Les
femmes du Grand Kasaï Fondation se sont réunies, vendredi 2 octobre 2026 à
Kinshasa, dans le cadre des préparatifs du prochain dialogue national convoqué
par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi. Cette rencontre
avait pour objectif de recueillir les préoccupations spécifiques des femmes et
des communautés du Grand Kasaï afin de les intégrer dans un cahier de charges
qui sera porté au prochain dialogue.
À
l’issue des travaux, plusieurs participantes ont insisté sur la nécessité d’un
processus inclusif, permettant aux différentes communautés de faire entendre
leurs préoccupations.
Les
femmes veulent aussi faire entendre leur voix
Pour
Léonie Kandolo, les femmes du Grand Kasaï soutiennent le principe d’un dialogue
partant de la base et permettant d’écouter les différentes composantes de la
population. Elle estime que les réalités étant différentes d’une communauté à
l’autre, il est nécessaire de prendre en compte les préoccupations exprimées
localement.
Elle
cite notamment la paix, la refondation de l’État, l’éducation, les
infrastructures et la protection des personnes vulnérables parmi les questions
devant retenir l’attention des participants au dialogue. Selon elle, les femmes
doivent également être associées aux réflexions sur l’avenir du pays, notamment
en ce qui concerne les questions spécifiques liées aux femmes et aux enfants.
Gouvernance,
sécurité et représentativité des femmes au cœur des discussions
De
son côté, Gisèle Ndaya indique que les participantes ont travaillé au sein de
deux grandes commissions : la commission politique et la commission sociale.
Dans la commission politique, les échanges ont porté sur la gouvernance, la
sécurité et les élections. Elle a également relevé la question du
désenclavement des provinces du Grand Kasaï, confrontées à d’importantes
difficultés en matière d’infrastructures et de développement.
Sur
le plan électoral, Gisèle Ndaya plaide pour une meilleure représentativité des
femmes, estimant que les engagements en faveur de leur participation politique
doivent se traduire concrètement.
La
question de la sécurité a également occupé une place importante dans les
discussions. Elle estime nécessaire une refondation de l’armée congolaise afin
de renforcer la sécurité nationale.
Santé,
éducation et infrastructures : les priorités du Grand Kasaï
Cheffe
du département Genre du Grand Kasaï Fondation, Félicité Kanku souligne, pour sa
part, le caractère inclusif qu'elle attribue au processus de dialogue. Elle
présente plusieurs recommandations formulées par les femmes de la région,
notamment dans les domaines de la sécurité, de la santé, de l’éducation et de
l’économie.
Sur
le plan sécuritaire, les participantes souhaitent un renforcement de la
surveillance et de la sécurisation des frontières, jugées poreuses, ainsi qu’un
renforcement des capacités militaires.
Dans
le secteur de la santé, elles demandent la multiplication des zones de santé de
proximité et l’effectivité de la gratuité de l’accouchement.
Routes
de desserte agricole et centrale de Katende
Dans
le domaine de l’éducation, les femmes du Grand Kasaï recommandent la
construction d’écoles, particulièrement dans les zones rurales et enclavées,
ainsi que l’amélioration de la qualité de l’enseignement primaire. Elles
souhaitent également voir la mise en œuvre effective du programme de
développement des 145 territoires contribuer au désenclavement et au
développement des communautés.
Sur
le plan économique et infrastructurel, les priorités évoquées concernent la
construction et la réhabilitation des routes de desserte agricole, ainsi que la
finalisation de la centrale hydroélectrique de Katende, présentée comme un
enjeu majeur pour l’accès à l’électricité dans la région.
À
travers cette rencontre, les femmes du Grand Kasaï Fondation entendent ainsi
formaliser leurs principales préoccupations et recommandations afin de les
porter au prochain dialogue national.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire