La
Régie des Fourrières et de Contrôle Technique de Kinshasa (RFCK) annonce le
lancement officiel, à partir du 31 août 2026, d’une opération générale et
systématique de contrôle des véhicules et motos sur l’ensemble de la capitale.
Les
conducteurs disposent jusqu’au 30 août 2026 pour se mettre volontairement en
conformité avec les exigences administratives et techniques.
À
compter du 31 août 2026, les contrôles routiers seront renforcés et aucune
nouvelle période de grâce ne devrait être accordée.
Amendes,
immobilisation et mise en fourrière
Les
conducteurs dont les véhicules ne seront pas en règle s’exposent à plusieurs
sanctions, notamment des amendes, l’immobilisation du véhicule ou sa mise en
fourrière.
Selon
les autorités, cette campagne poursuit un double objectif. C'est de réduire les
accidents de la circulation liés aux défaillances mécaniques et assainir le
parc automobile de Kinshasa.
Une
opération qui intervient alors que la capitale fait déjà face à de nombreuses
plaintes liées aux contrôles routiers.
64
sites de tracasseries recensés par des usagers
Dans
plusieurs quartiers de Kinshasa, des usagers dénoncent la multiplication des
points de contrôle attribués à la Police de circulation routière (PCR) et à
d’autres services intervenant dans le secteur des transports.
Une
liste de 64 sites présumés de tracasseries circule notamment parmi les
conducteurs. Elle cite entre autres Matadi-Kibala, UPN, Delvaux, DGC, Magasin,
Bandal-Moulaërt, Pont Cabu, Ma Campagne, Victoire, Ngaba, Wangata–30 Juin,
Sonas-Sabena, Limete, Sendwe, Bokasa, Bongolo, By Pass, Pascal, Pompage, Cité
Verte, Lemba, Baramoto, Kingasani, Kinkole, N’Sele, N’djili et Matete.
Cette
liste, qui relève des signalements d’usagers, doit toutefois être considérée
avec prudence : la présence d’un site sur cette liste ne constitue pas, à elle
seule, la preuve d’une infraction ou d’une pratique illégale de la part des
agents qui y sont affectés.
La
crainte d’un effet multiplicateur
La
principale inquiétude exprimée par certains conducteurs concerne le risque de
voir le renforcement des contrôles techniques se transformer en une
multiplication des points de contrôle routier et, par conséquent, des
tracasseries.
Selon
ces usagers, l’extension ou la réhabilitation de plusieurs grandes artères de
Kinshasa pourrait, sans mécanisme efficace de supervision, favoriser
l’apparition de nouveaux points de contrôle.
Ils
redoutent ainsi que les dizaines de sites déjà signalés puissent doubler, voire
tripler, si des mesures strictes de contrôle des agents ne sont pas prises.
Les
autorités urbaines interpellées
Au-delà
de la mise en conformité des véhicules, la question de l’encadrement des agents
chargés des contrôles reste donc centrale.
Les
autorités urbaines sont appelées à mettre en place des mécanismes permettant de
distinguer clairement les contrôles légaux des pratiques de tracasserie, avec
des procédures transparentes, des reçus pour tout paiement effectué et des
sanctions contre les agents qui se rendraient coupables d’abus.
À
l’approche du 31 août 2026, l’enjeu est donc double : assainir le parc
automobile sans transformer les routes de Kinshasa en une succession de
barrières et de points de perception informels.
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