Des opérateurs économiques dénoncent une opération de recouvrement forcé. Les composantes de la Société civile de la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, expriment leur vive indignation face à la reprise contestée de l’opération de bouclage menée par le gouvernement provincial à travers la Direction provinciale de mobilisation et d’encadrement des recettes (DPMER-Baraka/Fizi).
Dans
un communiqué daté du 24 août 2026, cette structure dénonce notamment la
coupure des réseaux de télécommunication et de la connexion Internet, la
non-réalisation de certaines promesses liées aux projets de développement,
ainsi que le non-respect, selon elle, des procédures de recouvrement forcé des
documents de bord.
Une
mesure jugée préjudiciable à la population
Pour
la Société civile de Baraka, cette opération intervient dans un contexte déjà
marqué par la crise, les tensions sociales et les difficultés économiques.
Elle
estime que le recouvrement forcé des taxes porte atteinte aux droits des
opérateurs économiques et à la dignité des citoyens.
La
structure considère également cette démarche comme une pression supplémentaire
sur une population confrontée à l’injustice et à la pauvreté.
Six
acteurs de la société civile détenus à Uvira
La
Société civile affirme que six de ses acteurs sont détenus à la prison centrale
d’Uvira depuis le 14 août 2026.
Selon
le communiqué, ces personnes auraient été arrêtées après avoir dénoncé et
refusé cette pratique de recouvrement forcé, qu’elles estiment dépourvue de
contreparties.
La
société civile de Baraka dénonce ces arrestations qu’elle qualifie
d’arbitraires ainsi que le transfert de ses membres, qu’elle considère comme
une violation des droits fondamentaux et des procédures judiciaires.
La
Société civile rejette toute implication dans l’opération
Les
composantes de la Société civile de Baraka affirment par ailleurs ne pas être
associées à cette opération de bouclage. Elles réaffirment leur indépendance et
refusent de cautionner, selon elles, une mesure susceptible d’étouffer les
opérateurs économiques et de restreindre les libertés citoyennes.
Elles
accusent également le gouvernement provincial de mener une démarche
contradictoire, après des appels à l’apaisement qui auraient précédé la reprise
de l’opération.
Exigence
de libération et suspension du bouclage
Face
à cette situation, la Société civile de Baraka exige la libération immédiate et
sans condition des six acteurs détenus. Elle demande également la suspension
définitive de l’opération de bouclage et appelle les autorités à privilégier le
dialogue ainsi qu’une gouvernance transparente.
Appel
à la vigilance de la population
La
Société civile invite enfin la population de Baraka à rester vigilante et
mobilisée, tout en privilégiant des actions pacifiques pour défendre ses
droits.
Elle
appelle également l’opinion nationale et internationale à suivre cette
situation, qu’elle présente comme une menace pour la cohésion sociale et la
démocratie locale.
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