À
quelques jours de la rentrée scolaire prévue en septembre 2026, l’inquiétude
grandit dans les groupements de Ziralo, dans le territoire de Kalehe, au
Sud-Kivu. La situation des familles déplacées fait craindre une importante
perturbation de la scolarité des enfants.
Selon
une évaluation réalisée vendredi 21 août 2026 par la Société civile MSCO
Mubuku, 815 ménages ont été recensés parmi les populations affectées. La
structure de la société civile indique qu’environ 55 % des personnes évaluées
seraient des enfants en âge scolaire.
Cette
situation intervient alors que les établissements scolaires du pays se
préparent à accueillir les élèves pour la nouvelle année scolaire.
Cahiers,
uniformes et écoles abandonnés
Déplacés
de leurs milieux de vie, de nombreux enfants ont abandonné leurs cahiers, leurs
uniformes et leurs écoles. La Société civile MSCO redoute ainsi une
déscolarisation massive, voire une année blanche pour les enfants des
groupements de Ziralo.
Au-delà
de la perte de l’année scolaire, l’absence d’assistance expose ces mineurs à
plusieurs risques, notamment le travail des enfants, l’exploitation et d’autres
formes de vulnérabilité.
Pour
la MSCO, l’urgence humanitaire ne doit donc pas faire oublier l’urgence
éducative.
Appel
aux humanitaires et au gouvernement
Face
à cette situation, l’Inspection territoriale de la Société civile MSCO-Kalehe
lance un appel aux partenaires humanitaires et éducatifs, notamment OCHA,
l’UNICEF, le HCR, ainsi qu’aux autres organisations nationales et
internationales, au gouvernement congolais et aux personnes de bonne volonté.
La
MSCO plaide pour une assistance immédiate aux familles déplacées, comprenant
notamment des vivres, des abris d’urgence, des bâches, de l’eau potable et des
soins de santé primaires.
Sur
le plan éducatif, elle demande également la mise à disposition de kits
scolaires, cahiers, stylos et uniformes, ainsi que l’installation d’espaces
temporaires d’apprentissage, notamment à Ramba.
Un
accompagnement psychosocial et des cantines scolaires d’urgence sont également
sollicités afin de permettre aux enfants de reprendre leur parcours scolaire
malgré le déplacement.
Sauver
des vies, c’est aussi sauver l’avenir
Pour
Jean-Joseph Safari Enakashesha, Inspecteur territorial des Sociétés civiles
MSCO-Kalehe, l’assistance aux enfants déplacés constitue un investissement dans
l’avenir.
«
Sans assistance immédiate, ces enfants risquent d’être exposés au travail et à
l’exploitation des mineurs. Sauver des vies, c’est aussi sauver l’avenir de
demain », insiste-t-il.
À
Ziralo, l’appel de la société civile est donc lancé à quelques jours de la
rentrée scolaire l’urgence humanitaire et l’urgence éducative doivent être
prises en charge simultanément afin d’éviter que le déplacement des familles ne
se transforme en catastrophe scolaire pour toute une génération d’enfants.
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