La
République Démocratique du Congo entend renforcer les compétences nationales
afin de mieux préparer la réalisation de ses ambitions hydroélectriques,
notamment le développement du complexe d’Inga. Du 3 au 9 octobre 2026, une
délégation congolaise de 11 représentants a participé au salon Business Hydro,
organisé à Grenoble, en France.
Cette
mission, menée dans le cadre du Projet d’appui à l’enseignement supérieur
(PAES), mis en œuvre par Expertise France et financé par l’Agence française de
développement (AFD), visait à promouvoir le projet Grand Inga, à valoriser le
PAES 2 Inga et à explorer de nouvelles possibilités de coopération avec les
acteurs de la filière hydroélectrique.
Grand
Inga : préparer les compétences nécessaires aux ambitions nationales
Le
potentiel hydroélectrique de la République Démocratique du Congo constitue un
levier stratégique pour son développement économique et énergétique. Toutefois,
la concrétisation de cette ambition ne dépend pas uniquement de la construction
des infrastructures. Elle nécessite également des ingénieurs, des techniciens
et des professionnels qualifiés, capables d’intervenir dans la conception, la
réalisation, l’exploitation et la maintenance des installations.
C’est
dans cette perspective qu’une délégation congolaise a pris part au salon
Business Hydro 2026, organisé les 6 et 7 octobre 2026 à Grenoble, en France.
Composée de représentants de l’Agence pour le développement et la promotion du
projet Grand Inga (ADPI), de la Société nationale d’électricité (SNEL), du
ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche
scientifique et de l’Innovation (MESURSI), ainsi que de plusieurs
établissements d’enseignement supérieur, notamment l’Université de Lubumbashi
(UNILU), l’Université de Kinshasa (UNIKIN), l’Institut national du bâtiment et
des travaux publics (INBTP) et l’Institut supérieur des techniques appliquées
de Kinshasa (ISTA-KIN), cette délégation a échangé avec des acteurs français et
internationaux du secteur.
L’objectif
était de rapprocher les formations universitaires et techniques des besoins
réels de l’industrie hydroélectrique, afin de mieux préparer les ressources
humaines appelées à accompagner les futurs projets énergétiques du pays.
Le
PAES 2 Inga au cœur du développement des compétences
La
mission a mis en lumière le Projet d’appui à l’enseignement supérieur, dans sa
composante PAES 2 Inga, qui vise à renforcer les formations dans les métiers de
l’hydroélectricité. Cette initiative entend développer les synergies entre les
universités congolaises, les entreprises, les industriels et les centres de
recherche. Il s’agit de mieux anticiper les besoins en qualifications, de
renforcer la dimension pratique des enseignements et de faciliter l’accès aux
équipements pédagogiques, aux stages professionnels et à la recherche
appliquée.
Cette
démarche revêt une importance particulière au regard des perspectives de
développement du complexe hydroélectrique d’Inga, du projet Inga 3. La
disponibilité de compétences locales adaptées aux exigences techniques de ces
infrastructures représente en effet un enjeu majeur pour permettre aux
Congolais de participer pleinement à leur réalisation et à leur exploitation.
À
travers le PAES 2 Inga, l’ambition est de faire évoluer l’enseignement
supérieur en fonction des besoins du secteur énergétique et de favoriser une
meilleure adéquation entre les formations dispensées et les emplois de demain.
Business
Hydro 2026 : une vitrine pour les ambitions congolaises
Avec
205 stands professionnels et plus de 2.500 visiteurs, le salon Business Hydro
2026 a constitué une occasion pour la RDC de présenter ses ambitions et de
nouer des contacts avec les acteurs de la filière hydroélectrique.
La
délégation congolaise disposait d’un espace consacré au projet Grand Inga et au
PAES 2 Inga. Cette présence a permis de faire connaître les initiatives
engagées par le pays et de susciter l’intérêt des professionnels pour les
perspectives offertes par le développement du potentiel hydroélectrique
congolais.
Les
projets de la RDC ont également été présentés au cours d’une séquence destinée
aux donneurs d’ordre, aux côtés d’entreprises et d’acteurs importants du
secteur, dont EDF, Vinci Énergies, Artelia et Eiffage.
Au-delà
de cette visibilité, la participation au salon a permis d’identifier des
partenaires potentiels susceptibles de contribuer au développement des
formations, au transfert de savoir-faire et au renforcement des relations entre
les établissements d’enseignement supérieur congolais et les entreprises
spécialisées.
Des
échanges techniques pour ouvrir la voie à de nouveaux partenariats
La
mission s’est poursuivie par des rencontres professionnelles et des visites de
sites d’exploitation et de formation auprès d’EDF et de Vinci Énergies. Ces
échanges ont permis aux membres de la délégation de découvrir différentes
approches en matière de formation professionnelle, de maintenance des
installations hydroélectriques et de transmission des compétences techniques.
Plusieurs
pistes de coopération ont ainsi été explorées en ce qui concerne la mise à
disposition d’équipements pédagogiques, le développement de plateaux
techniques, la recherche appliquée, l’organisation de stages en entreprise et
l’amélioration de l’insertion professionnelle des diplômés.
Pour
les institutions congolaises participantes, le défi consiste désormais à
transformer les contacts établis à Grenoble en partenariats concrets, adaptés
aux réalités et aux priorités de la RDC.
Ces
collaborations pourraient contribuer à moderniser les dispositifs de formation,
à renforcer les capacités des enseignants et des étudiants et à faciliter
l’acquisition de compétences directement mobilisables dans les projets
énergétiques nationaux.
Former
les talents congolais pour soutenir la transition énergétique
À
travers le PAES 2 Inga, l’Agence française de développement et Expertise France
soutiennent une approche qui associe le développement des infrastructures
énergétiques, la modernisation de l’enseignement supérieur et le renforcement
des compétences locales.
La
participation congolaise au salon Business Hydro 2026 constitue une étape dans
cette dynamique. Le suivi des contacts établis et la poursuite des échanges
devront permettre de préciser les partenariats envisageables et de concevoir
des formations davantage adaptées aux besoins de l’industrie hydroélectrique.
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