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vendredi 2 octobre 2026

RDC : l’ONU alerte sur la dégradation des droits humains et appelle à accélérer les efforts de paix

La situation des droits humains en République Démocratique du Congo reste extrêmement préoccupante, particulièrement dans l’est du pays. Devant le Conseil des droits de l’homme, à Genève, la Haute-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, Awa Dabo, a dressé un tableau marqué par la persistance des conflits armés, les violences sexuelles, les déplacements massifs de populations et l’épidémie d’Ebola.

Lors du dialogue interactif renforcé consacré au rapport du Haut-Commissaire sur la RDC, ce 2 octobre 2026, elle a également appelé à renforcer la lutte contre l’impunité, à protéger l’espace civique et à faire des droits humains un pilier des processus de paix.

Hommage aux victimes du crash d’hélicoptère

Awa Dabo a ouvert son intervention par des condoléances à la suite du crash d’un hélicoptère survenu le 25 septembre en RDC, qui a fait 17 morts.

Parmi les victimes figuraient le président de la Haute Cour militaire, Joseph Mutombo Katalayi, ainsi que l’auditeur général des Forces armées de la RDC, Lucien-René Likulia. Selon la responsable onusienne, tous deux avaient contribué aux efforts visant à lutter contre l’impunité pour les violations graves des droits humains, notamment les violences sexuelles liées aux conflits. Elle a appelé à préserver la dynamique engagée dans ce domaine malgré leur disparition.

Ebola aggrave la vulnérabilité des populations

La RDC fait face, selon Awa Dabo, à une « douloureuse convergence de crises », avec notamment l’épidémie d’Ebola, les conflits armés et les déplacements massifs de populations, auxquels s’ajoute la compétition autour des ressources naturelles.

L’épidémie d’Ebola, présentée comme la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, continue de faire des victimes, particulièrement en Ituri et au Nord-Kivu.

Selon les derniers chiffres cités devant le Conseil des droits de l’homme, plus de 8 000 cas confirmés et plus de 3 900 décès ont été enregistrés.

L’épidémie met à rude épreuve des systèmes de santé déjà fragilisés par des décennies de conflits et un sous-investissement chronique dans les services publics. Les difficultés de financement et l’insécurité compliquent notamment l’accès aux communautés, la détection des cas et le traçage des contacts.

Menaces contre le personnel de santé

La réponse à Ebola est également confrontée à la méfiance envers les institutions publiques et les organisations internationales, ainsi qu’à la désinformation autour de la maladie.

Selon le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies, au moins 36 menaces de mort, attaques contre le personnel et les établissements de santé, ainsi que des interférences lors d’enterrements, avaient été documentées au 11 septembre 2026.

Awa Dabo a également évoqué le meurtre récent d’un homme politique après une intervention à la radio consacrée à la sensibilisation sur Ebola, présenté comme un exemple des conséquences de la peur et de la désinformation.

Elle estime qu’un engagement durable auprès des communautés, fondé sur la transparence, l’équité et le respect des droits, est indispensable pour restaurer la confiance.

Plus de 4.400 violations documentées dans l’est

La situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure particulièrement alarmante. Entre le 1er janvier et le 15 septembre 2026, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU dit avoir documenté environ 4 400 violations et abus des droits humains au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri. Ces faits auraient touché environ 9 500 victimes.

Les violations recensées comprennent notamment des meurtres, des restrictions aux libertés civiques et des violations du droit international humanitaire.

Selon Awa Dabo, les violences sexuelles liées aux conflits restent particulièrement préoccupantes. Entre le 1er juin 2025 et le 31 mai 2026, au moins 1 080 victimes ont été documentées à travers le pays, principalement des femmes et des enfants.

Les groupes armés seraient responsables de 74 % des victimes recensées.

Les violences sexuelles toujours au cœur des préoccupations

La Haute-Commissaire adjointe a souligné que des femmes et des filles étaient victimes d’attaques dans leur vie quotidienne, notamment à leur domicile, dans les champs, dans les zones rurales et le long des routes.

Elle a appelé à mettre fin à ces crimes, à renforcer la protection et l’assistance aux survivants et à poursuivre les responsables.

Des avancées judiciaires ont néanmoins été relevées. Avec l’appui du Bureau des droits de l’homme, les autorités judiciaires ont mené cinq missions d’enquête conjointes et organisé huit audiences mobiles consacrées à des allégations de violences sexuelles liées au conflit.

Ces procédures ont abouti, entre autres, à la condamnation de 161 membres des Forces armées de la RDC et de 30 membres de groupes armés.

L’identité de 620 femmes victimes et témoins aurait également été protégée durant les procès.

ADF, M23 : l’ONU appelle à la cessation des violences

En Ituri et dans certaines zones du Nord-Kivu, les attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF) se poursuivent, avec notamment des enlèvements et des violences sexuelles.

Entre janvier et septembre 2026, le Bureau des droits de l’homme affirme avoir attribué 319 violations aux ADF, affectant plus de 1 500 victimes.

Au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, Awa Dabo a également fait état d’une intensification des affrontements depuis la mi-septembre entre le M23, que l’ONU affirme être soutenu par les Forces de défense rwandaises, et les forces armées congolaises appuyées par les groupes Wazalendo.

Cette escalade intervient malgré les engagements pris dans le cadre des processus de paix de Doha et de Washington, ainsi que les efforts de médiation de l’Union africaine.

Plus de 6,1 millions de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur de la RDC, selon les derniers chiffres cités par la responsable onusienne.

Les canons doivent se taire

Face à cette situation, Awa Dabo a appelé à une cessation urgente des hostilités et à une amélioration concrète des conditions de vie des populations.

Elle a insisté sur la nécessité de permettre aux civils d’aller à l’école, de travailler et de retrouver leurs familles en sécurité.

Les parties au conflit doivent, selon elle, respecter pleinement le droit international des droits humains et le droit international humanitaire.

La Haute-Commissaire adjointe a également réitéré l’appel des Nations Unies au gouvernement rwandais pour qu’il retire ses troupes de la RDC et cesse son soutien à l’AFC/M23.

Les droits humains au cœur des processus de paix

Les Nations Unies demandent également que les processus de paix en cours intègrent pleinement les droits humains.

Cela implique notamment de garantir la responsabilité des auteurs de crimes graves, mais aussi de prendre en compte les revendications des victimes en matière de vérité, de justice, de réparations et de garanties de non-répétition.

Le Bureau des droits de l’homme affirme avoir transmis aux parties au conflit et aux médiateurs de Doha, Washington et de l’Union africaine un ensemble de mesures de renforcement de la confiance fondées sur les droits humains.

Ces mesures sont présentées comme des actions pratiques, limitées dans le temps et vérifiables, destinées à protéger les civils et à créer les conditions nécessaires à une paix durable.

Appel à un dialogue national inclusif

Awa Dabo a par ailleurs salué l’annonce des autorités congolaises concernant l’organisation d’un dialogue national.

Elle estime que ce processus doit être inclusif, s’attaquer aux causes profondes des conflits, protéger l’espace civique et contribuer à l’instauration d’une paix durable.

Les autorités sont notamment appelées à garantir une participation significative des femmes, des jeunes, de la société civile, des défenseurs des droits humains, des journalistes et des communautés directement concernées.

La responsable onusienne a également relevé que les journalistes, défenseurs des droits humains et opposants politiques continuent de faire face, à travers le pays, à des arrestations, des intimidations et d’autres formes d’attaques.

Les ressources naturelles au service de la population

Awa Dabo a enfin évoqué la question des ressources naturelles et le paradoxe entre l’immense richesse minérale de la RDC et la pauvreté d’une grande partie de sa population.

Selon elle, la compétition autour des ressources naturelles et des intérêts économiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, continue d’alimenter les conflits dans l’est.

Le Bureau des droits de l’homme se dit prêt à soutenir des évaluations obligatoires de l’impact sur les droits humains pour les grands projets et investissements liés aux ressources naturelles.

Pour les Nations Unies, les richesses du pays doivent bénéficier à la population congolaise plutôt qu’à des intérêts particuliers, nationaux ou étrangers.

Cela passe, selon Awa Dabo, par le renforcement de la redevabilité, des réformes de gouvernance, la lutte contre la corruption et la consolidation des institutions.

L’ONU appelle par ailleurs les États membres à maintenir leur soutien financier aux programmes en faveur des droits humains en RDC, considérant que l’investissement dans les droits humains constitue à la fois un levier de paix et une condition du développement durable. Entre janvier et septembre 2026, le Bureau des droits de l’homme affirme avoir attribué 319 violations aux ADF, affectant plus de 1.500 victimes.

Au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, Awa Dabo a également fait état d’une intensification des affrontements depuis la mi-septembre 2026 entre le M23, que l’ONU affirme être soutenu par les Forces de défense rwandaises, et les forces armées congolaises appuyées par les groupes Wazalendo.

Cette escalade intervient malgré les engagements pris dans le cadre des processus de paix de Doha et de Washington, ainsi que les efforts de médiation de l’Union africaine.

Plus de 6,1 millions de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur de la RDC, selon les derniers chiffres cités par la responsable onusienne.

Les canons doivent se taire

Face à cette situation, Awa Dabo a appelé à une cessation urgente des hostilités et à une amélioration concrète des conditions de vie des populations.

Elle a insisté sur la nécessité de permettre aux civils d’aller à l’école, de travailler et de retrouver leurs familles en sécurité.

Les parties au conflit doivent, selon elle, respecter pleinement le droit international des droits humains et le droit international humanitaire.

La Haute-Commissaire adjointe a également réitéré l’appel des Nations Unies au gouvernement rwandais pour qu’il retire ses troupes de la RDC et cesse son soutien à l’AFC/M23.

Les droits humains au cœur des processus de paix

Les Nations Unies demandent également que les processus de paix en cours intègrent pleinement les droits humains.

Cela implique notamment de garantir la responsabilité des auteurs de crimes graves, mais aussi de prendre en compte les revendications des victimes en matière de vérité, de justice, de réparations et de garanties de non-répétition.

Le Bureau des droits de l’homme affirme avoir transmis aux parties au conflit et aux médiateurs de Doha, Washington et de l’Union africaine un ensemble de mesures de renforcement de la confiance fondées sur les droits humains.

Ces mesures sont présentées comme des actions pratiques, limitées dans le temps et vérifiables, destinées à protéger les civils et à créer les conditions nécessaires à une paix durable.

Appel à un dialogue national inclusif

Awa Dabo a par ailleurs salué l’annonce des autorités congolaises concernant l’organisation d’un dialogue national.

Elle estime que ce processus doit être inclusif, s’attaquer aux causes profondes des conflits, protéger l’espace civique et contribuer à l’instauration d’une paix durable.

Les autorités sont notamment appelées à garantir une participation significative des femmes, des jeunes, de la société civile, des défenseurs des droits humains, des journalistes et des communautés directement concernées.

La responsable onusienne a également relevé que les journalistes, défenseurs des droits humains et opposants politiques continuent de faire face, à travers le pays, à des arrestations, des intimidations et d’autres formes d’attaques.

Les ressources naturelles au service de la population

Awa Dabo a enfin évoqué la question des ressources naturelles et le paradoxe entre l’immense richesse minérale de la RDC et la pauvreté d’une grande partie de sa population.

Selon elle, la compétition autour des ressources naturelles et des intérêts économiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, continue d’alimenter les conflits dans l’est.

Le Bureau des droits de l’homme se dit prêt à soutenir des évaluations obligatoires de l’impact sur les droits humains pour les grands projets et investissements liés aux ressources naturelles.

Pour les Nations Unies, les richesses du pays doivent bénéficier à la population congolaise plutôt qu’à des intérêts particuliers, nationaux ou étrangers.

Cela passe, selon Awa Dabo, par le renforcement de la redevabilité, des réformes de gouvernance, la lutte contre la corruption et la consolidation des institutions.

L’ONU appelle par ailleurs les États membres à maintenir leur soutien financier aux programmes en faveur des droits humains en RDC, considérant que l’investissement dans les droits humains constitue à la fois un levier de paix et une condition du développement durable.


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