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dimanche 16 août 2026

Bukavu : la Société civile alerte sur l’état de délabrement avancé de la voirie

Le Noyau communal d’Ibanda de la Société civile Forces Vives du Sud-Kivu, par la voix de Murhula Machumbiko, Président du Noyau communal d’Ibanda, Société civile Forces Vives du Sud-Kivu tire la sonnette d’alarme sur l’état de délabrement très avancé de plusieurs axes routiers de la ville de Bukavu.

À l’issue d’une descente effectuée sur le terrain, cette structure citoyenne dit avoir constaté une situation particulièrement préoccupante. La dégradation des routes perturbe la circulation, favorise les embouteillages et expose quotidiennement conducteurs, motards, piétons et autres usagers à divers risques.

Plusieurs axes fortement dégradés

Parmi les voies identifiées comme particulièrement préoccupantes figurent notamment les axes Major Vangu – Rond-point ISP ; Maison Blanche – Hôpital général de référence de Panzi – Paroisse de Panzi ; Place de l’Indépendance – Industriel – Carrefour ; Carrefour – Cimpunda – Onel ; Place de l’Indépendance – Ciriri ; ainsi que plusieurs axes de la commune de Bagira.

Pour la Société civile, l’état actuel de ces infrastructures constitue un danger pour la population et compromet sérieusement la mobilité entre les différentes communes de Bukavu.

Des nids-de-poule transformés en « petits lacs »

La situation risque de s’aggraver davantage avec la saison des pluies. Le Noyau communal d’Ibanda relève que de nombreux nids-de-poule se transforment en véritables retenues d’eau, rendant la circulation encore plus difficile et dangereuse.

La structure citoyenne s’interroge ainsi sur l’état que présenteront ces voies lors des prochaines pluies si aucune intervention urgente n’est engagée.

Selon elle, certaines voies pourraient devenir totalement impraticables, avec des conséquences directes sur les déplacements, le commerce et les échanges entre les différentes communes de la ville.

Des conséquences économiques et sociales redoutées

Le délabrement des routes pourrait notamment entraîner une hausse du coût du transport et des marchandises, des difficultés accrues de déplacement, une perturbation des activités commerciales, une aggravation des embouteillages ainsi qu’une augmentation des risques d’accidents.

La Société civile estime que la réhabilitation de la voirie ne doit pas être considérée comme un luxe, mais comme une nécessité pour garantir la mobilité de la population, faciliter les échanges commerciaux et soutenir le développement économique et social de Bukavu.

La population n’a plus besoin de discours

Face à cette situation, le Noyau communal d’Ibanda appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes et concrètes en faveur de la réhabilitation des axes les plus dégradés.

La structure citoyenne rappelle que la population s’acquitte régulièrement de diverses taxes et redevances et estime qu’elle est, en retour, en droit d’attendre des infrastructures publiques dignes. « La population n’a plus besoin de discours ni de promesses. Elle attend des œuvres concrètes et visibles », insiste le communiqué.

Le Noyau communal d’Ibanda demande ainsi aux autorités de faire de la réhabilitation des routes une priorité afin de renforcer la sécurité, améliorer la mobilité et contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population de Bukavu.


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