Le
Mouvement des Sociétés civiles du Congo (MSCO) exprime son indignation face à
ce qu’il qualifie de « rançon » imposée aux consommateurs congolais par
plusieurs opérateurs de télécommunications présents en République Démocratique
du Congo.
Dans
une déclaration référencée N°74/MSCO/CAB-PR.NAT/2026, le bureau de la
Coordination nationale du MSCO, représenté par son président national ad
intérim, Dr Joseph Baraka Musombwa, dénonce une augmentation présumée des coûts
des services téléphoniques et la réduction des avantages accordés aux abonnés.
Des
abonnés confrontés à la hausse des coûts
Le
MSCO indique que les utilisateurs des réseaux Airtel, Vodacom, Orange et
Africell seraient confrontés à une réduction de certains avantages liés aux
forfaits, notamment concernant la durée de validité des mégas et des unités.
L’organisation
de la société civile estime que cette situation alimente un sentiment de
frustration parmi les consommateurs et dénonce ce qu’elle considère comme une «
surfacturation ».
Le
MSCO affirme que cette situation serait particulièrement préoccupante dans les
provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri, où les populations sont
confrontées à des difficultés sécuritaires et sanitaires.
Le
MSCO interpelle les autorités
Face
à cette situation, le mouvement appelle les autorités compétentes à convoquer
les responsables des entreprises de télécommunications afin d’examiner les
pratiques tarifaires dénoncées et d’obtenir une réduction des coûts des
services.
Le
MSCO demande également une révision des conditions de consommation des
forfaits, notamment la durée de validité des mégas et des unités, ainsi qu’une
baisse des prix.
L’organisation
invite par ailleurs les opérateurs à tenir compte de la situation économique et
sociale des populations, particulièrement celles vivant dans les zones
affectées par les conflits et les crises sanitaires.
Vers
des actions citoyennes annoncées
Le
MSCO appelle également la population congolaise à rester mobilisée et annonce
la préparation d’un calendrier d’actions citoyennes destinées à faire pression
sur les opérateurs afin qu’ils prennent davantage en compte les intérêts des
consommateurs.
L’organisation
précise que ces éventuelles actions devront s’inscrire dans un cadre citoyen et
viser à obtenir une amélioration des services et des conditions tarifaires.
Un
appel au dialogue avec les opérateurs
À
travers cette déclaration, le MSCO demande aux autorités et aux entreprises de
télécommunications d’engager un dialogue autour des préoccupations soulevées
par les consommateurs.
Le
mouvement, dirigé par Dr Joseph Baraka Musombwa, réaffirme ainsi sa volonté de
défendre les intérêts des populations et de porter leurs revendications auprès
des institutions et des opérateurs concernés.
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