APO
mardi 15 mars 2022
vendredi 18 février 2022
Assassinat de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana : Plaidoiries des parties civiles sur la responsabilité de l’Etat congolais
Nous voilà pour la 3e fois devant vous, Juges pour procéder à la plaidoirie de cette cause pour les mêmes parties civiles à savoir les veuves Chebeya et Bazana, orphelins Chebeya et Bazana, frères et sœurs Bazana, la VSV et le RENADHOC. A la différence de deux autres, cette-fois-ci au moins, nous avons devant nous deux des exécutants de ce double assassinat intervenu en date du 1er juin 2010 dans les installations de l’ex-Inspection Générale de la Police Nationale Congolaise et aussi la présence d’un témoin oculaire desdits faits.
Ainsi, tout le monde voudrait connaitre et même comprendre comment en est-on arrivé à ce point-là c’est-à-dire à assassiner nos deux vaillants activistes et militants des droits de l’homme. Point n’est besoin de présenter Floribert Chebeya dont les activités, le combat, la vigueur et la rigueur pour la défense des Droits de l’Homme dans toute sa globalité étaient sans pareils. Sa renommée avait même franchi les frontières nationales et en tout cas pour les droits de l’homme, il n’était pas l’homme de compromis.
C’est ce qui hélas, lui a valu avec son compagnon de chaque jour, nous avons cité Fidèle Bazana dont le prénom et aussi éloquent en l’espèce cette triste fin que nous déplorons tous aujourd’hui. En effet, il a toujours été de tous les combats et n’était pas du genre à mettre sa langue dans la poche, il disait tout haut ce que d’aucun n’arrivait même peut-être pas à murmurer. On l’a vu défendre les droits de l’homme en général et dans ses diversités notamment la liberté d’association, de réunion et de manifester.
Il
y a eu aussi des causes ou dossiers où il est intervenu notamment pour le droit
à la succession pour Aimée Kabila, les conditions carcérales des personnes
arrêtées et détenues par la Police, les victimes de l’opération meurtrière
contre les adeptes de Bundu dia Kongo et bref, sur bien d’autres champs de
bataille.
Son
malheur proviendra de son dernier combat, la justice pour les victimes de
l’opération BDK ou encore sa participation au mouvement citoyen désirant
saboter les festivités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance du
pays.
En
effet, la VSV avait eu à publier un rapport sur cette opération menée
contre les adeptes de ce groupe
politico-mystico-religieux en 2008 et dans lequel rapport, la VSV par son
truchement avait proposé des poursuites judiciaires contre certains dirigeants
impliqués dans ce carnage en l’occurrence, le Général 4 étoiles John
Numbi.
C’est
ainsi qu’il enverra un e-mail à Me Jean Claude Ndjakani, avocat congolais
évoluant en Belgique, pour entrevoir les conditions de constitution des parties
civiles devant une instance internationale comme la justice belge ou même la
CPI et les modalités de leur participation audit procès.
Malheureusement
pour lui, il ne savait pas que l’avocat travaillait aussi avec le régime en
place car aussitôt après réception du message, il (Me Ndjakani) l’enverra à Marcellin Cishambo, alors Conseiller Diplomatique de l’ex-Chef de l’Etat,
Joseph Kabila. D’origine Shi comme Chebeya, il tentera mais en vain de le
dissuader d’abandonner ce combat, hélas, il se heurtera contre un mur en béton.
Il
dut alors informer son chef qui déjà, devait également faire face à la campagne
menée à l’époque par la société civile pour le boycott de la cérémonie du
Cinquantenaire de l’indépendance de la RDC pour les multiples violations des
Droits de l’Homme dans le pays de Patrice-Emery Lumumba par le pouvoir en
place. Ainsi donc, c’était une goutte de plus qui devrait faire déborder le
vase après tous les dossiers défendus par lui et qui malheureusement ne
plaisait pas au pouvoir en place.
C’est alors que vint l’idée d’en finir avec lui et l’option a même été levée et la décision arrêtée. Plusieurs scenarii étaient sur la table. Il fallait trouver l’homme de la situation. Il y a lieu de souligner que pour des raisons d’efficacité, discrétion et promptitude, le Rais Joseph Kabila avait souvent eu recours à deux officiers généraux à savoir John Numbi et Jean Claude Yav. Ces deux officiers qui ont facilement gravi et sans difficultés les différents grades de l’armée malgré leur âge et moins de hauts faits d’armes alors que certains de leur Masuwa sont encore au bas de l’échelle du moins pour l’un d’eux.
Dans
un premier temps, on proposera la somme de 40.000 USD au Lt-Général JC Yav pour
tuer Floribert Chebeya (cfr PV de Daniel Mukalay). Ce dernier (malgré notre
demande de comparution ne s’est jamais présenté pour confirmer ou infirmer
cette vérité-là mais nous nous en tiendrons à ce qui a été déclaré par son
auteur et l’a même répété à la dernière audience du 09.02.2022). Il finira par
décliner l’offre car estimant que la somme offerte était insignifiante à ses
yeux mais ne rendit pas toutefois la somme reçue.
D’où le recours à son homo, l’homme des « situations difficiles et compliquées », le terminator, John Numbi, l’homme de Malemba Nkulu pour en finir avec Floribert Chebeya. Il faut rappeler qu’à l’époque de Mobutu, Floribert Chebeya a eu à sauver John Numbi, alors en difficulté majeure avec les hiboux de Mobutu lancés à ses trousses, comme pour dire que l’ingratitude est aussi humaine.
Suivons
les propos de Daniel Mukalay lors de sa déposition devant le Colonel Magistrat Odon Makutu,
1er AGF et OMP près la Haute Cour Militaire en date du 19 février 2021, il (Daniel Mukalay) évoque que lors d’une
réunion présidée par le Général John Numbi, ce dernier dira : « Comment
se fait-il que le Chef de l’Etat qui m’a nommé au grade de Lieutenant-Général
et aux fonctions d’Inspecteur Général de Police puisse être mal à l’aise à
cause de ce monsieur-là (Floribert Chebeya) ».
A
ces mots, le Major Christian Ngoy Kenga Kenga de dire : « Nakusoma
Afande » comme pour dire que j’ai compris le message. C’est alors que John
Numbi décidera que seuls Christian et ses petits pourraient bien remplir la
mission. D’où la mission ainsi conçue. Il y a lieu de signaler que parmi les
participants à cette réunion, bien d’entre eux nous ont déjà rejoints dans
l’au-delà.
Revenant
un peu en arrière, nous pourrions en déduire que lors d’une réunion ou
rencontre avec l’ex-président, le Rais Joseph Kabila Kabange, ce dernier avait
fait part au Général 4 étoiles John Numbi du fait des insomnies que Floribert Chebeya
lui faisait subir et ensemble nous pensons qu’ils ont aussi décidé des moyens
d’y mettre fin. D’où les propos tenus lors de cette réunion par l’homme de
Malemba Nkulu, Général 4 étoiles John Numbi et par Daniel Mukalay, d’où la
somme de 40.000 USD donné à JC Yav.
C’est pourquoi, nous plaçons Joseph Kabila Kabange au sommet de cette organisation comme auteur intellectuel du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Il sera immédiatement suivi par John Numbi, Daniel Mukalay puis Christian Ngoy Kenga Kenga et les autres agissant comme coauteurs et complices. Nous les développerons dans les lignes qui suivent.
| Paul Mwilambwe |
Quid de la genèse du bataillon Simba ?
C’est
lors de son passage à la force aérienne mais bien plus lorsqu’il a été nommé
Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise que lui vint l’idée de
créer son propre bataillon (quelle folie de grandeur ?) qui l’a dénommé Simba.
En
effet, la base ou le noyau de ce bataillon a été constituée par des éléments
provenant de l’Unité de la Défense Aérienne de la force aérienne (UDA) et d’autres
provenaient même de l’ex-GSSP, actuel Garde Républicaine (GR) comme Hergile Ilunga
et Saddam Kibumbe. D’autres aussi ont été ramenés de l’Est du pays comme
Christian Ngoy Kenga Kenga et Jacques Mugabo et les autres trillés par
lui-même.
Ils
suivront une formation d’anti-terro à Mbakana. Lui-même s’est occupé de leur
dotation en armes et tenues. Car au premier degré, voulant savoir de quelle
unité, ce bataillon dépendait, on dut appeler le Chef B4 de la Légion Nationale
PIR, JP Wumbi Mowewe qui dit ne l’avoir pas doté mais c’est le Général Kabulo,
alors Chargé de la Logistique au niveau de l’Inspection Générale qui fera les
grandes révélations suivantes : John Numbi avait son propre dépôt d’armes
que lui ne contrôlait pas et donc ne connait même pas l’origine de ces armes-là
(du bataillon Simba).
Suivons
ce que rapporte la Cour Militaire dans son arrêt (feuillet 54) au sujet des
armes trouvées chez Christian Ngoy Kenga Kenga lors d’une perquisition « se fondant sur les dépositions des
renseignants ci-haut rapportés, la Cour estime que le prévenu Christian Ngoy ne
peut être poursuivi du chef de détournement parce que ces armes et munitions de
guerre ne faisaient pas partie du patrimoine de l’Etat congolais du fait que
les FARDC comme la PNC ignoraient leur existence ». Chose grave, il y
avait donc parmi ces armes-là, celles qui ne sont pas utilisées ni par les
FARDC ni la PNC mais elles sont notamment utilisées par l’armée rwandaise.
Question ? Comment sont-elles entrées en RDC ?
Nous venons d’être témoins il y a quelques mois de cela de l’arsenal militaire découvert dans l’une des résidences de l’Homme de Malemba Nkulu. Comme pour dire que les propos du Général Kabulo se sont avérés vrais. Tout ceci n’avait que comme sous bassement la quête de l’argent mieux le lucre et la folie du pouvoir d’après une certaine source, d’après même cette dernière c’est-à-dire source, l’homme de Malemba Nkulu, John Numbi, aurait bien voulu même commettre un coup d’Etat.
Il
faut souligner que bien avant, il existait un bataillon Cobra formé en Angola
et qui avait la faveur de l’ex-Président JKK en ce que pour toutes les
opérations à mener sur terrain, c’est ce bataillon qui était engagé et par
conséquent même les frais d’opération étaient gérés ailleurs. D’où, l’idée de
vouloir changer cet état de choses.
C’est alors que l’on verra déjà ledit bataillon être engagé dans les opérations contre les Kulunas et dans le Kongo Central contre les BDK et la suite, on la connait, des massacres à grande échelle. C’est justement en rapport avec ces derniers incidents que la VSV publiera son rapport et dans ses conclusions sollicitera que des poursuites judiciaires soient engagées contre certaines personnalités dont le général 4 étoiles, l’homme de Malemba NKulu, John Numbi Banza Tambo.
Quid
du Commando ?
Il est composé de Bruno Soty, Hergile Ilunga, Jacques Mugabo, Saddam Kibumbe, Alain Longwa Kayeye et Doudou Ilunga. Bruno Soty, Jacques Mugabo et Alain Longwa Kayeye venaient du côté de Christian Ngoy Kenga Kenga tandis que Hergile Ilunga et Saddam Kibumbe étaient du côté de Daniel Mukalay.
Passage à l’acte, kisalu me banda
Informé
de sa présence à Lubumbashi, il eut une 1ère tentative de sa
liquidation. Mais hélas, celle-ci ayant échoué, il fallait la 2eme
option. C’est celle consistant à tendre un appât à Floribert Chebeya. C’est
ainsi que l’on se souviendra de différents courriers de la VSV restés lettres
mortes à l’Inspection Générale.
Au
surplus, il y a lieu de souligner que Christian Ngoy Kenga Kenga a eu à habiter
depuis le mois de février 2010 à quelques pâtés de maisons de chez Floribert Chebeya
soit à peine 5 parcelles de distance. Aussi, il y a lieu de rappeler que lors
de la perquisition chez le Major Kenga Kenga on a même trouvé le plan de la
maison de Chebeya.
Ainsi,
le Colonel Daniel Mukalay mobilisera tout le staff du Secrétariat pour retrouver le
dernier courrier de la VSV référencé 013/RDC/VSV/CD/2010 du 10 février 2021
portant sur : « Demande
d’intervention pour l’humanisation des conditions carcérales sur toute
l’étendue de la RD Congo » adressé à Monsieur l’Inspecteur Général de
la Police. Bref, une mobilisation tous azimuts. D’où l’expression
d’activisme utilisé par le 1er Juge pour qualifier le comportement
de Mukalay.
Comment le faire ?
Une
fois le courrier saisi, signé, daté et cacheté, on remit ledit courrier à
Daniel Mukalay qui, à l’occasion recourut à son ancien agent de main, le
Lieutenant Michel Mwila pour la transmission et la remise dudit courrier avec
insistance entre les mains de Floribert Chebeya en personne en date du 28.05.2010
vers 9H00.
C’est
aussi lors de cette rencontre que Floribert Chebeya renouvellera sa demande
d’être reçu par l’IG. La suite est connue, il eut des appels du Lieutenant Mwila en
direction d’Olivier Kungwa lui demanda de dire à Floribert Chebeya de prendre
contact avec lui. Ce qui fut finalement fait et à l’occasion Mwila lui confirmera
son rendez-vous avec le Général John Numbi pour le 1er juin 2010
(alors qu’il n’était même pas de l’IG ni du service du protocole). Il y a aussi
lieu de relever qu’après le dépôt du courrier, il eut un long entretien entre
Daniel Mukalay et Michel Mwila, d’où la consigne d’appeler Floribert Chebeya et
lui mettre déjà en confiance.
Ceci
sera confirmé le 31 mai 2010 par l’appel de Daniel Mukalay vers Floribert Chebeya.
Le lendemain vers 9h56, l’Inspecteur Daniel Mukalay va appeler Floribert Chebeya
pour lui faire savoir qu’il sera reçu par l’IG ce 1er juin 2010 à 17h30. Ravi,
Floribert informa ses collaborateurs avec qui il se trouvait.
En
route déjà vers l’IG, Floribert Chebeya appela à 17h25’ Daniel Mukalay qu’il
était en route vers l’IG mais bloqué dans les embouteillages. A 17h31’
Floribert Chebeya envoya un SMS à Mme Yande de la Monusco l’informant qu’il
allait rencontrer l’IG de la PNC à 17h30, qu’elle veuille bien suivre et qu’il
la préviendrait après entrevue. Ce sera son dernier SMS.
De la présence de Floribert Chebeya et Bazana
dans les installations de l’IG
Après
moult reniements, enfin Daniel Mukalay finit par admettre à la suite de
comparution du Major Paul Mwilambwe qu’enfin Floribert Chebeya était finalement
arrivé à l’IG. Mais à part cela, il y a aussi le message du Major Christian
Ngoy Kenga Kenga en direction de Daniel Mukalay l’informant de manière codée
sur l’arrivée de Floribert Chebeya en ces termes : « Mimi Mzee,
niko na Challenger (adversaire) na petit Jacques nasubiri mipango kutoka kwenu
pole Mzee ».
Il
y a aussi le grand témoignage de Gomer Martell qui confirme aussi sa présence à
l’IG ce soir-là sans oublier son propre téléphone qui a été utilisé pour
émettre deux SMS l’un en direction de son épouse et l’autre recevant le message
de son épouse vers lui à 19h55’ lesquels messages ont été pris en charge par
l’antenne-relais dit « Stadium » situé sur le Boulevard triomphal.
A cela, il faut aussi ajouter les aveux complets de Jacques Mugabo, Doudou Ilunga et même Jeancy Mulanga sans oublier le témoignage de Paul Mwilambwe qui était avec Floribert Chebeya en cette date du 1er juin 2010 et qui appela même Daniel Mukalay sur demande de Chebeya. Il faut également retenir que Chebeya ne conduisait jamais le véhicule, donc partout où il pouvait se trouver, Bazana devrait y être forcément.
De la présence de Christian Ngoy Kenga
Kenga et sa bande
Il est déjà signalé dans l’enceinte de l’IG/PNC depuis 13h29’55’’. Ce fait ne porte l’ombre d’aucun doute en commençant par les propres propos du prévenu Jacques Mugabo, son chargé de sécurité lors des différentes audiences, celui du renseignant Doudou Ilunga et même Jeancy Mulanga aux différentes audiences également sans oublier le renseignant Commissaire Divisionnaire Adjoint Alonga Boni Benjamin confirma l’avoir vu et des policiers en cagoule dans l’enceinte de l’IG avant qu’il ne rentre chez lui. Il y a aussi le SMS envoyé à Daniel Mukalay et l’appel qui s’en est suivi, ils ont été pris en charge par l’antenne-relais du Centenaire. A tout ceci, il faut aussi ajouter la déclaration du Major Paul Mwilambwe affirma que c’est lui qui était venu accompagner Floribert Chebeya à son bureau et le reprendre de son bureau.
Du comportement curieux de la Cour Militaire
de Kinshasa-Gombe
Il
est quand même curieux que le premier Juge ait consacré près de 3 pages
soit du feuillet 21 au 25e de l’arrêt pour justifier ou tenter de
dédouaner John Numbi de sa responsabilité dans ce crime qualifié aujourd’hui de crime d’Etat.
Quelle
en était la motivation de cette démarche? Etait-ce la partition que la
Cour militaire devrait aussi jouer dans cette phase du dossier consistant à
l’étouffer ? D’où la faible indemnité en termes de dommages et intérêts allouée
pour une si grande cause pour les parties civiles ?
Comment
comprendre et pourquoi accorder autant d’importance aux dires d’un soi-disant «
renseignant » alors qu’il devrait plutôt être prévenu. Les preuves sont là
aujourd’hui démontrant sans désemparer son implication sinon sa responsabilité
dans le double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana malgré ses
dénégations.
En
voilà quelques extraits à titre d’illustration : « Entendu sur
ce point devant la Cour de céans en son audience du 27 janvier 2011 afin de
savoir s’il avait donné son accord quant à la tenue de cette audience du 1er juin 2010, l’Inspecteur Divisionnaire en Chef John Numbi dont les parties
civiles clamaient l’implication dans la présente cause, a déclaré, sans être
contredit ce qui suit : « ….. » (cfr feuillet 22 de l’arrêt
RP 066/011) ;
Il
a par ailleurs souligné le fait que M. Chebeya ne l’avait jamais appelé au
téléphone pour s’assurer de la réalité de ce rendez-vous du 1er juin 2010 alors
qu’il était en possession de son numéro d’appel direct. Sur ce point, l’Inspecteur Divisionnaire en Chef n’a pas été contredit. (feuillet 23)
Concernant
son emploi du temps durant cette journée, …….il n’est pas arrivé à l’Inspection
générale de la PNC. Sur ce point non plus, il n’a pas été contredit. Et
pourtant lui-même affirme être arrivé à l’Inspection Générale mais n’être pas descendu du
véhicule (les feuilles d’audience faisant foi). Pourquoi ce grand et gros
mensonge ? C’était pour couvrir qui, quoi et pourquoi ?
Au cours de cette même audience, les parties au procès ont eu l’opportunité de poser toutes les questions ou d’apporter tout élément pouvant établir l’implication de l’Inspecteur Divisionnaire en chef John Numbi dans les faits sous examen. Pourquoi conclure ainsi dès lors qu’avant de commencer l’audition du soit disant « renseignant », la Cour avait déjà prévenu qu’elle n’était pas là pour transformer le renseignant en prévenu.
Était-ce
le but de sa comparution alors qu’il avait été tout simplement appelé avec la
casquette de « renseignant »
sur quoi, comment et pourquoi alors que dans le dossier il gisait une plainte
nominative déposée contre lui par la veuve Chebeya pour assassinat de son mari.
La Cour n’en fait même pas mention de cela.
C’est
ainsi que les relevés de ses appels voix ou sms reçus ou émis à partir de son
numéro d’appel 0813064500 entre le 25 mai et le 2 juin 2010 sont passés au
crible. Pourquoi la Cour n’a pas évoqué le fait si grave soulevé par les
parties civiles qu’il y a eu plus d’une vingtaine d’appels et SMS qui ont été
effacés de son répertoire. Était-ce en vain ?
Or,
parmi les actionnaires de Vodacom, ne retrouve-t-on pas une personne mise en
cause dans ce dossier. Pourquoi est-ce que l’expert de Vodacom n’était-il plus
revenu après ces révélations ? (Feuillet 24) Pourquoi est-ce que la Cour
n’en parle pas alors que cela avait fait l’objet d’un grand débat. Était-ce
aussi la mission de la Cour Militaire de Kinshasa-Gombe de sélectionner les
éléments à contenir dans son arrêt ? CRIME D’ETAT.
Quant
aux appels du prévenu Paul Mwilambwe, il ne se rappelle pas y avoir répondu en
ce 1er juin 2010, étant donné qu’il était trop pris à Maluku. Ce qui est faux d’autant
plus que non seulement qu’il était déjà de retour de Maluku depuis environ 14h00 et les appels de Paul Mwilambwe avaient eu lieu le soir du 1er juin 2010 et les
jours à venir jusqu’au 9 juin 2010.
Pourquoi
avoir seulement refusé les appels de Paul Mwilambwe alors qu’il avait prétendu
plus haut qu’il pouvait avoir des communications fréquentes avec Daniel Mukalay,
Christian Ngoy Kenga Kenga et Paul Mwilambwe.
Pour Daniel Mukalay, il dit qu’il pouvait en recevoir même 25 pour une
journée ça que cela ne paraisse anormal et pourtant il était chargé de la
sécurité de l’Inspection Générale.
La raison est toute simple, Paul Mwilambwe s’était retrouvé là où il ne devrait pas être et il savait que son appel ne devrait concerner que les incidents du 1er juin 2010. C’est ainsi qu’il avait été momentanément blackisté (c’est-à-dire mis au noir). Il ne lui répondra que le 9 juin 2010 quand tout le commando était déjà à l’abri et ne risquait rien contre lui. Il faut aussi rappeler qu’une fois de plus la Cour a occulté les propos combien importants de l’Inspecteur Divisionnaire Adjoint Kabulo à propos de sa déclaration en rapport avec l’existence d’un dépôt d’armes par John Numbi. Pour illustration, voilà le PV d’objets saisis entre les mains de Daniel Mukalay contenant les armes ci-après (cote 987) et à l’occasion, il l’avait même déclaré que ces armes lui avaient été données par le Général John Numbi.
Parmi
ces armes figure l’arme RPG 7 n° 859 (Lance-roquette) que l’on a également
retrouvée dans le dossier Yangambi (cfr arrêt RPA 042/11/HCM). D’ailleurs c’est
le même et fameux Christian Ngoy qui était allé le chercher à bord d’un jet
privé affrété avec l’argent de la République. Il y est même repris dans l’arrêt
que ce serait le fameux Christian Ngoy qui aurait vendu les armes à Me Firmin Yangambi,
bref il est dans tous les coups foirés. Bref, tout ceci pour vous dire que
cette bande a déjà eu à opérer plusieurs fois à travers la République et cela
depuis des lustres.
En
conclusion, à la suite de sa longue déposition de plus de 4 heures entrecoupées
de plusieurs confrontations avec l’Inspecteur Divisionnaire en chef avec Daniel Mukalay, la Cour a estimé que les éléments recueillis
établissent clairement et sans équivoque que le rendez-vous fixé à Chebeya le 1er juin 2010 à 17h30 n’était pas le fait de l’Inspecteur Divisionnaire en chef John Numbi mais
il s’agissait bien d’une initiative de Daniel Mukalay qui l’a prise à l’insu de
son chef et de l’Insp ppal Ilunga Mwenze Alaine. (feuillet 24)
Ce
qui est faux car que dire des appels de Daniel Mukalay en direction de Alaine Ilunga
le 31.05.2010 à 09h08’42’’ et l’appel durera 76’ (cote 1491 CM). Le 1er juin
2010, il eut deux appels de Daniel Mukalay en direction toujours de Alaine Ilunga
Mwenze, le premier à 09h00’ (durée 28’’) et le second à 09h42’’ qui
durera 75’’ (cote 1491).
Bien
avant cet appel de Daniel Mukalay, c’est la même Alaine Ilunga qui appellera
Daniel Mukalay à 09h24’’ et l’appel a duré 85’’. Ce n’est qu’après cela que
Daniel Mukalay appellera Chebeya à 09h56’’ et cet appel durera 55’’. Une fois
de plus, le Colonel Alaine Ilunga appellera Daniel Mukalay à 09h59’’ pendant 55’’.
Tout ceci est passé à côté des yeux des juges et pourquoi ? CRIME D’ETAT.
Eu
égard à tout ce qui précède, nous pourrons en déduire sans nous y tromper que
la Cour Militaire a joué également une partition du scenario sur le double
assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana car on ne saurait expliquer
autrement ces commentaires ou cette prise de position. C’est comme si la Cour
voulait à tout prix convaincre les parties civiles sur l’innocence de John Numbi.
Et pourtant le temps nous donne raison aujourd’hui.
Voilà l’un de volet de Crime
d’Etat !
Nous
avions tous suivi Daniel Mukalay disant à haute voix et il n’a été contredit
par quiconque qu’il lui avait été proposé d’assumer la responsabilité sur ce
double assassinat et qu’il serait condamné à 15 ans. C’est ce
qui a été également fait. Il fallait assurer à tout prix l’impunité aux criminels.
Le
voilà aujourd’hui encore porter sa tenue comme si de rien n’était alors que
nous venions tous de suivre le prononcé du Lt Col Carine Lokeso condamnée pour
le seul meurtre de Rossy Mukendi à perpétuité mais ici, il s’agit de deux
activistes des Droits de l’Homme, on s’en sort avec 15 ans et sans motivation.
Les faits sont têtus et tôt ou tard, la vérité triomphera. L’instruction de
cette cause nous a permis de comprendre le rôle combien important qu’a joué
Daniel Mukalay dans cette association et pour lequel il aurait mérité plus que
les 15 ans pour lesquels il a été condamné.
Pourquoi
partir de la peine de mort à 15 ans ? Nous, parties civiles, n’avions pas
été convaincues par cette peine. Heureusement, qu’il devra encore comparaitre
pour la détention illégale d’armes en sa possession (cfr cote 987).
De l’exécution proprement dite
Déjà
lorsque le feu vert est donné, Daniel Mukalay appellera Hergile Ilunga et Saddam
Kibumbe qui en fait, faisaient
partie de son équipe de sécurité leur demandant de rejoindre l’Inspection
Générale dans l’immédiat et quant à Christian Ngoy Kenga Kenga, il dira à
Jacques Mugabo d’appeler ses amis (Benga baninga na yo musala ezali)
(c’est-à-dire ceux avec qui il a l’habitude de travailler à savoir : Alain
Longwa Kayeye (chauffeur de Christian), Doudou Ilunga et Bruno Soty).
D’ailleurs,
le Colonel Daniel Mukalay a eu maintes fois à le rappeler même à l’audience du
vendredi 10.12.2021 que Jacques Mugabo a eu à commettre beaucoup de crimes sous
les ordres de John Numbi et plus d’une fois, il a toujours été cloisonné. Et
pourtant ce n’est pas vrai. Suivons la suite.
Ainsi,
aussitôt arrivés à l’Inspection Générale, Daniel Mukalay leur remit l’argent pour aller acheter
les matériels qui seront utilisés sur la scène de crime. Ensuite, ils iront
manger en attendant l’heure H. C’est alors que l’Inspecteur Divisionnaire Adjoint Benjamin Alongaboni
dit avoir vu vers 16H00 Christian Ngoy Kenga Kenga dans la Cour quand il allait
récupérer son véhicule pour s’en aller.
Il y a lieu de rappeler qu’en ce jour, déjà que vers 12h00, on avait déjà renvoyé le gros des agents car le dernier enregistrement remontait à 12h02’. Toutes les dispositions avaient été prises pour qu’en dehors de Chebeya, personne d’autre venant de l’extérieur ne pouvait entrer dans l’enclos. Déjà en route vers l’Inspection Générale, Chebeya appellera Daniel Mukalay à 17h25 lui annonçant qu’il était en route mais bloqué dans les embouteillages mais à ce moment-là, ce dernier ne lui dit pas que l’Inspecteur Général n’est pas au bureau et probablement même qu’il ne viendrait pas.
A
17h31, Chebeya envoie un SMS à Mme Yande de la Monusco lui annonça qu’il se
rendait à son lieu de rendez-vous, qu’il fallait suivre et qu’il la
préviendrait après l’entrevue. Il enverra le même message à son épouse, Mme Annie
Mangbenga Nzinga une fois arrivé sur son lieu du rendez-vous.
Ainsi,
aussitôt arrivé, il est pris en charge par le Major Christian qui le conduit au
bureau du Major Paul Mwilambwe. Alors qu’il montait vers le bureau de ce
dernier, il sera vu par Gomer Martell qui, lui se trouvait au couloir droit à
deux pas du bureau de Daniel Mukalay.
Malgré
sa dénégation, il a été retrouvé 2 SMS dans le téléphone de Daniel Mukalay en
provenance de Christian Ngoy Kenga Kenga à savoir : « Bonjour mon
Colonel, le nom du Monsieur des Droits de l’Homme, Chebeya Floribert 0999939867 »
et Mimi Mzee, niko na Challenger na petit Jacques nasubiri mipango kutoka kwenu
pole Mzee ».
Il
finira à l’audience du 21 février 2011 après moult dénégations par reconnaitre
qu’il avait bel et bien reçu les deux messages mais arguant de ne les avoir pas
bien compris. Et pourtant, lors de son audition devant le premier juge,
son chauffeur du jour Kalala Calao avait affirmé qu’aussitôt qu’il avait
reçu le message, il lui demandera de
rejoindre vite l’Inspection Générale.
Après
avoir déposé Chebeya, le Major Christian Ngoy descendra et ordonnera à Jacques et sa
suite de ramener Bazana du côté où ils se trouvaient et à Hergile de mettre en
marche la Jeep Defender de Daniel Mukalay. C’est alors qu’il sera maitrisé (Bazana)
après une âpre bagarre, on va le menotter les bras, puis lui poser un sachet de
marque Viva sur la tête et aussitôt un autre policier lui passe le scotch, bref
pour l’étouffer. C’est le système appelé « Kabalo ».
Il
sera placé dans le véhicule jusqu’à ce qu’il rende l’âme. C’est alors que
Daniel Mukalay ira en compagnie de certains policiers réquisitionner une
nouvelle Jeep de la Police Canine que l’APP Shako Tumungu détiendrait la clé.
Après l’avoir brutalisé, ils vont lui ravir la clé.
C’est
alors que comme l’a si bien expliqué le Major Paul Mwilambwe lors de sa
déposition en date du 08.12.2021, aussitôt que Chebeya a vu l’image de Daniel Mukalay
sur ses écrans, il a demandé à Paul de l’appeler et ce dernier le fit lui
expliquant que Chebeya était à son bureau mais au lieu de dire un mot, il se
tut et pourtant c’était lui l’homme-orchestre qui avait arrangé sa venue dans
ces installations.
Lorsque Christian est venu le chercher, il lui a dit que le chef a demandé qu’il soit ramené à sa résidence privée. C’est ainsi qu’avec ce véhicule de l’unité canine on viendra chercher Chebeya devant le bâtiment de l’Inspection Générale pour l’embarquer et l’amener ainsi vers le hangar.
Juste
après être récupéré par Christian, quelques minutes après, le voilà entrain
d’être brutalisé et c’est alors que d’après le Major Paul Mwilambwe, ses
caméras ont sonné et ce n’est qu’après cela qu’il va vite descendre et trouvera
alors Christian Ngoy qui lui dira que c’était sur ordre de la hiérarchie qu’il avait
ainsi agi. Il avait déjà été décidé que Chebeya devait être tué avant le début
ou tout au moins au début du mois de juin car ce dernier était crucial pour
l’organisation des préparatifs de la cérémonie du Cinquantenaire de
l’indépendance du pays.
L’ordre consistait à tuer tout celui ou celle qui accompagnerait Chebeya et pour preuve, il lui montra le cadavre de Bazana dans le véhicule. Devant ce spectacle, il dut retourner à son bureau et répartit chez lui. Il y a lieu de souligner qu’entre les deux actes, Daniel Mukalay remit la somme de 20 USD à Alain Longwa Kayeye, chauffeur de Christian Ngoy pour acheter le carburant pour le véhicule de Chebeya avec mission de précéder déjà à Mitendi. Ainsi dit, ainsi fait.
Suivra
alors le cortège proprement dit composé de deux Jeeps Defender dont l’une
qu’utilise Daniel Mukalay pour son escorte et où se trouvait le corps de Bazana
et celle portant le numéro 238 de la Police Canine et où se trouvait le corps
de Chebeya conduite par Bruno Soty et la 3ème est celle de marque
Challenger de couleur verte appartenant à Christian Ngoy Kenga Kenga.
On
peut ainsi retracer l’itinéraire du Commando à travers les relevés
téléphoniques de Christian Ngoy :
Ø A
19h48 : il est encore à l’Inspection Générale lorsqu’il reçoit le dernier appel ;
Ø A
19h57 : il communique avec le numéro 0811033…., il est pris en charge par
l’antenne relais dite « Lingwala » ;
Ø A
20h00 : il communique avec le numéro 0813884861, il est pris en charge par
l’antenne-relais dite Socimat ;
Ø A
20h03 : il communique avec le numéro 0811033…, il est pris en charge par
l’antenne-relais « Chanic »
Ø A
20h18 : il communique avec l’Insp Paul Mwilambwe, il est pris en charge
par l’antenne-relais Binza-Village ;
Ø A
20h48 : il communique avec l’Insp Ppal Daniel Mukalay, il est pris en
charge par l’antenne-relais « la Colline » situé non loin du
Sous-commissariat « ex-5 bureaux » Commune de Mont-Ngafula sur la
route Matadi ;
Ø A
20h57 : il communique avec le numéro 0815381555, il est alors pris en
charge par l’antenne-relais dite « Kimbondo » ;
Ø A
21h47 : il s’entretient de nouveau avec l’Insp Ppal Daniel Mukalay il est
pris en charge par la même antenne ;
Ø A
22H16 : quand il communique de nouveau avec l’Insp Ppal Daniel Mukalay, il
se trouve dans le rayon de l’antenne-relais dite « Ma vallée »
Ø A
22h27 : quand il communique avec le numéro masqué, il est pris en charge
de nouveau par l’antenne-relais dite « Ma vallée »
Ø A
23h32 : il communique avec l’Insp Ppal Daniel Mukalay, il est pris en
charge par l’antenne-relais « Righini »
L’on
peut ainsi constater que le 1er juin 2010 entre 19h48 et 23h32, Christian Ngoy
Kenga Kenga est parti de l’Inspection Générale jusqu’à Mitendi en empruntant la route Matadi et
qu’au retour, il est passé par l’avenue By Pass jusqu’au quartier Salongo chez
Daniel Mukalay pour célébrer la réussite de l’opération.
Suivons
les différentes communications entre les membres de cette association :
Après
l’appel de Chebeya vers Daniel Mukalay signalant qu’il était bloqué dans les
embouteillages, ce dernier appela successivement John Numbi et Christian Ngoy à
17h16’36’’ (durée 121’’) (John Numbi) à 17h28’47’’, durée 1’’, en fait c’était
juste un SMS
Ø Daniel
Mukalay appela John Numbi à 17h28’47’’ durée 121’’
Ø Daniel
Mukalay appelle Christian Ngoy à 17h16’36’’ durée 1’’, en fait c’était juste un
SMS
Ø Christian
Ngoy appelle Daniel Mukalay à 17h43’15’’, durée 13’’
Ø John
Numbi appelle à 18h41’53’’ Daniel Mukalay, durée 56’’
Ø Christian
Ngoy appelle à 19h10’40’’ Daniel Mukalay durée 52’’
Ø
A
20h28’59’’ John Numbi appelle Daniel Mukalay durée 46’’
Ø
A
20h47’19’’ Christian Ngoy appelle Daniel Mukalay durée 45’’
Ø
A 21h20’01’’
John Numbi appelle Daniel Mukalay durée 168’’
Ø
A
21h47’15’’ Christian Ngoy appelle Daniel Mukalay durée 72’’
Ø
A
22h16’03’’ Christian Ngoy appelle Daniel Mukalay durée 65’’
Ø
A
23h32’26’’ Christian NGOY appelle Daniel Mukalay durée
On
se souviendra à ce sujet des propos de Jacques Mugabo, Doudou Ilunga et de Kalala
Calao et même des propos de Daniel Mukalay lui-même. Car, il faut se souvenir
qu’avant l’exécution de ce double assassinat, Daniel Mukalay avait révélé avoir
reçu Christian et Jacques Mugabo qui se plaignaient de n’avoir pas été rétribué
comme il se devait pour les missions antérieures exécutées et ils sollicitaient
que cela soit pris en compte cette fois-ci.
C’est
alors que Daniel Mukalay posera le problème auprès du Général John Numbi qui
demandera à sa trésorière de mettre à sa disposition la somme de 3.200 USD mais
ce dernier ponctionnera 700 USD pour ne parler que de 2.500 USD. C’était en
fait la prime pour ladite opération.
Aussi
pour se rassurer de la réussite de l’opération, Daniel Mukalay dut descendre
lui-même sur les lieux de la découverte du cadavre de Chebeya comme le signale
ses relevés téléphoniques. En effet, ayant quitté sa résidence de Salongo dans
la commune de Lemba à 07h29 suivant le dernier appel qu’il avait effectué à cet
endroit, il a été vu sinon un de ses appels a été pris en charge à 08h56’42’’
par l’antenne de Telecom non loin de Mater Dei et à 09h05’47’’, il a été
signalé sur le chemin de retour à Badiadingi.
Après
s’être rassuré de la réussite de la mission, il fallait maintenant procéder à
l’effacement des traces de ce crime crapuleux. Il fera appel à un autre fidèle
à savoir le Colonel Georges Kitungwa qui va le coller à la PTS pour surveiller à
tous les faits et gestes de ses agents, récupérer les scellés, les photos, … Il
va même créer une commission d’enquête de sa propre initiative, juste pour
assurer le contrôle de la situation.
Il
dira même à Nkuna, spécialiste des scènes de crime « je vais vous donner un
conseil, lorsqu’il y a un problème qui touche à l’économie, au politique, au
social, nous de la police, nous devons toujours être du côté du gouvernement
puisque nous sommes sous les ordres ».
Il
faut aussi ajouter à cette liste des complices, le Général Oleko, à l’époque
Commissaire provincial de la Police/Ville de Kinshasa qui eut même avec toupet
déclaré qu’il n’y avait pas de traces de violences sur le corps de Chebeya alors
qu’il avait vu les images démontrant le contraire, le Général Djadjidja, à
l’époque Major et Commandant Bataillon PM de la Ville de Kinshasa chez qui le
Major Christian est allé consulter avant de rejoindre l’IG.
CRIME D’ETAT ?
Il
est défini comme un crime commis par un ou des représentants élus ou désignés
d’un Etat souverain. Il est perpétré par les moyens qui relèvent de l’autorité
souveraine comme l’administration et les forces armées. (Wikipedia)
Cette
définition corrobore très bien avec les actes commis par cette bande constituée
en association des malfaiteurs car tous les acteurs sont des agents de l’Etat
congolais et avec à leur tête l’ex Président de la République, JKK, ils ont
utilisé un édifice public à savoir les installations de l’ex-IG PNC, ils ont
utilisés les moyens financiers mis à leur disposition par le trésor public pour
des besoins de service mais ils en ont détourné de cet objectif pour cette sale
besogne. Ils ont utilisé les véhicules (des Jeeps) et le personnel de la Police
pour un autre usage que celui pour lequel ils ont été recrutés. Pour remercier
les exécutants, ils ont été en plus promus en grade.
En
conséquence, ce qualificatif de « CRIME D’ETAT » tombe très bien à
propos et donc, il faudrait en tirer toutes les conséquences de droit qui
s’imposent en l’espèce.
mercredi 10 novembre 2021
Kinshasa : Les six membres d’une même famille ayant perdu la vie dans un incendie présumé ont été inhumés
Fulgence Falangani, son épouse Ornella Dinga Mengi, leurs deux enfants, la nièce et la mère du défunt mari ont été conduits le 10 novembre 2021 à leurs dernières demeures. Les obsèques ont été organisées dans l’enceinte de la Clinique Kinoise en présence du gouverneur de la ville de Kinshasa et d’une déléguée du ministère de la Justice. Les six membres de la famille ont péri dans la nuit du 12 au 13 octobre 2021 dans un « incendie » dans leur maison dans la commune de Lemba à Kinshasa.
Aussitôt ce drame intervenu, la ministre d’Etat,
ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, a donné une
injonction au Procureur de la République du Parquet près le Tribunal de
Kinshasa-Matete pour élucider les circonstances de cet incendie présumé. Elle a envoyé
sa conseillère à la levée des corps et qui suit cette affaire à l’étape
préjuridictionnelle.
Le Bourgmestre de la commune de Lemba, Jean Nsaka, a
profité de cette occasion pour réitérer ses sincères condoléances aux familles
éprouvées à la suite de ce drame. C’est sur l’avenue Elila n° 9, Quartier
Mandrandele dans la commune de Lemba que ce drame a emporté six personnes d’une
même famille. Il n’y a eu aucun survivant de cet incendie.
La police scientifique continue à mener ses enquêtes
pour déterminer les vraies causes qui ont occasionné cet incident malheureux.
Le parquet est également mis à contribution dans le dossier. « Laissons à
l’appareil judiciaire de faire son travail et de continuer ses enquêtes »,
a souligné le Bourgmestre de la Commune de Lemba. Les familles des victimes ont
attendu près de quatre semaines pour conduire à la dernière demeure les leurs.
Les voisins ont affirmé que c’est aux environs de 3 heures du matin qu’ils ont vu s’échapper la fumée de la toiture. Ils ont frappé à la porte sans réaction des occupants. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila a donné un appui substantielle pour l’organisation des obsèques mais celles-ci ont été prises en charge par les familles des victimes et la banque qui employait le défunt.
L’avocat de la famille des victimes, Me Hyppo Ilunga
Ngongo, a renseigné que le Procureur de la République avait requis la police
scientifique ainsi qu’une réquisition pour l’autopsie. « Ces devoirs ont
été accomplis. La police scientifique a tous les éléments et jusque-là nous
n’avons pas encore le rapport. Elle transmettra son rapport au niveau du
Parquet parce que c’est sur réquisition du procureur qu’elle a dû faire ce
travail. Du côté parquet, il n’y a rien qui est fait. Nous ne comprenons pas
cette léthargie », s’est plaint Me Hyppo Ilunga Ngongo.
Les habitants de la parcelle et ceux qui ont assisté à
ce drame n’ont pas été entendus, s’est alarmé Me Hyppo Ilunga. L’incendie
était-il d’origine criminelle, il est difficile à ce stade de dire ce qui s’est
passé. « Nous avons constaté du feu à l’intérieur de la maison. Trop de
zones d’ombres à élucider. Malgré l’incendie, tous les corps sont restés
intacts. Ce qui nous laisse un peu perplexes. Nous sommes en train de réfléchir
sur tout ça. Ce sont des éléments de réflexion.
Tous ces éléments nous amènent à atterrir à une piste criminelle. Nous
sommes en train de tout faire pour pousser le procureur à aller plus loin dans ses
enquêtes ».
« Jusqu’à présent, il n’y a pas encore un élément
probant pouvant nous amener sur une quelconque piste ». Me Ilunga a
rapporté que son ami Fulgence Falangani n’avait pas d’antécédents avec son
entourage et à aucun moment il s’est plaint pour sa sécurité et de celle de sa
petite famille. Il vivait en bon terme avec des gens et était peu loquace.
« Curieusement, nous avons constaté que leurs colocataires
étaient indifférents à ce drame. Je suis allé personnellement dans cette
parcelle, j’ai observé les habitants de cette parcelle qu’ils sont
indifférents. Cette indifférence nous indigne un peu. Il est difficile de la
comprendre. Je n’ai pas de précision si les victimes vivaient en bons termes
avec leurs colocataires ».
Fulgence Falangani s’apprêtait à quitter la parcelle
en versant la garantie locative ailleurs. « Nous avons récupéré cette
garantie locative après ce drame », a-t-il conclu.
mardi 5 octobre 2021
Amélioration des conditions des détenus en Rdc, le CICR et le Ministère de la Justice en évaluation
La ministre d’Etat, ministre de la Justice Rose
Mutombo Kiese a ouvert mardi à Kinshasa les travaux du comité de suivi des
recommandations du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Ces assises
ont réuni des experts du ministère de la Justice, des experts du CICR et des
responsables des établissements pénitentiaires.
Le chef adjoint du CICR, Roman Machover, a déclaré se joindre à la ministre d’Etat, ministre de la Justice pour marquer le démarrage des travaux de ce groupe de travail entre les experts du Ministère de la Justice et le CICR. "En juin dernier, nous avons remis notre rapport sur le traitement des personnes détenues et les conditions de détention au sein des prisons visitées par le CICR en 2020".
Le CICR, riche de son expérience au sein de plusieurs
établissements pénitentiaires en Rdc depuis des décennies souhaite pouvoir
collaborer étroitement avec le Ministère de la Justice et ses experts afin d’identifier
conjointement des solutions pratiques et pérennes à certains problèmes affectant
le système pénitentiaire.
"Nous souhaitons que ce rapport soit un outil de travail qui guidera nos prochains travaux. Si ce rapport présente les constatations du CICR sur différents aspects de la situation carcérale ainsi que des actions entreprises en collaboration avec les autorités pénitentiaires afin de remédier aux problèmes, il présent également des recommandations formulées dans le but d’orienter et de soutenir les autorités en vue d’améliorer le traitement des personnes détenues et les conditions dans lesquelles elles se trouvent".
Cette ouverture au dialogue de la part du Ministère de la Justice a permis à ce que certaines avancées soient accomplies sur des
dossiers d’intérêts communs, tant pour le Ministère de la Justice que pour le
CICR. Le CICR se réjouit des travaux à venir de ce groupe de travail afin que
nous puissions ensemble contribuer à l’amélioration de la vie de personnes
détenues.
Rose Mutombo Kiese est heureuse de se retrouver avec
les experts au moment de cette première réunion du comité de suivi des
recommandations du CICR. "Je suis particulièrement heureuse de savoir que cette
rencontre réunit la quasi-totalité des intervenants dans le secteur
pénitentiaire. J’attache, en effet, une importance particulière au déroulement des
travaux de ce comité".
"Je suis consciente de l’effort particulier que
déploie le CICR pour accompagner la République Démocratique du
Congo dans sa volonté visant l’amélioration des conditions de vie des détenus.
C’est ici pour moi, l’occasion de remercier sincèrement au nom du Gouvernement
le Chef Adjoint de la Délégation du CICR en RDC pour toutes les actions
humanitaires menées en faveur du peuple Congolais", a-t-elle déclaré.
Un pays aux dimensions comme le nôtre ne peut que
miser sur l’accompagnement de ses partenaires dans la réalisation des
réformes. C’est pour cette raison que le Gouvernement de la République
apprécie à juste titre toutes initiatives visant l’amélioration des conditions
de vie des congolais en général, des détenus en particulier, a ajouté la ministre d'Etat, ministre de la Justice.
S'adressant aux participants, la ministre d'Etat, ministre de la Justice a dit que la mission de ces experts devra rencontrer la vision du Président de la République visant à humaniser les prisons. L’opérationnalisation de ce comité en République Démocratique du Congo, démontre à suffisance l’engagement du Gouvernement et du CICR à promouvoir les droits de l’homme dans les milieux carcéraux.
"Je n’entends pas, revenir sur l’énergie que chaque participant devra déployer pour contribuer à la performance collective. Je voudrais tout simplement vous exhorter à être disposés, afin d’aider les décideurs que nous sommes à évaluer nos actions en vue de réagir dans le sens d’amélioration. Aussi, je voudrais vous rassurer de ma détermination quant à la mise en œuvre de toutes les recommandations favorables formulées dans le cadre de vos travaux. Sur ce, je déclare ouvertes, les activités du Comité de suivi des recommandations du CICR concernant les Etablissements pénitentiaires en République Démocratique du Congo".
mardi 28 septembre 2021
Cessez de faire reculer la démocratie en Rd Congo et avançons avec les bonnes pratiques garantissant la liberté des manifestations publiques pacifiques observées les six premiers mois après l’alternance au sommet de l’Etat (VSV)
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)
est vivement préoccupée et s’inquiète du retour de vieilles méthodes et
pratiques d’interdictions émaillées des répressions des manifestations
publiques pacifiques non sans violer la Constitution de la République
Démocratique du Congo précisément en son article 26 et certains instruments
relatifs aux droits de l’homme.
C’est ici l’occasion pour la VSV de dénoncer la décision
à caractère politique prise, samedi 25 septembre 2021, par l’Hôtel de ville de
Kinshasa, interdisant toute manifestation publique sur le trajet allant de
l’aéroport international de N’djili jusqu’au pont Matete et au centre-ville,
siège des Institutions.
Cette décision étonne l’opinion publique en ce que les raisons
avancées avant de la prendre ne semblent pas fondées dans un Etat qui se veut
de droit et démocratique. La VSV est surprise par la tendance de certaines
autorités visant à remettre en cause les bonnes pratiques saluées hier qui ont
caractérisées les premiers mois de pouvoir de règne du Président de la République,
son Excellence M. Félix-Antoine Tshisekedi.
Depuis quelques mois , des manifestations publiques sont
illégalement interdites, des répressions parfois dans le sang et des brutalités
inouïes sont enregistrées au cours des manifestations pacifiques à Kinshasa et
dans certaines provinces, des journalistes brutalisés et molestés et des
traitements inhumains ou dégradants leur infligés, des actes de vandalisme
enregistrés devant des sièges des partis politiques sous la barbe des
organisateurs et des éléments de la police nationale congolaise, des blessés
parmi lesquels des manifestants et policiers enregistrés, l’intolérance
politique et des discours tribalo-ethniques savamment entretenus pour diviser
des congolaises et congolais sont au rendez-vous ici et là.
La VSV dénonce avec fermeté cet état de choses
susceptible pourtant d’être évité sinon les auteurs quelle que soit leur
appartenance politique, quel que soit leur rang finiront par répondre de leurs
actes un jour.
Pour la VSV, c’est maintenant qu’il faut éviter des
sanctions qui pourraient venir de la Communauté Internationale sinon ce serait
trop tard car toute violation des droits de l’homme et toute entrave à l’exercice
des valeurs démocratiques fera partie de l’actif ou du passif de son auteur
quel qu’il soit.
La VSV estime que l’Hôtel de ville ferait mieux de
réfléchir sur les stratégies et mesures appropriées pour un encadrement
efficace des manifestations publiques pacifiques à Kinshasa en lieu et place
d’une interdiction anticonstitutionnelle qui risquerait de placer un jour la RD
Congo au rang des Etats non respectueux des droits et libertés fondamentales
ainsi que des valeurs démocratiques.
La VSV rappelle à toutes les autorités congolaises qu’un
Etat démocratique est celui qui laisse aux partis politiques, toutes tendances
confondues et au peuple toutes les voies possibles pour s’exprimer et les
manifestations publiques pacifiques sont une des voies par lesquelles la
population s’exprime en démocratie.
D’aucuns se demandent comment les autorités ont fait pour
que les premiers mois après l’accession au pouvoir du Chef de l’Etat Félix-Antoine
Tshisekedi les manifestations publiques soient bien encadrées (cas de la
manifestation pacifique du « Comité Laic de Coordination (CLC) du samedi
19 octobre 2019 qui a bénéficié du soutien des formations politiques de
l’opposition et des Mouvements citoyens, des ONGs de la RD Congo, …).
Pourquoi les autorités congolaises commencent-elles à
abandonner les bonnes pratiques avec lesquelles le Chef de l’Etat a commencé
son pouvoir et pourquoi la résurgence des repressions ainsi que la restriction
des manifestations publiques pacifiques maintenant ? Où veut-on en arriver au moment où beaucoup d’espoirs naissaient
après l’alternance politique pacifique ?
La VSV croit que la Police Nationale Congolaise est
capable de bien encadrer avec professionnalisme n’importe quelle foule de
manifestants en l’absence de toutes sortes d’instrumentalisation et des ordres
illégaux de certaines autorités.
Pour rappel, le 27 juillet 2016, l’Etat Rd congolais avec
la Police Nationale congolaise avait réussi à encadrer plus d’un million de
manifestants à l’occasion du retour au pays de Papa Etienne Tshisekedi (D’Heureuse
mémoire), Président du parti politique de l’opposition « Union pour la
Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et Président du Rassemblement des Forces
Sociales et Politiques acquises au Changement ainsi que lors de son meeting
tenu le 31 juillet 2016 dans l’espace se trouvant entre l’avenue de
l’Enseignement et le Boulevard Triomphal, dans la commune de Kasa-Vubu. De
même, le meeting de vérité de la Majorité Présidentielle de l’époque organisé
le 29 juillet 2016 au Stade Tata Raphael dans la commune de Kalamu a été
également encadré avec professionnalisme par les forces de l’ordre et de
sécurité.
Ces trois journées des manifestations sus évoquées n’ont
connu aucun incident fâcheux, aucun blessé ni mort et moins encore des actes de
vandalisme, des jets de pierre, ni de gaz lacrymogène, des tirs d’armes à feu.
Sur un autre volet, la VSV demande aux acteurs politiques
et à tous les organisateurs des manifestations publiques de s’investir dans la formation
et conscientisation de leurs militants ou membres en vue de consolider les
valeurs démocratiques en RD Congo et d’enlever tout prétexte à ceux qui pensent
que l’exercice du droit à la liberté de manifester constitue une occasion pour
la commission des actes de violence et de vandalisme.
Somme toute, la VSV demande au Vice Premier Ministre et
Ministre de l’Intérieur d’intervenir pour que l’Hôtel de ville de Kinshasa lève
la mesure d’interdiction des manifestations publiques pacifiques sur le trajet
allant de l’aéroport international de Ndjili au pont-Matete, de privilégier les
voies et moyens susceptibles de permettre aux forces de l’ordre et de sécurité
de mieux encadrer les manifestations publiques pacifiques à l’instar de celle
prévue ce mercredi 29 septembre 2021 par Lamuka en vue d’éviter toutes formes
des violences, des dérapages et autres bavures tels qu’enregistrés dernièrement.
Le recours aux forces de l’ordre pour interdire
illégalement une manifestation pacifique est une violation des libertés
fondamentales dont la liberté de manifester pacifiquement qui risquerait de
ternir l’image de la RD Congo et des autorités en place.
La VSV saisit cette occasion pour réitérer sa demande au
Président de la République d’ouvrir l’œil et le bon pour décourager toutes les
actions et les comportements susceptibles de ternir l’image du pays.
Aussi, la VSV condamne avec la dernière énergie les
violations des droits humains et autres atteintes aux droits de la personne
humaine perpétrées à Kinshasa et dans certaines villes de la RD Congo.
La VSV demande en outre aux autorités congolaises de tout
mettre en œuvre pour le respect de la liberté de la presse sans laquelle aucune
vie démocratique n’est possible. La VSV continue à attendre impatiemment des
sanctions exemplaires contre les auteurs des brutalités et traitement inhumain
ou dégradant infligé au journaliste Patient Ligodi, Correspondant de RFI et
Directeur de média en ligne Actualité.CD.