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samedi 22 août 2026

Sud-Kivu : la rentrée scolaire menacée par le déplacement de centaines de ménages

À quelques jours de la rentrée scolaire prévue en septembre 2026, l’inquiétude grandit dans les groupements de Ziralo, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. La situation des familles déplacées fait craindre une importante perturbation de la scolarité des enfants.

Selon une évaluation réalisée vendredi 21 août 2026 par la Société civile MSCO Mubuku, 815 ménages ont été recensés parmi les populations affectées. La structure de la société civile indique qu’environ 55 % des personnes évaluées seraient des enfants en âge scolaire.

Cette situation intervient alors que les établissements scolaires du pays se préparent à accueillir les élèves pour la nouvelle année scolaire.

Cahiers, uniformes et écoles abandonnés

Déplacés de leurs milieux de vie, de nombreux enfants ont abandonné leurs cahiers, leurs uniformes et leurs écoles. La Société civile MSCO redoute ainsi une déscolarisation massive, voire une année blanche pour les enfants des groupements de Ziralo.

Au-delà de la perte de l’année scolaire, l’absence d’assistance expose ces mineurs à plusieurs risques, notamment le travail des enfants, l’exploitation et d’autres formes de vulnérabilité.

Pour la MSCO, l’urgence humanitaire ne doit donc pas faire oublier l’urgence éducative.

Appel aux humanitaires et au gouvernement

Face à cette situation, l’Inspection territoriale de la Société civile MSCO-Kalehe lance un appel aux partenaires humanitaires et éducatifs, notamment OCHA, l’UNICEF, le HCR, ainsi qu’aux autres organisations nationales et internationales, au gouvernement congolais et aux personnes de bonne volonté.

La MSCO plaide pour une assistance immédiate aux familles déplacées, comprenant notamment des vivres, des abris d’urgence, des bâches, de l’eau potable et des soins de santé primaires.

Sur le plan éducatif, elle demande également la mise à disposition de kits scolaires, cahiers, stylos et uniformes, ainsi que l’installation d’espaces temporaires d’apprentissage, notamment à Ramba.

Un accompagnement psychosocial et des cantines scolaires d’urgence sont également sollicités afin de permettre aux enfants de reprendre leur parcours scolaire malgré le déplacement.

Sauver des vies, c’est aussi sauver l’avenir

Pour Jean-Joseph Safari Enakashesha, Inspecteur territorial des Sociétés civiles MSCO-Kalehe, l’assistance aux enfants déplacés constitue un investissement dans l’avenir.

« Sans assistance immédiate, ces enfants risquent d’être exposés au travail et à l’exploitation des mineurs. Sauver des vies, c’est aussi sauver l’avenir de demain », insiste-t-il.

À Ziralo, l’appel de la société civile est donc lancé à quelques jours de la rentrée scolaire l’urgence humanitaire et l’urgence éducative doivent être prises en charge simultanément afin d’éviter que le déplacement des familles ne se transforme en catastrophe scolaire pour toute une génération d’enfants.


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