Prenant
la parole lors de la rencontre consacrée au Réseau des diplomates francophones
(RéDiF), le député Alfred Nzondomyo, vice-président du Réseau des jeunes
parlementaires, a livré le 17 août 2026 à Kinshasa, une réflexion sur
l’évolution de la diplomatie contemporaine.
S’exprimant
en tant que scientifique plutôt qu’en tant que parlementaire, il a estimé que
les codes de la diplomatie classique connaissent aujourd’hui de profondes
mutations.
Pour
lui, aux côtés de la diplomatie traditionnelle, d’autres formes d’action
diplomatique prennent une importance croissante, notamment la diplomatie
parlementaire.
D'après
Alfred Nzondomyo, les parlementaires peuvent intervenir en complément de
l’action des diplomates de carrière, particulièrement lorsqu’il s’agit de
favoriser les échanges politiques, économiques et stratégiques entre les États.
Il
n’existera pas d’immunité devant les tribunaux de l’histoire
Le
député a appelé les Congolais à assumer avec responsabilité leur participation
aux réseaux diplomatiques et internationaux. Il a rappelé que les acteurs
engagés dans la vie publique devront, tôt ou tard, répondre de leurs actes
devant l’histoire.
Dans
cette perspective, il considère que la participation de la RDC aux réseaux de
diplomates francophones ne doit pas être symbolique, mais s’inscrire dans une
démarche de responsabilité, d’engagement et de défense des intérêts du pays.
Diplomates
et parlementaires : des rôles complémentaires
Alfred
Nzondomyo a développé une image pour illustrer la complémentarité des
différents acteurs de la politique étrangère.
Selon
lui, le président de la République, en tant que premier diplomate du pays, fixe
les grandes orientations de la politique étrangère. Le ministère des Affaires
étrangères assure leur mise en œuvre diplomatique, tandis que les
parlementaires peuvent jouer un rôle complémentaire dans le renforcement des
relations entre États.
Le
député Nzondomyo a notamment évoqué l’importance des accords bilatéraux et du
rôle des parlements dans leur processus d’approbation et de consolidation.
Pour
lui, la diplomatie contemporaine nécessite ainsi l’intervention de plusieurs
catégories d’acteurs, à l’image d’un chantier où chacun apporte son expertise à
la construction d’une même œuvre.
La
RDC, un acteur majeur de la Francophonie
Le
député a également insisté sur le poids démographique, culturel et linguistique
de la RDC au sein de l’espace francophone.
Il
estime que le pays doit davantage assumer son poids et son influence dans la
Francophonie, en raison notamment de l’importance de sa population francophone
et de son patrimoine culturel.
Alfred
Nzondomyo a ainsi appelé les Congolais à utiliser pleinement les réseaux
diplomatiques francophones comme des instruments de diplomatie d’influence,
tout en recherchant des complémentarités avec d’autres espaces de coopération
internationale.
Le
RéDiF appelé à jouer un rôle stratégique
Pour
le vice-président du Réseau des jeunes parlementaires, le RéDiF peut constituer
un important outil de rapprochement entre diplomates, parlementaires et autres
acteurs de la coopération francophone.
Il
souhaite que ce réseau contribue à accroître la visibilité de la RDC dans les
espaces diplomatiques francophones et permette aux Congolais d’assumer
pleinement leur rôle dans la construction d’une diplomatie d’influence.
Alfred
Nzondomyo a enfin appelé à une mobilisation collective afin que la diplomatie
francophone puisse mieux répondre aux défis contemporains, notamment ceux
auxquels fait face le continent africain.
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