APO

vendredi 10 juillet 2015

Résolution du Parlement européen du 9 juillet 2015 sur la République démocratique du Congo (RDC), en particulier le cas de deux militants des droits de l'homme en détention, Yves Makwambala et Fred Bauma (2015/2757(RSP))

Le Parlement européen,
-       vu ses résolutions précédentes sur la République démocratique du Congo, notamment celle du 12 septembre 2013, ainsi que la résolution de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE sur le sujet,
-       vu les déclarations du porte-parole du Service européen pour l'action extérieure sur la situation en République démocratique du Congo, et notamment celle du 21 janvier 2015,
-       vu les déclarations de la délégation de l'Union européenne en République démocratique du Congo sur la situation des droits de l'homme dans le pays, et notamment celle du
11 février 2015,
-       vu le rapport annuel de l'Union européenne sur les droits de l'homme et la démocratie, adopté par le Conseil le 22 juin 2015,
-       vu les conclusions du Conseil du 19 janvier 2015 sur la République démocratique du Congo,
-       vu la déclaration des envoyés internationaux pour la région des Grands Lacs du 22 janvier 2015 sur la situation en République démocratique du Congo,
-       vu le communiqué de presse conjoint de la rapporteure spéciale de l'Union africaine sur les défenseurs des droits de l'homme et du rapporteur spécial de l'Union africaine sur les prisons et les conditions de détention en Afrique, du 12 février 2015, sur la situation des droits de l'homme à la suite aux événements intervenus après l'introduction du projet de loi relatif à la modification de la loi électorale en République démocratique du Congo,
-       vu l'accord de partenariat de Cotonou signé en juin 2000,
-       vu les orientations de l'Union européenne concernant les défenseurs des droits de l'homme et les orientations de l'Union européenne dans le domaine des droits de l'homme relatives à la liberté d'expression en ligne et hors ligne,
-       vu la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et le pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966,
-       vu la charte africaine des droits de l'homme et des peuples, qui a été ratifiée par la République démocratique du Congo en 1982,
-       vu la constitution de la République démocratique du Congo, et notamment ses articles 22, 23, 24 et 25,
-       vu l'appel à la libération des activistes de Filimbi lancé le 15 juin 2015 par plus de 200 groupes de défense des droits de l'homme,
-       vu l'article 135, paragraphe 5, et l'article 123, paragraphe 4, de son règlement,
A.      considérant qu'entre le 19 et le 21 janvier 2015, des manifestations ont éclaté dans tout le pays pour protester contre un projet de loi électorale qui aurait permis la prolongation du mandat présidentiel, en violation de la constitution, et qui aurait nécessité un recensement sans doute très long avant de pouvoir organiser des élections nationales;
B.      considérant que, selon les autorités, 27 personnes ont perdu la vie lors des manifestations, alors que d'autres sources font état de 42morts, et que 350 personnes ont été arrêtées, certaines d'entre elles étant toujours en détention sans avoir été jugées ou ont été victimes de disparitions forcées;
C.      considérant que lors des manifestations de janvier 2015, les services internet et les services d'envoi de messages par téléphone portable ont été interrompus par les autorités;
D.      considérant que, finalement, la loi électorale adoptée par le Parlement ne reprenait pas la disposition incriminée;
E.      considérant que dès le début des manifestations, les autorités s'en sont prises aux militants des droits de l'homme et aux membres de l'opposition qui avaient manifesté pacifiquement contre cette disposition, et notamment à Christopher Ngoyi, à Jean-Claude Muyambo, à VanoKiboko et à Cyrille Dowe, qui sont toujours détenus pour des motifs apparemment politiques;
F.      considérant que le 15 mars 2015, l'Agence nationale de renseignements (ANR) de la République démocratique du Congo a arrêté et placé en détention sans inculpation plus de 30 personnes lors du lancement du mouvement de jeunes prodémocratique Filimbi, dont des participants étrangers et des militants, des musiciens, des hommes d'affaires et des journalistes congolais;
G.      considérant que la plupart des militants et des partisans du mouvement ont été libérés et que les étrangers ont été expulsés du pays, mais que Yves Makwambala et Fred Bauma sont toujours en détention à la prison de Makala à Kinshasa et qu'ils sont inculpés d'appartenance à une association formée dans le but d'attenter aux personnes et aux biens,
de complot contre le chef de l'État et d'avoir tenté de détruire ou de changer le régime constitutionnel ou incité des personnes à s'armer contre l'autorité de l'État; que les autorités ont également accusé Fred Bauma d'avoir troublé l'ordre public et Yves Makwambala d'avoir publiquement offensé le chef de l'État alors qu'ils exerçaient leur liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association;
H.      considérant que le mouvement Filimbi a été créé pour encourager les jeunes congolais à s'engager dans une action civique pacifique et responsable;
I.      considérant qu'en mars et en avril 2015, à Goma (dans l'est du pays), les autorités ont arrêté puis remis en liberté au moins 15 activistes du mouvement de jeunes Lucha qui manifestaient pacifiquement pour réclamer la libération de leurs collègues détenus à Kinshasa; que quatre de ces activistes doivent répondre de l'accusation d'incitation à la désobéissance à l'autorité publique;
J. considérant que le 27 mars 2015, l'Assemblée nationale congolaise a mis en place une mission d'information parlementaire pour recueillir desinformations et faire rapport sur les arrestations; que la mission a conclu dans son rapport qu'aucun indice n'établissait que les dirigeants de Filimbi ou les participants aient planifié ou été impliqués dans un quelconque délit de nature terroriste ou violente et qu'elle a appelé à une solution politique en vue de leur libération immédiate;
K. considérant que le 15 juin 2014, 14 organisations internationales et 220 organisations de la de défense des droits de l'homme de la République démocratique du Congo ont appelé à la libération immédiate et inconditionnelle des deux militants;
L. considérant, dans ce contexte, qu'une fosse commune contenant quelque 421 corps a été découverte à Maluku, à 80 km environ du centre de Kinshasa;
M. considérant que le ministre de la justice a récemment admis que le système judiciaire congolais connaissait de nombreux problèmes, dont le clientélisme, le trafic d'influence, la corruption, l'impunité et l'iniquité des décisions de justice;
N. considérant que la liberté de la presse est limitée par les menaces et les attaques contre les journalistes et que de nombreux médias ont été illégalement fermés ou censurés;
O. considérant que les prochaines élections nationales sont prévues pour novembre 2016 et que des difficultés sont à prévoir pour leur organisation et leur financement;
P. considérant que la société civile a joué un rôle important en République démocratique du Congo lors de la transition politique de 2003, des élections de 2006 et de 2011, de la révision des contrats miniers, de la suspension du pays de l'Initiative pour la transparence des industries extractives en 2013 ou de la rédaction de la loi électorale de 2013 et de la loi contre les violences sexuelles;
Q. considérant que la réaction du gouvernement à l'engagement de la société civile a pour but de traiter les activistes et les organisations militantes comme l'opposition politique afin de les anéantir;
R. considérant qu'en juin 2014, l'Union européenne a envoyé une mission de suivi électoral qui a souligné la nécessité d'actualiser les listes électorales, de créer les conditions d'une concurrence loyale entre les candidats et de renforcer la protection des libertés publiques,
le mécanisme de règlement des litiges électoraux et la lutte contre l'impunité;
S. considérant que le programme indicatif national 2014-2020 pour la République démocratique du Congo, qui bénéficie d'un financement de620 millions d'EUR du 11e Fonds européen de développement, donne la priorité au renforcement de la gouvernance et de l'état de droit, et notamment à la réforme de la justice, de la police et de l'armée;
1.      déplore la perte en vies humaines, la violence arbitraire contre les manifestants et les arrestations qui ont eu lieu lors des manifestations de janvier 2015, ainsi que la répression à l'encontre des activistes et des opposants politiques, notamment lors des événements intervenus lors du lancement du mouvement Filimbi en mars 2015;
2.      appelle les autorités congolaises à libérer immédiatement et sans conditions Yves Makwambala et Fred Bauma ainsi qu'à abandonner toutes les accusations à leur encontre, à l'encontre des autres dirigeants de Filimbi ainsi qu'à l'encontre de tout autre militant, prisonnier d'opinion ou opposant politique arbitrairement arrêté et détenu pour ses seules opinions politiques ou pour avoir participé à des activités pacifiques;
3.      soutient l'appel de l'Assemblée nationale congolaise en vue d'une solution politique rapide permettant aux membres de Filimbi et d'autres associations pacifiques de la société civile d'exercer leur liberté d'expression et d'association sans crainte d'être poursuivis ou persécutés;
4.      demande instamment aux autorités de veiller à ce que les détenus n'aient pas fait l'objet ou ne fassent pas l'objet d'actes de torture ou de mauvais traitements ainsi que de garantir leur protection pleine et entière et de faire en sorte qu'ils aient accès à leurs familles et à leurs avocats;
5.      estime que le fait que l'ANR ait maintenu les prisonniers en détention sans inculpation pendant plus de 48 heures, en leur refusant tout recours à une assistance juridique et sans les présenter à une autorité judiciaire compétente, constitue une violation flagrante des droits garantis par la constitution congolaise;
6.      demande à ce que le gouvernement congolais effectue, avec des partenaires internationaux, une enquête exhaustive, approfondie et transparente sur les événements de janvier et de mars 2015 et à ce que toute action illégale et tout déni de droits ou de libertés soient identifiés;souligne que tout fonctionnaire soupçonné d'être à l'origine de violations des droits ou des libertés garantis par les textes nationaux ou internationaux soit traduit en justice;
7.      se dit vivement préoccupé par les tentatives permanentes de limitation de la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association ainsi que par les violations de plus en plus nombreuses de ces libertés par les autorités, étant donné qu'il faut un climat politique propice au bon déroulement du cycle électoral qui doit s'ouvrir l'an prochain en République démocratique du Congo;
8.      estime particulièrement regrettable que ces violations portent spécifiquement sur des dirigeants de l'opposition et des mouvements de jeunes;
9.      appelle les autorités congolaises à faire en sorte que ces libertés soient respectées sans délai et sans conditions, en particulier en période électorale, comme le garantissent la
constitution congolaise et le droit international en matière de droits de l'homme;
10.     rappelle que le respect de la diversité et de l'opposition politique, un débat politique ouvert et pacifique ainsi que l'exercice plein et entier des libertés constitutionnelles d'expression, de réunion pacifique, d'association et d'information sont indispensables pour garantir des élections démocratiques crédibles, inclusives, pacifiques et rapides; souligne que ces garanties sont essentielles dans une région des Grands Lacs particulièrement instable et qu'elles dépendent également de la bonne application de l'accord d'Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération; soutient, dans ce cadre, l'action des envoyés internationaux pour la région des Grands Lacs;
11.     encourage le Parlement, le Sénat et le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, à mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour consolider la démocratie et assurer la participation réelle à la gouvernance du pays de toutes les forces politiques, de la société civile et des mouvements prodémocratiques qui expriment la volonté de la nation congolaise, selon les règles constitutionnelles et légales et le principe d'élections libres et équitables;
12.     encourage la création de mouvements tels que Filimbi, qui permettent aux forces prodémocratiques de se faire entendre, et se dit favorable à la participation des jeunes au processus électoral, dont ils ont été injustement exclus;
13.     rappelle les engagements pris par la République démocratique du Congo en vertu de l'accord de Cotonou de respecter les principes de démocratie, d'état de droit et de respect des droits de l'homme, parmi lesquels la liberté d'expression, la liberté des médias, la bonne gestion des affaires publiques et la transparence des mandats politiques; demande instamment au gouvernement congolais de respecter ces dispositions conformément aux articles 11b, 96 et 97 de l'accord de Cotonou et, dans le cas contraire, demande à la Commission d'engager la procédure prévue aux articles 8, 9 et 96 de l'accord de Cotonou;
14.     souligne que la nature et le montant de l'aide supplémentaire de l'Union européenne au processus électoral en République démocratique du Congo doivent dépendre des progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations de la mission d'observation électorale de l'Union européenne de 2011 et de la mission de suivi de 2014, le respect du calendrier électoral et la présentation d'un budget crédible;
15.     demande instamment à la délégation de l'Union européenne de suivre l'évolution de la situation et d'utiliser tous les outils et instruments appropriés, notamment l'instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme, afin de soutenir les défenseurs des droits de l'homme et les mouvements prodémocratiques;
16.     demande instamment aux autorités judiciaires congolaises d'affirmer leur indépendance à l'égard de toute instrumentalisation politique et d'assurer la protection des droits reconnus par les instruments juridiques, comme l'accès à la justice ou le droit à un procès équitable;
17.     demande instamment aux autorités congolaises de cesser de minimiser l'importance des fosses communes à proximité de Kinshasa et se fait l'écho de l'Union européenne et des Nations unies pour demander une enquête urgente, transparente et crédible afin de rassurer les familles des personnes disparues et de mettre un terme aux diverses rumeurs;
18.     dénonce la fermeture illégale et la censure abusive des médias ainsi que l'arrêt temporaire
des télécommunications;
19. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à l'Union africaine, aux gouvernements des pays de la région des Grands Lacs, au Président, au Premier ministre et au Parlement de la République démocratique du Congo, au Secrétaire général des Nations unies, au Conseil des droits de l'homme des Nations unies ainsi qu'à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.


mardi 7 juillet 2015

Incidence de la sécurité électorale sur le processus électoral gage des élections libres et transparentes en RDC

Introduction
Dès les élections générales de 2006, La République Démocratique du Congo a renoué avec la démocratie pluraliste suspendue depuis le coup d’Etat militaire du 24 novembre 1965, par lequel le colonel  Joseph-Désiré Mobutu s’empara du pouvoir  et imposa du coup l’arrêt des premières expériences  électorales Congolaises de 1957-1958, 1960 et 1965.
En 2011, de nouvelles élections devaient se tenir dans l’espoir de capitaliser les acquis démocratiques de 2006, consolider la paix, stabiliser le pays et créer les opportunités d’investissements nationaux et étrangers pour la relance du développement économique et social. De ce fait, le processus électoral de 2011 constituait un nouveau test d’une démocratisation en temps de crise, ceci en référence à l’occupation d’une bonne partie de l’Est du pays par des groupes armés nationaux et étrangers , pour le renouvellement de la légitimité et de la légalité des gouvernants et partant des institutions de l’Etat sous leur direction. Il s’agissait donc d’un événement aussi historique majeur puisque jamais, auparavant, il n’y avait eu de succession  démocratique et électorale au niveau du pouvoir politique national en RDC. Ainsi, pour la première fois en cinquante ans d’indépendance, nous avons pu vivre l’expérience de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat, le Président Joseph Kabila s’étant succéder à lui-même. De la même manière, la première législature de la troisième République constituait  la première législature à avoir exercé ses attributions jusqu’à la fin de son mandat, avant de laisser sa place, par la voie des urnes, à une nouvelle législature.
En dépit de ces points positifs relatifs à l’aboutissement du processus électoral de 2011, il convient de préciser que  des nombreux événements politiques et violences électorales ont émaillé, dès l’entame, la préparation de ces élections alors que celles-ci devraient être organisé dans un climat apaiser dans le but de consolider la jeune démocratie Congolaise   fragile.
De l’avis de nombreux observateurs, ces élections du 28 novembre 2011 n’ont cependant pas été exemptées d’écueils. Il a été ainsi relevé les défaillances ci-après :
1)      La publication tardive des listes électorales ;
2)      L’omission de plusieurs électeurs sur les listes électorales ;
3)       La délocalisation de bureau de vote ;
4)      La perte de plis électoraux ;
5)      La multiplicité de cas de vote par dérogation ;
6)      Les violences électorales ;
7)      L’utilisation des biens publics de l’Etat durant la campagne électorale
8)      Le non respect de la neutralité des forces de sécurité et de l’administration publique ; etc.
Au vue de certains écueils  soulevés ci-haut,  il sied de constater que la plupart relève bel et bien de la qualité de l’administration de la sécurité électorale durant la période électorale sus-évoqué.
Ainsi, dans la présente communication, nous voudrions  démontrer l’importance capitale de la sécurité électorale dans un processus électoral étant donné que sa bonne administration garantirait les élections libres, démocratiques et transparentes.
Il serait question de dresser, dans cette communication le contour et la quintessence de la sécurité électorale afin d’amener les différents acteurs du secteur de sécurité à redoubler tant d’effort quant à son administration avant, pendant et après les élections. De ce fait, nous nous pencherons sur le pourquoi de la sécurité électorale et ses différentes exigences.
1.      Pourquoi la sécurité électorale ?
La sécurité électorale est vitale pour la consolidation des Institutions démocratiques dans plusieurs  pays car même dans un environnement politique stable, des élections peuvent entrainer un conflit. Alors que c’est un problème d’envergure globale, les causes, caractéristiques et intensités des conflits électoraux varient suivant le contexte de chaque pays.
  L’intégrité électorale exige d’assurer le jour du vote un climat libre de toute crainte, intimidation ou manipulation. La sécurité du processus électoral est d’une importance capitale, particulièrement pendant la  période préélectorale, électoral et post électoral.. Un climat électoral pacifique facilite la tenue d’une élection libre, juste et crédible et élimine les problèmes de sécurité qui pourraient compromettre l’intégrité du matériel, de la participation et des résultats.
Si la sécurité électorale est garantie, Les électeurs vont  pouvoir voter sans crainte et les observateurs  vont pouvoir observer  toutes les opérations électorales sans intimidation. Les candidats devraient vont pouvoir faire campagne sans redouter que leurs partisans soient assassinés ou blessés. Les administrateurs électoraux peuvent assurer l’intégrité s’ils réussissent à planifier et mener les élections sans interférence. Le matériel électoral devrait être protégé afin qu’il ne soit pas manipulé de façon à changer les résultats de l’élection.
La sécurisation des élections relève premièrement des forces de défenses et de sécurité, il s’agit de la Police Nationale et des FARDC. A ces deux acteurs, il faut ajouter la CENI  elle- même  en tant qu’une police spéciale  des élections dans la mesure où la loi électorale  confie aux président de chaque Bureau de Vote le pouvoir de prendre toutes les mesures appropriées pour y maintenir l’ordre et la tranquillité publique en ce sens que ces derniers peuvent expulser quiconque qui troublerai la quiétude du déroulement de scrutin.  En cas de résistance ou de récidive, le Président de bureau de vote rédige un procès-verbal y afférant et le transmet à l’autorité judiciaire.
Le maintien de la sécurité physique nécessaire relève du gouvernement à travers la police civile qui dépend du Ministère de l’Intérieur, qui utilise habituellement à cette fin la force policière. Les mesures de sécurité varient selon les pays et les circonstances. L’intégrité exige l’application neutre et équitable des lois, de sorte que ceux qui sont soupçonnés de les avoir enfreints obtiennent un procès juste

2.      Les exigences d’une bonne administration de la sécurité électorale

A)    La bonne planification de la sécurité
La sécurité requiert une bonne planification. Cette dernière consiste à fixer des objectifs et à déterminer les actions susceptibles d’être réalisées. La planification se fonde en général sur une analyse de la trajectoire passée de l'organisation, des ressources à sa disposition, de sa situation actuelle et des buts à atteindre. Outre la dimension principale qui est le temps (Quand), la planification prend forme selon ses autres dimensions que sont le périmètre des objectifs du projet (Quoi), les ressources (Qui), la manière et le chemin (Comment) et les obstacles possibles (Risques)
Si aucune planification n’est faite pour prévenir, gérer et médire des conflits électoraux, les élections risquent de devenir le terrain de violences et d’intimidations où le conflit est utilisé comme une tactique politique pour influencer le résultat des urnes.  Ce problème s’étend au-delà du simple processus électoral  étant donné que  la légitimité du gouvernement gagnant est en péril lorsque le conflit est utilisé pour arriver au pouvoir. Il s’agit d’abord de cerner les étapes vulnérables du processus électoral et les sites physiques qui devraient être protégés. Il faut ensuite élaborer des mesures et mettre sur pied un plan de sécurité.
Un plan de sécurité peut être amélioré par une bonne coordination entre l’organisme électoral et les agences chargées d’appliquer la loi. Un plan de sécurité conjoint peut être élaboré et un mécanisme de coordination établi pour faciliter le partage des renseignements et la prise de décisions aux niveaux national, régional et local de toutes les institutions.
B)    La neutralité des agents de la sécurité
Une sécurité électorale adéquate repose sur la neutralité et le professionnalisme des personnes chargées de l’application de la loi. Ces personnes devraient respecter la loi et les droits constitutionnels et civils des citoyens, et se tenir à l’écart des campagnes et programmes des partis politiques et des candidats. Elles devraient également s’abstenir de recourir à une force excessive ou à la violence.
Dans certains régimes, surtout dans les sociétés qui ont connu des conflits récents, les problèmes de sécurité peuvent être le résultat d’une mauvaise conduite de la part des policiers, ce qui peut provoquer le climat d’insécurité et entraver les élections.
C)    La protection des sites et bureaux de scrutin
La sécurité physique des sites électoraux et des fonctionnaires électoraux qui y travaillent crée un environnement propice à une administration neutre et sans entrave. Le vol de matériel électoral et d’équipement peut miner l’intégrité du processus. La sécurité des sites peut être assurée par un contrôle des entrées et sorties au moyen de pièces d’identité avec photo. Les observateurs et les surveillants devraient aussi porter une pièce d’identité qui permet de les reconnaître comme étant autorisés à avoir accès aux endroits électoraux à des étapes critiques du processus.
Le jour du scrutin, il est essentiel de maintenir l’ordre dans les bureaux de vote. Dans certains pays, cela se fait sous la direction de la police et par des mesures indirectes, comme la fermeture des débits d’alcool pendant les heures de votation. Aux Philippines par exemple, il est illégal de servir, vendre, acheter ou boire des boissons enivrantes le jour de l’élection. La plupart des pays interdisent le port d’armes à feu à l’intérieur d’un certain périmètre des bureaux de vote.
Certains régimes nomment un responsable de la sécurité à chaque site de votation. Ces personnes contrôlent l’accès aux immeubles, permettent à un nombre limité d’électeurs d’être présents dans le bureau de vote en même temps et maintiennent l’ordre dans les files d’attente.

D)    La protection du matériel électoral
Il est nécessaire de protéger l’intégrité électorale en s’assurant que les bulletins, les feuilles de comptage et autre matériel électoral ne soient pas copiés, manipulés ou détruits. La plupart des  pays utilisent des numéros de série sur les talons des bulletins de vote afin qu’il soit plus facile de les retracer. L’emballage des bulletins peut aussi faciliter la sécurité. Le regroupement des bulletins en paquets contenant un nombre différent de bulletins emballés de façon à ce qu’ils ne puissent pas être faussés permet la distribution de bulletins à chaque bureau de vote sans avoir à ouvrir et refermer les paquets. On peut aussi faciliter l’entreposage et la distribution des bulletins de vote et minimiser les risques de manipulation en plaçant les paquets de bulletins de chaque circonscription dans des contenants scellés et en inscrivant à l’extérieur du contenant leurs numéros de série et l’emplacement du bureau de vote.
Le bureau de vote devrait être sécuritaire pour protéger le matériel électoral et les urnes. Il peut arriver que les candidats défaits volent ou détruisent les urnes après la fermeture du scrutin dans le but d’invalider les résultats. La substitution des urnes après la fin de la votation est une autre tactique quelquefois employée. L’utilisation de sceaux sur les urnes et une surveillance continue par les représentants des partis politiques et les observateurs peuvent contribuer à déceler de telles tactiques.
E)    La protection des candidats, des électeurs et observateurs
Les candidats peuvent être la cible d’actes de violence. La police et d’autres agences chargées de l’application des lois assurent habituellement la protection des candidats. Les endroits où se tiennent les rassemblements, les débats et les autres événements publics qui attirent un grand nombre de personnes intéressées à la campagne devraient également être protégés.
Un électeur est une personne ayant le droit de participer à une élection ou plus généralement à un scrutin. En référence à l’article 5 de la loi électorale en vigueur en RDC, il sied de constater qu’un électeur est celui qui remplit les conditions ci-après : être de nationalité Congolaise, être âgé de dix-huit ans révolus, ne pas se trouver dans l’un d’exclusion prévus à l’article 7 de ladite loi et se trouver sur le territoire de la RDC le jour des élections.
Ainsi, le jour du scrutin, les électeurs devraient pouvoir quitter leur domicile et voter sans craindre la violence dans les rues ou l’intimidation aux bureaux de vote. S’ils doivent faire face à des groupes partisans menaçants pour exercer leur droit de vote, le taux de participation en souffrira.

L’observation des élections désigne l'observation d'une élection précise par une ou plusieurs parties indépendantes soit originaires d'un autre pays soit provenant d'une organisation non gouvernementale (ONG). L'observation a pour but d'assurer un processus électoral équitable, conduit selon des standards internationaux, ce qui encourage la protection des droits civils et politiques. La légitimité d'une élection peut être affectée par les critiques des observateurs.
Au regard de la nature de leur mission aussi délicate, les observateurs devraient aussi être protégés afin qu’ils puissent observer le processus, poser des questions et signer les feuilles de comptage sans intimidation ou crainte de rétribution. Dans les pays en voie de transition, les observateurs nationaux peuvent se sentir vulnérables à l’intimidation et à la violence, surtout s’ils observent des problèmes causés par le parti au pouvoir ou les forces de l’ordre.

Conclusion
En  guise de conclusion, il convient de relever, au vue de tout ce qui a été esquissé ci-haut, qu’il est tout à fait indispensable de s’en passer d’une bonne administration de la sécurité  électorale dans un processus électoral. De même, durant la votation, le dépouillement des votes et la transmission des résultats, une meilleure administration de la sécurité électorale y est strictement requise pour garantir la transparence et la crédibilité du scrutin.
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, qui, durant le processus électoral de 2006 et 2011, n’a ménagé aucun effort pour  assurer une administration électorale aussi efficace, est appelé à mettre plus d’accent et des moyens sur cet aspect du processus électoral qui demeure vital pour la consolidation d’institutions démocratiques. Ainsi, avec une bonne planification de la sécurité électorale, les acteurs de sécurité appelés à intervenir durant le processus électoral pourront bien éviter et contenir toutes formes des violences électorales susceptibles de jeter l’opprobre sur l’aboutissement du processus électoral.
                                                                           Fait à Kinshasa, le 23 mai 2015
                                                                                     Joseph SEKABO
                                                                                          Consultant



lundi 6 juillet 2015

Cri d’alarme du collectif des Ongdh en faveur du lieutenant-colonel Bahati Prospère au DEPO d’Etat-Major Général des Forces terrestres, pour une affaire purement conjugale

Il était arrête le 13 juin 2015 et détenus au cachot de la Haute Cours Militaire sans mandat d’arrêt provisoire pendant une semaine, et il a été transféré à la  Prison Central de Makala le 20 juin 2015. Le mandat d’arrêt provisoire sous N°RMP 2156/ESSO/15 a comme motif coups et blessures volontaires. Curieusement en date du 1er juillet 2015 à 8h00’, le Colonel Bahati était transféré à la Prison Militaire de Ndolo comme malfaiteur où il est en train de subir toutes sortes des tortures physiques et morales. Toute visite à son endroit  est interdite et selon une source d’information il semble qu’on lui a ajouté  une autre infraction, celle de viol.
Alors que s’il y a une infraction de vol, cela doit être constaté à la première  audition ou procès-verbal. 
Pour la petite histoire, la toute puissante conseillère Nkulu Marie-Claude, Conseillère du Ministre de la Justice et Droits Humains a récupéré le petit-frère de son ancien copain, le Colonel Dieudonné, originaire de Goma, décédé dans des conditions très obscures. Après son enterrement à Goma, le Magistrat Nkulu n’a pas trouvé mieux que de récupérer son jeune-frère, le Lieutenant-Colonel  Bahati.
Les hauts et les bas du ménage très fragile passaient dans la facture d’amour. Maltraitance du Gomatracien, son abandon seul à la maison à autant des jours sans sa femme se passait impuissant de la part du Colonel, étranger à Kinshasa. Comme tous étaient toujours ivres, on ne pouvait s’attendre qu’à ce qui est arrivé.
Tenez, la dernière bagarre  causé une blessure sur la tête de la femme. Nous connaissions que l’infraction de coups et blessures volontaires  sont condamnables par la loi en vigueur, mais le Conseiller Magistrat Nkulu n’a fait qu’utiliser son influence et sa position  pour  règle compte à son copain. L’article 18 de la Constitution du 18 mars 2006 protège le Lieutenant -Colonel Bahati contre forme de torture à  son égale.
Nous demandons à son Excellence Tambwa Mwamba, Ministre de la Justice et Droits Humains de :
· Vérifier cette allégation, et si cela est vrai, que  l’auteur et leurs complices soient punis par la loi ;
· Rendre justice à cette autorité militaire, victime de trafic d’influence, de torture et d’injustice ;
· Faire en sortes pour que le Lieutenant-Colonel regagne l Prison Centrale de Makala vu les conditions déplorables de sa détention à Ndolo ainsi que les tortures qui lui sont infligées.

Fait à Kinshasa, le 6 juillet 2015



Collectif des ONGDH Signataires
· Fondation Bill Clinton Pour la Paix (FBCP) ;
· ANGE  du Ciel   (AC) ;

· DIEU DROITS DE L’HOMME UNIVERSEL (DDU)

vendredi 3 juillet 2015

Libérez Fred Bauma et Yves Makwambala. Ne laissez pas mourir les aspirations démocratiques de la jeunesse congolaise

Le 15 mars 2015, Fred Bauma et Yves Makwambala ont été arrêtés à Kinshasa. Ils appartiennent aux mouvements citoyens La Lucha (Fred) et Filimbi (Yves). Ces deux mouvements de jeunes mettent la bonne gouvernance au centre de leur action et souhaitent conscientiser la population sur les droits et les obligations de toutes les parties concernées dans une démocratie. Ils exigent des autorités qu’elles disent ce qu’elles font et fassent ce qu’elles disent. Ils encouragent la population à exiger ses droits. Ils mettent la redevabilité au centre et ils utilisent leur propre génération comme levier : une jeunesse qui est démographiquement importante mais qui est marginalisée dans le processus démocratique. 
Le crime de Fred et Yves : se réunir avec une trentaine d’activistes pro-démocratie venus de différents pays d’Afrique pour un échange d’expériences sur le thème « Jeunesse et Citoyenneté ». La réunion avait pourtant été autorisée par les services étatiques compétents et bénéficiait du soutien de l’ETATS-UNISID, l’agence de développement américaine.  
Aujourd’hui, plus de trois mois plus tard, Fred et Yves sont toujours en prison. Ils ont été transférés à la prison centrale de Makala à Kinshasa début mai, après avoir passé presque deux mois au secret dans des cachots de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR). Durant cette période ils ne purent être visités par leurs avocats.  
Leur procès devrait s’ouvrir dans les jours à venir. Ils sont inculpés d'appartenance à une association formée dans le but d’attenter aux personnes et aux biens ; d’avoir comploté contre la vie ou contre la personne du Chef de l’Etat ; et d’avoir tenté de détruire ou de changer le régime constitutionnel, ou d'avoir incité des personnes à s’armer contre l’autorité de l’Etat. Les autorités ont aussi accusé Fred d’avoir troublé l'ordre public, et Yves d’avoir publiquement offensé le chef de l’Etat. 
Fred et Yves n’ont jamais comploté contre le président en place. Ils n’ont trahi personne, et certainement pas la nation congolaise, à laquelle ils sont profondément attachés. Fred et Yves sont des jeunes congolais engagés pour une citoyenneté active. Comme nous, ils sont profondément attachés aux valeurs démocratiques. Ils symbolisent les espoirs de changement vers plus de paix, de démocratie et de développement en RDC. 
A ce titre, nous, citoyens congolais et non-congolais qui tenons la démocratie en RDC au cœur, considérons leur détention comme arbitraire, injuste et indigne. Elle constitue une violation grave de la liberté d'expression, d'association et de réunion prônée par la constitution de la RDC et la déclaration universelle des droits de l'homme dont la RDC est signataire. Nous soutenons dès lors l’Assemblée nationale de la RD Congo qui, selon des membres du parlement qui ont assisté au débat sur la question, a recommandé une « solution politique » pour libérer ces deux activistes. Nous demandons ainsi que Fred et Yves soient immédiatement libérés, sous aucune condition, et qu’ils soient autorisés à continuer leurs activités civiques dans le cadre de leur mouvement respectif, sans être inquiétés.  

 Libérez Fred Bauma et Yves Makwambala. Ne laissez pas mourir les aspirations démocratiques de la jeunesse congolaise — p. 2/2  
Signataires : 

1. Arnaud Zacharie, Secrétaire Général du Centre National de Coopération au Développement (CNCD- 11.11.11) - Belgique 2. Bart Staes, Eurodéputé - Belgique 3. Bob Kazadi Kabamba, Professeur à l’Université de Liège (ULG) - RDCongo 4. Christiane Kayser, Consultante internationale spécialisé dans la Région des Grands Lacs - Allemagne 5. Christoph Vogel, Chercheur spécialisé dans la Région des Grands Lacs - Allemagne 6. Claudy Siar, Journaliste et panafricaniste - France 7. Clément Boursin, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, ACAT/France - France  8. David Van Reybrouck, Chercheur et écrivain, auteur du livre « Congo une Histoire » - Belgique 9. Devon Curtis, Professeur en Politique Internationale à Cambridge University - Royaume Uni 10. Dirk Van der Maelen, Parlementaire Belge - Belgique  11. Dominic Johnson, Journaliste - Allemagne 12. Elizabeth Barad, New York City Bar Association - Etats-Unis  13. Emanuela Baio Dossi, Sénatrice italienne, Membre de la Commission spéciale pour la protection et la promotion des droits de l'homme - Italie 14. Flaubert Djateng, Coordonateur de Zenü Network - Cameroun 15. Herbert Weiss, Professeur émérite à la City University of New York - Etats-Unis 16. Isabelle Durant, Députée bruxelloise - Belgique 17. Jason Stearns, Chercheur et écrivain, Directeur du Programme Oussalama - Etats-Unis 18. Jean Claude Willame, Professeur et écrivain, Spécialiste de l'Afrique centrale - Belgique  19. Juvénal Munubo Mubi, Député national RDCongo - RDCongo  20. Kris Berwouts, Consultant et analyste indépendant sur la sécurité, les conflits et la démocratie en Afrique Centrale - Belgique  21. Letieia de Torre, Parlementaire italienne, Chambre des députés - Italie  22. Mark Demesmaeker, Eurodéputé - Belgique  23. Maria Pia Garavaglia, Sénatrice italienne - Italie 24. Micheline Mwendike Kamate, Militante de la LUCHA - RDCongo 25. Muhindo Butondo Nzangi, Député National RDCongo - RDCongo  26. Mvemba Phezo Dizolele, Ecrivain, analyste sur la politique internationale et journaliste indépendant, professeur à John Hopkins University SAIS de Washington DC - RDCongo 27. Paul Higate, Professeur à Bristol University - Royaume Uni  28. Paul Kirby, Professeur à Sussex University - Royaume Uni   29. Philippe Hensmans, Directeur de Amnesty International Belgique - Belgique  30. Philippe Lamberts, Eurodéputé - Belgique  31. Sabine de Bethune, Sénatrice et ex-présidente du Sénat belge - Belgique  32. Sharath Srinivasan, Directeur du Centre de Gouvernance et de Droits de l'Homme à Cambridge University - Royaume Uni   33. Teresio Delfino, Ancien Député, Sénateur et Ministre italien - Italie

mercredi 1 juillet 2015

CONFÉRENCE DE PRESSE DES NATIONS UNIES DU MERCREDI 1er JUILLET 2015

Félix Prosper Basse : Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Membres de la presse,
Bonjour et bienvenue à ce rendez-vous hebdomadaire des Nations Unies. ƒ
Activités des Composantes de la MONUSCO ƒ
Activités de l’Equipe-Pays ƒ
Situation militaire Activités des Composantes de la MONUSCO
Police MONUSCO : La visite de travail de l’adjoint au Conseiller chargé des questions de police à la Division police du Département des Opérations de maintien de la paix a pris fin le 29 juin 2015. Durant son séjour qui a démarré le 22 juin dernier, monsieur Shoaib DASTGIR a pu rencontrer les autorités de la MONUSCO, de la Composante Police, des partenaires Congolais en général et en particulier de la Police Nationale Congolaise. Les travaux se sont tenus à Kinshasa, à Goma et à Béni. Il a animé une rencontre avec le personnel des Nations Unies à Goma au cours de laquelle, il a défini ce qu’est aujourd’hui le rôle d’une composante Police dans les missions de maintien de la paix, rappelé les attentes de la Division police. Il a aussi annoncé les changements prochains visant à harmoniser le travail de toutes les Composantes Police à travers le monde mais aussi des Unités de Police Constituées. Par ailleurs, la cérémonie de fin de formation de 400 policiers de la PNC du Nord-Kivu, venant des territoires de Masisi, Walikale, Rutshuru et Goma s’est tenue le 27 juin 2015, à l’esplanade de l’Administration du territoire de Rutshuru, sous la présidence du Général Awachango Vital, Commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC), représentant le Gouverneur de la province du Nord-Kivu, empêché. A cette occasion, le Général Awachango Vital, a déclaré que la formation des 400 policiers entrait dans les projets de la Police des Nations Unies qui a pour mission, entre autres, de renforcer les capacités de la PNC. Selon lui, le choix de Rutshuru est le symbole de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la paix retrouvée et surtout de la magnification de la police de proximité. Il a réitéré l’engagement des autorités du Nord-Kivu à soutenir les activités de la police nationale, surtout celles relatives à la formation. En outre, il a adressé ses remerciements à la MONUSCO et à sa Composante Police, pour leur soutien constant dans la remise à niveau des hommes. Il a, en outre, sollicité un accompagnement de la Police des Nations Unies pour pérenniser les acquis. Activités de l’Equipe-pays HCR : Afflux des réfugiés burundais dans la région des Grands Lacs : Sur les 131.980 réfugiés enregistrés dans la région des Grands Lacs, à savoir le Rwanda (45.740), la Tanzanie (66.612), l’Uganda (9.038) et la République démocratique du Congo, quelque 10.590 ont trouvé refuge en RDC, plus précisément à l’est du pays, dans le Sud-Kivu. Dans ce nombre au Sud Kivu, 10.425 ont été enregistrés avec le système biométrique. Les opérations de transfert de ces réfugiés des centres de transit vers le site de Lusenda (Sud-Kivu) sont en cours. A la date du 30 juin, 5.000 réfugiés ont été transférés sur le site de Lusenda où une assistance multisectorielle est fournie par le HCR et ses partenaires opérationnels et de mise en œuvre. A ce nombre s’ajoutent 9.000 autres Burundais qui étaient présents dans le Sud Kivu avant le début de la crise début avril 2015. Il est à rappeler que c’est à Lusenda que le Représentant régional du HCR, Stefano Severe, a assisté aux activités commémoratives de la journée mondiale du réfugié du 20 juin 2015.
HCR : Regain d’engouement des réfugiés centrafricains du territoire de Bossobolo pour le transfert au camp de Bili, Province de l’Equateur Ils sont de plus en plus nombreux, les réfugiés du territoire de Bosobolo, Province de l’Equateur, favorables au transfert des sites spontanés vers le camp de Bili ces derniers temps, en particulier ceux du secteur Dula qui abrite environ une dizaine de sites. Le 27 juin 2015, 323 personnes parmi lesquelles 175 enfants, 70 femmes et 78 hommes ont été transférés de Dula au camp de Bili, alors que le convoi précédent, le 18 juin 2015, n’avait ramené que 72 réfugiés au camp. La plupart de ces réfugiés qui optent aujourd’hui pour la relocalisation sont ceux qui étaient réticents depuis l’ouverture du camp de Bili le 12 mars 2015. Plusieurs raisons ont motivé cette volonté de relocalisation dont le débordement de la rivière Ubangui. Beaucoup d’entre eux étant des riverains pêcheurs, ils avaient jugé bon de vivre à proximité de la rivière et souvent sur les bancs de sable, pour exercer leur activité quotidienne (la pêche), considérée comme l’unique source de revenus. Avec la montée des eaux, ils ne peuvent plus pêcher les poissons comme par le passé, pour leur survie.
Ces réfugiés sont originaires, entre autre des préfectures de Basse Kotto et de Waka ainsi que des sous-préfectures de Kouango et Bambari (en RCA), fuyant les violences sans précédent dans leur pays. Au 31 mai 2015, le nombre de réfugiés centrafricains en RDC se chiffre à 98 281 personnes qui vivent principalement dans les camps de Mole, Boyabu, d’Inke, Bili dans la province de l’Equateur et d’Ango dans la province Orientale. Enregistrement biométrique des réfugiés rwandais : Après le Katanga où 2.744 personnes ont été enregistrées, les opérations d’enregistrement biométrique des 245.000 réfugiés rwandais pré-enregistrés entre novembre 2013 et janvier 2014 par la Commission nationale des réfugiés (CNR), avec l’appui technique et financier du HCR, se poursuivent dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu et à Mbandaka. Lancé depuis le 11 avril dernier par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, l’exercice d’enregistrement biométrique a été retardé dans le Sud et le Nord-Kivu en raison des opérations militaires des FRDC contre les forces négatives. Aujourd’hui, cet exercice, se heurte à la réticence des réfugiés à se faire enregistrer dans les centres conçus à cet effet. A la date du 28 juin 2015, la CNR, appuyée par le HCR, a enregistré, par le biais de la méthode biométrique, 11.229 réfugiés rwandais vivant au Nord Kivu et au Sud-Kivu Le HCR et la CNR utilisent différents canaux de sensibilisation avant et pendant l’opération d’enregistrement des réfugiés pour transmettre le message selon lequel seuls les civils rwandais ayant quitté le Rwanda entre 1994 et 1998 pour motif de conflit armé, sont concernés par l’opération d’enregistrement. L’opération d’enregistrement actuelle n’est nullement liée au rapatriement qui garde son caractère librement consenti. Elle n’est pas non plus liée au programme de démobilisation (DDDR) des combattants FDLR, qui est piloté par la MONUSCO. Les réfugiés déjà enregistrés ont reçu une attestation de réfugié (avec les sigles de la CNR et du HCR) soigneusement préparé, qui sert de document de protection juridique après la phase d’enregistrement. L’attestation qui est remise aux familles enregistrées est destinée principalement à leur protection et non à une quelconque assistance matérielle.
Situation militaire (Par le Commandant Jean-Marie Joseph Goncalves, Porte-parole militaire a.i)
Aucun incident majeur susceptible de perturber l’environnement sécuritaire dans les provinces situées dans la partie occidentale de la République Démocratique du Congo, y compris Kinshasa, n’a été rapporté durant la semaine écoulée. En Province Orientale, les troupes des Forces onusienne et congolaise engagées dans les opérations conjointes dénommées « Rudia II » (Retour II), « Chuma Ngumi » (Poing d’acier) et « Bienvenue à la Paix » continuent d’exercer la pression militaire sur les rebelles réfractaires de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et les éléments d’autres groupes armés impliqués dans les activités de braconnage dans le parc de la Garamba, dans le but de mettre un terme à leurs exactions contre les populations civiles et les Forces de Défense et de Sécurité congolaises dans cette partie du pays. Le 23 juin 2015, des biens de valeur appartenant à un motocycliste et à un membre d’une Organisation Non Gouvernementale (ONG) locale, en déplacement sur l’axe Bangadi-Dungu, ont été pillés par un groupe composé de dix éléments de la LRA, au cours d’embuscades tendues dans les régions situées respectivement entre Kapili-Ngilima et Kiliwa-Nambili. Des patrouilles robustes conjointes MONUSCO-FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo) de domination de terrain, ont été promptement projetées sur les lieux de l’incident, dans le but de contrer l’attaque des assaillants, de secourir les victimes et de sécuriser le secteur. Des soins de première urgence ont également été administrés à l’agent de l’ONG, blessé au cours de cette attaque, par des unités médicales du bataillon Marocain de la Force de la MONUSCO déployées sur le terrain. Ce dernier a été évacué vers l’hôpital régional de Dungu, pour une prise en charge médicale adéquate. Le 24 juin 2015, un braconnier impliqué le 17 juin 2015 dans le meurtre de deux militaires des FARDC et d’un garde forestier du parc national de la Garamba, a été arrêté par des troupes de l’armée congolaise, au cours d’une patrouille de domination de terrain menée dans la région située à environ 20 kilomètres de la frontière avec le Soudan du Sud. En Ituri, les troupes de l’armée congolaise, soutenues par les Casques bleus de la Force de la MONUSCO, poursuivent sans relâche leurs opérations dans les localités situées au Sud du territoire d’Irumu, dans le but d’y neutraliser les éléments réfractaires du Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI) en débandade, auteurs de nouvelles exactions contre les populations civiles. En effet, quatre maisons situées dans le camp des déplacés de Gety-Etat, ont été pillées le 22 juin 2015 par des éléments supposés appartenir au FRPI.
Des patrouilles vigoureuses de domination de terrain de la Force de la MONUSCO, ont été immédiatement déployées dans la région concernée, dans le but de contrer l’attaque des assaillants et de sécuriser les personnes ainsi que leurs biens. Les opérations menées par les troupes des FARDC, avec le soutien de la Force de la MONUSCO, contre les factions dissidentes du FRPI au Sud du territoire d’Irumu, poussent des miliciens de ce groupe armé à faire reddition auprès des Forces onusienne et congolaise déployées dans cette contrée. Deux miliciens, dont un ‘’Capitaine’’, du FRPI ont ainsi fait reddition le 23 juin 2015 auprès des troupes onusienne, congolaise, et des représentants de la Section de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) de la MONUSCO, basées à Gety et à Aveba. A ce jour, le bilan des opérations contre les éléments du FRPI fait état de trente-cinq miliciens tués, cinquante-six blessés et trente-sept redditions. Selon des rapports concordants, vingt-neuf miliciens du FRPI blessés, sont également admis aux hôpitaux de niveau 1 et 2 de la MONUSCO, où des soins appropriés leur sont administrés. Huit armes AK-47, deux radios ‘’talkie-walkie’’ et plusieurs munitions, ont également été récupérées par les Forces coalisées MONUSCO-FARDC, au cours de ces opérations. Par ailleurs, dans le territoire d’Aru, le 24 juin 2015, neuf individus ont été blessés et deux cents douze maisons incendiées dans la localité d’Ondolea, située à 15 kilomètres au Nord d’Aru, au cours d’affrontements liés aux conflits fonciers entre les communautés Yaba II et Odrenyiri. Des déplacements des plusieurs familles ont également été observés au cours de ces incidents. Les autorités locales recherchent des solutions idoines visant à résoudre définitivement ces conflits fonciers, et à mettre un terme à cette menace sécuritaire dans la région. Au Nord-Kivu, le climat sécuritaire a été marqué dans le territoire de Beni, par l’attaque lancée par des éléments de l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF) contre les positions de l’armée congolaise, et l’activisme d’autres groupes armés dans les différents territoires de la province. Dans le territoire de Beni, les rapports concordants ont fait état d’une attaque bien planifiée, lancée le 26 juin 2015 par des éléments résiduels de l’ADF contre les positions des FARDC situées dans le voisinage de la localité de Mayimoya, à 10 kilomètres au Sud d’Eringeti ; au cours de laquelle environ sept rebelles de l’ADF, deux soldats des FARDC et deux civils ont été tués. Trois militaires des FARDC et trois civils ont également été blessés au cours de cet incident. Neuf autres individus ont été kidnappés par les rebelles de l’ADF, dont deux qui sont parvenus à s’échapper plus tard des mains de leurs ravisseurs.

Onze personnes sont toujours portées disparues à ce jour. Cette attaque contre les positions des FARDC par des membres de l’ADF, a été lancée simultanément avec des pillages à l’hôpital de Mayimoya et des destructions méchantes de plusieurs maisons dans la même région. Des déplacements significatifs des populations civiles, ont également été rapportés au cours de cet incident, par différentes sources. Selon des sources militaires des FARDC, des troupes d’intervention rapide de l’armée congolaise ont rapidement été redéployées dans la région concernée, dans le but de contrer cette attaque et de sécuriser les personnes ainsi que leurs biens. Des exactions contre les populations civiles ont également été rapportées dans les localités situées au Sud du territoire de Butembo. Le 23 juin 2015, trois civils ont été pillés et blessés, au cours d’attaque initiée par des éléments lourdement armés du groupe Mayi-Mayi dénommé Union des Patriotes Congolais pour la Paix (UPCP), aux ordres du ‘’Colonel’’ Tumba, au village Libeta, situé à 80 kilomètres au sud-ouest de Butembo. Environ trente éléments du groupe Mayi-Mayi Cheka-Nduma Défense du Congo (NDC), ont également pillé pendant la même période, plusieurs villages appartenant à la localité de Kembe, située à 5 kilomètres à l’Ouest de Bunyampuli, provoquant le déplacement des populations civiles de la zone, vers le poste opérationnel de la Force de la MONUSCO, située dans la région de Bunyampuli, pour leur sécurisation. Les assaillants ont été mis en déroute par des patrouilles vigoureuses de domination de terrain de la Force de la MONUSCO, mais ont cependant pillé pendant leur retraite, des denrées alimentaires transportées par deux camions du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Dans le territoire de Rutshuru, des activités liées au banditisme et aux violations des Droits de l’Homme, perpétrées par des rebelles réfractaires des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), ont également été rapportées pendant la période sous examen. Une fille mineure a ainsi été violée par des présumés éléments des FDLR sur l’axe Bwalanda-Mutanda, à 24 kilomètres au Nord-est de Nyanzale. Des troupes des FARDC engagées dans l’opération dénommée « Sukola 2 » (Nettoyage 2) poursuivent dans ce contexte leurs offensives visant à neutraliser dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, les éléments réfractaires des FDLR. Au chapitre des redditions dans la province, du 17 juin 2015 à ce jour, treize éléments en provenance des groupes armés, se sont rendus aux troupes de la Force onusienne déployées dans la province. Il s’agit de : deux du groupe Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki, un du groupe Mayi-Mayi Kifuafua, quatre du groupe Mayi-Mayi Cheka-Nduma Défense du Congo (NDC), un des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), un du M23, trois de divers groupes Mayi-Mayi et un du groupe Mayi-Mayi Yakutumba. Au Sud-Kivu, en dépit des attaques initiées sans succès contre les troupes de l’armée nationale et celles de la Force de la MONUSCO par des éléments appartenant aux différents groupes armés actifs dans les territoires de cette province, l’environnement sécuritaire est demeuré sous le contrôle des Forces onusienne et congolaise pendant la période sous examen. Dans la nuit du 23 juin 2015, environ trois éléments appartenant à un groupe armé non identifié, ont attaqué un véhicule de la compagnie Uruguayenne de génie de la Force de la MONUSCO, ayant à bord cinq Casques bleus, sur la route menant vers le parc national, dans la région de Bunyakiri, endommageant le véhicule. Tous les soldats de la paix sont sortis indemnes de cette attaque, et le véhicule a été récupéré et emmené à la base de la compagnie. Au Katanga, des tensions interethniques entre les communautés Luba et pygmées ont été rapportées dans les localités de Malemba et Mwaluka, situées respectivement à 31 et 37 kilomètres au Sud de Nyunzu, et ce, suite aux abus commis par des miliciens pygmées contre les ressortissants Luba. Toutefois, le 24 juin 2015, environ soixante-cinq éléments Mayi-Mayi pygmées, aux ordres du chef rebelle dénommé ‘’Sac-Vide’’, se sont rendus aux troupes des FARDC déployées dans la localité de Mukebo, située à 160 kilomètres au Nord-est de Manono. Des troupes du 9ème bataillon Béninois de la Force de la MONUSCO basées à Manono, ont fait mouvement vers la localité de Kyambi, située à 90 kilomètres au Nord-est de Manono, dans le but de soutenir ce processus de reddition volontaire des miliciens du groupe Mayi-Mayi pygmées, et de sécuriser la région. L’environnement sécuritaire dans le Secteur 2 a été jugé calme au cours de la semaine écoulée. Enfin, la Force de la MONUSCO a mené 1.286 patrouilles armées, dont 376 nocturnes, et fourni 60 escortes pendant la période sous examen.

DHL : 83 % des PDG africains avouent leur inquiétude concernant la disponibilité de compétences essentielles sur le continent

Le Cap, Afrique du Sud, 1er juillet 2015 - À l'heure où de nombreuses entreprises mondiales se développent ou souhaitent se développer en Afrique, la disponibilité et la rétention des talents se présentent comme l'un des principaux obstacles à la croissance et au développement sur le continent. Selon Lebo Tseladimitlwa, vice-présidente des ressources humaines chez DHL Express Afrique subsaharienne, le talent est perçu comme l'un des principaux défis que doivent relever les dirigeants d'entreprises dans la région. En effet, 83 % des PDG africains avouent leur inquiétude concernant la disponibilité de compétences essentielles sur le continent.  
Tseladimitlwa ajoute que, outre cette statistique, le rapport Africa Business Agenda de PwC révèle également que la plupart des PDG s'attendent à une augmentation et à une stabilisation du nombre d'employés au cours de l'année prochaine. « Dans un milieu du travail africain concurrentiel, ces statistiques indiquent qu'il est essentiel d'attirer et de développer les bonnes compétences. »
Tseladimitlwa ajoute qu'il est également important d'adopter un style de leadership qui saura soutenir et encourager les compétences et les talents nécessaires à la croissance. « En substance, en termes de compétences, le principal enjeu ne sera plus le talent, mais la capacité et la responsabilité des dirigeants concernant l'enseignement et le développement de ces compétences. » 
Par ailleurs, observe-t-elle, un rapport d'EY a récemment indiqué que si les responsables africains sont perçus comme performants dans les activités opérationnelles quotidiennes, ils sont considérés comme moins capables lorsqu'il s'agit de gérer du personnel, notamment en termes de rétention, de productivité et d'engagement.
« Globalement, d'après les chiffres, seulement une entreprise sur cinq propose des formations supplémentaires au personnel existant, ce qui prouve que les employeurs ne font pas assez pour résoudre le problème de la pénurie de talents. En Afrique, ces efforts sont bien inférieurs à ceux du reste du monde. Par conséquent, la nécessité de mettre en place des programmes n'en est que plus forte. »  
« La motivation des employés est un élément du pilier FOCUS de notre stratégie mondiale, qui nous permet de proposer des services de grande qualité, qui à leur tour fidélisent les clients et nous permettent de disposer d'un réseau rentable. Les programmes d'engagement des employés sont cruciaux pour le succès de notre entreprise. Conscients de la nécessité d’instaurer une culture d’entreprise commune aux 220 pays et territoires dans lesquels nous opérons, nous avons créé le programme de formation Certified International Specialists (CIS) (spécialistes internationaux certifiés) destiné à l’ensemble des 3.500 employés de DHL Express Afrique subsaharienne. Du PDG au coursier, chaque employé de chaque pays a suivi ce programme de formation, dont l’objectif est de consolider nos compétences clés en tant qu’organisation. Cette formation a joué un rôle décisif dans notre capacité à fidéliser nos effectifs et à en assurer le développement à l’échelle internationale.  Certified International Manager (CIM) (responsables internationaux certifiés) est une extension de CIS. Son objectif est de faire en sorte que nous disposions de dirigeants présentant un bon équilibre Q.I.-Q.E. pour diriger la main-d'œuvre de demain. Chaque module vise différents comportements et pratiques de leadership. Par exemple, CIM1 porte sur les comportements axés sur le respect et sur la manière d'obtenir des résultats sans nuire au respect. »
« Outre nos programmes de reconnaissance des employés, nous disposons également d'un programme de développement interne nommé Made In Africa, qui établit une liste durable et dynamique des futurs leaders pouvant accéder aux positions du conseil d’administration pour l’Afrique, aux positions de responsables de pays et aux rôles fonctionnels senior. Ce programme réduit la dépendance historique vis-à-vis du recours aux expatriés et améliore les compétences du vivier de talents. » 
« Nous avons la chance d'être l'entreprise la plus internationale au monde, ce qui nous permet d'offrir à nos employés les meilleures opportunités d'apprentissage et de développement. La diversité de notre réseau, qui s'étend sur 220 pays et territoires, constitue une plateforme parfaite grâce à laquelle les employés peuvent apprendre et partager leurs expériences dans différents marchés. La valeur de l'apprentissage transfrontalier et en cours d'emploi est immense », déclare Tseladimitlwa. 
Selon Tseladimitlwa, en Afrique, les employeurs ont besoin de promouvoir une culture continue de l'apprentissage et du développement et d'encourager les employés à prendre leur destin en main. « Plus la compétition en termes de talents humains s'intensifiera sur le continent, plus les entreprises devront travailler dur sur leurs stratégies de gestion des talents. »

DHL – Le Groupe de Transport et Logistique Mondial

DHL est la première marque mondiale du secteur de la logistique. Le groupe de divisions de DHL offre un portefeuille inégalé de services logistiques, qu’il s’agisse de la livraison de paquets nationaux et internationaux, de courrier express international, du transport routier, aérien et maritime ou de la gestion de la chaîne d’approvisionnement industriel. Avec plus de 325.000 employés répartis dans plus de 220 pays et territoires à travers le monde, il met en contact les personnes et les entreprises, de manière sûre et fiable, permettant des flux commerciaux mondiaux. Avec des solutions spécialisées pour les marchés et les secteurs en croissance, dont le commerce électronique, la technologie, les sciences de la vie et les soins de santé, l’énergie, l’automobile et la vente au détail, ainsi que par son engagement prouvé en faveur de la responsabilité sociale de l’entreprise et par une présence inégalée sur les marchés en développement, DHL se positionne de manière résolue en tant que « Le groupe de transport et logistique mondial ». 
DHL fait partie du groupe Deutsche Post DHL. En 2014, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 56 milliards d’euros.