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mardi 6 octobre 2026

Kasongo-Lunda : cinq morts après une altercation entre policiers et militaires

Cinq personnes ont été tuées lundi 5 octobre 2026 à Kingwangala, dans le territoire de Kasongo-Lunda, province du Kwango, à la suite d'une altercation entre des éléments de la Police nationale congolaise et des militaires des FARDC. Le bilan est confirmé par le bourgmestre de cette commune rurale, Martin Kasemene Kamizele, qui fait état de quatre civils tués ainsi que d'un militaire.

Un différend autour de 200.000 francs congolais

Selon le bourgmestre, les faits remontent à une enquête menée par les services de sécurité après la mort d'un homme dans un village situé à une quinzaine de kilomètres de Kingwangala.

Au retour de cette mission, policiers et militaires auraient eu une altercation autour de la gestion d'une somme de 200.000 francs congolais liée à cette enquête.

La dispute aurait ensuite dégénéré autour de l'arme d'un militaire. Selon le bourgmestre, une balle se trouvait déjà dans la chambre du fusil lorsque les policiers tentaient de maîtriser le militaire. Le coup de feu qui est parti a mortellement atteint une femme qui se trouvait à proximité du bureau de la police.

Quatre autres personnes tuées dans les tirs

Après ce premier décès, l'élément des FARDC présenté comme étant à l'origine du tir aurait été interpellé et placé au cachot de la police.

Le bourgmestre affirme que la situation s'est ensuite aggravée lorsqu'un capitaine des FARDC aurait tenté d'obtenir la libération de son élément. Des tirs ont alors éclaté, faisant quatre autres victimes civiles.

Le bilan communiqué par l'autorité locale s'établit ainsi à cinq morts : une femme et quatre jeunes hommes, dont, selon le bourgmestre, trois élèves. Un militaire a également été tué au cours des événements.

Deux militaires interpellés

Au moment de l'interview, le colonel des FARDC basé à Kahemba était présent à Kingwangala pour superviser les premières procédures. Le bourgmestre affirme que deux militaires, dont le capitaine et son élément impliqué dans les faits, étaient entendus par les autorités militaires.

Une enquête doit permettre d'établir les circonstances exactes de cette succession d'événements et les responsabilités dans les différents décès.

La société civile alerte sur la tension

Dans un rapport attribué au Mouvement de la Société civile du Congo, interprovincial du Grand Bandundu, son responsable Lay Muemba Tsangala dénonce également les violences survenues à Kingwangala et appelle les autorités administratives à intervenir rapidement pour prévenir une nouvelle escalade.

La structure de la société civile affirme par ailleurs avoir reçu plusieurs signalements mettant en cause des militaires dans des faits graves à Kasongo-Lunda. Ces accusations, qui portent sur des violences sexuelles présumées, sont avancées par cette organisation et nécessitent d'être établies par des enquêtes et les autorités judiciaires compétentes.

Retour au calme à Kingwangala

Malgré la gravité des événements, le bourgmestre Martin Kasemene Kamizele assure que la situation était redevenue calme au moment de son intervention.

Selon lui, la population avait repris ses activités, les travaux champêtres. Les autorités locales et sécuritaires restent toutefois appelées à maintenir le calme et à faire toute la lumière sur les circonstances de ces violences qui ont coûté la vie à cinq personnes.


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