Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs (GCI) a réaffirmé ses préoccupations face à la persistance du conflit dans l’est de la République Démocratique du Congo, tout en appelant les différentes parties à renforcer les efforts diplomatiques en faveur d’une solution négociée.
Cette position est contenue dans une déclaration conjointe publiée le 22 mai 2026 à l’issue de la réunion des 20 et 21 mai 2026 du GCI, composé notamment de la Belgique, de la France, de l’Allemagne, des États-Unis, du Royaume-Uni, de l’Union européenne et d’autres partenaires internationaux.
Soutien aux initiatives de paix en cours
Le
Groupe de contact international a réaffirmé son appui aux différents processus
de médiation engagés sous l’égide du Qatar, des États-Unis et de l’Union
africaine. Le GCI a notamment salué les avancées enregistrées dans le cadre des
Accords de Washington entre la RDC et le Rwanda, ainsi que celles issues de
l’Accord-cadre de Doha entre le gouvernement congolais et l’Alliance Fleuve
Congo/M23.
Les partenaires internationaux ont également encouragé la poursuite des consultations menées par Faure Gnassingbé, désigné médiateur de l’Union africaine dans ce dossier.
Appel au respect du cessez-le-feu
Dans leur déclaration, les membres du GCI rappellent qu’aucune solution militaire durable ne pourra mettre fin au conflit dans l’est de la RDC. Ils exhortent ainsi toutes les parties à respecter leurs engagements, notamment le cessez-le-feu et les mécanismes de vérification mis en place avec l’appui de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs CIRGL) et de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).
Le groupe salue également les engagements pris concernant les opérations humanitaires et la libération de prisonniers lors des discussions tenues à Montreux, en Suisse, entre le 13 et le 19 avril 2026.
Préoccupation face à la situation humanitaire
Le GCI se dit particulièrement préoccupé par la dégradation de la situation humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les partenaires internationaux demandent l’ouverture durable des aéroports de Goma et de Kavumu, la mise en place de couloirs humanitaires sécurisés ainsi que la facilitation de l’accès des organisations humanitaires aux populations affectées.
Le
communiqué souligne également les conséquences de la récente épidémie d’Ebola,
déclarée urgence de santé publique internationale par l’Organisation mondiale
de la santé le 17 mai 2026, puis urgence sanitaire continentale par Africa CDC
le 18 mai 2026.
Le GCI appelle les groupes armés et les parties impliquées dans le conflit à faciliter les opérations de riposte sanitaire dans les zones touchées.
Protection des civils et gouvernance inclusive
Le
Groupe de contact international condamne également les violations du droit
international humanitaire et s’inquiète de l’utilisation croissante de drones
dans les combats, laquelle aurait provoqué davantage de victimes civiles.
Enfin,
les partenaires internationaux insistent sur la nécessité d’une gouvernance
inclusive, du respect des droits humains et de la redevabilité pour garantir
une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Selon
le GCI, seule une approche combinant sécurité, dialogue politique et
développement permettra de s’attaquer durablement aux causes profondes de
l’instabilité dans l’est de la RDC.
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