À
l’approche de la saison des pluies 2026-2027, les autorités congolaises et
leurs partenaires renforcent les mécanismes de prévention et d’alerte précoce
face aux risques d’inondations, de crues, d’érosions et de glissements de
terrain. Réunis à Kinshasa le 21 octobre 2026, dans le cadre d’un briefing
saisonnier et d’un forum médias, ils ont appelé à anticiper les impacts
potentiels du phénomène El Niño et à mieux informer les populations exposées.
Des
précipitations supérieures à la normale attendues dans plusieurs régions
Selon
les prévisions saisonnières de l’Agence nationale de météorologie et de
télédétection par satellite (METTELSAT), la période d’octobre à décembre 2026
pourrait connaître des précipitations supérieures à la normale sur une grande
partie du pays. Certaines zones de l’Ouest et du centre pourraient toutefois
enregistrer des conditions proches de la normale.
Face
à ces perspectives, la secrétaire permanente de la Plateforme nationale de
gestion des risques de catastrophes, Huguette Kahindo Mulihirwa, a insisté sur
la nécessité de renforcer la surveillance météorologique et hydrologique,
d’actualiser les plans de contingence et de mobiliser les ressources avant la
survenue d’éventuelles catastrophes.
Elle
a également appelé les ministères sectoriels, les autorités provinciales et
locales, les partenaires humanitaires et la société civile à coordonner leurs
interventions afin de protéger les communautés les plus vulnérables.
Transformer
les prévisions en actions concrètes
Pour
la Direction générale de la Protection civile (DGPC), l’enjeu consiste à
traduire les informations scientifiques en mesures opérationnelles. Son
directeur général intérimaire a notamment plaidé pour le renforcement des
systèmes d’alerte précoce, l’amélioration des capacités de secours, la
protection des infrastructures essentielles et la préparation des populations
exposées.
Il a
également insisté sur l’importance de l’action anticipatoire, qui consiste à
prendre des mesures préventives sur la base de prévisions et de seuils définis
à l’avance, avant que les conséquences les plus graves d’un événement ne se
produisent.
La
Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
(IFRC), par la voix de sa représentante en RDC, Eyrap Marye, a réaffirmé son
engagement à accompagner les autorités dans le renforcement des mécanismes
d’alerte, de la préparation communautaire et de la coordination des
interventions.
Les
médias appelés à relayer les alertes officielles
Le
briefing a également mis l’accent sur le rôle des professionnels des médias
dans la prévention des catastrophes. Les journalistes sont invités à
privilégier les sources officielles, à vérifier les informations et à diffuser
des messages de prévention clairs, accessibles et adaptés aux communautés
concernées.
Les
organisateurs rappellent qu’une prévision météorologique ne constitue pas
automatiquement une alerte officielle. L’évaluation des risques, la décision
des autorités compétentes et la diffusion des consignes doivent suivre les
procédures établies afin d’éviter toute confusion.
La
DGPC, la METTELSAT, la Plateforme nationale de gestion des risques de
catastrophes et leurs partenaires entendent ainsi poursuivre la veille tout au
long de la saison des pluies, avec pour objectif de réduire les pertes en vies
humaines, de limiter les dégâts matériels et de préserver les moyens de
subsistance des populations.
«
Prévoir aujourd’hui, c’est sauver des vies demain », a rappelé le directeur
général intérimaire de la Protection civile, appelant à une mobilisation
collective pour une RDC mieux préparée face aux risques climatiques.
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