La
polémique enfle autour de la réhabilitation de l'axe stratégique, quelques
jours après l'annonce de l'arrivée à Kindu du premier lot de marchandises ayant
emprunté la route Kisangani–Ubundu. Les déclarations dgouverneur de province du
Maniema sur le financement des travaux suscitent une vive réaction.
La
Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de la
Tshopo affirme que la réhabilitation de cet axe stratégique n'a pas été
financée exclusivement par le Gouvernement provincial du Maniema, contrairement
aux affirmations relayées dans les médias.
Dans
une déclaration signée le 2 août 2026, son coordonnateur provincial, Ir Djey
Amisi Yatonga, dénonce ce qu'il qualifie de communication contraire à la
réalité des faits.
La
NSCC évoque un projet lancé par le Gouvernement central
Selon
la NSCC Tshopo, les travaux de réhabilitation de la route Kisangani–Ubundu ont
été officiellement lancés par le Gouvernement central de la République
Démocratique du Congo. L'organisation estime donc que l’autorité provinciale du
Maniema ne peut revendiquer un financement exclusif de ce chantier.
Elle
reconnaît néanmoins que le Gouvernement provincial du Maniema a apporté un
appui à l'entreprise chargée des travaux afin de renforcer les moyens
d'exécution et d'accélérer la réhabilitation de cette infrastructure,
essentielle pour les échanges entre les provinces de la Tshopo et du Maniema.
Une
route à fort impact économique
La
réouverture progressive de la route Kisangani–Ubundu est considérée comme un
tournant économique majeur pour le Maniema. Le premier bateau ayant acheminé
des marchandises à Kindu via cet axe a ravivé l'espoir d'une baisse des coûts
de transport et, par conséquent, des prix des produits de première nécessité.
Les
opérateurs économiques anticipent notamment une diminution du prix du ciment,
actuellement vendu autour de 40 dollars américains le sac à Kindu, ainsi que
des baisses sur le carburant, le sel, les barres de fer et d'autres
marchandises. Cette route devrait également faciliter l'évacuation des produits
agricoles et renforcer les échanges commerciaux entre les deux provinces.
Des
recommandations pour préserver les travaux
Face
à la polémique, la NSCC Tshopo appelle les autorités du Maniema à recadrer leur
communication afin qu'elle reflète fidèlement la réalité du financement du
projet, dans un esprit de transparence et de collaboration institutionnelle.
Cette
organisation de la société civile invite également les populations et les
transporteurs à patienter jusqu'à l'achèvement complet des travaux avant une
reprise normale du trafic, estimant que la circulation sur des portions encore
non compactées pourrait accélérer leur dégradation.
Elle
recommande par ailleurs à l'entreprise chargée des travaux d'accélérer le
chantier afin de soulager les populations, tout en demandant aux autorités de
la Tshopo et du territoire d'Ubundu d'assurer un suivi rigoureux de l'exécution
des travaux et du respect des normes techniques.
La
NSCC réaffirme son engagement pour la transparence
En
conclusion, la Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile
Congolaise (NSCC) Tshopo réaffirme son engagement à défendre la vérité, à
promouvoir la transparence dans la gestion des projets publics et à veiller à
la préservation des intérêts des populations, tout en reconnaissant
l'importance stratégique de la réhabilitation de la route Kisangani–Ubundu pour
le développement économique de la Tshopo et du Maniema.
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