Violences
conjugales : la justice ne doit pas laisser la victime porter seule le poids de
la procédure, a écrit le 27 août 2026 sur son compte Facebook la députée
nationale Christelle Vuanga.
Le
cas de Linda Mondele et Papy Kakol relance le débat sur la réponse judiciaire
face aux violences conjugales. Une femme violemment battue par son conjoint,
des images largement diffusées, des témoignages et une forte indignation dans
l’opinion : face à de tels faits, une question demeure essentielle : la justice
doit-elle attendre une plainte de la victime avant d’agir ?
Le
parquet peut agir lorsque les faits sont portés à sa connaissance
En
République Démocratique du Congo, le ministère public a notamment pour mission
de rechercher les infractions et d’en poursuivre les auteurs, dans les
conditions prévues par la loi.
Le
cadre légal prévoit également des mécanismes permettant au parquet d’intervenir
dans certaines situations de flagrance, notamment lorsque les circonstances de
l’infraction sont établies et qu’une clameur publique l’accompagne.
Ainsi,
lorsque des faits présumés graves de violences sont portés à la connaissance
des autorités, celles-ci peuvent, lorsque les conditions légales sont réunies,
prendre les initiatives judiciaires nécessaires sans faire reposer l’ensemble
de la démarche sur la victime.
Une
victime peut être fragilisée par les violences
Dans
les situations de violences conjugales, la victime peut se retrouver dans une
grande vulnérabilité. Traumatisme, menaces, dépendance économique ou familiale,
pression de l’entourage ou peur de représailles peuvent rendre particulièrement
difficile l’engagement immédiat d’une procédure judiciaire.
Attendre
systématiquement que la victime, déjà éprouvée par les violences, accomplisse
seule toutes les démarches peut alors constituer un obstacle supplémentaire à
l’accès à la justice.
La
violence conjugale n’est pas une affaire privée
Lorsqu’une
violence conjugale constitue une infraction, elle ne devrait pas être
considérée comme une simple affaire relevant exclusivement de la sphère privée.
La
justice a pour responsabilité de protéger les victimes, d’établir les faits
dans le respect des règles de procédure et, lorsque les éléments sont réunis,
de poursuivre les auteurs présumés.
Le
cas Linda Mondele et Papy Kakol rappelle ainsi la nécessité d’une réponse
judiciaire diligente et respectueuse des droits de toutes les parties.
Protéger
les victimes, établir les responsabilités et faire respecter la loi : c’est
aussi cela, rendre justice.
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