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samedi 17 octobre 2026

Kongo Central : le BDM maintient sa manifestation du 18 octobre 2026 à Boma malgré l’interdiction annoncée

Le mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK) et le parti politique Bundu dia Mayala (BDM) maintiennent leur projet de manifestation prévu le dimanche 18 octobre 2026 à Boma, dans la province du Kongo Central. Cette activité doit commémorer le troisième anniversaire du décès de Ne Muanda Nsemi, fondateur du BDM et du BDK, et rendre hommage à son héritage politique et spirituel.

Dans une déclaration attribuée à son secrétaire général, Nzuzi Disansukidi Parfait, le BDM dénonce l’interdiction de cette manifestation par les autorités provinciales, alors que, selon le parti, les formalités administratives nécessaires avaient été accomplies.

Le mouvement affirme vouloir profiter de cette commémoration pour sensibiliser la population aux enjeux de souveraineté nationale et mobiliser ses sympathisants autour d’un dialogue annoncé pour le 18 octobre 2026 à Boma.

Dans une correspondance datée du 28 juillet 2026 et adressée à la maire de Boma, le secrétaire général du BDM, Me Bakuamisa Milungidi, avait informé l’autorité urbaine de l’organisation de cette activité au terrain de l’ITP Nzadi.

Le BDM invoque la souveraineté nationale et rend hommage à Ne Muanda Nsemi

Pour le BDM, cette commémoration dépasse le cadre d’un simple hommage à son fondateur. Le parti entend remettre en avant les idées panafricanistes de Ne Muanda Nsemi et son discours sur la souveraineté de la République Démocratique du Congo.

La formule « Le Congo aux Congolais et le Rwanda aux Rwandais », associée à l’ancien dirigeant du mouvement, constitue l’un des messages que ses partisans souhaitent rappeler dans le contexte des tensions sécuritaires persistantes dans l’est du pays.

Le BDM affirme également vouloir réitérer son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans les efforts qu’il lui attribue en faveur de la défense de l’intégrité territoriale de la RDC.

Dans son communiqué, le parti accuse les autorités du Kongo Central de compromettre les initiatives de mobilisation citoyenne au moment où, selon lui, la situation sécuritaire dans l’est du pays appelle à une plus grande cohésion nationale.

La maire de Boma et le gouverneur du Kongo Central mis en cause

Le BDM reproche à la maire de Boma de faire obstacle à l’organisation de son activité. Il critique également le silence du gouverneur Grâce Bilolo, estimant que les autorités provinciales devraient favoriser la cohésion sociale et le respect des libertés publiques.

Le parti va plus loin en soupçonnant certains responsables provinciaux de favoriser des dissidents du mouvement. Ces accusations, qui émanent du BDM, n’ont pas été accompagnées dans les éléments transmis d’une réponse des autorités concernées.

Le mouvement évoque aussi une correspondance du ministre provincial de la Justice demandant à l’administrateur du territoire de Songololo de remettre des parcelles historiques du BDK à des dissidents, alors qu’un dossier serait pendant devant la justice. Le BDM considère cette démarche comme une ingérence dans une affaire litigieuse.

Ces allégations nécessitent toutefois des éclaircissements de la part des autorités mises en cause, ainsi que la vérification des documents évoqués.

Le parti appelle ses membres au calme

Malgré la contestation de l’interdiction annoncée, le BDM demande à ses membres de ne pas réagir sous le coup de l’émotion. Il les invite à informer leurs responsables afin que des dispositions puissent être envisagées.

Le parti prévient néanmoins qu’il déclinera toute responsabilité concernant d’éventuels incidents qui pourraient survenir dans ce contexte.

Il affirme vouloir dénoncer, à l’occasion de la manifestation projetée, ce qu’il considère comme des menaces contre la souveraineté congolaise et des obstacles à la mobilisation populaire.

Une manifestation dans un contexte de tensions politiques provinciales

L’annonce de cette activité intervient dans un climat de désaccord entre le BDM et les autorités provinciales du Kongo Central. Le différend soulève la question de l’exercice de la liberté de manifestation et des conditions dans lesquelles les autorités encadrent les rassemblements publics.

Le BDM maintient sa volonté de rendre hommage à Ne Muanda Nsemi à Boma le 18 octobre 2026. Reste à connaître les dispositions définitives des autorités urbaines et provinciales concernant la tenue de cette activité, ainsi que les éventuelles mesures prises pour prévenir des incidents.


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