Le
ministre délégué aux Anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a été reçu le 30
septembre 2026 à Kinshasa par Dieudonné Kamuleta, président de la Cour
constitutionnelle et président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
Au centre de cette rencontre : la sécurisation, la récupération et la
valorisation des biens appartenant aux anciens combattants, ainsi que
l’accompagnement de la justice dans les dossiers présumés de spoliation.
L’entretien
s’est déroulé à l’office du président du CSM, situé à l’Immeuble Kwango, dans
la commune de la Gombe.
Un
mandat confié par le Conseil des ministres
Cette
démarche intervient dans le cadre de la mission confiée au ministère délégué
aux Anciens combattants par le Conseil des ministres. Selon Eliezer Ntambwe,
cette mission consiste à identifier les biens des anciens combattants, les
récupérer lorsqu’ils ont été indûment occupés, les sécuriser et assurer leur
valorisation.
« Le
Conseil des ministres, présidé par le Président de la République, nous avait
confié le mandat d’identifier, de récupérer, de sécuriser, de valoriser les
biens des anciens combattants », a expliqué le ministre au terme de son
entretien.
Pour
le ministre, la réalisation de cette mission nécessite une collaboration
étroite avec les institutions judiciaires lorsque les démarches administratives
se heurtent à des contestations ou à des procédures judiciaires.
La
justice sollicitée face aux présumées spoliations
Eliezer
Ntambwe a indiqué que plusieurs dossiers nécessitent l’accompagnement des
autorités judiciaires. Il s’agit notamment de cas présumés de spoliation ou
d’occupation irrégulière de biens attribués aux anciens combattants.
Parmi
les dossiers évoqués lors de l’audience figure celui d’une parcelle située dans
la commune de N’djili, à Kinshasa.
Selon
les déclarations du ministre, ce bien ferait l’objet d’un différend dans lequel
serait impliquée une personne qui se présente comme l’épouse d’un haut
magistrat. Ces affirmations relèvent toutefois de la présentation faite par le
ministre et nécessitent, le cas échéant, d’être établies dans le cadre des
procédures compétentes.
Le
ministre a également fait état de l’arrestation de personnes qui auraient
exécuté des instructions d’une autorité dans le cadre de ce dossier.
Eliezer
Ntambwe plaide pour une collaboration avec le CSM
Face
à ces situations, le ministre dit avoir sollicité l’appui du président du
Conseil supérieur de la magistrature afin de faciliter la collaboration entre
son administration et les institutions judiciaires.
«
C’est ainsi que nous sommes venus demander l’accompagnement du président de la
Cour constitutionnelle qui est également le président du Conseil supérieur de
la magistrature », a-t-il déclaré.
Cette
collaboration devrait permettre, selon le ministre, de mieux traiter les
dossiers impliquant des biens des anciens combattants et de garantir que les
procédures judiciaires puissent suivre leur cours dans le respect des
compétences des différentes institutions.
Le
dossier de N’djili au cœur des échanges
Le
cas de N’djili semble avoir occupé une place particulière dans les échanges
entre les deux responsables.
Eliezer
Ntambwe affirme que ce dossier, qu’il qualifie de bloqué, aurait connu une
évolution à l’issue de sa démarche auprès du président du CSM.
«
Nous avons trouvé un avis très favorable et, d’ailleurs, le dossier de N’djili
qui est bloqué venait d’être décanté à travers juste un coup de fil », a-t-il
affirmé.
Cette
déclaration du ministre ne préjuge toutefois pas de l’issue définitive de la
procédure ni des droits des différentes parties au litige.
Un
enjeu de protection du patrimoine des anciens combattants
Au-delà
du seul dossier de N’djili, la démarche du ministère délégué aux Anciens
combattants s’inscrit dans une volonté plus large de dresser un état des lieux
du patrimoine concerné et de renforcer sa protection.
L’enjeu
est de disposer d’une meilleure identification des biens, de clarifier leur
situation juridique et administrative et de prévenir les occupations ou
cessions irrégulières.
L’accompagnement
des institutions judiciaires apparaît ainsi comme l’un des leviers sollicités
par le ministère pour traiter les contentieux et les situations présumées de
spoliation, dans le respect des procédures légales.
La
rencontre entre Dieudonné Kamuleta et Eliezer Ntambwe marque ainsi une nouvelle
étape dans les démarches du ministère pour sécuriser le patrimoine des anciens
combattants et renforcer la coordination avec l’appareil judiciaire.
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