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vendredi 2 octobre 2026

Anciens combattants : Eliezer Ntambwe sollicite l’appui de la justice pour sécuriser leur patrimoine

Le ministre délégué aux Anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a été reçu le 30 septembre 2026 à Kinshasa par Dieudonné Kamuleta, président de la Cour constitutionnelle et président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Au centre de cette rencontre : la sécurisation, la récupération et la valorisation des biens appartenant aux anciens combattants, ainsi que l’accompagnement de la justice dans les dossiers présumés de spoliation.

L’entretien s’est déroulé à l’office du président du CSM, situé à l’Immeuble Kwango, dans la commune de la Gombe.

Un mandat confié par le Conseil des ministres

Cette démarche intervient dans le cadre de la mission confiée au ministère délégué aux Anciens combattants par le Conseil des ministres. Selon Eliezer Ntambwe, cette mission consiste à identifier les biens des anciens combattants, les récupérer lorsqu’ils ont été indûment occupés, les sécuriser et assurer leur valorisation.

« Le Conseil des ministres, présidé par le Président de la République, nous avait confié le mandat d’identifier, de récupérer, de sécuriser, de valoriser les biens des anciens combattants », a expliqué le ministre au terme de son entretien.

Pour le ministre, la réalisation de cette mission nécessite une collaboration étroite avec les institutions judiciaires lorsque les démarches administratives se heurtent à des contestations ou à des procédures judiciaires.

La justice sollicitée face aux présumées spoliations

Eliezer Ntambwe a indiqué que plusieurs dossiers nécessitent l’accompagnement des autorités judiciaires. Il s’agit notamment de cas présumés de spoliation ou d’occupation irrégulière de biens attribués aux anciens combattants.

Parmi les dossiers évoqués lors de l’audience figure celui d’une parcelle située dans la commune de N’djili, à Kinshasa.

Selon les déclarations du ministre, ce bien ferait l’objet d’un différend dans lequel serait impliquée une personne qui se présente comme l’épouse d’un haut magistrat. Ces affirmations relèvent toutefois de la présentation faite par le ministre et nécessitent, le cas échéant, d’être établies dans le cadre des procédures compétentes.

Le ministre a également fait état de l’arrestation de personnes qui auraient exécuté des instructions d’une autorité dans le cadre de ce dossier.

Eliezer Ntambwe plaide pour une collaboration avec le CSM

Face à ces situations, le ministre dit avoir sollicité l’appui du président du Conseil supérieur de la magistrature afin de faciliter la collaboration entre son administration et les institutions judiciaires.

« C’est ainsi que nous sommes venus demander l’accompagnement du président de la Cour constitutionnelle qui est également le président du Conseil supérieur de la magistrature », a-t-il déclaré.

Cette collaboration devrait permettre, selon le ministre, de mieux traiter les dossiers impliquant des biens des anciens combattants et de garantir que les procédures judiciaires puissent suivre leur cours dans le respect des compétences des différentes institutions.

Le dossier de N’djili au cœur des échanges

Le cas de N’djili semble avoir occupé une place particulière dans les échanges entre les deux responsables.

Eliezer Ntambwe affirme que ce dossier, qu’il qualifie de bloqué, aurait connu une évolution à l’issue de sa démarche auprès du président du CSM.

« Nous avons trouvé un avis très favorable et, d’ailleurs, le dossier de N’djili qui est bloqué venait d’être décanté à travers juste un coup de fil », a-t-il affirmé.

Cette déclaration du ministre ne préjuge toutefois pas de l’issue définitive de la procédure ni des droits des différentes parties au litige.

Un enjeu de protection du patrimoine des anciens combattants

Au-delà du seul dossier de N’djili, la démarche du ministère délégué aux Anciens combattants s’inscrit dans une volonté plus large de dresser un état des lieux du patrimoine concerné et de renforcer sa protection.

L’enjeu est de disposer d’une meilleure identification des biens, de clarifier leur situation juridique et administrative et de prévenir les occupations ou cessions irrégulières.

L’accompagnement des institutions judiciaires apparaît ainsi comme l’un des leviers sollicités par le ministère pour traiter les contentieux et les situations présumées de spoliation, dans le respect des procédures légales.

La rencontre entre Dieudonné Kamuleta et Eliezer Ntambwe marque ainsi une nouvelle étape dans les démarches du ministère pour sécuriser le patrimoine des anciens combattants et renforcer la coordination avec l’appareil judiciaire.


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