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lundi 5 octobre 2026

RDC : la SNEL clarifie l’indexation tarifaire et la nouvelle redevance du secteur de l’électricité

La Société nationale d’électricité (SNEL) a échangé, le 1er octobre 2026 à Kinshasa, avec la Chambre des mines sur les récentes mesures appliquées à sa clientèle Haute Tension, principalement composée d’entreprises minières.

Au centre des discussions : l’indexation du tarif électrique appliquée depuis juin et la Redevance sur le secteur de l’électricité (RDS) destinée à financer les investissements dans le secteur.

Investir pour réduire le déficit énergétique

La SNEL explique ces mesures par les difficultés persistantes du secteur, notamment l’insuffisance des investissements dans la production et le vieillissement de l’outil productif.

Le représentant du ministère des Finances a soutenu que la nouvelle redevance constitue un instrument destiné à mobiliser des ressources pour développer les infrastructures électriques. Il a insisté sur la nécessité d’un mécanisme transparent, associant notamment les entreprises minières, principaux consommateurs industriels d’électricité.

L’indexation encadrée par les textes

Le représentant du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Thierry Samba, a rappelé que l’indexation tarifaire est prévue par la réglementation.

Selon lui, lorsque l’indexation ne dépasse pas 5 %, la SNEL dispose d’une marge d’application. Au-delà de ce seuil, le dossier relève de l’Autorité de régulation de l’électricité (ARE), qui procède aux études tarifaires avant transmission aux autorités compétentes pour validation.

Il a également annoncé des concertations avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC) sur les modalités d’application de certaines mesures, notamment celles liées aux redevances et aux exonérations.

Les miniers alertent sur leur compétitivité

Du côté de la Chambre des mines, les opérateurs ont exprimé leurs inquiétudes face à l’accumulation des prélèvements et charges qui, selon eux, alourdissent le coût de production du cuivre en RDC.

Ils plaident pour davantage de cohérence dans les décisions publiques et pour le respect des engagements pris dans le cadre des partenariats entre l’État, la SNEL et les entreprises minières.

Pour les exploitants, l’enjeu dépasse la seule question du tarif de l’électricité : il touche directement à la compétitivité du secteur minier et à l’attractivité des investissements en RDC.

L’ARE appelle au dialogue

L’Autorité de régulation de l’électricité a, pour sa part, insisté sur l’importance de l’information et du dialogue entre les différents acteurs.

Elle rappelle que l’indexation repose sur des dispositions réglementaires et que les consommateurs ou organisations professionnelles qui s’estiment lésés peuvent saisir le régulateur afin de faire examiner les aspects tarifaires concernés.

Les échanges devraient se poursuivre dans le cadre de concertations entre la SNEL, les ministères concernés, le régulateur et les représentants du secteur privé.


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