé les agriculteurs à s'impliquer dans le processus de constitution du fichier des ménages agricoles.

Selon ce responsable d la société civile, cette opération vise à doter le territoire d'une base de données fiable permettant d'identifier les ménages vivant de l'agriculture, leurs productions, leurs besoins et les défis auxquels ils sont confrontés.

Un outil de planification et de développement

Jérémie Loucain Lukalayenge Mbemba estime que la mise en place de ce fichier constitue une étape importante pour améliorer la planification des politiques agricoles et faciliter l'accès des producteurs aux programmes d'appui, aux intrants agricoles, au financement et à l'encadrement technique.

Il souligne qu'un recensement fiable des ménages agricoles permettra également aux autorités et à leurs partenaires de mieux orienter les interventions en faveur du développement rural.

Appel à la mobilisation des communautés

Le coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise invite les chefs de villages, les organisations paysannes et l'ensemble des communautés locales à accompagner cette démarche afin de garantir un recensement exhaustif des ménages agricoles dans le territoire de Luozi.

Pour lui, la réussite de cette opération contribuera à renforcer la sécurité alimentaire, à améliorer les conditions de vie des agriculteurs et à promouvoir un développement durable du territoire.


Dakar 2027 : le Festival international des médias de la prévention ouvre ses candidatures

Un rendez-vous mondial inédit en Afrique et la ville de Dakar s’apprête à accueillir, du 26 au 30 avril 2027, le 24ème Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail.

Pour la première fois depuis la création de cet événement en 1990, le Sénégal sera l’hôte de ce grand rendez-vous international consacré à la prévention et à la protection des travailleurs.

Organisé à Dakar, ce congrès sera également marqué par le Festival international des médias de la prévention (FIMP), qui mettra à l’honneur des productions audiovisuelles et multimédias consacrées à la sécurité et à la santé au travail.

Les médias au cœur de la sensibilisation

Le FIMP entend utiliser la puissance des médias pour sensibiliser le public aux enjeux liés à la prévention des accidents, aux conditions de travail et à la santé professionnelle.

Le festival est ouvert aux sociétés de production audiovisuelle, organisations, entreprises, institutions, agences, cinéastes, développeurs, professionnels de différents secteurs ainsi qu’aux amateurs.

Les productions doivent avoir été réalisées à partir de janvier 2023 et porter sur des questions liées à la sécurité et à la santé au travail.

Films, documentaires, applications et autres formats acceptés

Les participants peuvent proposer leurs créations dans différentes langues, y compris les langues locales, et sous plusieurs formats.

Sont notamment concernés les films, documentaires, reportages, vidéos musicales, logiciels, applications, sites internet et autres productions multimédias.

Cette diversité vise à permettre à un large éventail de créateurs et de professionnels de présenter des initiatives innovantes destinées à promouvoir une meilleure culture de la prévention dans les milieux professionnels.

Une compétition internationale

Toutes les productions soumises seront examinées par un jury international d’experts. Les œuvres sélectionnées pourront être présentées devant une audience internationale réunissant des spécialistes de la sécurité et de la santé au travail.

Les lauréats seront récompensés lors d’une session spéciale du Festival international des médias de la prévention organisée dans le cadre du Congrès mondial. Une cérémonie est également prévue au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD).

Au-delà des récompenses, le festival constitue une occasion pour les participants de donner une visibilité internationale à leurs productions et à leurs initiatives en matière de prévention.

Les candidatures ouvertes jusqu’au 31 août 2026

Les candidatures au FIMP Dakar 2027 sont ouvertes depuis le 1er avril 2026 et doivent être introduites au plus tard le 31 août 2026.

À quelques semaines de la clôture, les organisateurs invitent les professionnels des médias, les sociétés de production, les institutions, les entreprises et les créateurs africains à saisir cette opportunité et à faire connaître leurs productions sur la scène internationale.

Cette édition revêt une importance particulière pour le continent africain, puisqu’elle constitue une première dans l’organisation du Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail et du Festival international des médias de la prévention en Afrique.

Un appel à la mobilisation du continent africain

À travers ce festival, les organisateurs souhaitent mettre en lumière les initiatives médiatiques qui contribuent à améliorer la sensibilisation aux risques professionnels et à promouvoir des environnements de travail plus sûrs et plus sains.

Les professionnels et créateurs intéressés sont donc invités à consulter les conditions de participation et à soumettre leurs productions avant la date limite.

Les informations, modalités de participation et inscriptions sont disponibles sur le site officiel du festival : mediainprevention.org.

Pour toute question complémentaire, le bureau de l’IMFP peut également être contacté à l’adresse imfp@bgetem.de.

Rendez-vous est donc pris à Dakar, du 26 au 30 avril 2027, pour une édition placée sous le signe de la prévention, de l’innovation médiatique et de la sécurité au travail.


mercredi 5 août 2026

Après sa démission d'Ensemble pour la République, Sona Kamitatu consulte José Endundo avant un nouveau combat politique

Quelques jours après avoir annoncé sa démission d'Ensemble pour la République, Sona Kamitatu prend la parole pour expliquer le sens de son choix et esquisser la suite de son parcours politique.

Dans une lettre adressée au président du parti, Moïse Katumbi, elle affirme avoir pris cette décision après « une longue réflexion », estimant que le cadre actuel du parti ne lui permet plus de défendre les valeurs qui ont motivé son engagement politique.

« Je préfère me retirer sans amertume plutôt que de demeurer sans conviction », écrit-elle, tout en exprimant sa gratitude envers le parti et son président pour la confiance qui lui a été accordée au fil des années.

Un engagement politique qu'elle dit inchangé

Sona Kamitatu rappelle avoir commencé son parcours politique très jeune au sein de l'Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC), avant de rejoindre Ensemble pour la République.

Selon elle, son départ ne signifie pas un renoncement à ses convictions.

Elle affirme vouloir poursuivre son combat pour les libertés publiques, la démocratie ainsi que pour une plus grande participation des jeunes et des femmes à la gestion des affaires publiques.

Elle insiste sur le fait que cette décision ne constitue ni un désaveu personnel ni une rupture avec les responsables du parti, mais résulte d'une évolution de son appréciation du contexte politique.

José Endundo, première étape de son nouveau parcours

Dans un message publié sur X après sa démission, Sona Kamitatu révèle avoir choisi de rencontrer José Endundo Bononge avant d'entamer une nouvelle étape de son engagement.

Elle présente l'ancien ministre et président du Comité des sages d'Ensemble pour la République comme une figure majeure de la vie politique congolaise et un patriarche influent de l'espace Grand Équateur.

Sona Kamitatu retrace son parcours, rappelant ses responsabilités à la tête d'entreprises publiques sous le régime Mobutu, son passage dans les mouvements politico-militaires, notamment le RCD et le MLC, son implication dans les négociations politiques ayant conduit aux accords de paix, ainsi que la création du Parti démocrate chrétien.

Quatre leçons pour une nouvelle génération

Sona Kamitatu affirme avoir retenu quatre enseignements de José Endundo durant leur collaboration au Sénat, peser dans le jeu politique sans fermer les portes au dialogue ; assumer son identité sans tomber dans le communautarisme ; privilégier la force des arguments plutôt que le rapport de force ; construire des institutions durables plutôt que rechercher des avantages immédiats.

Elle indique vouloir faire de ces principes le socle de son action politique.

Le pari d'une nouvelle génération politique

Sona Kamitatu annonce désormais vouloir mener son combat avec les femmes et les hommes de sa génération, qu'elle décrit comme celle ayant grandi dans « le Congo des occasions manquées ».

Elle dit aspirer à un pays où la Constitution est respectée, où les élections déterminent véritablement l'alternance politique et où les jeunes ainsi que les femmes occupent une place réelle dans les instances de décision.

Sans dévoiler sa prochaine destination politique, l'ancienne sénatrice laisse entendre qu'elle entend poursuivre son engagement dans un nouveau cadre, tout en revendiquant l'héritage des alliances et des valeurs qui ont marqué son parcours.


RN2 au Sud-Kivu : SKD SAS rejette les accusations d'un député et défend la légalité de ses travaux

La société Kivu Développement SAS (SKD SAS) a publié un démenti officiel en réaction à la note de dénonciation et d'alerte à la vigilance adressée le 4 août 2026 au vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur par le député national Trésor Lutala Mutiki.

Dans ce document, l'entreprise affirme maintenir intégralement la position exprimée dans ses communiqués des 29 et 31 juillet 2026. Elle rejette notamment les accusations selon lesquelles ses représentants auraient appelé la population à se retourner contre les élus ou accusé les autorités de Kinshasa de détruire le pays.

Selon SKD SAS, les propos tenus visaient uniquement certains membres des Wazalendo que l'entreprise estime manipulés, et non l'ensemble de la population.

La société défend la légalité du partenariat avec le Sud-Kivu

Sur le plan administratif, SKD SAS soutient que le protocole de partenariat public-privé (PPP) conclu avec la province du Sud-Kivu pour la réhabilitation de la Route nationale n°2 (RN2), sur le tronçon Bukavu-Lwino, est conforme à la Constitution.

L'entreprise rappelle que l'article 203 de la Constitution confère à la fois au pouvoir central et aux provinces des compétences en matière de construction et d'entretien des routes d'intérêt national.

Elle estime également que l'autorisation accordée en mai 2026 par le vice-gouverneur du Sud-Kivu, agissant comme gouverneur intérimaire, respecte le principe de continuité de l'administration publique.

Concernant les critiques sur son statut, SKD SAS affirme que ses statuts lui permettent d'exécuter des travaux de génie civil et de construction d'infrastructures routières. Elle réfute également les accusations d'exploitation minière illégale à Tubimbi.

Financement et perception de carburant : SKD apporte ses précisions

La société indique que les travaux sont financés par son représentant, Me Asaph Wenda Lukangyela, dans le cadre d'un contrat PPP signé en janvier 2025 avec la province du Sud-Kivu.

À propos des contributions en carburant réclamées aux transporteurs, SKD SAS affirme qu'il ne s'agit pas d'une taxe obligatoire. Selon elle, cette initiative est née d'un partenariat avec l'Association des transporteurs pour le développement au Congo (ATDCO), dont les membres auraient accepté volontairement de fournir deux bidons de carburant par voyage pendant trois jours afin de soutenir les travaux.

L'entreprise assure par ailleurs qu'aucune taxe n'est perçue par SKD SAS et que l'évolution du chantier est régulièrement communiquée aux autorités compétentes.

Des accusations sécuritaires qualifiées de "contre-vérités"

Face aux soupçons de liens avec la rébellion du M23 et d'éventuels intérêts miniers dans les zones sous tension, SKD SAS dément catégoriquement toute collaboration avec des groupes armés.

L'entreprise affirme qu'aucune preuve n'étaye les accusations formulées par le député Mutiki et soutient que les travaux de réhabilitation ont débuté en janvier 2025 dans des zones alors sous contrôle gouvernemental.

Elle précise que ses engins sont stationnés depuis cette période à la paroisse catholique de Mukasa, à Kasika, et rejette également les allégations concernant une prétendue installation irrégulière de ressortissants étrangers ou un financement du terrorisme.

Une polémique aux relents politiques

Dans son démenti, SKD SAS estime que les accusations portées contre elle relèvent davantage d'un différend politique que d'éléments factuels.

La société accuse le député Trésor Mutiki de chercher à bloquer un projet de désenclavement du territoire de Mwenga pour des considérations politiques et électorales.

Elle soutient que les attaques viseraient également son représentant, Me Asaph Wenda Lukangyela, présenté comme un acteur engagé dans le développement de la région.

Enfin, SKD SAS rappelle que le député Mutiki avait lui-même, par le passé, entrepris des travaux de réhabilitation de ponts sur la RN2 ainsi que des travaux d'entretien de l'aérodrome de Manungu, s'interrogeant sur les autorisations administratives dont il disposait alors.

L'entreprise conclut en réaffirmant sa disponibilité à fournir aux autorités tous les documents relatifs à son existence légale, à son immatriculation et au partenariat conclu avec la province du Sud-Kivu.


dimanche 2 août 2026

VAR4 : plus de 10.000 jeunes attendus à Kinshasa pour promouvoir une « Jeunesse ya BONNE QUALITÉ »

L'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa accueillera, le 9 août 2026, la quatrième édition de Du Virtuel au Réel (VAR4), un événement organisé par Team Booster Digital et Miteka Advertising.

Placée sous le thème « Jeunesse ya BONNE QUALITÉ », cette rencontre ambitionne de promouvoir une utilisation responsable des réseaux sociaux, la citoyenneté numérique et l'entrepreneuriat chez les jeunes.

Au fil des éditions, VAR4 s'est imposé comme l'un des plus importants rassemblements de la jeunesse numérique en République Démocratique du Congo.

La communauté compte aujourd'hui 10.732 membres, parmi lesquels des créateurs de contenus, entrepreneurs, étudiants et professionnels, représentant une audience cumulée de plus de 32 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux. Plus de 10.000 participants sont déjà inscrits pour cette nouvelle édition.

Une édition axée sur la sensibilisation et les bonnes pratiques du numérique

Lors d'une conférence de presse organisée le 1er août 2026 à Kinshasa, les organisateurs ont dévoilé les principales innovations de cette édition.

Jonathan Botolikissi, membre du comité d'organisation, a expliqué que l'événement renforcera son volet de sensibilisation en abordant plusieurs enjeux d'actualité.

Outre les échanges sur la réputation numérique, la citoyenneté digitale, les droits et devoirs des internautes ou encore l'entrepreneuriat, des sessions seront consacrées à la sensibilisation sur l'épidémie d'Ebola qui sévit actuellement en RDC, à l'hygiène, ainsi qu'au projet Genocost porté par le FONAREV.

L'objectif est également de montrer aux jeunes que les réseaux sociaux peuvent devenir un véritable outil de création d'opportunités, de développement personnel et de réussite professionnelle, au-delà de leur simple utilisation quotidienne.

Des personnalités et partenaires mobilisés

La journée réunira plusieurs personnalités issues des institutions publiques, du secteur privé et des organisations internationales.

Parmi les intervenants figurent Jean Goubald Kalala, Benji4, Christian Bosembe, des représentants des ministères de la Justice et de l'Économie numérique, du FONAREV, du PNUD, de l'UNICEF, de l'Office national du tourisme ainsi que de l'ambassade des États-Unis en RDC.

L'entrepreneur Ernest Kaninda assurera le parrainage de cette quatrième édition, qui bénéficie également du soutien d'Airtel RDC, de Novotel Kinshasa et d'autres partenaires.

Une rencontre gratuite pour bâtir une communauté engagée

Au-delà des conférences et ateliers, VAR4 se veut également un espace de rencontre entre des milliers de jeunes qui échangent habituellement sur les plateformes numériques. Des prestations artistiques et des activités de réseautage ponctueront la journée, qui se déroulera de midi jusqu'en soirée. L'accès à l'événement sera entièrement gratuit, seules les consommations sur place étant payantes.

Selon les organisateurs, les trois premières éditions ont permis de créer une véritable communauté d'internautes engagés.

Cette année, plus de 10.000 jeunes ont déjà généré leur badge d'adhésion via le portail officiel de l'événement, un indicateur qui, selon eux, témoigne de l'adhésion croissante au message de promotion d'une utilisation responsable du numérique et d'une jeunesse porteuse de valeurs positives.