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samedi 30 mai 2026

RDC : le FNRSIT engage la modernisation de la recherche scientifique autour des normes internationales

Le Fonds national de recherche scientifique et de l’innovation technologique (FNRSIT) a lancé, le jeudi 28 mai 2026 à Kinshasa, un atelier de deux jours consacré au renforcement des capacités de ses cadres et agents. Cette rencontre réunit plusieurs responsables scientifiques et administratifs autour des enjeux liés à la gouvernance institutionnelle, à la modernisation des structures de recherche ainsi qu’à l’intégration des normes internationales de qualité, notamment la norme ISO 9001 version 2015.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Recherche scientifique et Innovation, Marie-Thérèse Sombo, du directeur général de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), Jean-Jacques Muyembe, ainsi que du directeur général du FNRSIT, Dieudonné Mumba.

Marie-Thérèse Sombo appelle à une réforme profonde du système scientifique

Dans son discours d’ouverture, la ministre Marie-Thérèse Sombo a présenté cet atelier comme une étape importante dans la transformation du système national de recherche scientifique. Selon la ministre, la RDC ne peut envisager un développement durable sans une recherche scientifique structurée, financée et orientée vers les besoins réels du pays.

« Il ne s’agit pas d’une simple rencontre technique, mais d’un moment décisif dans la transformation de notre système national de recherche », a-t-elle déclaré. La ministre a souligné que cette réforme s’inscrit dans la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi et du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Elle a également insisté sur l’importance du respect des normes internationales afin de renforcer l’efficacité, la crédibilité et la compétitivité des institutions scientifiques congolaises. « La qualité n’est pas une option, c’est une obligation », a affirmé la ministre devant les participants.

Jean-Jacques Muyembe veut rapprocher la science de la politique

Le professeur Jean-Jacques Muyembe a regretté le faible intérêt accordé à la science dans les sphères politiques congolaises. Le directeur général de l’INRB estime que les scientifiques doivent jouer un rôle plus important dans la gestion des affaires publiques afin de contribuer activement au développement du pays.

« Souvent, lorsque les scientifiques organisent des manifestations, il y a très peu de ministres qui assistent à nos réunions. C’est comme si la science était éloignée de la politique », a-t-il déclaré.

Le célèbre virologue a aussi insisté sur l’importance des normes ISO dans le fonctionnement des institutions scientifiques et administratives. Absolument avis, le respect des standards internationaux constitue la meilleure voie pour permettre à la RDC de gagner en crédibilité et en reconnaissance sur le plan international.

Dieudonné Mumba mise sur une institution plus performante

Pour le directeur général du FNRSIT, Dieudonné Mumba, cet atelier doit permettre aux cadres et agents de l’institution de renforcer leurs compétences afin d’améliorer la gestion et le fonctionnement du fonds. Il estime que le FNRSIT doit devenir une institution moderne, crédible et performante capable d’accompagner efficacement le développement scientifique et technologique du pays.

Le responsable du FNRSIT a particulièrement insisté sur la nécessité d’instaurer une culture de performance, de responsabilité et de travail basé sur les résultats. D'après lui, le respect des normes internationales permettra également de renforcer la qualité des services et de moderniser les méthodes de gestion au sein de l’institution.

La recherche scientifique présentée comme un levier de développement

À travers cet atelier, les autorités congolaises affichent leur volonté de faire de la recherche scientifique et de l’innovation technologique un véritable moteur de transformation nationale.

Les participants sont appelés à renforcer la coordination entre les institutions scientifiques, à promouvoir une culture de qualité et à développer des mécanismes de gestion plus efficaces afin de répondre aux défis économiques, sanitaires et technologiques auxquels fait face la RDC.


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