La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) exige la libération immédiate et sans conditions de Raymond Tona Tona et Luzayadio Nsungani, arrêtés à Kimpese dans le cadre d’une contestation liée à la facturation de l’électricité.
Deux responsables de la société civile interpellés
La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV) dénonce et condamne l’arrestation, mercredi 12 août 2026 vers 14 heures à Kimpese, dans la province du Kongo Central, de deux acteurs de la société civile.
Il s'agit de Raymond Tona Tona, président du Cadre de concertation de la société civile Forces vives du territoire de Songololo, et Luzayadio Nsungani, président de l’Association des personnes vivant avec handicap de Kimpese.
Selon les informations rapportées par la VSV, plusieurs organisations de la société civile de Kimpese s’étaient réunies le samedi 8 août 2026 pour examiner la question de la facturation forfaitaire de la consommation d’électricité par la Société nationale d’électricité (SNEL).
Une contestation autour des factures de juillet
Au cours de cette réunion, les participants auraient notamment décidé d’appeler la population à ne pas prendre en compte les factures d’électricité du mois de juillet 2026 et à les retourner à leur expéditeur.
Dans ce contexte, les deux responsables de la société civile ont été convoqués au bureau de la Police nationale congolaise (PNC) de Kimpese. Luzayadio Nsungani y aurait été entendu mardi 11 août 2026, tandis que Raymond Tona Tona a été entendu mercredi 12 août 2026.
À l’issue de ces auditions, les deux hommes ont été arrêtés et conduits au Commissariat territorial de la PNC, avant d’être transférés au camp de la police, où ils étaient toujours détenus au moment de la publication du communiqué de la VSV.
La VSV exige leur libération
Face à cette situation, la VSV exige la libération immédiate et sans conditions des deux acteurs de la société civile. L’organisation estime que ceux-ci n’ont commis aucun crime en accompagnant la population dans ses revendications en faveur d’une facturation de l’électricité qu’elle qualifie de transparente et équitable.
La VSV rappelle par ailleurs aux autorités congolaises que la liberté de réunion et la liberté d’expression sont garanties par les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme.
L’organisation
appelle ainsi les autorités compétentes à respecter ces libertés fondamentales
et à mettre fin à la détention des deux acteurs de la société civile.
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