La
mobilisation des élèves du secondaire, organisée vendredi 2 octobre 2026 dans
les principales artères de la cité de Luozi, dans la province du Kongo Central,
continue de susciter des réactions.
Dans
une déclaration rendue publique à la suite de cette manifestation, le député
provincial élu de Luozi, Daniel Wasi Miswala, affirme avoir suivi avec
attention le mouvement des élèves, qui ont notamment scandé le slogan « Mbongo
ekita ! », pour exprimer leur préoccupation face au niveau des frais scolaires
fixés dans plusieurs établissements.
Pour
l’élu, cette mobilisation traduit les difficultés auxquelles certaines familles
sont confrontées pour assurer la scolarisation de leurs enfants.
L’élu
reconnaît les préoccupations liées à l’accès à l’éducation
Daniel Wasi Miswala dit comprendre les préoccupations exprimées aussi bien par les élèves que par leurs parents. Il réaffirme, dans sa déclaration, son attachement au droit à l’éducation ainsi qu’à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement, dans le respect de la Constitution et des lois de la République.
L’élu
estime qu’aucun enfant ne devrait être contraint d’interrompre ou d’abandonner
sa scolarité en raison de difficultés financières devenues trop importantes
pour sa famille.
Il
appelle ainsi les autorités compétentes à examiner avec attention la question
de l’accessibilité financière de l’enseignement et à rechercher des réponses
adaptées aux réalités des familles de Luozi.
Daniel
Wasi Miswala condamne les actes de vandalisme
Tout en reconnaissant le caractère légitime des préoccupations exprimées par les manifestants, le député provincial condamne les actes de vandalisme qui auraient accompagné la mobilisation. Il déplore notamment la destruction de vitres et de matériels dans certains établissements scolaires.
Sa
position, dit-il, est « claire et sans ambiguïté » en soulignant que toute
forme de violence, de destruction et de vandalisme doit être condamnée.
Pour
Daniel Wasi Miswala, les écoles constituent un patrimoine collectif qui doit
être protégé. Leur dégradation affecte directement les élèves et l’ensemble de
la communauté éducative.
«
Détruire nos écoles, c’est porter atteinte à notre propre avenir », soutient
l’élu de Luozi.
Un
engagement annoncé pour les infrastructures scolaires
Dans
sa déclaration, Daniel Wasi Miswala affirme également vouloir contribuer, dans
la limite de ses responsabilités, à l’amélioration des conditions
d’apprentissage dans les établissements scolaires du territoire.
Il
évoque notamment des actions en faveur de la réhabilitation et de l’équipement
des écoles, considérés comme des éléments essentiels pour offrir aux élèves un
environnement propice à leur formation.
Cette
prise de position intervient alors que la question des frais scolaires
constitue une préoccupation importante pour les parents et les élèves de
plusieurs milieux scolaires.
Appel
au calme et à la responsabilité de la jeunesse
L’élu
provincial adresse également un message à la jeunesse de Luozi. Il l’encourage
à continuer de faire entendre ses revendications, mais par des moyens
pacifiques et dans le respect des biens publics.
Selon
lui, une revendication, même légitime, perd de sa portée lorsqu’elle est
accompagnée de violences ou de destructions.
Daniel
Wasi Miswala invite ainsi les élèves à privilégier les voies de dialogue et de
concertation pour faire parvenir leurs préoccupations aux autorités.
Les
parents et autorités appelés à privilégier le dialogue
Le
député provincial appelle également les parents, les responsables scolaires,
les autorités locales ainsi que les différentes forces vives de Luozi à
s’impliquer dans la recherche de solutions.
Il
préconise un dialogue entre les différentes parties afin d’identifier des
réponses durables aux difficultés qui affectent le système éducatif dans le
territoire.
Pour
lui, la question des frais scolaires ne devrait pas être abordée uniquement
sous l’angle de la contestation, mais également à travers une concertation
permettant de tenir compte à la fois des besoins des établissements et des
capacités financières des familles.
Oui
aux revendications pacifiques, non au vandalisme
En
conclusion, Daniel Wasi Miswala résume son message autour de trois principes :
le droit aux revendications légitimes et pacifiques, le dialogue et le respect
des lois de la République, ainsi que le rejet de la violence et du vandalisme.
Il
estime que la jeunesse constitue un élément essentiel de l’avenir de Luozi et
du Kongo Central et appelle l’ensemble de la communauté à contribuer à sa
protection, son éducation et son encadrement.
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