L’autorité
urbaine de Kamituga, dans la province du Sud-Kivu, a lancé mardi 6 octobre 2026
une opération de démantèlement des barrières illégales érigées aux principaux
points d’entrée et de sortie de la ville.
Cette
opération intervient dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions issues
de l’atelier de réflexion communautaire consacré à la restauration de
l’autorité de l’État, organisé récemment à Uvira sous l’impulsion du
Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain
Shabani Lukoo.
Le
maire intérimaire de Kamituga, Alexandre Faraja Yogolelo, a personnellement
supervisé l’opération, accompagné des membres du comité urbain de sécurité
ainsi que des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et des Forces
armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Des
barrières retirées sur les principaux axes
Les
équipes déployées sur le terrain ont procédé au démantèlement des installations
de fortune utilisées comme points de contrôle sur plusieurs axes stratégiques,
notamment à l’entrée de la ville sur l’axe Kalumba-Mobale ainsi qu’aux abords
de certains sites miniers.
Cordes,
troncs d’arbres et barres de fer servant à intercepter les motos, véhicules et
piétons ont été retirés et évacués.
Ces
barrières étaient régulièrement dénoncées par des acteurs de la société civile
et des élus, qui les accusaient de favoriser les perceptions illégales et les
tracasseries à l’encontre des usagers.
Pour
les autorités locales, leur suppression devrait contribuer à faciliter la
circulation des personnes et des marchandises et, à terme, à réduire les coûts
supplémentaires répercutés sur les prix des biens de première nécessité.
L’autorité
de l’État doit être restaurée
Présent
sur le terrain, le maire intérimaire Alexandre Faraja Yogolelo a affirmé que
cette opération répondait directement aux orientations arrêtées lors des
assises d’Uvira.
Selon
lui, aucun service civil, policier ou militaire n’est désormais autorisé à
installer une barrière non réglementée aux entrées ou sorties de Kamituga.
L’autorité
urbaine entend ainsi mettre fin aux pratiques de perception illégale et
renforcer la libre circulation des personnes et de leurs biens.
La
société civile salue une mesure contre les tracasseries
La
société civile des forces vives de Kamituga a salué cette initiative,
considérée comme un signal fort contre les réseaux de rançonnement sur les axes
routiers.
Les
transporteurs et autres usagers concernés espèrent notamment que la disparition
de ces barrières permettra de réduire les charges imposées lors des
déplacements et de faciliter les activités commerciales dans la ville minière.
Des
patrouilles mixtes annoncées pour empêcher leur retour
Pour
éviter la réinstallation clandestine de ces barrières, l’autorité urbaine
annonce la mise en place de patrouilles mixtes régulières sur les principaux
axes de Kamituga.
Les
autorités préviennent également que tout agent ou individu surpris en train de
réinstaller une barrière illégale ou de rançonner la population s’exposera à
des sanctions conformément à la loi.
À
travers cette opération, la mairie de Kamituga entend matérialiser les mesures
de restauration de l’autorité de l’État et garantir une circulation plus libre
des personnes et des biens dans la ville.
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