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lundi 4 mai 2026

Insécurité à la paroisse Saint Théophile : un suspect se livre à la police

La paroisse Saint Théophile a été le théâtre d’un acte criminel qui a profondément bouleversé les fidèles et les habitants du quartier. Selon plusieurs témoignages, des individus non identifiés s’étaient introduits sur le site dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026 dans la commune de Kimbanseke, semant la panique et alimentant un climat d’insécurité déjà préoccupant dans cette partie de la ville.

Cet incident s’inscrit dans une série d’actes similaires signalés ces dernières semaines, renforçant le sentiment de vulnérabilité au sein de la population. Contre toute attente, un tournant est intervenu ce matin. D’après des sources concordantes au sein de la paroisse, l’un des présumés auteurs s’est présenté de lui-même sur les lieux. Il aurait affirmé être venu se dénoncer auprès des prêtres. Les motivations réelles de cette démarche restent, à ce stade, inconnues, et suscitent de nombreuses interrogations tant chez les responsables religieux que parmi les fidèles.

Descente des autorités et ouverture d’enquête 

Face à la gravité des faits, le général Israël Nkatu s’est rendu sur place pour une mission d’évaluation. Il a procédé à une inspection minutieuse des lieux, cherchant à reconstituer le déroulement exact des événements.

Au cours de cette visite, il a échangé avec les responsables de la paroisse ainsi qu’avec plusieurs témoins, recueillant leurs versions afin d’alimenter l’enquête en cours.

Le général a également prêté une oreille attentive aux préoccupations des habitants, qui dénoncent une recrudescence inquiétante de l’insécurité. Il a, à cette occasion, insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre la population et les forces de l’ordre, rappelant que la sécurité demeure une responsabilité collective.

L’appel du Cardinal Ambongo

Dans ce contexte tendu, Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, est intervenu pour condamner fermement cet acte. Il a exprimé sa solidarité avec la communauté paroissiale et a appelé les autorités à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des lieux de culte.

Le Cardinal a également exhorté les fidèles à garder leur calme, tout en refusant la banalisation de la violence. Il a insisté sur la nécessité de préserver les églises comme des espaces de paix, de prière et de refuge.

Alors qu’une enquête a été officiellement ouverte pour faire toute la lumière sur cet acte criminel, la population attend désormais des actions concrètes. Entre peur persistante et espoir de justice, les habitants espèrent que cet énième incident servira de déclic pour un renforcement durable de la sécurité dans la zone.


Xénophobie en Afrique du Sud : la FBCP hausse le ton et interpelle les instances panafricaines

La Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP) exprime sa vive inquiétude et son indignation face à la résurgence des violences xénophobes en Afrique du Sud. Dans une déclaration solennelle, l’organisation rappelle que l’État sud-africain est tenu de respecter ses engagements internationaux, notamment la Déclaration universelle des droits de l'homme, ainsi que les conventions relatives à la protection des réfugiés.

Selon la FBCP, la situation actuelle révèle une dégradation préoccupante des valeurs humanistes dans un pays autrefois symbole de lutte contre l’oppression, incarnée par Nelson Mandela. Le constat dressé par l’organisation est jugé alarmant et appelle une réaction urgente de la communauté internationale, les violations des droits fondamentaux : des réfugiés, notamment originaires de la République Démocratique du Congo, auraient été expulsés de leurs lits d’hôpital en pleine prise en charge médicale ; atteintes à l’éducation et à l’emploi : des ressortissants africains, dont des Nigérians, Zimbabwéens et Ghanéens, seraient exclus des écoles et de leurs activités professionnelles.

Insécurité et violences : la FBCP dénonce des exactions commises par des milices civiles, opérant en dehors de tout cadre légal, dans un climat rappelant les heures sombres de l’Apartheid. La FBCP critique vivement l’inaction et l’ambiguïté des autorités sud-africaines. Elle estime que, malgré des déclarations officielles, des pratiques telles que les arrestations arbitraires, les actes de torture et même des homicides continuent de se produire dans une impunité préoccupante.

L’Union africaine interpellée pour son silence

L’organisation dénonce également le manque de réaction de l’Union africaine, qu’elle accuse de passivité face à ces dérives. Ce silence, selon la FBCP, fragilise la crédibilité de l’institution et met en péril l’idéal d’unité africaine. Elle évoque aussi une propagation inquiétante de ces pratiques dans d’autres pays, citant notamment des interpellations massives survenues à Kumasi le 26 avril 2026.

Vers des poursuites devant les juridictions africaines

Face à la gravité des faits, la FBCP envisage des actions judiciaires. Elle appelle les États et les organisations de la société civile à saisir la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples afin de faire constater les violations répétées imputées à Pretoria. L’organisation exige également l’ouverture d’enquêtes indépendantes pour identifier les responsables de ces violences et garantir réparation aux victimes.

Des recommandations pour une action urgente

Dans sa déclaration, la FBCP formule plusieurs recommandations au gouvernement sud-africain d'adopter des mesures concrètes pour protéger les étrangers et restaurer l’autorité de l’État.

À l’Union africaine de sortir de son silence et condamner officiellement ces actes.

À la Commission africaine des droits de l’homme d'engager des poursuites judiciaires contre l’État sud-africain.

Sur le plan institutionnel : engager une réforme profonde de l’Union africaine pour renforcer son indépendance et son efficacité.

Pour Emmanuel Adu Cole, président de la FBCP, il est impératif de mettre fin à l’impunité et de réaffirmer les principes fondamentaux de solidarité et de dignité humaine sur le continent. L’organisation conclut en rappelant que le droit international ne saurait tolérer que des frontières servent de refuge à l’injustice et à la haine.


Journée mondiale de la liberté de la presse : l’ASBL Toile d’Araignée appelle au respect des engagements en RDC

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée chaque 3 mai, le Réseau des journalistes économiques d’investigation et de promotion citoyenne en République démocratique du Congo, à travers l’ASBL Toile d’Araignée par la voix de son coordinateur national Jérôme Sekana Pene-Papa, rappelle l’importance cruciale du respect des engagements en faveur de la liberté de la presse.

Selon l’UNESCO, cette journée constitue un moment privilégié pour interpeller les gouvernements et dirigeants du monde sur leurs responsabilités en matière de protection de la liberté d’expression. Elle offre également aux professionnels des médias une occasion de réflexion approfondie sur les enjeux liés à l’éthique et à la déontologie journalistique. Le 3 mai est aussi une journée de solidarité envers les médias souvent confrontés à des tentatives de restriction, voire de suppression de leur liberté, ainsi qu’un moment de recueillement en mémoire des journalistes tombés dans l’exercice de leur métier.

Pour l’édition 2026, les célébrations officielles se tiennent le 4 mai à Lusaka, en Zambie, autour du thème « Façonner un avenir de paix ». D’autres activités sont également organisées en ligne. Par ailleurs, la cérémonie de remise du Prix Prix UNESCO Guillermo Cano se déroule au siège de l’UNESCO, situé à Place de Fontenoy, dans le 7ème arrondissement de Paris, en France.

En République Démocratique du Congo, l’ASBL Toile d’Araignée, qui regroupe près de 250 journalistes économiques spécialisés dans le contrôle citoyen, rend un vibrant hommage à tous les professionnels des médias disparus dans l’exercice de leur fonction. Elle salue également l’engagement de ceux qui, au quotidien, œuvrent sans relâche pour informer l’opinion nationale et internationale.

L’organisation appelle par ailleurs à la mise en œuvre effective des recommandations formulées par les Nations Unies en matière de liberté de la presse depuis l’Assemblée générale de 1993. Elle insiste sur le respect strict de l’article 24 de la Constitution congolaise, plaide pour la dépénalisation des délits de presse dans l’arsenal juridique national et exhorte le gouvernement à concrétiser sa promesse d’un soutien financier durable aux médias.

Enfin, l’ASBL Toile d’Araignée invite l’ensemble des professionnels des médias congolais, et particulièrement ses membres, à faire preuve de davantage de rigueur, de professionnalisme et de respect des règles déontologiques.


Démission de Thierry Kawengi Lowete : rupture de vision au sein de la société civile de l’Est de la RDC

Dans une lettre datée du 4 mai 2026 et adressée à la Présidence du Conseil d’administration de la Plateforme des organisations de la société civile de l’Est de la République Démocratique du Congo, l’ambassadeur Thierry Kawengi Lowete a officialisé sa démission de la présidence du Comité exécutif. Par la même occasion, il a annoncé son retrait du Consortium « Unité pour les droits de l’homme », structure affiliée à cette plateforme.

Élu le 12 octobre 2024 pour un mandat de trois ans, qui devait normalement s’achever le 12 octobre 2027, Thierry Kawengi Lowete quitte ses fonctions avant terme. Dans sa correspondance, il justifie cette décision par des divergences profondes de vision avec les autres membres de la plateforme sur la conduite à tenir face aux enjeux nationaux.

Le désormais ex-président du Comité exécutif affirme ne plus vouloir « cautionner une ligne » qu’il désapprouve, estimant nécessaire de se désengager afin de préserver ses convictions et de continuer à œuvrer librement pour la restauration de la démocratie et de l’État de droit en République Démocratique du Congo.

Cette démission entraîne automatiquement son départ du Consortium « Unité pour les droits de l’homme », marquant ainsi une rupture nette avec les structures dans lesquelles il évoluait jusqu’ici. Ce retrait pourrait avoir des répercussions sur la cohésion et la dynamique interne de la plateforme, déjà confrontée à des défis liés à la gouvernance et à l’unité d’action.

Thierry Kawengi Lowete est connu pour son engagement en faveur des droits humains et de la bonne gouvernance. Il est notamment Ambassadeur universel de paix auprès de l’Universal Peace Federation (UPF), ambassadeur associé à des initiatives de lutte contre la corruption, la drogue et le crime en lien avec l’UNODC, et ancien lauréat du programme Mandela Washington Fellowship (MWF) du gouvernement américain dans le cadre de l’initiative YALI.

Ce départ intervient dans un contexte où la société civile congolaise, particulièrement dans l’Est du pays, est appelée à jouer un rôle crucial face aux défis sécuritaires, politiques et sociaux persistants. La démission de Thierry Kawengi Lowete ouvre ainsi une nouvelle phase pour la plateforme, désormais confrontée à la nécessité de redéfinir son leadership et de consolider sa vision stratégique.


“Peaux noires : quel héritage ?” : TV5MONDE explore l’identité noire francophone dans une nouvelle série-documentaire

À l’occasion du Sommet Africa Forward prévu les 11 et 12 mai 2026 à Nairobi, TV5MONDE annonce le lancement d’une nouvelle création originale intitulée Peaux noires : quel héritage ?. Cette série-documentaire propose une plongée inédite dans les dimensions intimes, sociales et historiques du rapport à la couleur de peau chez les personnes noires francophones. Elle sera disponible dès le 3 juin 2026 sur la plateforme TV5MONDE+.

Une réflexion intime et collective sur la couleur de peau

À travers cinq épisodes, la série met en lumière un sujet encore peu traité à l’écran qui est la perception et la signification de la couleur de peau. Entre introspection personnelle et regard collectif, Peaux noires : quel héritage ? aborde les enjeux d’acceptation de soi, de diversité et de reconnaissance.

Réalisée par Johanna Boyer-Dilolo et Estelle Ndjandjo, la série donne la parole à plusieurs figures issues de divers horizons, notamment Aïssa Maïga, Rachel Keke, Estelle Mendy ou encore Juste Shani.

À leurs côtés, sociologues, historiens et professionnels de santé apportent un éclairage scientifique, permettant de relier les expériences individuelles aux héritages historiques, notamment coloniaux.

Coproduite avec La Félicité, la série aborde des thématiques telles que la mélanine, le colorisme, la dépigmentation ou encore l’héritage colonial. Elle s’inscrit dans la lignée de la série Cheveux Afro, réalisée par Rachel Kwarteng, qui explorait déjà les représentations du cheveu crépu à travers l’histoire, des périodes précoloniales jusqu’à l’ère des réseaux sociaux.

Une avant-première au Quai Branly

Une projection en avant-première est prévue le 3 juin 2026 au Musée du Quai Branly - Jacques Chirac, suivie d’une visite de l’exposition Africa Fashion. Cet événement marquera le lancement officiel de la série avant sa diffusion grand public.

Diffusion multiplateforme

La série sera accessible dès le 3 juin 2026 sur la plateforme gratuite TV5MONDE+ ; chaque samedi à 16h45 à partir du 6 juin 2026 sur TV5MONDE Afrique (heure de Dakar) ; ainsi que sur YouTube et les réseaux sociaux de TV5MONDE.

Cinq épisodes pour explorer les héritages

Les cinq volets de la série sont intitulés : Mélanine ; la peau en héritage ; les représentations ; le colorisme ; l'empouvoirement et la fiche technique.

TV5MONDE, un acteur majeur de la francophonie

Présent dans plus de 400 millions de foyers à travers le monde, TV5MONDE s’impose comme le premier réseau mondial de télévision généraliste francophone. Son offre s’étend de la diffusion télévisée à la plateforme numérique TV5MONDE+, en passant par des contenus éducatifs via TV5MONDE EDU.

La Félicité, une jeune production engagée

Fondée en 2025, La Félicité développe des projets documentaires et de fiction ancrés dans les réalités contemporaines. La société se distingue par une approche artistique qui interroge les identités, les héritages et les transformations sociales, en tissant des liens entre l’Afrique et l’Europe.


À l’occasion du lancement des travaux du plan stratégique 2026-2030, le Premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, a clarifié le 4 mai 2026 à Kinshasa les ambitions de son institution qui sont entre autres de consolider les acquis, de corriger les insuffisances et hisser davantage la qualité du contrôle des finances publiques en République Démocratique du Congo.

Un plan stratégique est avant tout un outil d’orientation et de pilotage. Il permet à une institution de définir clairement ses objectifs, les résultats attendus, ainsi que les moyens à mobiliser pour les atteindre. À la Cour des comptes, ce document sert de boussole pour organiser, de manière coordonnée, l’ensemble des actions liées à sa mission de contrôle des finances publiques.

Un accompagnement technique du CREFIAF

Pour élaborer ce nouveau plan, la Cour des comptes bénéficie de l’appui du Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (CREFIAF), une structure sous-régionale spécialisée dans le renforcement des capacités des institutions de contrôle. Cet accompagnement vise à garantir un document conforme aux standards internationaux.

À travers ce plan stratégique, la Cour des comptes ambitionne de redynamiser ses missions fondamentales, notamment le contrôle juridictionnel et les audits. Il s’agit, entre autres, de produire des arrêts de qualité susceptibles de contribuer à une meilleure gestion des finances publiques, mais aussi de réaliser des audits conformes aux normes internationales établies par l’INTOSAI.

Depuis sa réhabilitation en 2022 par le chef de l’État, la Cour des comptes a enregistré des avancées notables. Pour la première fois, elle a rendu des arrêts dans le cadre du contrôle juridictionnel et a mené plusieurs audits à impact visible. Ces progrès, issus du précédent plan stratégique, constituent une base solide sur laquelle s’appuie la nouvelle feuille de route.

L’élaboration d’un nouveau plan stratégique ne signifie pas un échec du précédent. Arrivé à échéance, celui-ci doit être renouvelé pour permettre à l’institution de poursuivre son évolution. Toutefois, certaines faiblesses ont été identifiées, notamment l’absence d’audits de suivi des recommandations et une collaboration encore insuffisante avec certaines institutions, dont le Parlement.

Vers plus de professionnalisme et de synergie institutionnelle

Le nouveau plan stratégique entend renforcer le professionnalisme dans la production des arrêts et des rapports, en intégrant davantage les normes internationales. Il prévoit également d’améliorer la gouvernance interne de la Cour et de développer une collaboration plus étroite avec les parties prenantes, notamment le Parlement, le gouvernement, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers.

En définitive, ce plan stratégique 2026-2030 vise à doter la Cour des comptes des mécanismes nécessaires pour jouer pleinement son rôle de garant de la bonne gestion des finances publiques. L’objectif est de contribuer à une gouvernance plus transparente, plus responsable et plus efficace au service des citoyens.

Le partage d’expériences au cœur de l’accompagnement

Le CREFIAF, en tant qu’organisation spécialisée dans le renforcement des capacités des institutions de contrôle des finances publiques, privilégie une méthode basée sur le partage d’expériences et de connaissances. Cette approche vise à enrichir les compétences des experts congolais appelés à mettre en œuvre le futur plan stratégique, à déclaré Hassan Idi, directeur du CREFIAF.

L’un des objectifs majeurs de cet accompagnement est de permettre à la Cour des comptes de s’approprier pleinement le processus d’élaboration du plan stratégique. L’équipe locale, en collaboration avec les experts du CREFIAF, bénéficiera d’un transfert de compétences destiné à améliorer durablement la planification et la gestion stratégique de l’institution.

Miser sur le suivi et l’évaluation

Au-delà de l’élaboration du document, l’accent sera mis sur la mise en place de mécanismes de suivi et d’indicateurs de performance. Ces outils permettront d’évaluer efficacement la mise en œuvre du plan stratégique et d’en mesurer l’impact sur la qualité du contrôle des finances publiques. À travers cet appui technique, le CREFIAF entend contribuer à renforcer l’efficacité de la Cour des comptes et à consolider son rôle dans la promotion de la bonne gouvernance en République démocratique du Congo.


Judith Suminwa lance une table ronde pour repenser l’aménagement du territoire

La Première ministre Judith Suminwa a officiellement lancé, lundi 5 mai 2026, la table ronde de concertation consacrée aux défis de l’aménagement du territoire en République Démocratique du Congo. Cette rencontre a réuni un large éventail d’acteurs, notamment des parlementaires, des membres du Gouvernement central, des gouverneurs de province, des ministres provinciaux sectoriels, des autorités traditionnelles ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Vers une gestion rationnelle et équilibrée de l’espace national

Initiée par le ministère de l’Aménagement du territoire, cette table ronde traduit la volonté du Gouvernement de mettre en place une politique nationale cohérente, intégrée et durable. Le ministre du secteur, Jean-Lucien Bussa, a présenté les grandes orientations des travaux. Ceux-ci visent à identifier les priorités à court terme, planifier l’occupation des espaces et définir des vocations économiques et sociales précises pour chaque zone.

« Cette approche permettra d’optimiser les ressources, de réduire les déséquilibres territoriaux et de répondre efficacement aux besoins des populations ».

Un levier stratégique pour le développement du pays

Judith Suminwa a insisté sur l’importance stratégique de l’aménagement du territoire, qu’elle considère comme un pilier du développement durable et inclusif. « Il conditionne la valorisation de nos ressources, l’équilibre entre les provinces et la cohérence de l’action publique ».

La cheffe du Gouvernement a dressé un état des lieux des principaux défis du secteur. Parmi eux figurent l’urbanisation rapide et mal maîtrisée, l’exploitation non planifiée des ressources naturelles, les difficultés liées à la gestion foncière et la pression démographique croissante. Elle a également évoqué le contexte sécuritaire marqué par l’agression imputée au Rwanda et aux groupes armés, qui complique davantage la planification territoriale.

Le CNAT, un nouvel outil de pilotage

Pour renforcer la gouvernance du secteur, la Première ministre a rappelé la création du Conseil national de l’aménagement du territoire (CNAT), institué par le décret n° 26/09 du 30 mars 2026. Cet organe est chargé notamment de définir les orientations de la politique nationale d’aménagement ; d'encadrer l’élaboration et le suivi du plan national ; de veiller à l’intégration équilibrée de toutes les provinces dans les programmes d’investissements.

Une dynamique alignée sur la vision présidentielle

Ces assises, prévues sur deux jours, doivent aboutir à des recommandations concrètes pour faire de l’aménagement du territoire un moteur de transformation économique et sociale. Judith Suminwa a souligné que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui place la transformation structurelle du pays au cœur de son action.

« Cette table ronde s’aligne sur le Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028, qui fait de l’aménagement du territoire un instrument stratégique pour améliorer la connectivité, réduire les disparités régionales et promouvoir un développement équilibré ».


Ledya Group dément tout lien avec Joseph Kabila et clarifie sa participation au Matadi Gateway Terminal

Face aux rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux, le Ledya Group a publié, le 4 mai 2026, un communiqué officiel pour rétablir les faits. Par la voix de son directeur de cabinet, Claude Bossio wa Bossio, le groupe dément toute implication de Joseph Kabila dans son capital, après les sanctions américaines récemment évoquées à son encontre.

Dans son communiqué, Ledya Group rejette catégoriquement les allégations selon lesquelles l’ancien chef de l’État détiendrait des parts au sein de ses structures. Le groupe insiste sur son indépendance et rappelle qu’il n’a « ni vocation ni compétence à s’immiscer dans le champ politique ».

Fort de plus de cinquante-trois années d’existence, le consortium affirme s’être construit sur des principes d’excellence et de neutralité, en maintenant des relations strictement institutionnelles, orientées vers l’intérêt général.

Un acteur économique majeur en RDC

Présent dans plusieurs secteurs d’activité, Ledya Group revendique une contribution significative à l’économie nationale, notamment à travers la création de plus de 2.000 emplois directs à travers le pays.

Le groupe souligne que ses investissements couvrent divers domaines, dont les infrastructures, l’agro-pastoral et l’énergie, avec une approche axée sur la performance et la durabilité.

MGT : une participation basée sur des apports réels

S’agissant du Matadi Gateway Terminal (MGT), Ledya Group rappelle qu’il s’agit d’une infrastructure portuaire moderne, opérationnelle depuis 2016 et considérée comme un maillon stratégique du système logistique national. Le groupe précise que sa participation repose sur un apport en nature, notamment la mise à disposition du foncier ayant permis la réalisation du projet. Il ajoute que les investissements financiers ont été assurés par un partenaire international, avec un financement structuré incluant un prêt actionnaire soutenu par Citibank, depuis remboursé par la société.

Ce partenaire, selon Ledya, dispose d’une expertise reconnue dans la gestion de plus de 34 ports maritimes à travers le monde.

Un engagement réaffirmé pour le développement national 

Ledya Group conclut en réaffirmant son engagement en faveur d’un développement économique fondé sur la responsabilité, la transparence et le patriotisme économique. Le groupe met en avant des standards élevés de qualité et de performance dans l’ensemble de ses projets.

Ces clarifications interviennent dans un contexte marqué par la circulation de rumeurs liant certains acteurs économiques congolais à des figures politiques, notamment après l’annonce de sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila. Plusieurs publications sur les réseaux sociaux ont ainsi évoqué, sans preuve formelle, une supposée implication de ce dernier dans des entreprises stratégiques du pays, dont Ledya Group.

Le groupe dit vouloir, à travers ce communiqué, « rétablir la vérité des faits » et préserver sa crédibilité ainsi que celle de ses partenaires.