Le
Groupe d’Appui à l’Ancien Président de la République Joseph Kabila Kabange
(GAAPR) réagit au discours prononcé par le président Félix-Antoine Tshisekedi
Tshilombo sur le dialogue national. Dans une déclaration datée du 28 août 2026
et signée par son coordonnateur, l’ambassadeur Thierry Lowete, le groupe
rejette les modalités annoncées et met en doute la sincérité de l’initiative.
Le
GAAPR estime que le discours présidentiel ne constitue pas un véritable «
sursaut républicain », mais plutôt, selon ses termes, une « opération de charme
» destinée à présenter comme inclusive une démarche que le groupe juge
politiquement contrôlée par le pouvoir.
Le
GAAPR dénonce une gouvernance jugée exclusive
Dans
sa déclaration, le groupe affirme que le pouvoir en place aurait
progressivement réduit les espaces de dialogue politique et accuse le président
Tshisekedi de vouloir promouvoir l’inclusion tout en pratiquant, selon lui,
l’exclusion.
Le
GAAPR considère qu’un dialogue véritable devrait s’attaquer aux causes
profondes de la crise que traverse la RDC, plutôt que de se limiter à une
initiative politique dont le cadre serait défini par le pouvoir en place.
Une
crise présentée comme sécuritaire, politique et sociale
Le
groupe proche de l’ancien président Joseph Kabila décrit la situation
congolaise comme une crise multidimensionnelle.
Sur
le plan sécuritaire, il évoque l’affaiblissement de l’autorité de l’État dans
plusieurs régions. Sur le plan politique, il dénonce ce qu’il présente comme
une remise en cause du pacte républicain issu du dialogue intercongolais de Sun
City et de la Constitution du 18 février 2006.
Le
GAAPR évoque également une situation sociale marquée par la précarité et accuse
le régime actuel de pratiques de gouvernance qu’il qualifie de prédatrices.
Accusations
contre le pouvoir en place
Dans
sa déclaration, le GAAPR accuse également les autorités de répression à
l’encontre d’opposants politiques, de journalistes et d’activistes. Ces
accusations sont formulées par le groupe comme une appréciation politique de la
gouvernance actuelle. Elles interviennent dans un contexte de fortes tensions
politiques et sécuritaires en RDC.
Le
GAAPR affirme par ailleurs que les débats autour d’une éventuelle modification
de la Constitution et la question de la durée du pouvoir présidentiel
constituent, selon lui, des éléments centraux de la crise politique actuelle.
Juge
et partie
Le
groupe reproche à Félix-Antoine Tshisekedi de vouloir être à la fois
l’initiateur, l’organisateur et le principal acteur du dialogue annoncé.
Selon
le GAAPR, un dialogue réellement inclusif devrait associer toutes les
sensibilités politiques et sociales et bénéficier d’une médiation crédible et
neutre.
Pour
le groupe, le processus ne devrait donc pas être placé sous le contrôle
exclusif du pouvoir en place.
Le
GAAPR réclame une facilitation internationale
Le
groupe proche de Joseph Kabila appelle à l’organisation d’un « véritable
dialogue politique inclusif » sous une facilitation internationale qu’il
souhaite crédible.
Il
demande que ce dialogue porte notamment sur les réformes électorales, la
restauration de l’État de droit, la situation sécuritaire, la gouvernance et
les moyens de ramener le pays vers la paix et le développement.
Refus
de participer au processus dans sa forme actuelle
Le
GAAPR affirme qu’il ne soutiendra pas le dialogue tel qu’il a été présenté par
Félix-Antoine Tshisekedi. Il appelle les Congolais à ne pas se laisser, selon
son expression, « distraire » et réaffirme son exigence d’un processus
politique associant l’ensemble des parties prenantes.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire