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lundi 14 septembre 2026

Kinshasa : Fin de la 7ème édition du Salon africain de la bande dessinée aux Beaux-Arts

La 7ème édition du Salon africain de la bande dessinée et de l'autre musique (SABDAM) a officiellement été clôturée le dimanche 13 septembre 2026 à Kinshasa. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte de l’Académie des Beaux-Arts, en présence du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba.

Cette édition a réuni plusieurs participants venus de différents pays africains autour de la bande dessinée, de l’illustration et, plus largement, des métiers liés à la création graphique. Pendant la durée du salon, artistes, auteurs, dessinateurs, illustrateurs et amateurs du neuvième art ont eu l’occasion de se rencontrer, d’échanger et de partager leurs expériences.

Un rendez-vous consacré au neuvième art africain

À travers le SABDAM, les organisateurs cherchent à promouvoir la bande dessinée africaine et à offrir aux créateurs du continent un espace de visibilité et d’expression.

La manifestation permet également de rapprocher les professionnels du secteur du public, particulièrement les jeunes, en leur faisant découvrir les différentes possibilités offertes par la bande dessinée, aussi bien comme moyen d’expression artistique que comme secteur créatif susceptible de générer des opportunités professionnelles.

Le choix de l’Académie des Beaux-Arts pour accueillir cette édition revêt par ailleurs une dimension symbolique. Cet établissement constitue l’un des principaux espaces de formation et de création artistique en République Démocratique du Congo.

Des échanges entre créateurs africains

La participation de plusieurs nations africaines a donné à cette septième édition une dimension continentale. Les échanges entre les différents participants ont permis de mettre en évidence la diversité des styles, des univers graphiques et des approches narratives développés par les artistes africains.

Au-delà des expositions et des rencontres, le salon se veut un cadre de réflexion sur l’avenir de la bande dessinée en Afrique, notamment sur la nécessité d'accompagner les jeunes talents et de renforcer les passerelles entre les créateurs des différents pays.

Barly Baruti dresse le bilan de la 7ème édition

Initiateur du Salon africain de la bande dessinée, Barly Baruti a, à la clôture, dressé le bilan de cette septième édition.

Il est revenu sur la mobilisation des artistes et du public, les différentes activités organisées ainsi que les enseignements à tirer de cette rencontre consacrée au neuvième art africain.

Pour Barly Baruti, la pérennisation d’un tel rendez-vous passe par un meilleur accompagnement des créateurs, la promotion de la lecture et le développement d’un véritable écosystème autour de la bande dessinée.

Cette septième édition apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la volonté de faire de Kinshasa un espace important de rencontres et de promotion de la création graphique africaine.

Daniel Bumba présent à la cérémonie de clôture

La présence du gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, à la cérémonie de clôture vient également souligner la place accordée aux initiatives culturelles dans la capitale.

La ville de Kinshasa dispose d’un important vivier de jeunes artistes et créateurs. Pour les acteurs du secteur, la valorisation de ces talents constitue un enjeu majeur, notamment à travers la multiplication des espaces d’exposition, de formation, de rencontres et de diffusion des œuvres.

Avec la clôture de cette 7ème édition, le SABAD entend poursuivre son ambition : faire de la bande dessinée un véritable outil de création, de transmission culturelle et de rapprochement entre les peuples africains.

Le rendez-vous est désormais donné pour les prochaines éditions, avec l’ambition affichée de renforcer davantage la participation des créateurs africains et la visibilité du neuvième art sur le continent.


Kinshasa : Le gouverneur Daniel Bumba mise sur la bande dessinée pour faire rayonner la capitale

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a participé 13 septembre 2026 au Salon de la bande dessinée organisé à l’Académie des Beaux-Arts. À cette occasion, il a salué le rôle de la culture, et particulièrement de la bande dessinée, dans la transformation des mentalités et le développement de la capitale congolaise.

Pour le gouverneur, cette dynamique culturelle s’inscrit dans la vision portée par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à faire progresser Kinshasa et la République démocratique du Congo.

Daniel Bumba estime que la révolution culturelle constitue une étape importante pour matérialiser cette vision.

La bande dessinée pour changer les mentalités

Le gouverneur de Kinshasa a insisté sur l’influence que peuvent avoir les œuvres culturelles sur les comportements et la manière de penser des citoyens. Selon lui, ce qui est lu et représenté dans les œuvres artistiques peut contribuer directement à susciter l’action et à transformer les mentalités.

Il a ainsi rendu hommage aux dessinateurs et aux acteurs de la bande dessinée qui continuent à faire vivre cet art, malgré l’évolution des technologies et l’avènement de nouveaux supports numériques.

Les artistes appelés à accompagner les défis urbains

Daniel Bumba a également invité les acteurs de la bande dessinée à mettre leur créativité au service des grands défis auxquels Kinshasa est confrontée. Il cite le comportement des usagers sur la chaussée et la gestion des déchets comme des problématiques auxquelles la bande dessinée pourrait apporter une contribution pédagogique.

Pour le gouverneur, les artistes peuvent produire des histoires et des dessins susceptibles de sensibiliser les Kinois et de les accompagner dans l'adoption de comportements plus responsables. L’objectif est de contribuer à bâtir une ville plus saine, moderne, dynamique et attractive.

Renforcer les relations institutionnelles

Daniel Bumba a par ailleurs plaidé pour un renforcement des relations entre les institutions et les structures culturelles existantes. Il a salué l’implication du comité stratégique, des accompagnateurs ainsi que des sponsors ayant contribué à l’organisation de cette activité.

Pour le numéro un de la ville de Kinshasa, la dynamique de Kinshasa doit venir de tous les secteurs, avec la culture comme l’un des leviers permettant d’avancer vers le développement, notamment dans le domaine urbain.

Kinshasa, capitale africaine de la bande dessinée

Au terme de son intervention, le gouverneur de Kinshasa a posé un acte symbolique à l’Académie des Beaux-Arts. Depuis ce lieu historique de la création artistique en République Démocratique du Congo, Daniel Bumba a officiellement déclaré Kinshasa capitale africaine de la bande dessinée.

Une reconnaissance qui, selon lui, doit désormais s’accompagner d’une collaboration accrue entre les artistes, les institutions et les différents partenaires, afin que la culture contribue pleinement à la transformation de la capitale congolaise.

La lecture, un outil fondamental pour l’éducation

Prenant également la parole devant les participants au Salon de la bande dessinée, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a lancé un appel aux parents pour qu’ils encouragent davantage leurs enfants à lire. Pour lui, la lecture constitue un élément fondamental dans l’éducation et l’acquisition des connaissances.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa estime que la bande dessinée peut jouer un rôle déterminant pour donner aux enfants le goût de la lecture dès le plus jeune âge.

« La bande dessinée, c’est quelque chose qui incite vraiment à la lecture. Un enfant qui lit déjà des bandes dessinées, demain, il n’aura pas de problèmes pour lire ».

La bande dessinée, une porte d’entrée vers les livres

Daniel Bumba considère les illustrations comme un facteur susceptible de stimuler l'intérêt des enfants pour les livres. Selon lui, les dessins rendent la lecture plus attractive et peuvent progressivement conduire les jeunes lecteurs vers des ouvrages dépourvus d’illustrations.

Le gouverneur a ainsi appelé les parents à commencer par mettre des bandes dessinées à la disposition de leurs enfants afin de développer chez eux cette habitude.


vendredi 11 septembre 2026

Diplomatie : Zoë Ware prend officiellement ses fonctions d’ambassadrice du Royaume-Uni en RDC

La nouvelle ambassadrice du Royaume-Uni en République Démocratique du Congo, Zoë Alexandra Ware, a officiellement pris ses fonctions le 10 septembre 2026 à Kinshasa. Elle a présenté ses lettres de créance au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors d’une cérémonie organisée jeudi 10 septembre 2026. Elle succède à Alyson King, qui a représenté le Royaume-Uni en RDC de 2023 à 2026.

Un partenariat axé sur l’économie, le climat et l’aide humanitaire

À l’issue de la cérémonie, Zoë Ware a réaffirmé la volonté de Londres de consolider son partenariat avec la RDC autour de plusieurs priorités communes. La diplomate britannique a notamment cité la croissance économique durable, la protection du climat et de la nature, ainsi que le renforcement de l’aide humanitaire en faveur des populations vulnérables.

Elle a également évoqué les crises auxquelles fait face la RDC, notamment l’épidémie d’Ebola et le conflit dans l’est du pays. La nouvelle ambassadrice a souligné l’importance de cette coopération alors que la RDC et le Royaume-Uni travaillent ensemble sur des enjeux internationaux au Conseil de sécurité des Nations unies.

Une diplomate au parcours marqué par l’Afrique et l’environnement

Nommée ambassadrice britannique désignée auprès de la RDC, de la République du Congo et de la République centrafricaine en mai 2026, Zoë Ware dispose d’une longue expérience diplomatique et gouvernementale.

De 2022 à 2025, elle a été conseillère politique au Haut-Commissariat britannique à Islamabad, au Pakistan.

Auparavant, entre 2018 et 2022, elle a occupé le poste de secrétaire privée adjointe du prince William au palais de Kensington. Elle était notamment sa principale conseillère sur les questions liées à l’environnement et à la conservation et a participé à la mise en place du Prix Earthshot.

Son parcours comprend également plusieurs responsabilités consacrées aux politiques africaines au sein du Foreign and Commonwealth Office et du Cabinet Office, ainsi qu’une expérience au ministère britannique du Développement international (DFID) en Afghanistan.

Elle a débuté sa carrière dans le secteur associatif, notamment dans le renforcement des capacités parlementaires en Afrique et au sein du Commonwealth.

Des déplacements annoncés à travers la RDC

Dans les prochaines semaines, Zoë Ware prévoit de rencontrer des responsables gouvernementaux, des acteurs de la société civile, du secteur privé ainsi que des partenaires internationaux.

Elle annonce également des déplacements en dehors de Kinshasa afin de mieux appréhender les réalités, les opportunités et les défis auxquels sont confrontées les différentes communautés du pays.

La diplomate dit par ailleurs vouloir découvrir davantage la culture congolaise, notamment sa gastronomie, sa mode et sa musique.

Une musicienne passionnée

En dehors de ses fonctions diplomatiques, Zoë Ware est une musicienne passionnée et joue de la clarinette. Elle est également membre de l’Ordre royal de Victoria (MVO).

Avec cette prise de fonctions, Londres entend ainsi poursuivre et approfondir sa coopération avec Kinshasa, sur les plans diplomatique, économique, environnemental et humanitaire.


DCU en RDC : Me Magalie Dosi Kisansa annonce son départ officiel du parti

Me Magalie Dosi Kisansa, jusqu’ici présidente nationale ad intérim de la Dynamique Congo Uni (DCU), annonce sa démission de ses fonctions ainsi que son retrait de cette formation politique. Elle l’a fait savoir dans une lettre adressée à l’initiateur de la DCU, Vidiye Tshimanga Tshipanda, datée du 8 septembre 2026.

Une double décision

Dans cette correspondance, Me Magalie Dosi Kisansa indique qu’elle renonce à la fois à ses fonctions de présidente nationale ad intérim et à son adhésion à la DCU. La décision prend effet dès la date de sa lettre.

Elle présente ce choix comme une décision « mûrement réfléchie », motivée par des raisons personnelles qui, selon elle, ne lui permettent plus de poursuivre son engagement politique au sein de la DCU ni d’assumer les responsabilités liées à sa fonction avec la disponibilité et l’implication nécessaires.

Une femme aux responsabilités à la tête de la DCU

La démission de Me Magalie Dosi Kisansa intervient alors qu’elle occupait une position importante dans l’organisation de la DCU. En tant que présidente nationale ad intérim, elle était appelée à assurer la conduite de la formation politique et à porter ses orientations dans une période où son engagement et sa disponibilité étaient particulièrement sollicités.

Dans sa lettre, elle ne détaille toutefois ni les responsabilités précises qu’elle a exercées durant son intérim, ni les circonstances ayant conduit à son départ. Elle ne fait pas non plus état d’un désaccord politique ou d’un conflit interne avec les dirigeants de la formation.

Elle invoque des raisons personnelles

Me Magalie Dosi Kisansa reste volontairement sobre sur les raisons de son départ. Elle précise que celles-ci sont d’ordre personnel, sans davantage de précisions.

Elle explique que ces circonstances ne lui permettent plus de poursuivre son engagement politique au sein de la DCU ni de consacrer à ses responsabilités la disponibilité et l’implication qu’elles exigent.

Cette précision est importante. Dans sa correspondance, la désormais ancienne présidente nationale ad intérim ne formule aucune accusation contre la DCU ou son initiateur et ne présente pas son départ comme la conséquence d'une divergence politique.

Des remerciements à Vidiye Tshimanga

Malgré son retrait, Me Magalie Dosi Kisansa adresse des remerciements à Vidiye Tshimanga Tshipanda, initiateur de la DCU, pour la confiance placée en elle lorsqu’il lui a confié cette mission.

Elle estime que son passage à la tête de la formation lui a permis de contribuer, « dans la mesure de ses capacités », à la promotion des idéaux et des valeurs défendus par la DCU.

Elle dit rester attachée à la vision de la DCU

La démissionnaire affirme également conserver une « profonde considération » pour la vision ayant présidé à la création de la DCU, ainsi que pour les personnes ayant participé à la construction et au rayonnement de cette formation politique.

Elle souhaite à la DCU de poursuivre avec succès la réalisation de ses objectifs, tout en adressant ses encouragements aux cadres, militants et sympathisants du parti.

Une page tournée sans polémique

En quittant la DCU, Me Magalie Dosi Kisansa insiste sur son souhait de voir la formation politique continuer à progresser dans l’unité, la cohésion et l’engagement au service de la nation.

Sa lettre ne fournit donc pas d’éléments permettant d’établir un quelconque conflit politique à l’origine de son départ. À ce stade, les seules raisons officiellement avancées par l’intéressée sont personnelles.

Elle demande ainsi à l’initiateur de la DCU de prendre acte de sa démission de la présidence nationale ad intérim et de son retrait de la formation politique, avec effet à compter du 8 septembre 2026.


Budget 2027 : le Gouvernement prépare une enveloppe record de 24,8 milliards de dollars américains

À quelques jours de l’échéance constitutionnelle du 15 septembre 2026 pour le dépôt du projet de loi de finances, le Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka accélère les derniers arbitrages autour du budget 2027.

La cheffe du Gouvernement a présidé, jeudi 10 septembre 2026, à l’Immeuble du Gouvernement, une réunion préparatoire au Conseil des ministres qui doit se tenir ce vendredi sous la présidence du chef de l’État. Les échanges ont principalement porté sur les grandes orientations et les principaux agrégats du prochain budget.

Les grands équilibres du budget 2027 examinés

Présenté par le Vice-premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, le projet de budget 2027 intervient après plusieurs semaines de conférences budgétaires et de travaux techniques entre les différentes administrations concernées.

La réunion du 10 septembre 2026 a permis aux membres du Gouvernement d’examiner les différentes prévisions et de formuler leurs observations avant la présentation du texte en Conseil des ministres.

L’objectif est d’aboutir à un projet de loi de finances cohérent avec les priorités nationales, qui devra ensuite être transmis à l’Assemblée nationale pour examen et adoption conformément à la procédure budgétaire.

« Nous avions une réunion préparatoire à la réunion du Conseil des ministres de demain autour du Président de la République, où nous allons adopter le projet de budget 2027 qui devra être envoyé à l’Assemblée nationale pour examen », a expliqué le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya.

Éducation, infrastructures et sécurité au cœur des priorités

Parmi les principales orientations retenues figurent notamment l’éducation, les infrastructures et la sécurité. Le Gouvernement entend également poursuivre les efforts engagés dans le domaine de la gratuité de l’enseignement de base.

La question de l’extension de cette politique aux classes de 7ème et 8ème années de l’enseignement de base fait notamment partie des orientations défendues par le chef de l’État.

« Les impératifs de sécurité sont pris en compte, mais le vœu du Président de la République est de voir les élèves de 7ème et de 8ème être aussi pris en charge par le processus de gratuité », a précisé Patrick Muyaya.

La couverture santé universelle, ainsi que la réponse aux urgences humanitaires, figurent également parmi les secteurs auxquels le Gouvernement souhaite accorder une attention particulière.

Une enveloppe prévisionnelle de 24,8 milliards de dollars

L’un des principaux éléments ressortant des discussions concerne le volume global du prochain budget.

Le projet de budget 2027 serait évalué à environ 24,8 milliards de dollars américains. Si ce montant est confirmé et adopté, il représenterait le niveau budgétaire le plus élevé jamais enregistré par la République Démocratique du Congo.

Le Gouvernement explique cette progression notamment par les réformes engagées pour améliorer la mobilisation des recettes publiques, élargir l’assiette fiscale et renforcer les ressources internes de l’État.

Pour Patrick Muyaya, cette évolution traduit une dynamique économique et financière qu’il attribue aux réformes conduites sous l’impulsion du Président de la République et pilotées par la Première ministre.

« C’est la preuve qu’il y a une véritable dynamique économique engagée dans le pays. C’est la preuve aussi que les réformes et la stratégie mises en place par le Président de la République, et pilotées par la Première Ministre, donnent davantage de résultats ».

La reddition des comptes 2025 également examinée

La réunion préparatoire n’a pas porté uniquement sur les prévisions pour 2027. Les membres du Gouvernement ont également examiné le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025, présenté par la Vice-ministre des Finances.

Cette étape constitue un préalable important dans le processus budgétaire. Elle permet au Gouvernement de faire le point sur l’exécution du budget précédent avant de soumettre de nouvelles prévisions financières.

Les membres du Gouvernement ont également été informés de l’état de préparation du budget consolidé de l’exercice 2026, présenté comme une première depuis 2015.

Ce document doit permettre de rapprocher et de mettre en cohérence les données budgétaires de l’administration centrale et celles des provinces, afin d’offrir une vision plus globale des finances publiques.

Derniers arbitrages avant le Conseil des ministres

Cette réunion constitue ainsi une étape importante avant le Conseil des ministres prévu le vendredi 11 septembre 2026. Les derniers arbitrages devraient notamment concerner la répartition des ressources entre les différents secteurs prioritaires, ainsi que les mesures destinées à accroître les recettes publiques.

Après son adoption par le Gouvernement, le projet de loi de finances 2027 devra être transmis à l’Assemblée nationale avant l’échéance constitutionnelle du 15 septembre 2026, où il fera l’objet d’un examen parlementaire.

Avec une enveloppe annoncée à près de 24,8 milliards de dollars américains, le budget 2027 place ainsi le Gouvernement face à un double enjeu : mobiliser effectivement les ressources annoncées et démontrer leur traduction concrète dans les secteurs prioritaires, notamment la sécurité, l’éducation, les infrastructures, la santé et l’action humanitaire.


Kinshasa : les maraîchers manifestent contre la spoliation de leurs terres et réclament un soutien institutionnel

Face à l'occupation illégale croissante de leurs sites de production, les maraîchers de Kinshasa se sont mobilisés lors d'une marche citoyenne le 11 septembre 2026 pour dénoncer l'accaparement de leurs terres agricoles et exiger des garanties de protection durable.

Cette initiative est portée par le Réseau des Organisations Productrices Agricoles Familiales de Kinshasa (ROPAFKI) et l’Association de la Jeunesse Féminine (AJF), avec l'appui du CENADEP dans le cadre du programme Travail décent, via l’axe Dynamique d’Action Citoyenne. Elle réunit également d'autres structures professionnelles, notamment « La Voix des Agriculteurs de la RDC », présidée par Prosper Ipaso.

Une menace directe sur la sécurité alimentaire de la capitale

Les organisateurs tirent la sonnette d'alarme : l'expropriation progressive des terres maraîchères met en péril le gagne-pain de milliers de familles et fragilise l'approvisionnement en produits frais de la métropole.

Prosper Ipaso souligne que le phénomène touche de nombreuses zones à Kinshasa et dans ses environs, où des centaines d'hectares sont rachetés ou occupés illégalement.

Selon Prosper Ipaso, cette perte de surfaces cultivables aggrave l'insécurité alimentaire dans le pays, alors même que la RDC dépend très fortement des importations pour nourrir sa population.

Impasse judiciaire et inertie des autorités

Malgré de nombreuses démarches administratives et judiciaires menées ces dernières années — correspondances envoyées au gouvernorat de la ville, saisies des tribunaux et mémorandums —, les agriculteurs déplorent l'absence de résultats concrets.

Selon les représentants du secteur, certains spoliateurs bénéficient de protections ou d'intérêts d'acteurs influents, ce qui neutralise les décisions de justice et les instructions officielles.

Les producteurs rappellent pourtant qu'une cartographie officielle des sites maraîchers de Kinshasa avait été établie et validée sous le gouvernement provincial précédent, mais que ces limites ne sont toujours pas respectées sur le terrain.

Plaidoyer pour une sécurisation foncière et une valorisation du secteur

À travers cette manifestation, les maraîchers entendent transformer leur colère en une action de plaidoyer structurée. Leurs revendications s'articulent autour de trois axes principaux : la sécurisation juridique des sites ; l'application stricte des mesures de restitution des terres agricoles spoliées, conformément aux orientations déjà évoquées au niveau exécutif.

La participation au dialogue national

L'intégration directe des véritables acteurs de terrain (maraîchers, éleveurs, pêcheurs) aux concertations et assises nationales consacrées à la gouvernance foncière et agricole.

Le renforcement du budget agricole est une revalorisation significative des ressources accordées au ministère de l'Agriculture — actuellement estimées à environ 4 % du budget national — afin de doter le secteur de moyens à la hauteur des enjeux de souveraineté alimentaire.

Une déclaration officielle résumant l'ensemble de ces attentes doit être transmise aux autorités compétentes à l'issue de la mobilisation.


Diplomatie : Zoe Ware effectue sa première sortie publique à Kinshasa en tant que nouvelle ambassadrice du Royaume-Uni

Une réception s'est tenue le 10 septembre 2026 à la résidence de l’Ambassade du Royaume-Uni à Kinshasa. Cet événement a marqué la première apparition publique de Madame Zoe Ware, nouvelle Ambassadrice du Royaume-Uni en République Démocratique du Congo, en République du Congo et en République centrafricaine.

La rencontre a réuni la communauté britannique établie à Kinshasa dans le cadre d'un "Meet & Greet" visant à échanger directement avec la diplomate et à en apprendre davantage sur le travail de la chancellerie.

Une officialisation marquée par la remise des lettres de créance

Devant ses concitoyens, l'ambassadrice a partagé sa satisfaction d'entamer officiellement ses fonctions. « Aujourd'hui est une journée mémorable. Ce matin, j'ai présenté mes lettres de créance à Son Excellence Monsieur le Président Félix-Antoine Tshisekedi. Désormais, je peux dire officiellement que je suis Zoe Ware, l'ambassadrice de Sa Majesté le Roi Charles III auprès de la République Démocratique du Congo ».

Avant sa nomination en RDC, Zoe Ware a occupé diverses fonctions diplomatiques pour le compte du Foreign Office, travaillant régulièrement en étroite collaboration avec les ressortissants britanniques à travers le monde.

Trois priorités majeures pour le partenariat Royaume-Uni - RDC

L'ambassadrice a souligné que son mandat s'inscrira dans la continuité du renforcement des liens entre le Royaume-Uni et la RDC, deux nations qui collaborent notamment au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Elle a détaillé les trois piliers de son action à Kinshasa. D'abord, une croissance économique durable : soutenir des initiatives économiques bénéficiant directement aux populations britannique et congolaise. Ensuite, c'est la préservation de l'environnement : assurer la protection de la forêt du bassin du Congo, un enjeu écologique d'importance mondiale.

Et enfin, l'aide humanitaire : apporter un soutien d'urgence aux populations vulnérables, notamment face aux crises sanitaires (Ebola) et aux conséquences des conflits dans l'est du pays.

Soutien à la communauté et présentation de l'équipe diplomatique

Zoe Ware a rappelé l'importance du rôle joué par chaque citoyen britannique en tant qu'ambassadeur des valeurs de respect, d'intégrité et de tolérance. Elle en a profité pour présenter des membres clés de son équipe chancellerie, notamment le nouveau chef de mission adjoint, Joe Whittle, le directeur du développement, Peter Fernandez Cardy, ainsi que l'équipe consulaire.

Rappelant les services offerts par l'ambassade, comme la ligne d'assistance consulaire d'urgence 24heures sur 24, elle a également tenu à préciser les limites de leur intervention, réitérant l'importance pour chaque résident de souscrire une assurance voyage et médicale appropriée.

En conclusion, la diplomate a exprimé son enthousiasme à l'idée d'explorer la culture, la gastronomie et la scène musicale de Kinshasa, avant d'inviter ses hôtes à poursuivre les échanges autour d'un moment convivial.


Kinshasa : Les maraîchers manifestent à Tshangu pour sauver leurs terres agricoles

Les associations de maraîchers de Kinshasa sont descendues dans la rue le vendredi 11 septembre 2026 dans le district de la Tshangu pour dénoncer l’accaparement et la spoliation des terres agricoles. La marche, organisée par le Réseau des organisations des producteurs agricoles familiaux de Kinshasa (ROPAFKI), la Voix des agriculteurs et l’Union des coopératives maraîchères de Kinshasa (UCOOPMAKIN), avec l'appui du Centre national d'appui au développement et à la participation Populaire (CENADEP) a relié l’arrêt Ndjoko, dans la commune de Masina, au quartier 1, dans la commune de N’djili.

Encadrée par la Police nationale congolaise, la manifestation s’est déroulée sans incident.

Les maraîchers alertent sur la disparition progressive des espaces agricoles

À travers cette mobilisation, les producteurs agricoles veulent attirer l’attention des autorités sur la réduction progressive des terres consacrées au maraîchage dans la capitale.

Dans leur mémorandum adressé au président de la République, les organisations affirment que les producteurs agricoles de Kinshasa sont confrontés depuis plusieurs décennies à des phénomènes d’accaparement et de dépossession de leurs terres, aussi bien dans les zones périphériques qu’à l’intérieur de la ville.

Selon ces organisations, cette situation entraîne une réduction des espaces de production, une baisse des volumes de fruits et légumes disponibles, la disparition d’emplois ainsi qu’une diminution des revenus des producteurs. Elle contribue également à la précarisation de nombreux ménages agricoles.

Plusieurs sites agricoles présentés comme menacés

Les organisations maraîchères citent plusieurs espaces qu’elles considèrent comme spoliés ou menacés. Elles évoquent le site de Ngombe-Lutendele, où 10 hectares auraient été vendus à des tiers, ainsi que le site de Tshuenge, confronté à différents problèmes fonciers.

Dans la commune de Masina, les maraîchers signalent également des conflits autour de certains espaces de production. À Kimbanseke, ils citent le centre maraîcher de Kinseso, où 54 hectares seraient concernés, et le site de Mango, où plus de 75 hectares auraient été vendus à des tiers pour des constructions résidentielles.

D’autres sites sont également mentionnés, notamment à N’djili, Mokali, Lukaya, Kimpoko et Dingidingi, où les producteurs dénoncent diverses formes d’occupation et de transformation des terres agricoles.

Des mesures urgentes réclamées au gouvernement

Les manifestants demandent aux autorités de garantir une protection juridique effective des terres agricoles de Kinshasa.

Le ROPAFKI et ses partenaires souhaitent notamment l’établissement de certificats d’enregistrement et de concessions permettant de sécuriser les espaces exploités par les producteurs. Ils demandent également la démolition des constructions anarchiques implantées sur les sites agricoles et l’application effective des textes existants en matière de protection des espaces maraîchers.

Les organisations plaident en particulier pour la matérialisation et la réactualisation de l’arrêté ministériel du 4 septembre 1980 fixant les limites et les conditions d’utilisation des terres maraîchères.

Les maraîchers dénoncent l'implication présumée d'hommes en uniforme

Les producteurs demandent également aux ministères de l’Intérieur et de la Défense de prendre des dispositions pour empêcher l’implication d’hommes en uniforme dans les opérations de spoliation des sites agricoles.

Ils proposent la création de brigades agricoles chargées de contribuer à la sécurisation des espaces de production et réclament que les personnes impliquées dans la spoliation des terres soient traduites en justice.

Les exploitants demandent par ailleurs réparation pour les dommages et préjudices qu’ils affirment avoir subis.

Préserver la souveraineté alimentaire de Kinshasa

Pour les organisations maraîchères, la protection des terres agricoles constitue un enjeu majeur de souveraineté alimentaire. Elles estiment que la disparition des espaces de production risque d’accentuer la dépendance de Kinshasa à l’égard des produits agricoles provenant d’autres provinces et de l’étranger. Le maintien des activités maraîchères permet, au contraire, de préserver les emplois, les revenus des producteurs et l’approvisionnement de la capitale.

Les associations demandent aussi la réhabilitation et l’aménagement des routes de desserte agricole afin de faciliter l’évacuation et la commercialisation des productions.

Les producteurs veulent être associés au dialogue

Les organisations maraîchères disent soutenir la démarche de consultations politiques initiée par le président de la République. Elles souhaitent toutefois participer directement à ce processus et être représentées par des personnes mandatées par leur base.

Dans leur déclaration datée du 11 septembre 2026, elles réaffirment enfin leur engagement en faveur de la souveraineté alimentaire et invoquent notamment les dispositions constitutionnelles relatives à la sécurité alimentaire et à la protection des citoyens.

La marche de ce 11 septembre 2026 à Tshangu apparaît ainsi comme un nouveau signal d’alerte des producteurs agricoles face à la pression foncière qui, selon eux, menace l’avenir du maraîchage à Kinshasa.


RGPH2 en RDC : Coup d'accélérateur de l'UNICEF et de l'UNFPA pour le recensement

Sous l’égide du ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au développement, l’UNICEF et l’UNFPA renforcent leur partenariat avec le Gouvernement de la République Démocratique du Congo pour la réalisation du Deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2).

Cette opération doit permettre à la RDC de disposer de données démographiques et socio-économiques actualisées, fiables et désagrégées, indispensables à une meilleure planification des politiques publiques et des investissements de développement.

Plus de 40 ans après le dernier recensement

La RDC n’a plus organisé de recensement général de la population depuis 1984. Plus de quatre décennies plus tard, le RGPH2 constitue une étape majeure pour établir une photographie actualisée de la population, de sa répartition sur le territoire et de ses principales caractéristiques démographiques et socio-économiques.

Pour l’UNICEF, l’enjeu est particulièrement important pour la connaissance des conditions de vie des enfants et des adolescents. Des données ventilées notamment par âge, sexe, lieu de résidence et facteurs de vulnérabilité permettront de mieux identifier les besoins des populations.

Les résultats attendus devraient ainsi contribuer à améliorer la planification dans des domaines essentiels tels que la santé, la nutrition, l’éducation, l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la protection de l’enfant ainsi que la protection sociale.

Ils permettront également de mieux localiser les populations vulnérables ou insuffisamment desservies et d’orienter les ressources publiques vers les zones où les besoins sont les plus importants.

Une priorité portée par le Gouvernement

Le RGPH2 est placé sous le leadership du Gouvernement congolais, à travers les structures nationales compétentes, notamment l’Institut national de la statistique et le Bureau central du recensement. L’opération bénéficie de l’accompagnement technique de l’UNFPA et du soutien de plusieurs partenaires techniques et financiers.

En mars 2026, environ 83 % du budget prévisionnel du RGPH2, estimé à 192 millions de dollars américains, avaient déjà été mobilisés. La contribution du Gouvernement congolais s’élevait alors à 30 millions de dollars américains.

L’appui de l’UNICEF vient compléter cet effort et traduit la mobilisation du système des Nations unies autour d’une opération considérée comme déterminante pour la planification du développement national.

La cartographie censitaire déjà en cours

Le partenariat intervient alors que le processus préparatoire entre dans une phase importante. La cartographie censitaire est en cours et la formation des opérateurs cartographes a débuté le 9 septembre 2026.

Cette étape doit permettre de délimiter avec précision les zones de dénombrement qui serviront de base à la collecte des données auprès de la population sur l’ensemble du territoire national.

Un recensement largement numérisé

Le RGPH2 mise également sur une importante modernisation technologique. Les opérations doivent être largement dématérialisées, avec une transmission et un contrôle plus rapides des informations collectées sur le terrain.

Le dispositif prévoit notamment l’utilisation d’environ 150.000 tablettes ainsi que le déploiement, à terme, de plus de 100.000 agents recenseurs à travers le pays.

Cette approche numérique devrait contribuer à améliorer la qualité, la rapidité et la fiabilité de la collecte et du traitement des données.

L’UNICEF insiste sur les besoins des enfants

Le représentant de l’UNICEF en RDC, John Agbor, souligne que l’investissement dans le recensement doit permettre de mieux identifier les enfants les plus vulnérables et de mieux orienter les services et les investissements publics.

Selon lui, la disponibilité de données fiables et désagrégées constitue un outil essentiel pour mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés les enfants et garantir une réponse adaptée à leurs besoins.

L’UNFPA voit un investissement pour l’avenir du pays

Pour le représentant de l’UNFPA en RDC, Alain Akpadji, le RGPH2 dépasse le cadre d’une simple opération statistique.

Il estime qu’il s’agit d’un investissement fondamental pour l’avenir de la RDC, en permettant au pays de disposer de données nécessaires à une planification du développement fondée sur les réalités de sa population.

Des données au service de l’équité

À travers ce partenariat, l’UNICEF et l’UNFPA réaffirment leur volonté d’accompagner le Gouvernement congolais dans la production et l’utilisation de données démographiques de qualité.

Les résultats du RGPH2 devraient constituer un outil de référence pour l’État, les provinces, les partenaires au développement et les acteurs humanitaires. Ils devraient notamment contribuer à améliorer la planification territoriale, l’allocation des ressources, la programmation des services sociaux de base et le suivi des Objectifs de développement durable.

Une attention particulière sera accordée aux enfants, aux adolescents, aux femmes et aux autres catégories de population considérées comme les plus vulnérables.


mercredi 9 septembre 2026

Procès FRIVAO : le verdict à nouveau reporté au 18 septembre 2026

La Cour de cassation invoque le volume des pièces à examiner en expliquant que le prononcé de l’arrêt dans l’affaire opposant le ministère public et les parties civiles à Constant Mutamba Tungunga et Guy-Bernard Bolukola Osony n’aura finalement pas lieu ce mercredi 9 septembre 2026 comme initialement annoncé. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) informe que la décision est renvoyée au vendredi 18 septembre 2026 à 10 heures.

L’annonce a été faite mardi 8 septembre 2026 par Télésphore Nduba Kilima, secrétaire permanent et porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature. Cette prorogation intervient dans le cadre de l’affaire inscrite sous le numéro RP23/RP24/CR devant la Cour de cassation.

Selon le communiqué, cette nouvelle date fait suite à une décision de la chambre saisie, qui a sollicité une prorogation du délai de prononcé en raison du volume des pièces à examiner dans le dossier.

Une affaire mise en délibéré le 21 août 2026

L’affaire avait été prise en délibéré à l’issue de l’audience publique du 21 août 2026. La Cour devait alors rendre son arrêt le 2 septembre 2026.

Compte tenu de l’importance du dossier et du nombre de documents soumis à l’examen des juges, la chambre avait obtenu du premier président de la Cour de cassation une première prorogation du délai de prononcé, conformément à l’ordonnance n°003/2026 du 2 septembre 2026.

Le nouveau calendrier fixe désormais le prononcé au 18 septembre 2026, conformément également aux dispositions de l’ordonnance n°001/2026 du 29 juillet 2026 portant fixation des jours d’audience et de plénière de vacation pour l’année 2026.

FRIVAO au cœur de la procédure

Cette procédure implique, aux côtés du ministère public, plusieurs parties civiles, notamment la République Démocratique du Congo, le Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO), ainsi que Placide Nsengele et Télésphore Kalombola Lisendja.

Le FRIVAO est l’un des acteurs centraux du dossier en raison de sa mission d’assurer la réparation et l’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République Démocratique du Congo.

Le dossier Mutamba, un contentieux à forts enjeux

L’affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible autour de la gestion des fonds destinés à la réparation des victimes et de la gouvernance des institutions publiques chargées de cette mission.

Le dossier met notamment en cause Constant Mutamba Tungunga, ancien ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, ainsi que Chancard Bolukola Osony, qui comparaissent dans cette procédure.

La justice congolaise est ainsi appelée à se prononcer sur les faits et responsabilités retenus dans le cadre de cette affaire, après les débats contradictoires tenus devant la juridiction.

Les parties n’ont plus à se présenter ce 9 septembre 2026

Dans son communiqué, le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature précise qu’en raison de cette prorogation, les parties concernées ne sont plus tenues de se présenter à la Cour de cassation le mercredi 9 septembre 2026 pour le prononcé de l’arrêt.

Rendez-vous est donc fixé au vendredi 18 septembre 2026 à 10 heures, date à laquelle la Cour de cassation devrait rendre sa décision.

Le report ne constitue pas, en lui-même, une indication sur le sens de l’arrêt. Il traduit, selon le Conseil supérieur de la magistrature, la nécessité pour la chambre de poursuivre l’examen des nombreuses pièces versées au dossier avant de rendre sa décision.


Tanganyika : blocus sur l’axe Manono-Kanteba par les chauffeurs de Manono Lithium SAS

La circulation a été fortement perturbée le mercredi 9 septembre 2026 à Manono, chef-lieu du territoire du même nom situé dans la province du Tanganyika. Des chauffeurs de poids lourds au service de l'entreprise minière Manono Lithium SAS ont barricadé la route menant vers Kanteba pour manifester leur mécontentement face à des conditions de travail qu'ils jugent inacceptables.

Pneus enflammés et paralysie du trafic routier

La tension est rapidement montée dès les premières heures de la matinée. Pour marquer leur colère et se faire entendre, les chauffeurs ont installé des barrages de fortune et enflammé des pneus en plein milieu de la chaussée.

Cette action de force a totalement interrompu le trafic routier sur l'axe Manono-Kanteba.

Au cœur de cette mobilisation collective, les grévistes dénoncent la faiblesse de leurs rémunérations qu'ils considèrent très insuffisantes au vu de la pénibilité de leurs tâches, et réclament une révision globale de leur traitement salarial et de leurs conditions de travail au sein de l'entreprise minière.

Dialogue sous la médiation des autorités locales

Pour débloquer la situation et éviter une escalade de la tension, une intervention des autorités locales a été sollicitée par les manifestants. Les chauffeurs ont demandé l'implication urgente du nouveau maire de Manono ainsi que de l'administrateur du territoire pour qu'ils s'érigent en médiateurs auprès de la direction de Manono Lithium SAS.

Des négociations tripartites ont ainsi été initiées entre les représentants des grévistes, la direction de l'entreprise et les autorités administratives afin de trouver un compromis équitable. Interrogé sur ces événements, Dieumerci Kabila, représentant de la société civile et journaliste à la Radio Télévision Trait d'Union (RTTU) de Manono, a précisé les motivations derrière ces réclamations répétées.

Selon lui, les agents de l'entreprise expriment régulièrement leurs griefs lors des visites des autorités provinciales et territoriales, sans obtenir satisfaction.

Aucune interpellation signalée et retour progressif au calme

Malgré les barricades et les pneus brûlés sur la voie publique, aucun incident violent majeur ni aucune interpellation n'ont été enregistrés par les forces de l'ordre présentes sur les lieux.

À la suite des premiers échanges menés sous l'égide des autorités urbaines, un calme relatif est revenu sur le site. Les pourparlers se poursuivent actuellement pour formaliser un accord durable satisfaisant pour l'employeur et les employés, condition sine qua non à une reprise totale et normale du trafic sur cet axe routier stratégique.


Festival des médias pour la prévention 2027 : les inscriptions se prolongent jusqu'au 30 septembre 2026

La date limite de soumission des productions au Festival international des médias pour la prévention (IMFP) 2027 est prolongée jusqu’au 30 septembre 2026. L’annonce a été faite par le chargé de projet, Ousmane Diop, qui invite les professionnels et amateurs de la communication à saisir cette opportunité internationale consacrée à la sécurité et à la santé au travail.

Un festival consacré à la sécurité et à la santé au travail

Le Festival international des médias pour la prévention met à l’honneur les meilleures productions médiatiques consacrées à la prévention des risques professionnels, à la sécurité et à la santé au travail.

L’événement s’inscrit dans une longue tradition internationale de valorisation de la communication comme outil de prévention. Il réunit des professionnels des médias, des organisations, des entreprises de production, mais également des stagiaires, des étudiants et de jeunes professionnels.

L’objectif est de mettre en lumière des productions capables de sensibiliser efficacement les publics et de promouvoir une véritable culture de prévention dans les milieux professionnels.

Films, clips, applications et productions numériques recherchés

Le festival ne se limite pas aux productions audiovisuelles classiques. Les organisateurs lancent un appel à des contenus issus de différents formats et supports numériques.

Les candidats peuvent notamment soumettre des films, clips musicaux, sites web, applications, contenus pour les réseaux sociaux, formations en ligne et autres productions multimédias innovantes.

Le principal critère reste le message porté par la production qui doit placer la sécurité et la santé au travail au cœur de son contenu et démontrer une capacité à toucher efficacement le public ciblé.

Pour les organisateurs, la créativité constitue donc un élément essentiel. Une production originale, pertinente et capable de marquer son audience peut ainsi retenir l’attention du jury international.

Une reconnaissance internationale à Dakar en 2027

Les meilleures productions sélectionnées dans le cadre du festival seront récompensées lors du 24ème Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail, prévu en 2027 à Dakar, au Sénégal.

Cette distinction représente une occasion pour les créateurs et les organisations participantes de présenter leur travail devant un large public composé d’experts internationaux du domaine de la sécurité et de la santé au travail.

Le festival constitue ainsi une vitrine pour les productions qui utilisent les médias et les nouvelles technologies afin de contribuer à la prévention des accidents, des maladies professionnelles et des risques auxquels sont exposés les travailleurs.

Les candidatures ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026

Avec la prolongation du délai, les candidats disposent désormais de quelques semaines supplémentaires pour préparer et soumettre leurs productions.

Les informations relatives aux conditions de participation et au formulaire de candidature sont disponibles sur le site officiel du festival : media-in-prevention.org.

Les organisateurs encouragent les professionnels comme les amateurs, les étudiants, les jeunes créateurs, les entreprises et les organisations à participer à cette édition 2027.

Le message du festival est que les médias peuvent contribuer concrètement à faire progresser la prévention, en utilisant la créativité et l’innovation pour sensibiliser, informer et changer les comportements. 

La nouvelle date limite de soumission est fixée au 30 septembre 2026.


RDC : Un changement d'horaire proposé pour la rentrée parlementaire du 15 septembre 2026

À une semaine de l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2026 de l’Assemblée nationale, la question de la sécurité autour du Palais du Peuple à Kinshasa s’invite dans les préparatifs de la rentrée parlementaire.

Dans une correspondance datée du 7 septembre 2026 et adressée au président de l’Assemblée nationale, le député national Augustin Kabuya Tshilumba, élu de Mont-Amba, demande que la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire, prévue le mardi 15 septembre 2026, soit exceptionnellement organisée à partir de 18 heures, plutôt qu’aux heures habituelles de la journée.

Une demande motivée par des risques de manifestations

Dans sa correspondance, Augustin Kabuya justifie cette proposition par des considérations liées à la sécurité et à la circulation dans la capitale.

Le député affirme que plusieurs canaux d’information font état de manifestations annoncées par certaines formations politiques de l’opposition le 15 septembre 2026. Selon les informations évoquées dans sa lettre, le Palais du Peuple, siège du Parlement, pourrait constituer le point de chute de ces rassemblements.

L'élu de Mont-Amba précise toutefois que cette démarche ne vise pas à remettre en cause le droit de manifester, qu’il reconnaît comme garanti par la Constitution. Il estime néanmoins que la concomitance entre ces manifestations annoncées et la cérémonie parlementaire pourrait créer un contexte susceptible de favoriser des tensions.

Éviter une confrontation autour du Palais du Peuple

Pour Augustin Kabuya, le principal enjeu est d’éviter que les députés nationaux se retrouvent confrontés à des manifestants au moment de leur arrivée au siège du Parlement.

Il évoque notamment le risque de provocations, de tensions ou de confrontations autour du Palais du Peuple, un site qu’il présente comme devant rester préservé de toute perturbation politique pendant la rentrée parlementaire.

Le député estime qu’une telle situation pourrait également porter atteinte à la sérénité de la journée et au caractère solennel de l’ouverture de la nouvelle session parlementaire.

Un décalage horaire comme mesure préventive

La proposition formulée par Augustin Kabuya consiste donc à maintenir la cérémonie à la date prévue, mais à la déplacer dans la soirée, à partir de 18 heures.

Selon lui, ce changement permettrait de créer un décalage avec les éventuelles manifestations annoncées dans la journée et de donner aux autorités davantage de marge pour mettre en place un dispositif de sécurité approprié autour du Parlement.

Cette mesure, estime-t-il, permettrait de rechercher un équilibre entre plusieurs impératifs : assurer la sécurité des députés, préserver la circulation dans la capitale, garantir la continuité du fonctionnement parlementaire et permettre l’exercice des libertés publiques dans le respect de la loi.

Une proposition désormais entre les mains des autorités

La correspondance a été transmise, pour information, à plusieurs autorités, dont la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le Vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, le Vice-premier ministre de la Défense, le gouverneur de Kinshasa ainsi que le bourgmestre de Lingwala.

La demande intervient alors que les autorités doivent également anticiper les éventuelles conséquences sur la circulation et la sécurité dans les environs du Palais du Peuple.

La décision finale sur l’horaire de la cérémonie appartient toutefois aux autorités compétentes de l’Assemblée nationale.

Une rentrée parlementaire dans un contexte sensible

La session ordinaire de septembre constitue un rendez-vous institutionnel majeur pour l’Assemblée nationale. Son ouverture intervient dans un contexte politique où les rassemblements et manifestations annoncés dans la capitale peuvent rapidement avoir des répercussions sur la circulation et le dispositif sécuritaire.

C’est dans ce contexte qu’Augustin Kabuya appelle à une mesure préventive, estimant que le changement d’horaire pourrait contribuer à préserver le caractère solennel de la rentrée parlementaire du 15 septembre 2026, sans remettre en cause la date prévue pour son ouverture.