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dimanche 2 août 2026

Genocost 2026 : Le Sud-Kivu exige la fin de « l'économie du sang »

En ce 2 août 2026, journée commémorative du Genocost, la République Démocratique du Congo s'incline devant la mémoire de millions de compatriotes fauchés par plus de trois décennies de conflits.

Cette année, la société civile du Sud-Kivu par la voix de Me Néné Bintu Iragi, présidente du Bureau de Coordination provinciale de la Société Civile du Sud-Kivu, porte un message central : les massacres perpétrés à l'Est du pays sont indissociables du pillage des ressources naturelles.

Les minerais du sang : le vrai moteur des massacres

Les tueries en RDC ne sont pas des actes aveugles. Elles répondent à une logique de prédation. On tue pour s'accaparer les terres du Kivu, voler le coltan, l'or, le cuivre ou le cobalt, et contrôler les routes commerciales.

Derrière chaque vie humaine fauchée se cache l'exploitation illégale d'une mine, d'une forêt ou d'un champ. Face à cette tragédie, la société civile rappelle une vérité absolue en disant que la vie des Congolais a plus de valeur que toutes les richesses du sous-sol. Le développement du pays ne pourra jamais se bâtir sur des fosses communes.

Justice et réparations : les immenses défis du FONAREV

Reconnaître le Genocost exige des actions concrètes pour les survivants. Il est urgent d'indemniser les familles, de reconstruire les villages détruits, de scolariser les orphelins et de soigner les traumatisés.

Face à l'ampleur systémique de ces crimes, le Fonds National des Réparations des Victimes (FONAREV) fait face à des défis colossaux et doit intensifier ses efforts pour répondre aux attentes légitimes des communautés meurtries.

Souveraineté économique : Industrialiser pour briser le cycle 

La fin des violences passe par une rupture économique radicale. La société civile appelle l'État congolais et la communauté internationale — particulièrement les États-Unis et la Chine — à appliquer une traçabilité stricte des minerais et à sanctionner sévèrement les réseaux mafieux.

La solution durable réside dans l'industrialisation locale : transformer les ressources sur place pour créer des emplois dignes, tout en sécurisant les défenseurs des droits humains qui dénoncent ces pillages.

Un appel à la jeunesse pour un Congo souverain

Le Bureau de Coordination de la société civile du Sud-Kivu réaffirme son engagement à perpétuer le devoir de mémoire, à dénoncer la prédation et à accompagner les victimes.

Le message adressé à la jeunesse est un appel à la résistance constructive : bâtir une RDC nouvelle où la richesse ne coûtera plus jamais de vies humaines. Le Congo appartient aux Congolais, et le peuple refuse désormais la paix des cimetières.


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