Les
États-Unis, qui assurent la présidence du G20, ont réuni plusieurs pays
donateurs et organisations internationales pour accélérer la riposte contre
l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo. Washington annonce une
enveloppe supplémentaire de 267 millions de dollars américains.
Plus
de 2 milliards de dollars de promesses depuis mai 2026
Les
États-Unis ont convoqué, le 30 septembre 2026, une réunion ministérielle
consacrée à l’accélération de l’action collective contre l’épidémie d’Ebola en
RDC.
À
l’issue de cette rencontre, le G20 et plusieurs autres bailleurs de fonds ont
annoncé plus de 470 millions de dollars américains de nouveaux engagements,
portant à plus de 2 milliards de dollars américains le montant total des
promesses de financement enregistrées depuis le début de l’épidémie en mai
2026.
Plusieurs
pays et institutions ont participé aux discussions, notamment la Pologne,
l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, Singapour, le Qatar et les Émirats arabes
unis. Africa CDC, OCHA, le Fonds de lutte contre les pandémies, l’UNICEF et la
Banque mondiale figuraient également parmi les organisations invitées.
Washington
porte son aide à 887 millions de dollars américains
Les
États-Unis ont annoncé une enveloppe supplémentaire de 267 millions de dollars
américains, portant leur aide directe à la riposte contre Ebola à 887 millions
de dollars américains.
Selon
le Département d’État américain, ces nouveaux financements doivent soutenir les
centres de traitement Ebola, les services de santé, les équipes chargées des
inhumations sûres et dignes, l’acquisition d’équipements de protection
individuelle ainsi que la surveillance épidémiologique et la recherche des
personnes-contacts.
Washington
indique également avoir mobilisé, en 2026, 350 millions de dollars américains
d’aide humanitaire supplémentaire pour la région, à travers son partenariat
avec OCHA.
Renforcer
la riposte face au variant Bundibugyo
Les
participants ont insisté sur les difficultés particulières liées à cette
épidémie, qui sévit dans une zone affectée par les conflits et difficile
d’accès.
Le
Département d’État américain souligne également que les vaccins, les outils de
diagnostic et les traitements actuellement disponibles ne sont pas pleinement
efficaces contre la souche Bundibugyo.
Face
à cette situation, les partenaires internationaux appellent à renforcer la
recherche des contacts, la protection des agents de première ligne, les
capacités d’accueil dans les centres de traitement, le déploiement de nouveaux
outils diagnostiques et la recherche sur les vaccins.
Les
États-Unis rappellent par ailleurs que la maladie peut être maîtrisée, en
citant la fin de l’épidémie en Ouganda en août 2026.
Les
principaux nouveaux engagements
Plusieurs
pays et institutions ont détaillé leurs contributions :
Australie
: 3,5 millions de dollars supplémentaires ;
France
: 16 millions de dollars, portant son financement total à 34 millions ;
Allemagne
: 24,8 millions de dollars supplémentaires, pour un total de 30,7 millions ;
Italie
: 11,3 millions de dollars, portant son engagement total à 14,5 millions ;
Japon
: 5 millions de dollars supplémentaires, soit près de 12,4 millions au total
pour la région la plus touchée ;
Corée
du Sud : 18 millions de dollars supplémentaires ;
Royaume-Uni
: 67,5 millions de dollars supplémentaires, portant son soutien total à 105,6
millions ;
Émirats
arabes unis : 10 millions de dollars ;
Banque
mondiale : 90 millions de dollars, dont 80 millions provenant du guichet de
financement de réponse aux crises et 10 millions du mécanisme de financement
mondial.
Ces
financements doivent permettre de renforcer les laboratoires, les capacités de
traitement, la surveillance épidémiologique, la formation des professionnels de
santé, l’accès aux équipements et contre-mesures médicales ainsi que la
continuité des services de santé essentiels.
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