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mardi 25 août 2026

Sud-Kivu : la Société civile de Baraka dénonce le bouclage fiscal et exige la libération de six de ses membres

Des opérateurs économiques dénoncent une opération de recouvrement forcé. Les composantes de la Société civile de la ville de Baraka, dans la province du Sud-Kivu, expriment leur vive indignation face à la reprise contestée de l’opération de bouclage menée par le gouvernement provincial à travers la Direction provinciale de mobilisation et d’encadrement des recettes (DPMER-Baraka/Fizi).

Dans un communiqué daté du 24 août 2026, cette structure dénonce notamment la coupure des réseaux de télécommunication et de la connexion Internet, la non-réalisation de certaines promesses liées aux projets de développement, ainsi que le non-respect, selon elle, des procédures de recouvrement forcé des documents de bord.

Une mesure jugée préjudiciable à la population

Pour la Société civile de Baraka, cette opération intervient dans un contexte déjà marqué par la crise, les tensions sociales et les difficultés économiques.

Elle estime que le recouvrement forcé des taxes porte atteinte aux droits des opérateurs économiques et à la dignité des citoyens.

La structure considère également cette démarche comme une pression supplémentaire sur une population confrontée à l’injustice et à la pauvreté.

Six acteurs de la société civile détenus à Uvira

La Société civile affirme que six de ses acteurs sont détenus à la prison centrale d’Uvira depuis le 14 août 2026.

Selon le communiqué, ces personnes auraient été arrêtées après avoir dénoncé et refusé cette pratique de recouvrement forcé, qu’elles estiment dépourvue de contreparties.

La société civile de Baraka dénonce ces arrestations qu’elle qualifie d’arbitraires ainsi que le transfert de ses membres, qu’elle considère comme une violation des droits fondamentaux et des procédures judiciaires.

La Société civile rejette toute implication dans l’opération

Les composantes de la Société civile de Baraka affirment par ailleurs ne pas être associées à cette opération de bouclage. Elles réaffirment leur indépendance et refusent de cautionner, selon elles, une mesure susceptible d’étouffer les opérateurs économiques et de restreindre les libertés citoyennes.

Elles accusent également le gouvernement provincial de mener une démarche contradictoire, après des appels à l’apaisement qui auraient précédé la reprise de l’opération.

Exigence de libération et suspension du bouclage

Face à cette situation, la Société civile de Baraka exige la libération immédiate et sans condition des six acteurs détenus. Elle demande également la suspension définitive de l’opération de bouclage et appelle les autorités à privilégier le dialogue ainsi qu’une gouvernance transparente.

Appel à la vigilance de la population

La Société civile invite enfin la population de Baraka à rester vigilante et mobilisée, tout en privilégiant des actions pacifiques pour défendre ses droits.

Elle appelle également l’opinion nationale et internationale à suivre cette situation, qu’elle présente comme une menace pour la cohésion sociale et la démocratie locale.


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