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vendredi 2 octobre 2026

Ebola en RDC : le G20 annonce plus de 470 millions de dollars de nouveaux financements

Les États-Unis, qui assurent la présidence du G20, ont réuni plusieurs pays donateurs et organisations internationales pour accélérer la riposte contre l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo. Washington annonce une enveloppe supplémentaire de 267 millions de dollars américains.

Plus de 2 milliards de dollars de promesses depuis mai 2026

Les États-Unis ont convoqué, le 30 septembre 2026, une réunion ministérielle consacrée à l’accélération de l’action collective contre l’épidémie d’Ebola en RDC.

À l’issue de cette rencontre, le G20 et plusieurs autres bailleurs de fonds ont annoncé plus de 470 millions de dollars américains de nouveaux engagements, portant à plus de 2 milliards de dollars américains le montant total des promesses de financement enregistrées depuis le début de l’épidémie en mai 2026.

Plusieurs pays et institutions ont participé aux discussions, notamment la Pologne, l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, Singapour, le Qatar et les Émirats arabes unis. Africa CDC, OCHA, le Fonds de lutte contre les pandémies, l’UNICEF et la Banque mondiale figuraient également parmi les organisations invitées.

Washington porte son aide à 887 millions de dollars américains

Les États-Unis ont annoncé une enveloppe supplémentaire de 267 millions de dollars américains, portant leur aide directe à la riposte contre Ebola à 887 millions de dollars américains.

Selon le Département d’État américain, ces nouveaux financements doivent soutenir les centres de traitement Ebola, les services de santé, les équipes chargées des inhumations sûres et dignes, l’acquisition d’équipements de protection individuelle ainsi que la surveillance épidémiologique et la recherche des personnes-contacts.

Washington indique également avoir mobilisé, en 2026, 350 millions de dollars américains d’aide humanitaire supplémentaire pour la région, à travers son partenariat avec OCHA.

Renforcer la riposte face au variant Bundibugyo

Les participants ont insisté sur les difficultés particulières liées à cette épidémie, qui sévit dans une zone affectée par les conflits et difficile d’accès.

Le Département d’État américain souligne également que les vaccins, les outils de diagnostic et les traitements actuellement disponibles ne sont pas pleinement efficaces contre la souche Bundibugyo.

Face à cette situation, les partenaires internationaux appellent à renforcer la recherche des contacts, la protection des agents de première ligne, les capacités d’accueil dans les centres de traitement, le déploiement de nouveaux outils diagnostiques et la recherche sur les vaccins.

Les États-Unis rappellent par ailleurs que la maladie peut être maîtrisée, en citant la fin de l’épidémie en Ouganda en août 2026.

Les principaux nouveaux engagements

Plusieurs pays et institutions ont détaillé leurs contributions :

Australie : 3,5 millions de dollars supplémentaires ;

France : 16 millions de dollars, portant son financement total à 34 millions ;

Allemagne : 24,8 millions de dollars supplémentaires, pour un total de 30,7 millions ;

Italie : 11,3 millions de dollars, portant son engagement total à 14,5 millions ;

Japon : 5 millions de dollars supplémentaires, soit près de 12,4 millions au total pour la région la plus touchée ;

Corée du Sud : 18 millions de dollars supplémentaires ;

Royaume-Uni : 67,5 millions de dollars supplémentaires, portant son soutien total à 105,6 millions ;

Émirats arabes unis : 10 millions de dollars ;

Banque mondiale : 90 millions de dollars, dont 80 millions provenant du guichet de financement de réponse aux crises et 10 millions du mécanisme de financement mondial.

Ces financements doivent permettre de renforcer les laboratoires, les capacités de traitement, la surveillance épidémiologique, la formation des professionnels de santé, l’accès aux équipements et contre-mesures médicales ainsi que la continuité des services de santé essentiels.


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