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samedi 8 août 2026

Boko Kivulu : six détenus meurent, une forte suspicion de choléra alerte les autorités sanitaires

Une situation sanitaire préoccupante est signalée au cachot de Boko, dans la Zone de Santé Rurale de Boko Kivulu, de Mbanza-Ngungu, au Kongo Central. Selon un rapport d’une mission d’investigation et de riposte réalisée en août 2026 par les services de santé, six personnes détenues sont décédées depuis le 2 août 2026, dans un contexte marqué par une forte surpopulation, le manque d’eau, des conditions d’hygiène dégradées et des cas de diarrhée aiguë.

Face à cette succession de décès dans un milieu fermé, les autorités sanitaires ont dépêché une équipe sur place afin d’identifier les causes probables des décès, rechercher d’éventuels cas supplémentaires et évaluer le risque de propagation d’une maladie infectieuse.

Le rapport évoque une forte suspicion d’épidémie de choléra, mais précise que cette hypothèse doit encore être confirmée ou infirmée par des investigations épidémiologiques et des analyses biologiques.

Des conditions de détention jugées extrêmement préoccupantes

Le cachot de Boko est constitué de trois chambres d’environ 5 m² chacune, soit une superficie totale estimée à seulement 15 m². Au moment de la mission, 134 personnes y étaient détenues. Cette situation est qualifiée d’extrême surpopulation par les enquêteurs sanitaires.

La mission a notamment constaté la présence d’excréments et d’urines dans certaines cellules, une forte odeur fécale, des installations sanitaires insuffisantes ainsi que l’absence de conditions permettant un nettoyage régulier et efficace des locaux.

Le rapport relève également des contacts fréquents entre détenus, gardes et visiteurs, alors que les mesures de prévention et de contrôle des infections restent insuffisantes.

Un accès insuffisant à l’eau et à l’alimentation

L'accès à l'eau constitue l'une des principales préoccupations relevées par les enquêteurs. Les détenus ne disposeraient pas régulièrement de quantités suffisantes d'eau pour boire, se laver les mains, prendre leur bain, nettoyer les cellules ou entretenir les installations sanitaires.

À cette situation s'ajoute un problème alimentaire. Selon les témoignages recueillis auprès des détenus, ceux-ci seraient privés d'une alimentation adéquate depuis plus d'une vingtaine de jours.

Les services de santé estiment que cette situation pourrait favoriser la dénutrition, la faiblesse générale et l'aggravation de l'état des personnes souffrant de diarrhée ou de vomissements.

Six décès et des symptômes compatibles avec le choléra

Depuis le 2 août 2026, six décès ont été enregistrés parmi les détenus. Selon les informations recueillies auprès du chef des prisonniers, certaines personnes décédées auraient présenté, avant leur mort, une diarrhée aiguë et abondante, des selles décrites comme « riziformes », des vomissements et des signes de déshydratation, avec une dégradation rapide de leur état général.

Cette association de symptômes, combinée au manque d'eau potable, à l'insalubrité et à la promiscuité, a conduit les enquêteurs à considérer le choléra comme une hypothèse prioritaire. Le rapport insiste toutefois sur un point essentiel : aucune confirmation biologique du choléra n'est encore établie à ce stade. Des prélèvements doivent être réalisés chez les cas suspects afin de rechercher notamment la présence de Vibrio cholerae.

Un centre de traitement du choléra installé à Boko

Face au risque de propagation, les premières mesures de riposte ont déjà été engagées. Un Centre de traitement du choléra (CTC) a été installé au Centre de Santé de Référence de Boko afin d'assurer une prise en charge rapide des personnes présentant des symptômes suspects ou des formes graves.

Une surveillance active des détenus a également été mise en place pour rechercher les cas de diarrhée aiguë, de vomissements et de déshydratation. Des solutions chlorées ont par ailleurs été installées dans la cour et à l'intérieur du cachot ainsi qu'aux points destinés au lavage des mains. Le rapport indique également qu'une chimioprophylaxie à base de doxycycline a été administrée aux prisonniers comme mesure d'urgence décidée sur le terrain.

L'eau, l'hygiène et l'assainissement au cœur de la riposte

Les autorités sanitaires recommandent un approvisionnement immédiat et quotidien en eau potable pour la boisson, la préparation des aliments, le lavage des mains, l'hygiène corporelle et le nettoyage des cellules. L'installation de dispositifs de lavage des mains avec eau chlorée et savon est également préconisée.

Les services de santé recommandent par ailleurs une désinfection complète des cellules, une gestion sécurisée des excréta et des déchets ainsi que la désinfection des surfaces contaminées par les selles ou les vomissures.

Les contacts non essentiels entre détenus, visiteurs et gardes devraient également être strictement encadrés pendant la période d'investigation et de riposte.

Le désengorgement du cachot présenté comme une urgence sanitaire

Pour les enquêteurs, le désengorgement du cachot constitue l'une des mesures prioritaires. Avec 134 personnes dans environ 15 m², il serait difficile, selon le rapport, de garantir des conditions minimales d'hygiène, de surveillance, d'isolement des malades et de prévention de la transmission.

La réduction de la surpopulation permettrait également de faciliter l'accès à l'eau et à l'alimentation, le nettoyage et la désinfection des locaux ainsi que la prise en charge des personnes malades.

Des besoins importants en médicaments et équipements

La Zone de Santé Rurale de Boko Kivulu fait également état de besoins en intrants médicaux et logistiques. Ils comprennent notamment des sels de réhydratation orale, des solutés de perfusion, des dispositifs de perfusion, des cathéters, des médicaments nécessaires à la prise en charge des cas sévères, des antibiotiques lorsque leur utilisation est indiquée, ainsi que des équipements de protection individuelle.

Des tests de diagnostic rapide du choléra, du matériel de prélèvement et de transport des échantillons sont également nécessaires. Dans le domaine de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiène, les besoins concernent notamment le chlore, les seaux, les dispositifs de lavage des mains, le savon, les pulvérisateurs, les gants, les bottes et le matériel de nettoyage et de désinfection.

Un appui alimentaire est aussi recommandé compte tenu de l'état nutritionnel jugé préoccupant de plusieurs détenus.

Une coordination multisectorielle recommandée

Compte tenu de la gravité de la situation, le rapport recommande une coordination étroite entre la Division Provinciale de la Santé du Kongo Central, la Zone de Santé Rurale de Boko Kivulu, le Centre de Santé de Référence de Boko, l'administration pénitentiaire, les autorités politico-administratives et les partenaires techniques et financiers.

Une réunion de coordination quotidienne est notamment proposée pendant la phase aiguë afin de suivre l'évolution des cas et des décès, les résultats des prélèvements, les stocks d'intrants, la disponibilité de l'eau et les besoins urgents.

Les autorités appelées à agir rapidement

À très court terme, les services sanitaires recommandent de maintenir le CTC opérationnel, d'organiser une recherche active quotidienne des cas, de réaliser les prélèvements biologiques, de garantir la disponibilité des produits de réhydratation et de renforcer l'accès à l'eau potable.

Ils préconisent également une désinfection des zones souillées, une gestion sécurisée des excréta et des déchets, une alimentation suffisante pour les détenus ainsi qu'une réduction des contacts non essentiels avec les visiteurs.

À moyen terme, le rapport appelle à une amélioration durable des infrastructures d'eau et d'assainissement, à une adaptation de la capacité d'accueil du cachot à son nombre réel de détenus et à la mise en place d'un dispositif permanent de prévention et de contrôle des infections.

Une alerte sanitaire qui dépasse le seul milieu carcéral

La mission conclut à une situation « extrêmement préoccupante » au cachot de Boko, combinant surpopulation, mauvaises conditions d'hygiène et d'assainissement, accès insuffisant à l'eau et à l'alimentation et six décès enregistrés depuis le 2 août 2026.

L'hypothèse d'une épidémie de choléra est considérée comme prioritaire, mais doit encore être confirmée par les analyses biologiques. Pour les autorités sanitaires, la réponse ne peut cependant pas se limiter à la prise en charge médicale.

L'accès à l'eau potable, l'assainissement, l'hygiène, l'alimentation et le désengorgement du cachot sont présentés comme des mesures indispensables pour éviter de nouveaux décès et limiter le risque de propagation de la maladie au-delà du milieu carcéral.


vendredi 7 août 2026

Cobalt congolais : les sociétés minières chinoises démentent toute teneur excessive en uranium

L'Union des Sociétés Minières aux Capitaux Chinois en République Démocratique du Congo (USMCC) est montée au créneau pour réfuter les informations faisant état d'une prétendue teneur excessive en uranium dans le cobalt produit par les entreprises minières chinoises opérant dans le sud-est du pays.

Dans une déclaration publiée le 5 août 2026, l'organisation qualifie ces allégations de « rumeurs infondées » susceptibles de perturber le marché international du cobalt et de porter atteinte à la réputation des producteurs concernés.

L'USMCC affirme avoir procédé à des vérifications

Selon l'association, une vérification approfondie menée auprès de ses entreprises membres n'a révélé aucun dépassement des seuils réglementaires en uranium dans les produits de cobalt extraits, transformés et exportés depuis le sud-est de la RDC.

L'USMCC indique que ses membres appliquent les dispositions du Code minier congolais ainsi que les normes d'analyse reconnues sur le marché international. Elle soutient que l'ensemble des produits commercialisés répond aux exigences en vigueur en matière de qualité et de sécurité.

Des traces naturelles, mais pas d'exploitation de l'uranium

L'organisation rappelle que les activités liées à l'exploration, à l'exploitation, au transport et au commerce de l'uranium relèvent exclusivement du contrôle des autorités compétentes de la RDC.

Elle précise également que les produits d'hydroxyde de cobalt peuvent contenir des traces naturelles extrêmement faibles d'uranium, inhérentes à certains minerais.

Toutefois, ces concentrations seraient largement inférieures aux seuils permettant une exploitation industrielle ou commerciale de cette substance radioactive et ne modifieraient en rien la nature du produit destiné au marché du cobalt.

Un appel à ne pas relayer les fausses informations

Face à la circulation de ces informations, l'USMCC appelle ses partenaires commerciaux, ses clients et les acteurs du secteur minier à faire preuve de vigilance et à ne pas relayer des rumeurs non vérifiées.

L'association assure que ses entreprises membres poursuivront le renforcement des contrôles de qualité, notamment à travers des prélèvements réguliers et la publication transparente des résultats des analyses, afin de préserver la crédibilité du cobalt produit en République Démocratique du Congo.

Des rumeurs dans les réseaux sociaux

Cette mise au point intervient alors que des publications diffusées sur les réseaux sociaux et dans certains milieux spécialisés affirmaient que le cobalt provenant de mines exploitées par des entreprises chinoises dans le sud-est de la RDC présenterait une concentration anormalement élevée en uranium.

Ces allégations ont suscité des interrogations au sein de la filière, alors que la RDC demeure le premier producteur mondial de cobalt, un minerai stratégique indispensable à la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques et aux équipements électroniques.

Le secteur minier congolais, particulièrement dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, est largement dominé par des entreprises à capitaux chinois, qui exploitent une part importante de la production nationale de cuivre et de cobalt.

La qualité des minerais exportés et le respect des normes internationales constituent des enjeux majeurs pour maintenir la confiance des marchés mondiaux, dans un contexte où les exigences en matière de traçabilité, de conformité environnementale et de contrôle des substances radioactives se renforcent continuellement.


Procès du général Christian Tshiwewe : la défense de Maurice Nyembo Kufi et de John Chinyabuuma Kamukinde réclame la nullité de la procédure

La Haute Cour militaire a poursuivi, le jeudi 6 août 2026, l'examen du dossier RP n°060/26 opposant l'Auditeur général, ministère public près la Haute Cour militaire, et la République Démocratique du Congo à dix prévenus, parmi lesquels le général d'armée Christian Tshiwewe Songesa, le général John Numbi Banza Ntambo (en fuite), le général-major Maurice Nyembo Kufi, le général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde ainsi que plusieurs autres officiers supérieurs des FARDC.

Les prévenus sont poursuivis notamment pour complot, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, violation des consignes, désertion à l'étranger, détention illégale d'armes et de munitions de guerre ainsi qu'incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.

L'audience du jeudi 6 août 2026 était consacrée à la présentation des mémoires uniques de la défense du général-major Maurice Nyembo Kufi et du général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde.

À travers plusieurs moyens de droit, leurs avocats ont demandé à la Haute Cour militaire de constater la nullité de plusieurs actes de procédure et d'ordonner la mise en liberté conditionnelle de leurs clients.

La défense invoque des irrégularités de procédure

Au cœur de leur argumentation, les conseils des deux officiers ont soutenu que plusieurs actes de procédure auraient été accomplis en violation des dispositions du Code judiciaire militaire et des règles de procédure pénale.

Selon eux, ces irrégularités affecteraient la validité de l'ensemble de la procédure. Ils ont rappelé que la nullité constitue une sanction applicable lorsqu'un acte de procédure est entaché d'une violation substantielle de la loi ou des droits de la défense.

Les avocats ont ainsi demandé à la Haute Cour militaire d'annuler les actes qu'ils estiment irréguliers et d'en tirer toutes les conséquences de droit.

Le rôle du Conseil national de sécurité contesté

La défense a également remis en cause l'intervention du Conseil national de cyberdéfense dans cette affaire. Selon les avocats, cet organe n'a pas compétence pour mener des enquêtes judiciaires, procéder à des arrestations ou accomplir des actes relevant exclusivement des officiers de police judiciaire et du ministère public.

Ils ont soutenu que les investigations pénales doivent être conduites par les autorités judiciaires légalement habilitées et dans le strict respect des procédures prévues par la Constitution et les lois de la République.

Des exceptions sur les actes d'enquête et les expertises

Les conseils des prévenus ont ensuite contesté plusieurs pièces du dossier, notamment des procès-verbaux d'audition et un rapport d'expertise produit par l'accusation.

Selon eux, certaines mentions obligatoires feraient défaut dans les procès-verbaux, notamment celles relatives à la qualité des officiers de police judiciaire ayant procédé aux auditions.

Ils ont également soutenu que les formalités entourant l'expertise, notamment la prestation de serment de l'expert avant l'exécution de sa mission, n'auraient pas été respectées.

Pour la défense, ces irrégularités privent ces documents de toute valeur probante.

Des violations des droits fondamentaux dénoncées

Les avocats ont en outre affirmé que les droits constitutionnels de leurs clients auraient été méconnus au cours de la procédure. Ils ont évoqué le dépassement du délai légal de garde à vue, l'absence d'accès immédiat à un avocat ainsi que les restrictions au droit de communiquer avec leurs familles.

Selon les conseils, ces garanties sont protégées par la Constitution et leur violation est de nature à affecter la régularité des poursuites.

Une demande de mise en liberté conditionnelle

À l'issue de leurs plaidoiries, les conseils du général-major Maurice Nyembo Kufi et du général de brigade John Chinyabuuma Kamukinde ont sollicité la mise en liberté conditionnelle de leurs clients, tout en demandant à la Haute Cour militaire de constater les nullités soulevées avant l'examen du fond du dossier.

La Cour poursuivra l'examen des exceptions de procédure avant de se prononcer sur leur recevabilité et sur la suite de l'instruction de cette affaire, qui implique plusieurs officiers supérieurs des FARDC poursuivis pour des faits qualifiés d'atteinte à la sûreté de l'État et d'infractions militaires. La présentation des mémoires va se poursuivre à l'audience du 13 août 2026.


Luozi : la Nouvelle Société civile congolaise sensibilise à la constitution du fichier des ménages agricoles

Le coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise dans le territoire de Luozi, Jérémie Loucain Lukalayenge Mbemba, a appelé les agriculteurs à s'impliquer dans le processus de constitution du fichier des ménages agricoles.

Selon ce responsable d la société civile, cette opération vise à doter le territoire d'une base de données fiable permettant d'identifier les ménages vivant de l'agriculture, leurs productions, leurs besoins et les défis auxquels ils sont confrontés.

Un outil de planification et de développement

Jérémie Loucain Lukalayenge Mbemba estime que la mise en place de ce fichier constitue une étape importante pour améliorer la planification des politiques agricoles et faciliter l'accès des producteurs aux programmes d'appui, aux intrants agricoles, au financement et à l'encadrement technique.

Il souligne qu'un recensement fiable des ménages agricoles permettra également aux autorités et à leurs partenaires de mieux orienter les interventions en faveur du développement rural.

Appel à la mobilisation des communautés

Le coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise invite les chefs de villages, les organisations paysannes et l'ensemble des communautés locales à accompagner cette démarche afin de garantir un recensement exhaustif des ménages agricoles dans le territoire de Luozi.

Pour lui, la réussite de cette opération contribuera à renforcer la sécurité alimentaire, à améliorer les conditions de vie des agriculteurs et à promouvoir un développement durable du territoire.


Dakar 2027 : le Festival international des médias de la prévention ouvre ses candidatures

Un rendez-vous mondial inédit en Afrique et la ville de Dakar s’apprête à accueillir, du 26 au 30 avril 2027, le 24ème Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail.

Pour la première fois depuis la création de cet événement en 1990, le Sénégal sera l’hôte de ce grand rendez-vous international consacré à la prévention et à la protection des travailleurs.

Organisé à Dakar, ce congrès sera également marqué par le Festival international des médias de la prévention (FIMP), qui mettra à l’honneur des productions audiovisuelles et multimédias consacrées à la sécurité et à la santé au travail.

Les médias au cœur de la sensibilisation

Le FIMP entend utiliser la puissance des médias pour sensibiliser le public aux enjeux liés à la prévention des accidents, aux conditions de travail et à la santé professionnelle.

Le festival est ouvert aux sociétés de production audiovisuelle, organisations, entreprises, institutions, agences, cinéastes, développeurs, professionnels de différents secteurs ainsi qu’aux amateurs.

Les productions doivent avoir été réalisées à partir de janvier 2023 et porter sur des questions liées à la sécurité et à la santé au travail.

Films, documentaires, applications et autres formats acceptés

Les participants peuvent proposer leurs créations dans différentes langues, y compris les langues locales, et sous plusieurs formats.

Sont notamment concernés les films, documentaires, reportages, vidéos musicales, logiciels, applications, sites internet et autres productions multimédias.

Cette diversité vise à permettre à un large éventail de créateurs et de professionnels de présenter des initiatives innovantes destinées à promouvoir une meilleure culture de la prévention dans les milieux professionnels.

Une compétition internationale

Toutes les productions soumises seront examinées par un jury international d’experts. Les œuvres sélectionnées pourront être présentées devant une audience internationale réunissant des spécialistes de la sécurité et de la santé au travail.

Les lauréats seront récompensés lors d’une session spéciale du Festival international des médias de la prévention organisée dans le cadre du Congrès mondial. Une cérémonie est également prévue au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD).

Au-delà des récompenses, le festival constitue une occasion pour les participants de donner une visibilité internationale à leurs productions et à leurs initiatives en matière de prévention.

Les candidatures ouvertes jusqu’au 31 août 2026

Les candidatures au FIMP Dakar 2027 sont ouvertes depuis le 1er avril 2026 et doivent être introduites au plus tard le 31 août 2026.

À quelques semaines de la clôture, les organisateurs invitent les professionnels des médias, les sociétés de production, les institutions, les entreprises et les créateurs africains à saisir cette opportunité et à faire connaître leurs productions sur la scène internationale.

Cette édition revêt une importance particulière pour le continent africain, puisqu’elle constitue une première dans l’organisation du Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail et du Festival international des médias de la prévention en Afrique.

Un appel à la mobilisation du continent africain

À travers ce festival, les organisateurs souhaitent mettre en lumière les initiatives médiatiques qui contribuent à améliorer la sensibilisation aux risques professionnels et à promouvoir des environnements de travail plus sûrs et plus sains.

Les professionnels et créateurs intéressés sont donc invités à consulter les conditions de participation et à soumettre leurs productions avant la date limite.

Les informations, modalités de participation et inscriptions sont disponibles sur le site officiel du festival : mediainprevention.org.

Pour toute question complémentaire, le bureau de l’IMFP peut également être contacté à l’adresse imfp@bgetem.de.

Rendez-vous est donc pris à Dakar, du 26 au 30 avril 2027, pour une édition placée sous le signe de la prévention, de l’innovation médiatique et de la sécurité au travail.


mercredi 5 août 2026

Après sa démission d'Ensemble pour la République, Sona Kamitatu consulte José Endundo avant un nouveau combat politique

Quelques jours après avoir annoncé sa démission d'Ensemble pour la République, Sona Kamitatu prend la parole pour expliquer le sens de son choix et esquisser la suite de son parcours politique.

Dans une lettre adressée au président du parti, Moïse Katumbi, elle affirme avoir pris cette décision après « une longue réflexion », estimant que le cadre actuel du parti ne lui permet plus de défendre les valeurs qui ont motivé son engagement politique.

« Je préfère me retirer sans amertume plutôt que de demeurer sans conviction », écrit-elle, tout en exprimant sa gratitude envers le parti et son président pour la confiance qui lui a été accordée au fil des années.

Un engagement politique qu'elle dit inchangé

Sona Kamitatu rappelle avoir commencé son parcours politique très jeune au sein de l'Alliance pour le Renouveau du Congo (ARC), avant de rejoindre Ensemble pour la République.

Selon elle, son départ ne signifie pas un renoncement à ses convictions.

Elle affirme vouloir poursuivre son combat pour les libertés publiques, la démocratie ainsi que pour une plus grande participation des jeunes et des femmes à la gestion des affaires publiques.

Elle insiste sur le fait que cette décision ne constitue ni un désaveu personnel ni une rupture avec les responsables du parti, mais résulte d'une évolution de son appréciation du contexte politique.

José Endundo, première étape de son nouveau parcours

Dans un message publié sur X après sa démission, Sona Kamitatu révèle avoir choisi de rencontrer José Endundo Bononge avant d'entamer une nouvelle étape de son engagement.

Elle présente l'ancien ministre et président du Comité des sages d'Ensemble pour la République comme une figure majeure de la vie politique congolaise et un patriarche influent de l'espace Grand Équateur.

Sona Kamitatu retrace son parcours, rappelant ses responsabilités à la tête d'entreprises publiques sous le régime Mobutu, son passage dans les mouvements politico-militaires, notamment le RCD et le MLC, son implication dans les négociations politiques ayant conduit aux accords de paix, ainsi que la création du Parti démocrate chrétien.

Quatre leçons pour une nouvelle génération

Sona Kamitatu affirme avoir retenu quatre enseignements de José Endundo durant leur collaboration au Sénat, peser dans le jeu politique sans fermer les portes au dialogue ; assumer son identité sans tomber dans le communautarisme ; privilégier la force des arguments plutôt que le rapport de force ; construire des institutions durables plutôt que rechercher des avantages immédiats.

Elle indique vouloir faire de ces principes le socle de son action politique.

Le pari d'une nouvelle génération politique

Sona Kamitatu annonce désormais vouloir mener son combat avec les femmes et les hommes de sa génération, qu'elle décrit comme celle ayant grandi dans « le Congo des occasions manquées ».

Elle dit aspirer à un pays où la Constitution est respectée, où les élections déterminent véritablement l'alternance politique et où les jeunes ainsi que les femmes occupent une place réelle dans les instances de décision.

Sans dévoiler sa prochaine destination politique, l'ancienne sénatrice laisse entendre qu'elle entend poursuivre son engagement dans un nouveau cadre, tout en revendiquant l'héritage des alliances et des valeurs qui ont marqué son parcours.


RN2 au Sud-Kivu : SKD SAS rejette les accusations d'un député et défend la légalité de ses travaux

La société Kivu Développement SAS (SKD SAS) a publié un démenti officiel en réaction à la note de dénonciation et d'alerte à la vigilance adressée le 4 août 2026 au vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur par le député national Trésor Lutala Mutiki.

Dans ce document, l'entreprise affirme maintenir intégralement la position exprimée dans ses communiqués des 29 et 31 juillet 2026. Elle rejette notamment les accusations selon lesquelles ses représentants auraient appelé la population à se retourner contre les élus ou accusé les autorités de Kinshasa de détruire le pays.

Selon SKD SAS, les propos tenus visaient uniquement certains membres des Wazalendo que l'entreprise estime manipulés, et non l'ensemble de la population.

La société défend la légalité du partenariat avec le Sud-Kivu

Sur le plan administratif, SKD SAS soutient que le protocole de partenariat public-privé (PPP) conclu avec la province du Sud-Kivu pour la réhabilitation de la Route nationale n°2 (RN2), sur le tronçon Bukavu-Lwino, est conforme à la Constitution.

L'entreprise rappelle que l'article 203 de la Constitution confère à la fois au pouvoir central et aux provinces des compétences en matière de construction et d'entretien des routes d'intérêt national.

Elle estime également que l'autorisation accordée en mai 2026 par le vice-gouverneur du Sud-Kivu, agissant comme gouverneur intérimaire, respecte le principe de continuité de l'administration publique.

Concernant les critiques sur son statut, SKD SAS affirme que ses statuts lui permettent d'exécuter des travaux de génie civil et de construction d'infrastructures routières. Elle réfute également les accusations d'exploitation minière illégale à Tubimbi.

Financement et perception de carburant : SKD apporte ses précisions

La société indique que les travaux sont financés par son représentant, Me Asaph Wenda Lukangyela, dans le cadre d'un contrat PPP signé en janvier 2025 avec la province du Sud-Kivu.

À propos des contributions en carburant réclamées aux transporteurs, SKD SAS affirme qu'il ne s'agit pas d'une taxe obligatoire. Selon elle, cette initiative est née d'un partenariat avec l'Association des transporteurs pour le développement au Congo (ATDCO), dont les membres auraient accepté volontairement de fournir deux bidons de carburant par voyage pendant trois jours afin de soutenir les travaux.

L'entreprise assure par ailleurs qu'aucune taxe n'est perçue par SKD SAS et que l'évolution du chantier est régulièrement communiquée aux autorités compétentes.

Des accusations sécuritaires qualifiées de "contre-vérités"

Face aux soupçons de liens avec la rébellion du M23 et d'éventuels intérêts miniers dans les zones sous tension, SKD SAS dément catégoriquement toute collaboration avec des groupes armés.

L'entreprise affirme qu'aucune preuve n'étaye les accusations formulées par le député Mutiki et soutient que les travaux de réhabilitation ont débuté en janvier 2025 dans des zones alors sous contrôle gouvernemental.

Elle précise que ses engins sont stationnés depuis cette période à la paroisse catholique de Mukasa, à Kasika, et rejette également les allégations concernant une prétendue installation irrégulière de ressortissants étrangers ou un financement du terrorisme.

Une polémique aux relents politiques

Dans son démenti, SKD SAS estime que les accusations portées contre elle relèvent davantage d'un différend politique que d'éléments factuels.

La société accuse le député Trésor Mutiki de chercher à bloquer un projet de désenclavement du territoire de Mwenga pour des considérations politiques et électorales.

Elle soutient que les attaques viseraient également son représentant, Me Asaph Wenda Lukangyela, présenté comme un acteur engagé dans le développement de la région.

Enfin, SKD SAS rappelle que le député Mutiki avait lui-même, par le passé, entrepris des travaux de réhabilitation de ponts sur la RN2 ainsi que des travaux d'entretien de l'aérodrome de Manungu, s'interrogeant sur les autorisations administratives dont il disposait alors.

L'entreprise conclut en réaffirmant sa disponibilité à fournir aux autorités tous les documents relatifs à son existence légale, à son immatriculation et au partenariat conclu avec la province du Sud-Kivu.