Le
Parti des Artisans de la Paix au Congo (PAPCO), mouvement dirigé par le général
Daniel autoproclamé Nyikiriba Matebura Nahlungwe, affirme avoir été confronté à
plusieurs attaques dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.
Dans
une série de déclarations attribuées à son porte-parole, Daniel Kabage Müller,
le mouvement rapporte notamment de violents affrontements autour de la colline
Nakitundu, présentée comme une position stratégique surplombant Kasika,
chef-lieu de la chefferie de Luindi.
Selon
le PAPCO, une première attaque aurait eu lieu le 18 juin 2026. Le mouvement
affirme que des combattants présentés comme des éléments des Forces de défense
rwandaises (RDF) et leurs alliés du M23 auraient tenté de déloger ses
positions.
Le
PAPCO revendique avoir repoussé l’attaque
D’après
le mouvement, les combats auraient été particulièrement intenses autour de
Nakitundu. Le PAPCO affirme avoir repoussé les assaillants et leur avoir
infligé des pertes.
Dans
une autre communication, le mouvement évoque des affrontements qui se seraient
poursuivis entre le 20 et le 22 juin 2026 sur cette même colline, avec des
mouvements ennemis signalés notamment sur la RN2, la route secondaire de Kigogo
et l’axe menant vers Irangi.
Le
PAPCO avance un bilan de douze morts et plusieurs blessés dans les rangs
adverses. Il affirme, de son côté, n’avoir enregistré aucune perte parmi ses
combattants.
Ces
bilans sont des affirmations du PAPCO et n’ont pas été corroborés de manière
indépendante dans les éléments fournis.
Les
inquiétudes autour des Moyens et Hauts Plateaux
Dans
une déclaration datée du 7 août 2026, le mouvement alerte également sur la
situation sécuritaire dans les Moyens Plateaux de Mwenga et d’Uvira.
Le
PAPCO affirme que plusieurs groupes armés seraient actifs dans cette zone et
cite notamment Red-Tabara, le M23 et le groupe Twigwaneho. Il évoque
particulièrement Kashongo, dans le secteur d’Itombwe, ainsi que plusieurs
villages situés sur un axe reliant cette zone à Kaziba, dans le territoire de
Walungu.
Le
mouvement affirme que ses combattants se sont mobilisés pour tenter de bloquer
ce qu’il présente comme des mouvements ennemis.
Appel
au soutien des autorités
Face
à cette situation, le PAPCO appelle les autorités nationales et provinciales à
renforcer leur soutien aux groupes dits Wazalendo engagés sur les lignes de
front.
Le
mouvement déplore ce qu’il considère comme une insuffisance d’appui de la part
des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et réclame
davantage de moyens pour faire face aux menaces sécuritaires dans la région.
Il
demande également au gouvernement de prendre ses responsabilités pour restaurer
la sécurité et l’autorité de l’État dans les zones affectées par les
affrontements.
Le
PAPCO invoque l’article 64 de la Constitution
Dans
ses différentes prises de position, le mouvement se réfère à l’article 64 de la
Constitution congolaise, qu’il présente comme le fondement de sa détermination
à s’opposer à toute atteinte à l’intégrité territoriale de la RDC.
Le
PAPCO affirme ainsi vouloir défendre le territoire national et appelle à une
mobilisation contre ce qu’il qualifie d’agression et de tentative d’expansion
territoriale.
Cette
interprétation de l’article 64 relève toutefois du positionnement du mouvement
et ne constitue pas, à elle seule, une qualification juridique de ses actions.
Kasika
: le PAPCO réclame justice pour les victimes du 24 août 1998
À
l’approche de la commémoration du massacre de Kasika, le mouvement revient
également sur les événements du 24 août 1998 dans la chefferie de Luindi, à
Mwenga.
Le
PAPCO affirme que le massacre avait fait environ 800 victimes, parmi lesquelles
le Mwami Mubeza, son épouse, l’abbé Stanislas Wabulakombe et de nombreux
habitants.
Le
mouvement demande à l’État congolais de poursuivre les démarches visant à
établir les responsabilités dans les crimes commis durant les différentes
guerres ayant affecté l’Est de la RDC.
Il se
réfère notamment au Rapport Mapping des Nations unies et soutient l’idée d’une
justice spécialisée pour les crimes graves commis sur le territoire congolais.
Un
discours centré sur la défense du territoire
Dans
l’ensemble de ses communications, le PAPCO présente l’engagement des Wazalendo
comme une démarche de défense de la patrie, de l’unité nationale et de la
souveraineté de la RDC.
Le
mouvement affirme être déterminé à poursuivre son combat contre les groupes
qu’il considère comme des ennemis de la paix et appelle parallèlement le
gouvernement à assumer pleinement ses responsabilités dans la défense de
l’intégrité territoriale du pays.
Les
différentes déclarations du PAPCO comportent toutefois plusieurs accusations et
bilans militaires qui, en l’absence de sources indépendantes citées, doivent
être considérés comme des allégations du mouvement.
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