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samedi 22 août 2026

Kinshasa : le bouclage de la RFCK annoncé au 31 août 2026, la crainte d’une multiplication des tracasseries

La Régie des Fourrières et de Contrôle Technique de Kinshasa (RFCK) annonce le lancement officiel, à partir du 31 août 2026, d’une opération générale et systématique de contrôle des véhicules et motos sur l’ensemble de la capitale.

Les conducteurs disposent jusqu’au 30 août 2026 pour se mettre volontairement en conformité avec les exigences administratives et techniques.

À compter du 31 août 2026, les contrôles routiers seront renforcés et aucune nouvelle période de grâce ne devrait être accordée.

Amendes, immobilisation et mise en fourrière

Les conducteurs dont les véhicules ne seront pas en règle s’exposent à plusieurs sanctions, notamment des amendes, l’immobilisation du véhicule ou sa mise en fourrière.

Selon les autorités, cette campagne poursuit un double objectif. C'est de réduire les accidents de la circulation liés aux défaillances mécaniques et assainir le parc automobile de Kinshasa.

Une opération qui intervient alors que la capitale fait déjà face à de nombreuses plaintes liées aux contrôles routiers.

64 sites de tracasseries recensés par des usagers

Dans plusieurs quartiers de Kinshasa, des usagers dénoncent la multiplication des points de contrôle attribués à la Police de circulation routière (PCR) et à d’autres services intervenant dans le secteur des transports.

Une liste de 64 sites présumés de tracasseries circule notamment parmi les conducteurs. Elle cite entre autres Matadi-Kibala, UPN, Delvaux, DGC, Magasin, Bandal-Moulaërt, Pont Cabu, Ma Campagne, Victoire, Ngaba, Wangata–30 Juin, Sonas-Sabena, Limete, Sendwe, Bokasa, Bongolo, By Pass, Pascal, Pompage, Cité Verte, Lemba, Baramoto, Kingasani, Kinkole, N’Sele, N’djili et Matete.

Cette liste, qui relève des signalements d’usagers, doit toutefois être considérée avec prudence : la présence d’un site sur cette liste ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’une infraction ou d’une pratique illégale de la part des agents qui y sont affectés.

La crainte d’un effet multiplicateur

La principale inquiétude exprimée par certains conducteurs concerne le risque de voir le renforcement des contrôles techniques se transformer en une multiplication des points de contrôle routier et, par conséquent, des tracasseries.

Selon ces usagers, l’extension ou la réhabilitation de plusieurs grandes artères de Kinshasa pourrait, sans mécanisme efficace de supervision, favoriser l’apparition de nouveaux points de contrôle.

Ils redoutent ainsi que les dizaines de sites déjà signalés puissent doubler, voire tripler, si des mesures strictes de contrôle des agents ne sont pas prises.

Les autorités urbaines interpellées

Au-delà de la mise en conformité des véhicules, la question de l’encadrement des agents chargés des contrôles reste donc centrale.

Les autorités urbaines sont appelées à mettre en place des mécanismes permettant de distinguer clairement les contrôles légaux des pratiques de tracasserie, avec des procédures transparentes, des reçus pour tout paiement effectué et des sanctions contre les agents qui se rendraient coupables d’abus.

À l’approche du 31 août 2026, l’enjeu est donc double : assainir le parc automobile sans transformer les routes de Kinshasa en une succession de barrières et de points de perception informels.


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