Après
une visite le 18 août 2026 à la Prison centrale de Walikale, Faustin Ombeni
Sura, président territorial de la Société civile, coordination de Walikale, se
dit préoccupé par les conditions de détention observées dans cette maison
carcérale.
Il
dénonce notamment la surpopulation carcérale, le manque de nourriture et
l’absence quasi totale de médicaments.
Selon
Faustin Ombeni, les détenus seraient contraints de recourir à des contributions
pour subvenir à certains de leurs besoins.
Des
détenus en attente de jugement
Faustin
Ombeni Sura s’inquiète également du sort des personnes détenues pendant
plusieurs mois, voire plusieurs années, sans être condamnées.
« Le
fait de rester deux, trois mois, quatre mois, une année, deux ans, sans pouvoir
être condamné, il fallait que la justice fasse bien son travail »,
déplore-t-il.
Pour
lui, même lorsqu'une personne est soupçonnée d'avoir commis une infraction, son
dossier doit être traité dans un délai raisonnable afin que sa culpabilité soit
établie ou qu'elle soit libérée conformément à la loi.
Il y
a un manque total de médicaments
Le
responsable territorial de la Société civile appelle par ailleurs les personnes
de bonne volonté à venir en aide aux détenus, particulièrement en matière
d’alimentation et de soins médicaux. Il affirme que l'accès à la prison serait
également soumis à certaines contributions financières, évoquant des montants
allant de 1.000 à 4.000 francs congolais, selon les circonstances.
Des
contributions jusque pour les funérailles
Faustin
Ombeni Sura affirme enfin que les détenus seraient régulièrement sollicités
pour contribuer financièrement, y compris lorsqu’un codétenu décède. «
Imaginez-vous le prisonnier qui contribue au moins par semaine, 2.500, 3.000,
2.000 francs congolais. S’il y a quelqu’un qui meurt, il fallait qu’il
contribue encore pour l’enterrer. Et ça fait mal », témoigne-t-il.
Face
à cette situation, il appelle les autorités compétentes et les personnes de
bonne foi à prendre leurs responsabilités afin d'améliorer les conditions de
vie des détenus et de garantir le bon fonctionnement de la justice à Walikale.
La
Prison centrale de Walikale a été construite à l'époque coloniale pour une
capacité de 150 détenus. A ce jour, on y loge plus de 350 détenus.
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