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vendredi 28 août 2026

Affaire Linda Mondele et Papy Kakol : la justice ne doit pas attendre le silence de la victime

Violences conjugales : la justice ne doit pas laisser la victime porter seule le poids de la procédure, a écrit le 27 août 2026 sur son compte Facebook la députée nationale Christelle Vuanga.

Le cas de Linda Mondele et Papy Kakol relance le débat sur la réponse judiciaire face aux violences conjugales. Une femme violemment battue par son conjoint, des images largement diffusées, des témoignages et une forte indignation dans l’opinion : face à de tels faits, une question demeure essentielle : la justice doit-elle attendre une plainte de la victime avant d’agir ?

Le parquet peut agir lorsque les faits sont portés à sa connaissance

En République Démocratique du Congo, le ministère public a notamment pour mission de rechercher les infractions et d’en poursuivre les auteurs, dans les conditions prévues par la loi.

Le cadre légal prévoit également des mécanismes permettant au parquet d’intervenir dans certaines situations de flagrance, notamment lorsque les circonstances de l’infraction sont établies et qu’une clameur publique l’accompagne.

Ainsi, lorsque des faits présumés graves de violences sont portés à la connaissance des autorités, celles-ci peuvent, lorsque les conditions légales sont réunies, prendre les initiatives judiciaires nécessaires sans faire reposer l’ensemble de la démarche sur la victime.

Une victime peut être fragilisée par les violences

Dans les situations de violences conjugales, la victime peut se retrouver dans une grande vulnérabilité. Traumatisme, menaces, dépendance économique ou familiale, pression de l’entourage ou peur de représailles peuvent rendre particulièrement difficile l’engagement immédiat d’une procédure judiciaire.

Attendre systématiquement que la victime, déjà éprouvée par les violences, accomplisse seule toutes les démarches peut alors constituer un obstacle supplémentaire à l’accès à la justice.

La violence conjugale n’est pas une affaire privée

Lorsqu’une violence conjugale constitue une infraction, elle ne devrait pas être considérée comme une simple affaire relevant exclusivement de la sphère privée.

La justice a pour responsabilité de protéger les victimes, d’établir les faits dans le respect des règles de procédure et, lorsque les éléments sont réunis, de poursuivre les auteurs présumés.

Le cas Linda Mondele et Papy Kakol rappelle ainsi la nécessité d’une réponse judiciaire diligente et respectueuse des droits de toutes les parties.

Protéger les victimes, établir les responsabilités et faire respecter la loi : c’est aussi cela, rendre justice.


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