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dimanche 2 août 2026

GENOCOST 2026 : une tribune retrace trente ans de conflits dans l'est de la RDC et appelle au devoir de mémoire

À l'occasion de la Journée nationale de commémoration du GENOCOST, célébrée le 2 août 2026, le politologue congolais Julien Paluku Kahongya publie une tribune consacrée à l'évolution des conflits armés dans l'est de la République Démocratique du Congo depuis le milieu des années 1990.

Intitulé « Guerre à l'Est de la RDC : 30 ans de tragédie, la chronologie pour comprendre le GENOCOST », le texte entend offrir des repères historiques, particulièrement à la jeunesse congolaise, afin de mieux comprendre les origines et les conséquences des violences qui ont marqué le pays depuis près de trois décennies.

Une chronologie des principales étapes du conflit

L'auteur revient d'abord sur les événements ayant précédé les guerres du Congo, notamment l'ouverture politique au Zaïre au début des années 1990, le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, l'arrivée massive de réfugiés rwandais dans l'est de la RDC et les bouleversements sécuritaires qui s'en sont suivis.

La tribune retrace ensuite la première guerre du Congo, l'arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997, puis le déclenchement de la deuxième guerre du Congo le 2 août 1998. Elle évoque également les massacres commis dans plusieurs localités de l'est du pays, notamment à Kasika et Makobola, ainsi que les différentes rébellions qui se sont succédé, du RCD au CNDP, puis au M23.

Julien Paluku revient également sur les accords de paix, les périodes de transition politique et les développements intervenus sous les présidences de Joseph Kabila et de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Une analyse axée sur les enjeux sécuritaires et économiques

Selon Julien Paluku Kahongya, les différents mouvements armés apparus dans l'est de la RDC s'inscrivent dans une continuité historique qu'il associe à des stratégies d'occupation, de déstabilisation et d'exploitation des ressources naturelles du pays.

La tribune soutient que le concept de « GENOCOST » renvoie au coût humain des conflits liés aux enjeux économiques et géopolitiques, marqués par des massacres, des déplacements forcés de populations, des violences sexuelles et des destructions d'infrastructures.

L'ex-gouverneur du Nord-Kivu estime que ces événements doivent conduire les Congolais à renforcer leur vigilance, à préserver la mémoire collective et à tirer les leçons de l'histoire.

Un plaidoyer pour la mémoire et la justice

Dans son texte, Julien Paluku Kahongya salue l'institution de la Journée nationale du GENOCOST par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, qu'il présente comme une étape importante dans la reconnaissance des souffrances endurées par les populations congolaises.

Il affirme que cette commémoration doit contribuer à transmettre l'histoire aux jeunes générations, à lutter contre l'oubli et à renforcer les réflexions sur la gouvernance, la sécurité nationale et la défense de l'intégrité territoriale.

La tribune se conclut par un appel au devoir de mémoire, à la vigilance citoyenne et à une meilleure compréhension des causes profondes des conflits qui continuent d'affecter l'est de la République Démocratique du Congo.


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