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mardi 25 août 2026

Sud-Kivu : le PAPCO alerte sur la situation sécuritaire et affirme avoir repoussé des attaques à Nakitundu

Le Parti des Artisans de la Paix au Congo (PAPCO), mouvement dirigé par le général Daniel autoproclamé Nyikiriba Matebura Nahlungwe, affirme avoir été confronté à plusieurs attaques dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.

Dans une série de déclarations attribuées à son porte-parole, Daniel Kabage Müller, le mouvement rapporte notamment de violents affrontements autour de la colline Nakitundu, présentée comme une position stratégique surplombant Kasika, chef-lieu de la chefferie de Luindi.

Selon le PAPCO, une première attaque aurait eu lieu le 18 juin 2026. Le mouvement affirme que des combattants présentés comme des éléments des Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs alliés du M23 auraient tenté de déloger ses positions.

Le PAPCO revendique avoir repoussé l’attaque

D’après le mouvement, les combats auraient été particulièrement intenses autour de Nakitundu. Le PAPCO affirme avoir repoussé les assaillants et leur avoir infligé des pertes.

Dans une autre communication, le mouvement évoque des affrontements qui se seraient poursuivis entre le 20 et le 22 juin 2026 sur cette même colline, avec des mouvements ennemis signalés notamment sur la RN2, la route secondaire de Kigogo et l’axe menant vers Irangi.

Le PAPCO avance un bilan de douze morts et plusieurs blessés dans les rangs adverses. Il affirme, de son côté, n’avoir enregistré aucune perte parmi ses combattants.

Ces bilans sont des affirmations du PAPCO et n’ont pas été corroborés de manière indépendante dans les éléments fournis.

Les inquiétudes autour des Moyens et Hauts Plateaux

Dans une déclaration datée du 7 août 2026, le mouvement alerte également sur la situation sécuritaire dans les Moyens Plateaux de Mwenga et d’Uvira.

Le PAPCO affirme que plusieurs groupes armés seraient actifs dans cette zone et cite notamment Red-Tabara, le M23 et le groupe Twigwaneho. Il évoque particulièrement Kashongo, dans le secteur d’Itombwe, ainsi que plusieurs villages situés sur un axe reliant cette zone à Kaziba, dans le territoire de Walungu.

Le mouvement affirme que ses combattants se sont mobilisés pour tenter de bloquer ce qu’il présente comme des mouvements ennemis.

Appel au soutien des autorités

Face à cette situation, le PAPCO appelle les autorités nationales et provinciales à renforcer leur soutien aux groupes dits Wazalendo engagés sur les lignes de front.

Le mouvement déplore ce qu’il considère comme une insuffisance d’appui de la part des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et réclame davantage de moyens pour faire face aux menaces sécuritaires dans la région.

Il demande également au gouvernement de prendre ses responsabilités pour restaurer la sécurité et l’autorité de l’État dans les zones affectées par les affrontements.

Le PAPCO invoque l’article 64 de la Constitution

Dans ses différentes prises de position, le mouvement se réfère à l’article 64 de la Constitution congolaise, qu’il présente comme le fondement de sa détermination à s’opposer à toute atteinte à l’intégrité territoriale de la RDC.

Le PAPCO affirme ainsi vouloir défendre le territoire national et appelle à une mobilisation contre ce qu’il qualifie d’agression et de tentative d’expansion territoriale.

Cette interprétation de l’article 64 relève toutefois du positionnement du mouvement et ne constitue pas, à elle seule, une qualification juridique de ses actions.

Kasika : le PAPCO réclame justice pour les victimes du 24 août 1998

À l’approche de la commémoration du massacre de Kasika, le mouvement revient également sur les événements du 24 août 1998 dans la chefferie de Luindi, à Mwenga.

Le PAPCO affirme que le massacre avait fait environ 800 victimes, parmi lesquelles le Mwami Mubeza, son épouse, l’abbé Stanislas Wabulakombe et de nombreux habitants.

Le mouvement demande à l’État congolais de poursuivre les démarches visant à établir les responsabilités dans les crimes commis durant les différentes guerres ayant affecté l’Est de la RDC.

Il se réfère notamment au Rapport Mapping des Nations unies et soutient l’idée d’une justice spécialisée pour les crimes graves commis sur le territoire congolais.

Un discours centré sur la défense du territoire

Dans l’ensemble de ses communications, le PAPCO présente l’engagement des Wazalendo comme une démarche de défense de la patrie, de l’unité nationale et de la souveraineté de la RDC.

Le mouvement affirme être déterminé à poursuivre son combat contre les groupes qu’il considère comme des ennemis de la paix et appelle parallèlement le gouvernement à assumer pleinement ses responsabilités dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.

Les différentes déclarations du PAPCO comportent toutefois plusieurs accusations et bilans militaires qui, en l’absence de sources indépendantes citées, doivent être considérés comme des allégations du mouvement.


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